Africités: Les villes malgaches  pour le partage de connaissances
Nov20

Africités: Les villes malgaches pour le partage de connaissances

  Africités: Les villes malgaches pour le partage de connaissances Le Sommet Africités s’est ouvert ce matin à Marrakech ( Maroc) avec de nombreuses espérances exprimées par certaines collectivités territoriales. Une des principales demandes : l’information sur les stratégies des villes sur la lutte contre les changements climatiques. Era Environnement  s’est immiscé dans la salle plénière. Rencontres.   “A Madagascar, les villes sont les plus gros consommateurs de bois de chauffe et nous ne pouvons pas continuer de la sorte” , tels sont les propos de Mokhtar Salim Andriantomanga, Maire de la ville de  Majunga, situé au nord ouest de Madagascar.   Pour Jean-Luc Désiré Djavojozara,  Maire de la ville de Diego Suarez, au nord de Madagascar , il est nécessaire de sensibiliser perpétuellement la jeunesse sur les problématiques des changements climatiques. La sensibilisation au niveau local fait d’ailleurs partie, souligne-t-il,  de la stratégie de lutte contre les changements climatiques de son pays.   Les deux maires sont par ailleurs convaincus qu’une coopération sud-sud en terme d’échanges et de partages de bonnes pratiques est la solution. Ecoutez.       Entretiens   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Publié le 20 novembre...

Read More
COP 23: “Madagascar s’aligne  aux positions de ses groupes d’appartenance”- Dr NDAHIMANANJARA Johanita
Nov08

COP 23: “Madagascar s’aligne  aux positions de ses groupes d’appartenance”- Dr NDAHIMANANJARA Johanita

COP 23: “Madagascar s’aligne  aux positions de ses groupes d’appartenance”- Dr NDAHIMANANJARA Johanita Financement de l’adaptation, pertes et préjudices, création de centrales solaires, lutte contre la déforestation, emplois verts et formation des jeunes: la ministre de l’environnement de Madagascar, Dr NDAHIMANANJARA Johanita, affiche sa détermination à lutter contre les changements climatiques dans son pays . Entretien. Propos recueillis par Houmi AHAMED-MIKIDACHE Era Environnement: En tant que Ministre de l’Environnement de Madagascar, quel bilan faites-vous des actions d’adaptation aux changements climatiques dans votre pays ? Dr NDAHIMANANJARA Johanita, Ministre de l’Environnement de Madagascar:  Madagascar met en œuvre actuellement des actions d’adaptation afin de renforcer la résilience de la population par rapport aux impacts appréhendés des changements climatiques et à diminuer les vulnérabilités sociales, économiques et environnementales. Les actions d’adaptation menées sont portées aussi bien par les collectivités territoriales décentralisées que par les communautés de bases. Les interventions visent surtout à renforcer les modes de gestion des ressources et à mettre en œuvre une multitude d’initiatives dans les secteurs prioritaires suivants: agriculture, zone côtières, éducation, santé, forêts, et aménagement de territoire.Des actions sont aussi menées actuellement à l’acquisition et à l’exploitation des données climatiques pour une meilleure utilisation par les populations locales. Un système de base de données sur l’adaptation aux changements climatiques est actuellement, en cours de mise en place à Madagascar. Actuellement, la contribution du pays dans la mise en oeuvre des actions d’adaptation aux changements climatiques s’effectue surtout à travers un co-financement. Néanmoins, la stratégie visant à inclure le financement des actions d’adaptation aux changements climatiques, dans le budget national est actuellement en cours de réflexion et préparation. Votre pays s’est engagé à travers sa contribution nationale à réduire ses émissions de gaz à effet de serre  avec une part d’énergie renouvelable, quels sont vos projets actuels dans le domaine des énergies propres? Les projets de création des centrales solaires font partie des pistes à explorer pour atteindre les objectifs fixés par les Contributions Déterminées de Madagascar. Madagascar a signé la convention avec l’Alliance Solaire Internationale en 2016 pour promouvoir le développement des centrales solaires. Et actuellement, la ratification de la convention avec l’alliance solaire international est en cours de préparation. Ceci a pour objectif de promouvoir la mise en place des centrales solaires dans notre pays. Quelles sont les attentes de votre pays pour la COP 23? Madagascar s’aligne aux positions des ses groupes d’appartenance, à savoir le Groupe des pays les moins avancés, le Groupe Africain, et le Groupe G77 et Chine, pour les négociations à la COP23. Nous exhortons les pays développés à respecter des obligations de réduction des émissions de gaz à effet de...

