L’ Afrique, leader de la lutte contre les changements climatiques, pourrait-elle influencer les Etats-Unis?
Juil30

L’ Afrique, leader de la lutte contre les changements climatiques, pourrait-elle influencer les Etats-Unis?

L’ Afrique, leader de la lutte contre les changements climatiques, pourrait influencer les Etats-Unis EDITORIAL Par Houmi AHAMED-MIKIDACHE Alors que nous avons récemment remarqué que l’Amérique investit en Afrique dans le domaine environnemental, paradoxalement le pays du Président Donald Trump continue à nier l’existence des changements climatiques. Pourtant, les faits sont là : élévation de la mer, déplacement des populations, sécheresse et chaleur intenses sont fréquentes actuellement aux Etats-Unis, notamment en Californie, avec des pics de chaleurs évalués à 48, 9° Celsius  à Chino près de Los Angeles le 7 juillet dernier, d’après la météo nationale américaine. L’Amérique de Donald Trump vit la Canicule et ses conséquences  comme dans de nombreux pays  en ce moment, et pourtant le gouvernement américain a toujours  l’intention de se retirer   de l’Accord de Paris. Era Environnement, ce mois-ci, vous donnera des explications sur les différentes stratégies des pays d’Afrique pour mettre le climat, l’économie verte et bleue au centre des préoccupations  géostratégiques. Cela pourrait-il impulser sur la décision finale des Etats-Unis dans quelques années ?  A Suivre....

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Ecotourisme Baleinier au Bénin
Oct06

Ecotourisme Baleinier au Bénin

Ecotourisme Baleinier au Bénin Les Organisations Non Gouvernementales membres du programme Ressources Partagées, Solutions Communes basées sur la sauvegarde des Biens Publics Mondiaux ont récemment effectué à Cotonou ( Bénin) une sortie en mer. Objectif : Découverte des baleines.  Par Hippolyte AGOSSOU Les Organisations Non Gouvernementales membres du programme Ressources Partagées, Solutions Communes basées sur la sauvegarde des Biens Publics Mondiaux ont récemment effectué à Cotonou ( Bénin) une sortie en mer. Objectif : observer les baleines du Bénin. Ces espèces aquatiques de grandes tailles pouvant peser plusieurs  tonnes migrent annuellement pour donner naissance à de petites baleines au cours de la période allant du mois d’août à novembre. Cette période est aussi celle des entraînements des petits aux différentes gymnastiques des baleines. Au cours de leurs séjours, les baleines sautent apprennent à nager à leurs petits tout en offrant aux visiteurs des spectacles à travers les mouvements de leurs nageoires. Comment valoriser les baleines au Bénin ? La solution : l’écotourisme. La découverte des baleines à Cotonou s’est faite sous l’ initiative de l’ONG Nature Tropicale. « On n’a pas besoin de grands moyens pour aller en mer : les autorités béninoises doivent élaborer un grand programme pour la conservation de ces espèces et les valoriser, » lance Joséa Dossou Bodjrènou, Directeur de l’ONG Nature Tropicale. Organisateur de l’écotourisme baleinier depuis 17 ans. L’ONG Nature Tropicale promeut la  conservation et la valorisation de la biodiversité maritime à travers la  protection des baleines. Cette forme de tourisme durable représente un outil efficace de valorisation économique et de développement d’emplois locaux, respectueuse de l’environnement et des populations humaines, selon M. Bodjrénou.  « C’est impressionnant de constater que nous pouvons voir ces grandes espèces marines sur nos côtes : il est important que des moyens de protection soient déployés au profit des ONG qui s’occupent de la conservation et la promotion de telles espèces » , explique  Gautier Amoussou, de l’ONG Eco-Bénin. Voir aussi le plaidoyer de l’ONG Nature Tropicale datant de 2015  ...

