COP 22- Madagascar: “We can avoid famine if we take preventive measures”
Sep19

COP 22- Madagascar: “We can avoid famine if we take preventive measures”

COP 22- Madagascar: “We can avoid famine if we take preventive measure” Opinion article By José Graziano da Silva*     In the past months a number of regions have been hit hard by the El Niño phenomenon, the effects of which are still posing a global threat to agricultural livelihoods.  The most affected include the Horn of Africa, Southern Africa, Central America’s Dry Corridor, Caribbean islands, Southeast Asia and the Pacific islands.   Scientists are now predicting the probable occurrence of the “opposite twin” phenomenon, La Niña. This could increase the chance of above-average rainfall and flooding in areas that have been affected by El Niño-associated drought.   For Madagascar, La Niña could have serious consequences, such as increasing the intensity of cyclones and tropical storms thus aggravating the food insecurity of the country’s rural population, whose capacity to face climate shocks is already fragile.   Madagascar has the potential to become the granary of the Small Island Development States of the Indian Ocean. However, it is also one of the 20 countries in the world that are most vulnerable to climate change – in Africa it is the fourth most vulnerable country in terms of recurrent cyclones and tropical storms.   The 2015-2016 agricultural season has seen a dramatic reduction in crop production in southern Madagascar mainly due to a severe drought. In particular, production of maize and cassava crops this year declined by up to 95 percent compared to the previous five-year average — last year it was over 80 percent. Vulnerable households, whose already-low purchasing power is eroded by prevailing high prices, have been forced to adopt multiple survival strategies, especially in Madagascar’s seven southern regions.   Currently available estimates indicate that the number of food insecure people in southern Madagascar exceeds 1.4 million in September 2016. Of these, 600,000 are considered as severely food insecure, which according to the Integrated Food Security Phase Classification (IPC) scale represents the last stages before the famine phase.  They need immediate emergency assistance: hungry people can’t wait.   In the recent past, most of the attention of the international community has been given to the dramatic impact on food security caused by several conflicts. FAO has been highlighting the cases of countries such as South Sudan, Yemen, Syria and regions such as Lake Chad, where millions of people are in a severe food insecurity situation. Yet, this should not stop to pay attention to other crises that are not capturing the media attention.   The international community is urged to step up to prevent a repeat in Madagascar of the situation faced by Somalia in 2011, when 200,000 people died of...

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COP22-Madagascar: “Nous pouvons éviter la famine si nous prenons des mesures préventives”
Sep19

COP22-Madagascar: “Nous pouvons éviter la famine si nous prenons des mesures préventives”

COP22-Madagascar: “Nous pouvons éviter la famine si nous prenons des mesures préventives” Article d’opinion Par José Graziano da Silva*   Ces derniers mois, de nombreuses régions ont été durement touchées par le phénomène El Niño, ses effets continuent d’ailleurs de faire peser une menace sur les moyens d’existence agricoles à travers le monde.  La Corne de l’Afrique, l’Afrique australe, le Couloir sec d’Amérique centrale, les îles des Caraïbes, l’Asie du sud-est et les îles du Pacifique figurent parmi les régions les plus affectées.   Selon les scientifiques, il existe une forte probabilité pour que survienne le phénomène inverse, La Niña. Cela pourrait augmenter les chances d’avoir des précipitations supérieures à la moyenne ainsi que des inondations dans les zones affectées par la sécheresse engendrée par El Niño.   Pour Madagascar, La Niña pourrait avoir de sérieuses conséquences, comme celle d’une hausse de l’intensité des cyclones et des tempêtes tropicales, qui aurait pour effet d’aggraver l’insécurité alimentaire chez les populations rurales du pays dont la capacité à faire face aux chocs climatiques est déjà fragile.   Madagascar détient le potentiel pour devenir le grenier des petits Etats insulaires en développement dans l’Océan indien. Le pays fait pourtant partie des 20 nations les plus vulnérables au changement climatique – en Afrique, il se place à la quatrième place en terme de récurrence des cyclones et des tempêtes tropicales.   La campagne agricole 2015-2016 dans le sud de Madagascar a été caractérisée par une chute vertigineuse de sa production agricole en raison d’une grave sécheresse. Cette année surtout, la production de maïs et celle de manioc ont baissé de 95 pour cent par rapport à leur moyenne des cinq dernières années. L’année dernière, elle était supérieure à 80 pour cent. Les ménages vulnérables, dont le pouvoir d’achat déjà faible est mis à mal par des prix relativement élevés, ont dû adopter de multiples stratégies de survie, surtout dans les sept régions du sud de Madagascar.   Selon les estimations actuellement disponibles, en septembre 2016, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans le sud de Madagascar dépasse les 1,4 million. 600 000 d’entre eux sont considérés comme étant en situation de grave insécurité alimentaire, ce qui selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) les place au niveau des dernières étapes précédant le stade de famine. Ils ont besoin d’une aide d’urgence : les personnes souffrant de la faim ne peuvent se permettre d’attendre.   Ces dernières années, la communauté internationale s’est surtout intéressée à l’impact dramatique des conflits sur la sécurité alimentaire. La FAO a mis en lumière le cas de plusieurs pays tels que le Soudan du sud, le Yémen,...

