COP 22: Agriculteurs: les oubliés des négociations se sont exprimés
Nov23

COP 22: Agriculteurs: les oubliés des négociations se sont exprimés

COP 22: Agriculteurs: les oubliés des négociations se sont exprimés    A l’issue de la COP 22, les Etats ne sont pas parvenus à s’accorder sur un texte sur l’agriculture. Or , 90% des plans  nationaux  présentés l’an dernier , destinés à évaluer les émissions de gaz à effet de serre, lors de la COP 21  intègrent cette notion. Les agriculteurs, grands oubliés permanents des négociations, se sont pourtant exprimés à Marrakech.  Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   Tabi Joda: pour l’agriculture coûte que coûte Dr Tabi Joda, basé au Cameroun, travaillant entre le Cameroun et le Nigeria, milite pour une meilleure reconnaissance du métier d’agriculteur en Afrique. Cette année, il a même initié une campagne de plantation d’arbres  dans le nord ouest du Nigéria , avec son organisation non gouvernementale, GreenAid.  Dans cet entretien accordé aux Nations Unies, pendant la COP 22,  cet  agriculteur  décrit les conséquences des changements climatiques  dans son pays :  Famine, insécurité alimentaire et migration .    L’Initiative Triple A: un levier de développement pour l’Afrique C’est l’une des mesures phares retenues en marge des négociations lors de la COP 22. Les négociations, cette année, n’ont pas permis d’établir une décision claire sur l’agriculture. Mais, l’initiative d’ Adaptation de l’Agriculture Africaine est considérée en quelque sorte comme le rempart de l’Afrique. Le Maroc a placé l’agriculture au centre des actions de la Conférence de l’ONU sur le Climat. Lancée en Avril 2016, cette initiative marocaine avait pour ambition de réorienter le débat du financement de l’adaptation de l’Agriculture en Afrique.  28 pays, au départs s’étaient prononcés pour promouvoir et favoriser la mise en oeuvre de projets concrets et innovants . Exemples :  gestion des sols,  maîtrise de l’eau agricole, gestion des risques climatiques et de renforcement des capacités et solutions de financement.L’initiative Triple  A est soutenue dorénavant par toute l’Afrique. Toutefois, pendant la COP 22, l’Afrique et les Pays en développement en général n’ont eu droit qu’à une déclaration: la déclaration de Marrakech, un  texte lu par le négociateur en chef du Maroc, Aziz Mekouar, devant les Parties où  il est indiqué que les Etats devraient ” renforcer et soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire, et prendre des mesures rigoureuses pour lutter contre les défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture.” Les annonces Avant la COP 22,  le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi  Adesina avait  annoncé un investissement  de  24 milliards USD au cours des dix prochaines années pour appuyer  la transformation agricole dans le continent pour mettre fin à la pauvreté en Afrique.  Autre annonce : le 17 novembre dernier, le  Ministère de l’Agriculture et de la Pêche...

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DECLARATION OF THE FIRST AFRICA ACTION SUMMIT FOR CONTINENTAL CO-EMERGENCE
Nov17

DECLARATION OF THE FIRST AFRICA ACTION SUMMIT FOR CONTINENTAL CO-EMERGENCE

DECLARATION OF THE FIRST AFRICA ACTION SUMMIT FOR CONTINENTAL CO-EMERGENCE By African heads of State We, the African Heads of State and Government, meeting in Marrakesh on 16 November 2016, at the invitation of His Majesty Mohammed VI, King of Morocco, for the First Africa Action Summit, held on the sidelines of the 22nd Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (COP22) stress that: – Africa, which has contributed the least to global greenhouse gas emissions, is the continent most affected by climate change and its impacts on its territories, the consequences of which may jeopardize peace, security and sustainable development in Africa; – African regions have voluntarily launched adaptation and mitigation initiatives with a view to enhancing resilience and promoting sustainable development; reaffirm: – the importance of adequate implementation of the Sustainable Development Goals, based on the Rio principles, particularly that of “common but differentiated responsibilities” to rise to the challenge of climate change; – the concrete and substantial commitment of African countries to contribute to global efforts to combat climate change; – our ambition to make climate action a lever of emergence in order to build an inclusive, sustainable development model that meets the legitimate aspirations of African populations and safeguards the interests of future generations; – our desire to work together collectively towards an Africa that is resilient to climate change and that shapes its destiny, through sub-regional and regional approaches; Commit to: – promoting the adaptation measures and policies required, making sure they also serve as catalysts for profound economic and social structural transformation in Africa;   – consolidating our respective commitments to tackle the effects of climate change in order to give more coherence to our strategies and move forward together; – speeding up the implementation of initiatives that have already been identified or launched, not only by building on our own resources, but also by mobilizing multilateral and bilateral donors as well as non-state actors. These include: * initiatives aimed at enhancing our continent’s resilience to the threats of climate change, in particular the “Africa Adaptation Initiative”, the “Adaptation of African Agriculture” initiative, known as “Triple A”, the “Great Green Wall for the Sahara and the Sahel” project, the “Security, Stability and Sustainability” initiative, the “Rural Resilience” initiative and the “Forests in the Mediterranean Region and the Sahel” initiative; * initiatives in favor of an African sustainable co-emergence, in particular the “Africa Renewable Energy Initiative”, the “Conservation of the Lake Chad Basin Ecosystem”, the “Blue Growth” initiative, the “African Clean Energy Corridor” and the “Blue Fund for the Congo Basin” ; – encouraging and facilitating the participation...