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Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves
Août09

Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves

Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves Menacées par des pressions industrielles et humaines, dans le département de Pointe-Noire, les mangroves tendent à disparaître. Face à cette destruction massive, les autorités ont décidé de mettre en œuvre le plan stratégique d’actions de protection sur cinq ans annoncé en 2016. Explications.   Par Marien Nzikou-Massala 10 août 2017 Durant les  vingt dernières années, la capitale économique de la République du Congo,  Pointe Noire, a vu se succéder de nombreux changements : urbanisation, explosion démographique et surtout développement technologique. Sans réelle protection des espaces naturels. D’après des experts, la forte présente humaine et son expansion a favorisé la destruction quasi-totale des écosystèmes de mangroves des sites de la Loya et de Mazra qui jadis faisaient la beauté des lieux et attiraient des visiteurs. Dans ses sites, tout a été presque détruit malgré quelques expériences timides de reboisement à Mazra. Une perte considérable Aujourd’hui, le département de Pointe-Noire a perdu presque la quasi-totalité de sa superficie de mangroves en deux décennies. En 2000 cette superficie s’étendait à 13 hectares au Nord de Pointe-Noire et à 506 hectares au Sud de Pointe-Noire. En 2014, elle a régressé de 449 hectares, d’après les études cartographiques du Centre National des Inventaires et d’Aménagement des Forets (CNIAF) au sud de Pointe-Noire. Principales raisons de cette dégradation avancées par des techniciens  de l’environnement : l’incohérence des  stratégies  politiques  institutionnelles et juridiques en matière de conversation et de conservation et de gestion de ces écosystèmes de mangroves, et exploitations massive du bois de chauffage. Pour freiner cette dégradation,  en 2016, le département de Pointe-Noire a annoncé la  mise en place d’un « plan d’action stratégique de restauration et d’utilisation durable des écosystèmes de mangroves et des zones humides associées » sur cinq ans. Mais, ce n’est que récemment que les autorités ont manifesté leur volonté  de mieux gérer les mangroves, forêts et zones côtières de ce pays d’Afrique Centrale, à ce plan d’Action En quoi consiste ce plan ? Ce plan est présenté comme un document de planification stratégique, avec   un programme d’actions à mener sur cinq ans  en vue d’assurer la gestion intégrée et durable des mangroves et d’autres zones humides associées et des forets côtières dans l’espace urbain. Principales mesures de prévention : le rétablissement des journées « «retroussons les manches ». Dans le cadre de ces journées, des activités de salubrité seront organisées pour améliorer la qualité de vie des populations dans la commune urbaine et prévenir les inondations. Pour les administrateurs de la ville de Pointe-Noire, ce plan est un outil opérationnel qui est mis à la disposition de la mairie afin de renforcer ses capacités dans les différents secteurs : assainissement urbain , lutte contre...

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Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC
Juil22

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC La Communauté de Développement d’Afrique Australe* vient d’accepter la demande d’intégration des Comores au sein de son institution. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement approuvée, lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Cette entrée dans le développement économique de l’Afrique Australe est perçue comme une réelle opportunité. Analyse.   Par Houmi Ahamed-Mikidache   La Communauté de développement d’Afrique Australe ( en anglais Southern African Development Community)  vient d’accepter la demande des Comores d’entrée dans l’organisation. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement acceptée lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Que signifie cette intégration ? Les programmes et projets liés à la protection de l’environnement et au développement  font partie des priorités de la SADC et les Comores peuvent intégrer leur stratégie de développement durable notamment la promotion de la pêche durable, et l’utilisation des énergies renouvelables, mais aussi le développement d’une agriculture plus saine. L’économie bleue : un enjeu considérable D’après le manuel sur l’économie bleue, publié l’an dernier  par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), il est nécessaire d’impliquer les femmes dans le développement de l’économie bleue. Les Comores, dont la jeune population est composée plus de 50% par les femmes ont la possibilité à travers l’intégration dans la SADC de rebondir sur les recommandations et actions  de  la première conférence continentale sur l’emploi des femmes africaines organisée à Luanda (Angola) en 2015. En effet, depuis cette conférence, l’Union Africaine a établi l’Agenda 2063 qui appelle à renforcer la formation technique et professionnelle ainsi que la formation continue des femmes. L’accès à la connaissance sur l’économie bleue doit passer par l’école maternelle, primaire et secondaire, précise l’agenda 2063. Le développement de l’économie bleue peut aussi permettre aux Comores et à d’autres pays d’Afrique de renforcer des partenariats. D’après le rapport sur l’économie bleue publié par la CEA, les partenariats peuvent favoriser le développement économique des pays impliqués et peuvent aussi aider ces pays à « combler leur lacunes financières et techniques ou l’insuffisance des infrastructures , qui les empêchent d’exploiter pleinement le potentiel de leurs ressources aquatiques ou marines. »   L’économie bleue peut aussi encourager les Etats à résoudre leur contentieux devant les tribunaux.  La CEA cite dans son rapport le cas de Maurice et des Seychelles. En 2008, ces deux états insulaires ont saisi en commun la Commission des limites du plateau continental du dossier des Mascareignes, un plateau d’environ 396 000 km2, situé à l’est de Madagascar. En 2012, les deux pays conclurent un accord de gestion conjointe pour exploiter ensemble les ressources marines , pêche,...

