Bénin :  les zones humides en danger
Oct26

Bénin : les zones humides en danger

Bénin : les zones humides en danger Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour l’avenir de la planète à moins que des mesures ne soient prises de toutes urgences pour les sauver a alarmé la Convention de Ramsar  dans un rapport publié récemment. Explications par Hippolyte Agossou Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour l’avenir de la planète à moins que des mesures ne soient prises de toutes urgences pour les sauver a récemment alarmé la Convention de Ramsar (traité mondial ratifié par 170 pays, la Convention de Ramsar vise à protéger et promouvoir l’utilisation rationnelle des zones humides ). Alarmant Le rapport indique qu’entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète ont disparu avec une disparition qui s’accélère depuis 2000. Les raisons : changements climatiques, démographie galopante, urbanisation des zones côtières et des deltas fluviaux, évolution des modèles de consommation, changements intervenus dans l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture. Le rapport montre qu’aucune région dans le monde n’est épargnée. Il indique que les zones humides, lacs, cours d’eau, marais et tourbières, ainsi que les zones marines et côtières telles que les estuaires, lagunes, mangroves et récifs coralliens couvrent actuellement plus 12,1 million km2, une superficie plus vaste que celle du Groenland. Mais, il déplore l’information suivante: entre 13% et 18% de ces zones sont seulement inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont des sites protégés. Le cas du Bénin De nombreuses zones humides au Bénin retiennent l’attention à l’international : la basse vallée de l’Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué ( la plus vaste du Bénin avec une superficie avoisinant 91 600 hectares) ,le site du parc W ( au cœur du complexe transfrontalier et qui est conjointement géré par le Bénin, le Niger et le Burkina-Faso et qui est couvert par la convention de Ramsar depuis 2007). Ces zones humides accueillent les oiseaux migrateurs notamment. Elles servaient de zone de refuge pendant la période coloniale. Malgré la ratification de cette Convention par le Bénin, les zones humides font objet de surexploitation et sont devenues des dépotoirs avec de nombreux déchets en plastiques, une destruction massive de mangroves. Bien qu’il existe des mesures de protection liées au droit de l’environnement au niveau national ( article 64 du Code foncier domanial), une partie de la population exerce sur les zones humides des activités de contrebande qui polluent l’eau.   Autre source de pollution: l’usage des pesticides dans les villages agricoles environnants. Conséquences : une bonne...

Read More
Investir dans les solutions innovantes est une nécessité ( Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement)
Sep17

Investir dans les solutions innovantes est une nécessité ( Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement)

Investir dans les solutions innovantes est une nécessité ( Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement) Par Houmi Ahamed-Mikidache Nairobi, 17 Septembre 2018 – La Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement s’est ouverte  ce lundi  à Nairobi (Kenya) et se terminera mercredi  21  Septembre. Principaux sujets de discussion: la promotion des solutions innovantes et des métiers durables. Les ministres africains exposeront ainsi pendant trois jours  leur stratégie de développement durable  et évoqueront le programme du prochain Sommet ministériel sur la biodiversité africaine. qui aura lieu en Egypte au mois de novembre prochain, avant la Conférence des Nations Unies sur la Biodiversité et avant la Conférence des Nations Unies sur le Climat prévue en Pologne au mois de décembre prochain. Le poids des ressources naturelles en Afrique D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement, l’Afrique accueille 30% des réserves minérales mondiales,  environ 65% des terres arables.  Toujours, selon l’ONU, les ressources halieutiques africaines ne sont pas à négliger: elles  valent 24 milliards de dollars. Autre atout: la biodiversité. Le continent accueille la seconde plus grande forêt tropicale mondiale. Mais,  l’Afrique est vulnérable aux changements climatiques et subit une importante dégradation de ses écosystèmes. Le continent perd 68 milliards de dollars chaque année.  Les conséquences:  des pertes de plus de 6,6 million de tonnes de récoltes de céréales potentielles, qui pourraient nourrir plus de 31 millions de personnes.  La dégradation de ses écosystèmes provoquent de fait les pertes après récoltes, estimées à 48 milliards de dollars par an. Le manque d’accès à l’énergie Alors que le continent possède  10% de sources internes d’énergies renouvelables,  l’accès à l’énergie pour tous est difficile à atteindre en Afrique. Malgré les annonces en 2015, notamment  celle sur le programme d’accès à l’énergie des populations africaines pour que le continent puisse réaliser l’ambitieux Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté fin 2015 par les Nations unies.  Dernières données:  590 millions d’habitants en Afrique n’avaient pas accès à l’électricité en 2017, selon l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Depuis la COP 21, l’Afrique a mis en place un programme d’accès à l”Energie avec une annonce de  financement de  10 milliards de dollars. Cette initiative d’accès à l’énergie en Afrique a mis en place un portefeuille de projets et de programmes financés par des partenaires internationaux tels que l’Union Européenne, le Canada, l’Union Européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas,  la Suède,  le Royaume-Uni et les États-Unis . Mais, le chemin est encore long, d’après certains observateurs.Le dernier rapport de l’AREI  ( l’Initiative de l’Afrique sur les Energies Renouvelables) sur la mise à jour de portefeuille de projets et de programmes indique qu’il existe des déséquilibres régionaux. La stratégie des ministres africains A quelques mois...