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COP 22: Les interrogations de la mise en oeuvre
Nov08

COP 22: Les interrogations de la mise en oeuvre

COP 22: Les interrogations de la mise en oeuvre La COP 22 s’est ouverte ce lundi  sur une note d’espoir : l’action. Elle  sera le maître mot des négociations, selon la présidence marocaine. Mais, quelle sera l’issue finale de cette Conférence des Parties  ? Les mécanismes de transparence liés  à la feuille de route du financement seront-ils opérationnels ? L’adaptation, priorité des pays vulnérables notamment d’Afrique, sera-t-elle mieux positionnée dans le financement climat ? La gestion des risques climatiques sera-t-elle réellement pris en compte  pour une limitation de gaz à effet de serre de moins de 2°C  d’ici 2100? Qui seront les scientifiques qui répondront positivement à l’appel du président du GIEC, Hoesung Lee, pour rédiger le rapport  sur les 1, 5°C ( publication prévue  en 2018)? L’accès aux énergies renouvelables pour l’Afrique permettra-t-il  à d’autres pays en développement d’obtenir gain de cause? Les 10 milliards de dollars annoncés pour l’électrification de l’Afrique auront-ils une feuille de route ? Quels sont les pays africains précurseurs ? La coalition sur le prix du carbone incitera-t-elle d’autres pays  à avoir un prix du carbone ?  La transition énergétique passera-t-elle par les villes ?  Les femmes auront-elles enfin le pouvoir d’exprimer leurs doléances et agir par la suite ? La jeunesse pourra-t-elle saisir les opportunités de développement sobre en carbone ? La promotion de l’économie bleue aura-t-elle un impact dans les discussions?  Nous essayerons de répondre à toutes ces questions tout au long des négociations. Houmi...

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COP 22- Une femme combative- Hakima El Haité
Juin09