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COP 23- Economie bleue: L’Afrique de l’Ouest consolide ses engagements- Déclaration
Juil18

COP 23- Economie bleue: L’Afrique de l’Ouest consolide ses engagements- Déclaration

COP 23- Economie bleue: L’Afrique de l’Ouest consolide ses engagements- Déclaration  13 ministres de la pêche du Comité des pêches du Centre- Ouest  du Golfe de Guinée (FCWC en anglais)  se sont rencontrés récemment à Nouakchott (Mauritanie), dans le cadre de la lutte pour développer  une orientation stratégique pour la seconde phase du Programme Régional des pêches ouest africaines (WARFP) prévue en 2018. Présentation. Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Action 13 ministres de la pêche du Comité des pêches du Centre- Ouest du Golfe de Guinée : le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal, la Sierra Leone, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Liberia, le Nigeria, le Ghana et le Togo, se sont rencontrés récemment à Nouakchott dans le cadre de la lutte  pour développer  une orientation stratégique pour la seconde phase du Programme Régional des pêches ouest africaines (WARFP) prévue en 2018. Cette rencontre à Nouakchott fait suite à l’atelier de sensibilisation du 12 au 14 février 2017 à Sally au Sénégal. Les ministres demandent à la Banque Mondiale de financer la seconde phase du programme Programme Régional des pêches ouest africaines (WARFP) prévue donc en 2018 pour mettre en œuvre des réformes visant à protéger les ressources halieutiques en Afrique de l’Ouest. Face à la surpêche Les 13 ministres ont signé une déclaration conjointe dans laquelle ils reconnaissent le rôle primordial de la  pêche durable dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et pour l’augmentation des revenus d’une population grandissante dans les zones côtières d’Afrique de l’Ouest. Dans cette déclaration officielle, ils se disent inquiets de l’étendue de la surpêche, la surcapacité, la pêche illégale, et l’impact des changements climatiques qui ont considérablement appauvris les ressources halieutiques, causants d’ importantes conséquences économiques. Les représentants des 13 pays précisent qu’ils reconnaissent le soutien apporté au Programme Régional des pêches ouest africaines (WARFP). Ce dernier existe depuis 2009. Il est financé par la Banque Mondiale et le Fonds pour l’environnement Mondial, avec pour ambition de renforcer  la gouvernance des pêches, réduire la pêche illégale, améliorer  la valeur ajoutée par le traitement local et la commercialisation des produits issus de la pêche. Les ministres ouest africains se disent satisfaits des résultats obtenus par le programme, notamment par le renforcement des capacités pour le contrôle des ressources halieutiques et l’amélioration des paiements des amendes et des sanctions dans les eaux côtières du Cap-Vert, du Liberia, du Sénégal et de la Sierra Leone.Les 13 signataires ont aussi accueilli favorablement l’initiative du président de la République islamique de Mauritanie pour la promotion de la transparence dans le secteur de la pêche. Cette initiative est soutenue par la Banque Mondiale....

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