Read More
L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles
Juil21

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles   Les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien, formés récemment  sur les questions d’énergie, dans le cadre du programme COI-ENERGIES sont dorénavant en mesure de mieux élaborer, dans leur pays respectif,  un cadre réglementaire favorisant la production d’électricité d’origine renouvelable, aussi bien dans le secteur privé que dans  le secteur public, d’après un communiqué récent publié par la Commission de l’Océan Indien ( COI). Mais tout dépend de la volonté politique  et des paramètres spécifiques aux îles. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   L’intégration des énergies propres dans la  stratégie politique « Les Etats membres de la COI sont à des stades de développement très différents : les problématiques [liées à l’énergie] ne sont pas les mêmes entre les Seychelles et Madagascar et les réponses à apporter sont de différents ordres »  a déclaré Hamada Madi, Secrétaire général de la COI.Pour Jean Michel Glachant, professeur d’économie  à la Sorbonne et directeur de l’Ecole de régulation de Florence, « les îles-Etats ne peuvent pas compter sur l’appui de leurs voisins en matière énergétique, et ne peuvent donc pas combiner au mieux leurs points forts et leurs points faibles. ». Les raisons : les îles ont une petite superficie et le réseau n’est pas stable.  « L’Indianocéanie est faite d’îles avec une plus faible stabilité énergétique et des ressources limitées. Il faut donc mettre en place des solutions adaptées, » précise-t-il. Dépendant à 80% d’énergies fossiles importées, les pays de l’Indianocéanie possèdent pourtant un fort potentiel de développement des énergies renouvelables, mais insuffisamment exploité, estime la Commission de l’Océan Indien . Ce  secteur, selon la COI,  peut très concrètement contribuer à la croissance, à l’emploi, à l’innovation ou encore à l’atténuation des effets du changement climatique. Pour la Commission de l’Océan Indien,  la diffusion de bonnes pratiques d’efficacité énergétique pourrait apporter une réponse globale à l’enjeu énergétique. D’après la COI, ses Etats Membres   ne sont pas au même stade concernant la politique et la stratégie énergétiques, ainsi que sur le cadre dans lequel le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Quelques exemples : Aux Comores La récente  réforme du secteur de l’énergie par  l’Union des Comores met en exergue la volonté du gouvernement  de faire de la gestion de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, une composante importante d’une nouvelle politique énergétique. Plusieurs études financées par des institutions internationales évoquent l’utilisation de la géothermie en Grande Comore et l’hydraulique à Mohéli et Anjouan. Quant au solaire et la biomasse, les études sont toujours en cours. La Réunion ( France) D’après le professeur Glachan,  La Réunion  teste un dispositif de batterie de 1Megawatt se substituant à la consommation...

Read More
COP 23-Madagascar : Conférence régionale sur la surveillance maritime des pêches
Juil04

