COP 22-MAROC-Aimé Joseph Nianogo( IUCN) : « Notre grand défi c’est de former les jeunes  à  mieux valoriser la nature »
Août09

COP 22-MAROC-Aimé Joseph Nianogo( IUCN) : « Notre grand défi c’est de former les jeunes à mieux valoriser la nature »

COP 22-MAROC-Aimé Joseph Nianogo( IUCN) : « Notre grand défi c’est de former les jeunes à mieux valoriser la nature »   Aimé Joseph Nianogo directeur Régional Afrique de l’Ouest et Occidentale de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) a participé récemment à Rabat ( Maroc) au second colloque francophone sur le droit de l’environnement en Afrique. Cet expert du Burkina Faso, ancien enseignant chercheur,  se confie sur certaines problématiques environnementales en Afrique, sur le rôle de la jeunesse et il  apporte des solutions au développement du continent par des explications sur  le droit et les actions comparées. Entretien.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Que représente ce colloque pour la jeunesse africaine ? C’est vrai lorsque vous regardez dans la salle vous avez des gens qui ont facilement plus de cinquante ans. Mais les enjeux sont conséquents surtout pour les générations à venir. Dans tous nos pays la franche jeune est la plus importante. Nous nous adressons donc particulièrement à la jeunesse. Quels sont vos défis pour cette jeunesse ? C’est important qu’on puisse développer l’expertise au niveau de la jeunesse. Pour nous, le premier défi est de nous assurer que la jeunesse fasse  le lien entre l’environnement et son futur bien être. C’est très important parce qu’à partir de là tout devient facile.  Le deuxième défi c’est de permettre l’accès aux emplois verts à ces jeunes, par le biais notamment  de  l’horticulture, mais aussi  l’exploitation des produits forestiers non ligneux qui représentent un secteur en développement dans tous nos pays. Notre grand défi c’est de former les jeunes à mieux valoriser la nature. Quand ils auront compris les   bénéfices à en tirer, ils seront mieux valoriser cette nature. Il y a beaucoup d’emplois notamment au Burkina Faso, au Mali, qui peuvent être développés en milieu rural. Je crois qu’on a besoin de mettre en place des emplois  porteurs financièrement. Aujourd’hui, la jeunesse est pressée. Il ne faut pas leur proposer des miettes. C’est une franche de la population qui veut aller très vite, qui ne veut pas se contenter de très peu. Par conséquent, il faut trouver les ressorts pour que les emplois qui vont être proposés aillent au-delà de la lutte contre  la pauvreté, pour qu’ils deviennent des personnes influentes dans leurs milieux. Je pense que c’est possible. Personnellement, je suis convaincu que cela va bien se passer. Regardez le Maroc, c’est assez distant de Ouagadougou et de Niamey. Aujourd’hui, vous avez des femmes de ces pays qui viennent au Maroc, qui prennent la pomme de terre,  qui l’envoient par camions de 30 tonnes à Niamey ou  à Ouagadougou, et  qui se font des bénéfices importants. Je...

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