L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles
Juil21

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles   Les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien, formés récemment  sur les questions d’énergie, dans le cadre du programme COI-ENERGIES sont dorénavant en mesure de mieux élaborer, dans leur pays respectif,  un cadre réglementaire favorisant la production d’électricité d’origine renouvelable, aussi bien dans le secteur privé que dans  le secteur public, d’après un communiqué récent publié par la Commission de l’Océan Indien ( COI). Mais tout dépend de la volonté politique  et des paramètres spécifiques aux îles. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   L’intégration des énergies propres dans la  stratégie politique « Les Etats membres de la COI sont à des stades de développement très différents : les problématiques [liées à l’énergie] ne sont pas les mêmes entre les Seychelles et Madagascar et les réponses à apporter sont de différents ordres »  a déclaré Hamada Madi, Secrétaire général de la COI.Pour Jean Michel Glachant, professeur d’économie  à la Sorbonne et directeur de l’Ecole de régulation de Florence, « les îles-Etats ne peuvent pas compter sur l’appui de leurs voisins en matière énergétique, et ne peuvent donc pas combiner au mieux leurs points forts et leurs points faibles. ». Les raisons : les îles ont une petite superficie et le réseau n’est pas stable.  « L’Indianocéanie est faite d’îles avec une plus faible stabilité énergétique et des ressources limitées. Il faut donc mettre en place des solutions adaptées, » précise-t-il. Dépendant à 80% d’énergies fossiles importées, les pays de l’Indianocéanie possèdent pourtant un fort potentiel de développement des énergies renouvelables, mais insuffisamment exploité, estime la Commission de l’Océan Indien . Ce  secteur, selon la COI,  peut très concrètement contribuer à la croissance, à l’emploi, à l’innovation ou encore à l’atténuation des effets du changement climatique. Pour la Commission de l’Océan Indien,  la diffusion de bonnes pratiques d’efficacité énergétique pourrait apporter une réponse globale à l’enjeu énergétique. D’après la COI, ses Etats Membres   ne sont pas au même stade concernant la politique et la stratégie énergétiques, ainsi que sur le cadre dans lequel le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Quelques exemples : Aux Comores La récente  réforme du secteur de l’énergie par  l’Union des Comores met en exergue la volonté du gouvernement  de faire de la gestion de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, une composante importante d’une nouvelle politique énergétique. Plusieurs études financées par des institutions internationales évoquent l’utilisation de la géothermie en Grande Comore et l’hydraulique à Mohéli et Anjouan. Quant au solaire et la biomasse, les études sont toujours en cours. La Réunion ( France) D’après le professeur Glachan,  La Réunion  teste un dispositif de batterie de 1Megawatt se substituant à la consommation...

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Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID
Avr08

Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID

Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Commission de l’Océan Indien (COI) ont organisé à Maurice du 4 au 6 avril 2017 un atelier consultatif régional. Objectif : finaliser le Programme d’action mondial (GAP) sur la sécurité alimentaire et la nutrition des Petits Etats Insulaires en Développement ( PIED) de la région de l’Atlantique et de l’Océan Indien : Cap-Vert, Guinée Bissau, Sao Tomé-et-Principe, Comores, Maldives, Maurice, et Seychelles. Des spécialistes régionaux se sont  réunis pendant trois jours pour fournir leurs contributions spécifiques sur les défis  de sécurité alimentaire et de nutrition auxquels sont confrontés ces pays :  la malnutrition (sous-nutrition, déficiences en micronutriments et obésité), la surface des terres agricoles limitée, l’éloignement, les environnements naturels fragiles et une vulnérabilité élevée aux impacts du changement climatique. Le Programme d’action mondial ( GAP) est structuré autour de trois axes: l’amélioration des environnements propices à la sécurité alimentaire et à la nutrition grâce à la promotion de l’engagement politique et de la gouvernance, à l’amélioration des capacités et des ressources, à la génération, la diffusion et l’utilisation des connaissances et des informations; le développement des systèmes alimentaires durables, résilients et sensibles à la nutrition basés sur les océans et les mers, l’eau douce et les ressources terrestres; et l’autonomisation des personnes et des communautés par le biais de programmes de protection sociale, d’interventions et de services communautaires ciblés pour prévenir et traiter la malnutrition sous toutes ses formes. « Malgré des niveaux de développement contrastés, nos îles sont maintenant confrontées à des défis communs, » a souligné le Secrétaire Général de la COI, Hamada Madi Boléro, dans son discours d’ouverture. D’après la FAO et la COI, cet  atelier a permis aux PEID de partager leur expérience, en priorisant les actions à  aligner sur les stratégies existantes en matière de sécurité alimentaire et de nutrition aux niveaux mondial, régional et national.  ...