COP 23-Madagascar : Conférence régionale sur la surveillance maritime des pêches

COP23- Madagascar : Conférence régionale sur la surveillance maritime des pêches Madagascar accueillera du 18 au 21 juillet prochain la deuxième conférence des ministres des pêches des Etats du Sud-Ouest de l’océan Indien. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   La coopération Madagascar accueillera du 18 au 21 juillet prochain la deuxième conférence des ministres des pêches des Etats du Sud-Ouest de l’océan Indien. Dans le cadre du Plan régional de surveillance des pêches (PRSP), huit Etats  ainsi que l’Union européenne (UE), mais aussi des représentants de l’Afrique du Sud, de la Somalie et des Maldives participeront aux travaux de la conférence. 10 ans après la création du Plan régional de surveillance des pêches, cette conférence est une opportunité de présenter les réussites de ce mécanisme régional de coopération contre la pêche illégale et de réitérer l’engagement des Etats à poursuivre leurs efforts collectifs, précise un communiqué de la Commission de l’Océan Indien (COI). « Le PRSP témoigne de l’utilité de la coopération, en l’occurrence dans la lutte contre la pêche illicite non reportée et non règlementée (INN) qui reste une menace pour les économies du Sud-Ouest de l’océan Indien, » explique Hamadi Boléro le Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien (COI). Et d’ajouter : « Quelque 6,4 millions de km2 de zones économiques exclusives  ont pu être préservées et ce mécanisme est ainsi devenu une composante majeure du partenariat COI-UE pour la préservation des ressources halieutiques, particulièrement thonières. » Les données Selon la FAO, environ 20% des captures totales des thonidés dans le Sud-Ouest de l’océan Indien proviennent de la pêche INN, ce qui représente 400 millions de dollars à la première vente soit un milliard de dollars en termes de valeur ajoutée annuellement : un manque à gagner considérable pour les économies de la région. Conscients de cet enjeu économique mais aussi écologique et sécuritaire, les ministres des Pêches des huit Etats participants signeront, à l’issue de la conférence, une déclaration commune visant à renforcer ce mécanisme régional de lutte contre la pêche illicite non reportée et non réglementée. En amont de la conférence, une centaine d’experts nationaux et internationaux vont dresser le bilan des activités et des progrès réalisés par le PRSP sur le plan juridique, technique et humain. Ils élaboreront notamment un système de financement durable. « Nous avons aujourd’hui tous les critères pour devenir un centre d’excellence pour la région : la mutualisation des efforts issus du PRSP constitue un volet majeur de nos activités », relève Sunil Sweenarain, coordinateur du programme SmartFish de la COI financé par l’Union Européenne. Que représente le Plan Régional de surveillance des pêches ? Le Plan régional de surveillance des pêches  est mis en œuvre depuis dix ans par les cinq...

Read More
16ème Sommet de la Francophonie : Pour un développement durable
Nov28

16ème Sommet de la Francophonie : Pour un développement durable

16ème Sommet de la Francophonie : Pour un développement durable   Réunis à  Madagascar  du 26 au 27 novembre, lors du 16ème Sommet de la Francophonie,  les chefs d’Etat, de gouvernement et hauts responsables francophones  se sont prononcés ce dimanche  pour une croissance partagée et, un développement durable et responsable. Morceaux choisis. Par Houmi Ahamed-Mikidache   La stratégie francophone Les Chefs d’Etats francophones  réaffirment   leur détermination à poursuivre la Stratégie économique pour la Francophonie adoptée lors du XVe Sommet de Dakar, les 29 et 30 novembre 2014. Rappel de la stratégie : créer un espace francophone privilégié d’échange et de croissance inclusive et partagée, lors d’événements internationaux. Exemples : les concertations ministérielles francophones régulières dans le cadre des travaux du G20. Ils encouragent la promotion des investissements, la création d’entreprise, l’industrialisation inclusive et durable, par notamment la transformation des matières premières locales sur place. Eléments soulignés : la coopération sud-sud, nord-sud. Les hauts dirigeants francophones se prononcent également pour l’intégration des entreprises, des petites et moyennes entreprises des pays en voie de développement, dans les chaînes de valeur et dans les marchés mondiaux. Les Chefs d’Etats et de gouvernement  réaffirment  leur engagement à adopter  un mode de développement durable  approprié visant à atteindre les Objectifs de développement durable ( ODD) de l’Agenda 2030. Objectifs :  lutter contre la pauvreté, créer durablement de la richesse pour tous, assurer une gestion responsable des ressources naturelles et lutter contre les changements climatiques. A cet effet, le Canada, par la voix de son Premier Ministre, Justin Trudeau,  vient d’annoncer un investissement de  57 millions de dollars sur 5 ans pour lutter contre les changements climatiques sur le continent Africain, l’un des continents les plus vulnérables aux effets des  dérèglements climatiques. Les perspectives Les dirigeants francophones  considèrent que la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes,  doit être  le fruit d’une « croissance sobre en carbone, inclusive et partagée ». La Francophonie, doit, précisent-ils,  promouvoir un modèle économique préservant la biodiversité et  assurer aux générations futures de meilleures conditions de vie dans un environnement préservé. L’éducation doit être le fer de lance de  la poursuite de la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable d’ici à 2030, ainsi que le suivi du cadre d’action d’Education 2030,  adopté à Inchéon en mai 2015, en Corée du Sud. Ambitions d’Inchéon : permettre un apprentissage de qualité tout au long de la vie pour tous,  à tous les niveaux de l’éducation, par un enseignement élargi, à travers  l’enseignement à la recherche et  la formation technique et professionnelle. A Antananarivo, le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, a accueilli une vingtaine de chefs d’Etat et de chef de gouvernement ont participé au Sommet, dont...

Read More