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Les Îles de l’océan Indien devraient miser sur leur diversité pour renforcer leur résilience
Août29

Les Îles de l’océan Indien devraient miser sur leur diversité pour renforcer leur résilience

Les Îles de l’océan Indien devraient miser sur leur diversité pour renforcer leur résilience Par José Graziano da Silva* Les Petits États insulaires en développement (PEID) représentent 40 pays parmi les pays membres de la FAO dans le monde. Il s’agit du groupe le plus touché par le changement climatique. La fréquence des catastrophes climatiques limite leur capacité à réagir aux risques environnementaux naturels et anthropiques qui les rendent particulièrement vulnérables.   Les secteurs agricoles de ces PEID sont parmi les plus menacés. Les aléas naturels, y compris les risques phyto- et zoo-sanitaires (les risques acridiens, par exemple) et les risques liés à la variabilité et au changement climatiques, mais également les aléas économiques (notamment la hausse des prix alimentaires), socio-politiques et sécuritaires (dont les conflits) pèsent sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des îles de l’océan Indien, en particulier sur les petits producteurs agricoles.   Les PEID sont identifiés en trois groupes régionaux: la région des Caraïbes, la région du Pacifique et la région AIMS (Atlantique, Océan Indien, Méditerranée et mer de Chine méridionale). Ce dernier groupe n’est pas constitué sur une base géographique et devrait pouvoir renforcer son identité à travers une stratégie basée sur la diversité.   Pour les îles de l’océan Indien, la Commission de l’océan Indien (COI) est le principal partenaire régional dans la formulation et la mise en œuvre du Programme d’action  mondial de la FAO sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les PEID. Ce programme comprend cinq éléments clés: promouvoir la sécurité alimentaire et une alimentation saine; assurer la gestion durable des ressources naturelles; renforcer la résilience aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles; promouvoir le commerce et l’accès aux marchés; et améliorer les partenariats et la coopération internationale.   Si nous voulons concrétiser un tel Programme, nous devons appuyer les initiatives émanant des groupes régionaux comme celle des îles de l’océan Indien. La COI a amorcé sa contribution à travers la formulation du Programme Régional de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PRESAN), élaboré avec l’appui technique de la FAO. Le document du PRESAN tient compte des recommandations issues de la Stratégie de Maurice pour avancer dans la mise en œuvre du Programme d’action pour le développement durable des PEID, de la Troisième Conférence internationale sur les PEID, de Rio +20, des Orientations de Samoa sur l’interdépendance entre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le changement climatique et le développement durable.   Nous constatons que les réflexions et les concertations sur ces sujets s’intensifient. Une Conférence ministérielle de dialogue entre les secteurs public et privé sur l’Économie océanique face  au changement climatique en Afrique est organisée par la Banque mondiale à...

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