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COP22-Economie Bleue-Comores-France : Visite du Président Azali Assoumani à Paris
Oct02

COP22-Economie Bleue-Comores-France : Visite du Président Azali Assoumani à Paris

COP22-Economie Bleue-Comores-France : Visite du Président Azali Assoumani à Paris Par Houmi Ahamed-Mikidache   Le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani rencontrera ce mardi matin le président français François Hollande à Paris . Pour la première fois depuis son élection, le président Assoumani  se rendra à l’Elysée. Mais en réalité, ce n’est pas une première pour le président comorien. Il connaît les lieux. Il s’y est rendu lors de son précédent mandat. Il y a près de 12 ans. Le président de l’Union des  Comores  s’entretiendra avec son homologue français,  quelques jours après la 71 ème Assemblée Générale de l’ONU. Les deux hommes se sont entretenus brièvement, en parallèle  de la présentation du rapport sur l’accès à l’énergie en Afrique, en présence de plusieurs présidents africains. Mais pourquoi le président comorien se rend-il maintenant en France? Le discours du président comorien sur la question de Mayotte a-t-il interpellé le président Hollande ? Mayotte est un département français depuis 2009, et il est sous administration française depuis  à l’indépendance des Comores en 1975. Cette décision,  marquée par  un référendum en 1974, est  contestée depuis par les Comores et les Nations Unies. La question de Mayotte  fait  l’objet de discussions aux Comores, mais aussi à l’extérieur. D’après les observateurs, l’Assemblée Générale de l’ONU est  une tribune où les différents présidents comoriens se doivent de parler  chaque année de ce  contentieux. Dans son discours prononcé devant ses paires, le président Assoumani   a évoqué  les raisons des déplacements  de la population comorienne à Mayotte. Une population, souligne-t-il,  qui n’est pas considérée comme des migrants. Cette population se déplace ainsi pour rencontrer la famille et pour participer entre autres aux mariages. Ce sont des visites de courtoisie. Mais, les déplacements à Mayotte ne s’expliquent pas seulement par  des visites de courtoisie.  Mayotte, est le département considéré comme le plus pauvre des Dom-Tom . Mais, c’est aussi, selon des observateurs, pour les trois îles sœurs,  la porte d’entrée vers l’hexagone. Ces trois îles font face depuis leur indépendance à des crises politiques et à une pauvreté accrue. Ce n’est qu’en 2007 que les bailleurs tels que la Banque Africaine de Développement sont revenus. Les crises politiques ont cessé, mais l’Union des  Comores n’a pas atteint l’émergence. Pourtant, elle le pourrait, selon les experts de la FAO à travers un tourisme durable notamment. La rencontre entre les deux présidents  est attendue par la population  comorienne et française. Comme le président Assoumani le rappelle dans son discours, la France est un partenaire. La France compte des ressortissants comoriens, mais aussi des français d’origine comorienne. La question de Mayotte doit-elle donc être  discutée de manière transversale ? L’archipel des Comores...

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COP 22- Maurice- Atelier et conférence ministérielle: Vers une économie bleue durable en Afrique
Août20

COP 22- Maurice- Atelier et conférence ministérielle: Vers une économie bleue durable en Afrique

COP 22- Maurice- Atelier et conférence ministérielle: Vers une économie bleue durable en Afrique Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Ile Maurice organisera du 1er au 2 septembre une conférence ministérielle sur l’économie intelligente des océans en Afrique. En amont de cette conférence, la Banque Mondiale tiendra un atelier ( du 29 au 31 août) destiné à des journalistes africains sur les défis et les opportunités de l’économie des océans. Cet atelier s’inscrit dans une démarche de sensibilisation des journalistes africains sur l’économie bleue. Il s’agit du second atelier organisé par la Banque. Il y a quelques mois ( du 28 février au 4 mars dernier ),   cette institution internationale, et le Bureau de l’Union Africaine pour les Ressources animales, en collaboration avec que la coopération Américaine et la Commission Ouest Africaine de la pêcherie sous régionale ont conduit au Ghana un atelier appelé «  Les journalistes africains pour la pêche durable ». Cet atelier avait pour ambition d’accompagner les journalistes africains dans la couverture de reportages précis sur les questions de pêche. L’objectif premier du second atelier à Maurice est de sensibiliser 34 journalistes africains sur les défis et opportunités de l’économie des océans ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie en Afrique, suite à la croissance économique découlant de ces activités, explique la Banque. Ce programme de sensibilisation cible 14 journalistes du Cap Vert, des Comores,  de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Kenya, de Madagascar, du Maroc, du Mozambique, de Sao Tome et Principe, du Sénégal, des Seychelles, de la  Tanzanie et  du Togo. 20 journalistes de l’île Maurice prendront part à cet atelier. Les journalistes bénéficieront d’ un renforcement des capacités d’écriture journalistique.Après trois jours de stage, les journalistes intégreront  la conférence ministérielle pour la couvrir. Plusieurs thèmes techniques seront évoqués en lien avec la conférence ministérielle : la pêche durable et l’aquaculture, l’intégrité du littoral, le transport maritime et le secteur portuaire, les énergies renouvelables, le tourisme, la finance. “Diversifier les économies des ressources marines de façon intelligente est un moyen d’atteindre les Objectifs du développement durable ainsi que la croissance inclusive globale”, selon la Banque Mondiale. La prochaine Conférence des Nations Unies sur le Climat ( COP 22), qui se tiendra pour la quatrième fois en Afrique, et la deuxième fois à Marrakech sera une opportunité pour l’Afrique de mettre en application les engagements pris à Paris durant la COP 21, selon des experts. L’économie bleue durable est une des priorités évoquées dans l’accord de Paris, rappelle la Banque.                ...

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