COP 22- Une femme combative- Hakima El Haité

COP 22- Une femme combative- Hakima El Haité Octobre 2015. Rabat. Le Maroc et l’Union Européenne organisent pour la première fois le forum INDCs, le forum des plans d’actions nationaux, de réduction de gaz à effet de serre. Principale organisatrice : Hakima El Haité. Portrait. Par Houmi Ahamed-Mikidache Octobre 2015. Rabat. Le Maroc et l’Union Européenne organisent pour la première fois le forum INDCs, le forum des plans d’actions nationaux.  150 sur les 195 pays représentés à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ( CCNUCC) ont déposé leur proposition d’action de réduction de gaz à effet de Serre. Comprenez : leur engagement et vision de développement sobre en carbone à long terme. Un changement de paradigme venant de  la communauté internationale, selon Hakima El Haité,  ministre déléguée auprès du ministre marocain de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Environnement, depuis trois ans. « J’assistais auparavant aux négociations en tant que consultante. Je me suis dit, ils sont fous ces ministres, et j’ai dit, je ne reviendrai plus jamais. Parce qu’ils disent toujours la même chose,” explique-t-elle à l’issue du forum, lors d’une conférence de presse. Depuis trois ans, la donne a changé. Le déclic Les propos poignants du ministre des Philippines lors de la Conférence de l’ONU sur le climat à Varsovie en 2013 marquent les esprits. Varsovie, c’est aussi la première participation aux négociations de Mme El Haité, en tant que ministre.  Un déclic. Que s’est-il passé ? Plus de 200 000 personnes ont perdu la vie aux Philippines lors d’une catastrophe naturelle en pleines négociations en Pologne. La communauté internationale s’en est émue. Et, selon Mme El Haité, les 195 pays se sont repositionnés. «  Nous avons démocratisé la perception, la compréhension et la réaction face aux changements climatiques, » rappelle-t-elle lors de la conférence de presse de clôture du forum INDCs. Ancienne experte auprès de la Banque Mondiale, chargée du monitoring des projets de gestion de déchets dans la région MENA*, Mme El Haité place « l’humain  » au centre des actions : son leitmotiv. Mais, ce leitmotiv a-t-il réellement atteint la communauté internationale  ? Oui, elle l’assure. «  Aujourd’hui, nous vivons un tournant de l’histoire. On parle de dignité, de l’humanité. On met l’homme au cœur du développement et la préservation de la vie. » « Les négociations ne se passent plus entre négociateurs chevronnés et ministres de l’environnement, » ajoute-t-elle à Rabat. La société civile, les entreprises, les médias, tous les acteurs ont un rôle à jouer, selon elle. Mais les problèmes sont multiples : « un milliard de personnes à travers le monde n’ont pas accès à l’énergie, 750 millions de personnes dont 300 millions en Afrique...

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Changement climatique : La Tunisie se prépare pour la COP 22
Avr26

Changement climatique : La Tunisie se prépare pour la COP 22

Changement climatique : La Tunisie se prépare pour la COP 22 La Tunisie organisera au mois de septembre prochain une conférence sur la mise en œuvre des contributions nationales africaines . Cette conférence doit permettre d’identifier les besoins prioritaires des 54 états d’Afrique en amont de la prochaine conférence des Nations Unies sur le Climat à Marrakech (Maroc) prévue du 7 au 18 novembre 2016. Analyse du plan d’action national tunisien. Par Najoua Hizaoui   Quels sont les engagements de la Tunisie ? Dans sa contribution nationale, la Tunisie se propose de réduire ses émissions de Gaz à effet de serre dans tous les secteurs ( énergie, procédés industriels, agriculture, forêts, déchets) de manière à baisser son intensité carbone de 41% en 2030 par rapport à l’année de base 2010. L’effort d’atténuation provient plus particulièrement du secteur de l’énergie qui représente à lui seul 75% des réductions des émissions. Il est prévu que le secteur de l’énergie réduise son intensité carbone en 2030 de 46% par rapport à   2010, dans le cadre de la politique de transition énergétique préconiséé par l’Etat. La Tunisie compte sur l’appui de la communauté internationale pour le financement, le renforcement des capacités, le transferts des technologiques. Les besoins additionnels totaux en financement pour l’atténuation et l’adaptation seraient ainsi de l’ordre de 20 milliards de dollars pour le financement des besoins en investissement et de renforcement des capacités. La mise en œuvre de la contribution tunisienne en matière d’atténuation nécessite la mobilisation d’importants moyens financiers estimés à environ 18 milliards de dollars pour la couverture des besoins d’investissements et le financement des programmes de renforcement des capacités. L’effort national nécessaire pour réaliser la contribution inconditionnelle de la Tunisie est estimé à presque 10% des besoins totaux en investissement dans l’atténuation. L’effort national concerne exclusivement le secteur de l’énergie, la part la plus importante des besoins en investissement.Les coûts des mesures indispensables pour l’adaptation s’élèvent à environ 2 milliards de dollars et devraient être supportés totalement par la communauté internationale dans le cadre de la lutte mondiale contre les changements climatiques. La Tunisie a préparé un portefeuille de mesures prioritaires visant l’adaptation de plusieurs secteurs clés . Il s’agit principalement d’investissements immatériels relatifs à l’appui et la vulgarisation de nouvelles pratiques (appui institutionnel, renforcement des capacités, recherche et développement…). Quelle est la stratégie de la Tunisie  ? La Tunisie est particulièrement vulnérable aux effets des changements climatiques. Elle est exposée à une aridité importante, susceptible de s’accentuer durant les prochaines années sous l’effet des dérèglements climatiques. Dans ce contexte, ce pays du nord de l’Afrique s’est inscrit volontairement sur la voie d’un développement à faible intensité carbone et résilient...

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