Read More
AFDB: Africa needs to accelerate private sector investment in infrastructure
Juil22

AFDB: Africa needs to accelerate private sector investment in infrastructure

AFDB: Africa needs to accelerate private sector investment in infrastructure By Houmi Ahamed-Mikidache   The Kenyan Urgent call President Uhuru Kenyatta has made an urgent call for developing and funding bankable infrastructure projects to drive Africa’s growth agenda during the Africa50 General shareholders Meeting held in Nairobi, Kenya. President Kenyatta said support for bankable projects in energy, transport, ICT, water and sanitation provide unprecedented opportunities for private sector participation. “The private sector must step up and help us close the infrastructure gap on the African continent. Public funding is limited, and there are competing priorities,” he said. Kenyatta announced Kenya would double its current shareholding investment in Africa50 to US$ 100 million. “We must have the confidence to trust and invest in our own infrastructure. Let us grow our partnership and make Africa50 a success.” ” A financing gap of US$ $68 – 108 billion” According to statistics provided by the African Development Bank (www.AfDB.org) the continent’s infrastructure funding requirements stand at close to US$ 170 billion a year, leaving a financing gap of US$ $68 – 108 billion. African Development Bank President and Chairman of Africa50, Akinwumi Adesina, said, “We need to act with speed and urgency. Our people expect nothing else.” He emphasized the importance of tackling factors that inhibit private sector infrastructure investments, including high costs of financing, weak regulations,  lack of cost reflective tariffs, low profitability, and weak regulatory frameworks for public-private partnerships. Private sector infrastructure financing in Africa remains low, averaging US$ 6 billion per year. In 2016, the figure dipped to US$ 2.6 billion. Adesina said Africa requires new models of financing infrastructure. “We must work smart to attract greater levels of investment financing for infrastructure development in Africa. Globally, there is approximately a US$ 120 trillion pool of savings and private equity. Africa must creatively attract some of this into the continent,” he said. Africa50 In response to Africa’s infrastructure finance deficit, the African Development Bank has launched the Africa Investment Forum (AIF) set to take place in South Africa in November 2018. The transaction-based forum is expected to be a gathering of global pension funds, sovereign wealth funds and institutional investors, and key private sector players. Adesina commended President Kenyatta for the country’s bold commitment to and investments in infrastructure development over the last 5 years. Infrastructure accounts for 77% of the Bank’s Kenya portfolio. “Mr. President, you were one of the first African leaders to support the creation of Africa50, which I am honored to chair,” said Adesina. “The African Development Bank, of which I am President, helped create Africa50 because we believe new institutional models are needed to close Africa’s...

Read More
Nigeria-climate action : “We can all make a difference to climate change”- Olumide Idowu* 
Juil05

Nigeria-climate action : “We can all make a difference to climate change”- Olumide Idowu* 

Nigeria-climate action : “We can all make a difference to climate change”- Olumide Idowu*   Column   Changing our lifestyle It is easy to get disheartened or fearful about climate change. Climate change in Nigeria is principally a major problem caused by the increase of human activities if you like, call it human mismanagement of the earth leading to several direct and indirect impacts on health. These climatic changes have wide-range harmful effects including increase in heat-related mortality, dehydration, spread of infectious diseases, malnutrition, damage to public health infrastructure. If we continue as we are now, the effects of global warming around the world could be catastrophic. Some aspects of climate change may already be irreversible. Yet many scientists believe that by taking positive action now, it is possible to slow the pace of climate change and reduce further global warming. Changing our lifestyle and our behaviour will help reduce the human impact on the environment. We can all make a difference to climate change. Here are some suggestions for a healthier, more sustainable approach to living in our environment in Nigeria. Reduce Car Emissions: Leave the car in the garage and walk or cycle for short trips; Use public transport; Keep your car tyres inflated to the recommended pressure; Drive slowly and smoothly; Car-pool with workmates.   Reduce Energy Expenditure in your Home: Turn off lights and appliances when not in use; Replace regular light bulbs with compact fluorescent bulbs; Insulate your home and reduce your heating and cooling bills; Install a water-saving showerhead and take shorter showers; Dry your clothes outside on the line rather than in the clothes dryer; Switch to ‘green energy’ for your electricity needs.   Reduce your ‘Carbon Footprint’ When you Shop: Buy local and seasonal food produce to reduce energy use in transport and storage; Buy items with minimal packaging whenever possible; If you buy new items, make sure they are made from sustainable, low-impact materials; Buy secondhand rather than new – from op shops, garage sales or over the Internet.   Recycle Waste and Reuse Pre-Loved Items: Recycle as much of your rubbish as you can; Compost vegetable scraps; ‘Detox your home’ – dispose of unwanted chemicals safely rather than pouring them down the sink or putting them in the rubbish bin; Be creative in finding new uses for ‘found’ or pre-loved objects.   Longer term choices that help the Environment: Buy energy efficient household appliances; Install a solar-powered hot water system; Install rainwater tanks; Buy a more fuel-efficient car or think about not owning a car – perhaps you can share one; Move to an area where your workplace, shops...

Read More
COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont aider les Comores à se développer”-Mohamed Ali Mlazahahé (UE)
Mai08

COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont aider les Comores à se développer”-Mohamed Ali Mlazahahé (UE)

COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont  aider les Comores à se développer”- Mohamed Ali Mlazahahé (UE) Le programme Alliance Mondiale contre les changements climatiques  existe depuis 2007. Financé dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED), ce programme  aide les 79 pays membres du groupes des des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à mettre au point des réponses d’adaptation et d’atténuation. Le programme est mis en oeuvre aux Comores depuis 2014-2015. Mohamed Ali Mlazahahé, directeur national du programme Alliance Mondiale contre les Changements climatiques aux Comores répond aux questions d’Era Environnement. Entretien.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache       LeprogrammeAllianceMondialecontreleschangementsclimatiques       lacompétition       CréationdemploiparONGS       L'innovation       UNMODELEADUPLIQUER...

Read More