COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions
Oct27

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions   A Brazzaville, les congolais découvrent  une  arme pour lutter contre les érosions : le Vétiver. Reportage. Par Marien NZIKOU-MASSALA   Nkombo   « Ce quartier n’a pas été loti par les services de cadastre. C’est un terrien (propriétaire foncier) qui vendait les parcelles aux gens ici, c’est pourquoi il manque la canalisation pour la conduite des eaux de pluies, conséquence : les érosions que vous constatez çà et là », confie Fred, un habitant  de Nkombo. Une partie de son habitation a été emportée par l’érosion récemment.   Nkombo, un quartier du nord de Brazzaville  en hauteur,  subit depuis de  nombreux années des pluies incessantes. Celles  de 2008 et de  2014 ont marqué les esprits. La peur de voir tout un quartier englouti par les érosions domine les discussions. La République du Congo est régulièrement exposée à d’incessantes pluies. D’après les experts, ce  pays d’Afrique centrale est  victime d’une urbanisation  désorganisée et ses sols sableux s’effondrent souvent. A Nkombo, la Direction Générale des Grands Travaux travaille avec une société brésilienne pour construire une canalisation. Mais cela ne rassure pas  la population. Cette dernière vient de faire appelle à la Société Jardéco, spécialisée dans l’espace vert et l’agriculture.Cette société utilise le vétiver pour freiner l’évolution des glissements de terrain. De quoi s’agit-il ? Le vétiver est une plante avec des tiges fortes, droites, unies et très nombreuses, mesurant 1 à 3 m de hauteur.  Ces tiges  poussent rapidement avec une capacité de verdure de 3 semaines. Ses racines s’enfoncent jusqu’à 3 m de profondeur et sur un rayon de 25 m. «Ce sont ses racines qui préviennent l’érosion des sols et retiennent la terre dans leur champs le long des fossés et sur les berges des canaux ou sur les flancs des collines. Le vétiver stabilise des terrains et empêche la destruction des sols par ravinement lors des fortes pluies, ce qui constitue une arme de choix dans la lutte contre les érosions », explique Sophe OKONGA YOKA, ingénieur agronome et responsable de Jardeco. Cette pratique simple et peu coûteuse. « J’achète le sac de vétiver à 1000FCfa (1,52€) et le prix c’est moi qui le fixe car les gens ne connaissent pas l’importance de la plante, ils se limitent au fait de clôturer leur parcelles alors que dans d’autres pays on fait des campagnes sur les vertus du vétiver, explique M. OKONGA YOKA .Mais il est souvent confronté à un problème d’approvisionnement. Pour se ravitailler, le responsable de Jardéco est contraint de se rendre à Goma Tsétsé, à une cinquantaine de kilomètres (km) sud de Brazzaville, ou à Kinkala, chef-lieu...

Read More