Comme si tout allait bien
Avr10

Comme si tout allait bien

Comme si tout allait bien   Par Houmi Ahamed-Mikidache   Nous sommes aux  Comores depuis quatre mois. Quatre mois où nous essayons de faire fonctionner  notre média ERA ENVIRONNEMENT. Pas facile. La situation politique ne permet pas d’établir des relations internationales avec les  Comores. Nous avons pourtant la possibilité de travailler avec de nombreux pays en Afrique et ailleurs. La jeunesse comorienne a besoin de s’ouvrir et doit pouvoir présenter les caractéristiques spécifiques des îles, connues pour leurs nombreuses espèces endémiques. Cette jeunesse peut aussi travailler en collaboration avec d’autres jeunes et partager des expériences liées au développement durable et à la lutte contre les changements climatiques. Hélas, la jeunesse en général  ne semble pas intéressée par la protection de l’environnement et les opportunités de développement durable. Elle est animée par ce désir de quitter le pays. L’entrepreunariat des jeunes ici est embryonnaire et la fonction publique est saturée.  ERA ENVIRONNEMENT  prône l’action par l’information et la formation. Nous  ne nous décourageons pas. Nous arriverons à créer une dynamique autour de l’information sur les métiers issus du développement durable. Mais le chemin est encore long… La connaissance : la meilleure arme Nous pensons néanmoins que les Comores peuvent  être le carrefour de la connaissance sur les métiers verts notamment. Par contre,  nous ne pouvons pas passer à côté de l’actualité de ce pays, marquée par plusieurs crises politiques successives. Nous pensons qu’il est nécessaire pour la population de connaître son histoire . La jeunesse, notamment ne doit pas vivre avec l’idée du départ sans savoir. Un départ par tous les moyens. Un départ pour oublier les Comores et la situation de cet archipel méconnu au niveau international, mais aussi au niveau national. Les résultats de l’élection présidentielle et ses conséquences posent  question.   Combien de fois, les Comores ont fait l’objet de couverture médiatique pour des crises politiques ? Combien de fois  en France avons-nous entendu parler des coups d’Etats commandités par Bob Denard ? Il est d’ailleurs décédé depuis de nombreuses années.   Pourquoi aujourd’hui parle-t-on encore de tentative de coup d’Etat dans ce pays ?   Pour quelles raisons les autorités comoriennes ont-elles eu recours à la cour de sûreté, une  juridiction exceptionnelle ?  Cette juridiction est-elle légitime ? Y a-t-il un traumatisme lié aux coups d’Etat passés ?  Pourquoi la justice est-elle difficile à comprendre dans ce  pays ?  Pourquoi ne vulgarise-t-on  pas les différents droits utilisés aux Comores ? Pourquoi l’histoire récente de ce pays n’est-elle pas analysée ? La parole est discrète Je viens de présenter ERA ENVIRONNEMENT à des étudiants en troisième année de droit à l’université des Comores. Nous avons entre autres échangé sur l’avenir des jeunes aux Comores, sur le positionnement de la jeunesse...

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Le droit foncier: une réelle problématique aux Comores
Mar03

Le droit foncier: une réelle problématique aux Comores

Le droit foncier: une réelle problématique aux Comores   A Samba M’bodoni,  un village situé  dans la région d’Itsandra au nord de la Grande Comore,  plus précisément  entre les villes de  Ntsoudjini et Dzahani II, il  existe plusieurs problématiques reliant le partage des terres découlant de l’héritage maternel et paternel.  Présentation.   Par Asdjad Abdouroihamane ( stagiaire) avec ERA ENVIRONNEMENT Ngazidja (Grande Comore)  est une des quatre îles de l’Union des Comores. Comme dans toutes ces îles, il y a de  nombreuses querelles  liées à la répartition des terres découlant du droit foncier, l’étude des règles qui régissent la gestion des terres. A Samba M’bodoni,  un village situé  dans la région d’Itsandra plus précisément  entre Ntsoudjini et Dzahani II, il existe plusieurs problématiques reliant le partage des terres issu de l’héritage maternel et paternel. Dans ce village aux Comores, les terres paraissent fertiles. Mais, elles sont victimes des changements climatiques. Ces terres ont jadis fait l’objet d’un développement de cultures de rente : Vanille, Ylang Ylang, Girofle. En ce moment, la végétation  est abondante. Il pleut beaucoup en ce moment.   Il est intéressant de se familiariser avec la nature (la flore en particulier) et de comprendre son fonctionnement et ses changements. Mariage coutumier et protection des terres Comme dans toute la Grande Comore, le quotidien tourne autour du Anda, le grand mariage. Ce mariage coutumier est le point d’ancrage des Comores. Il est mis en exergue par les biens matériels liés au droit foncier. Mais ce droit foncier n’est pas forcément respecté dans le pays, parce qu’il engendre plusieurs aspects juridiques: le droit musulman, le droit coutumier, le droit découlant des pratiques de la colonisation. Et ces nombreux droits sont difficiles à suivre dans un pays où le citoyen lambda n’est pas intéressé par l’écrit, mais plutôt par l’oral. Pourtant, le mariage coutumier ne peut se faire en Grande Comore comme dans toutes les îles sans la construction d’une maison.  La propriété immobilière est nécessaire à la célébration du mariage coutumier. Mais cette propriété immobilière où plutôt l’accès à la construction pose question dans la mesure où le droit foncier n’est pas légiféré réellement aux Comores. Que représente la terre aux Comores? La terre est « source de vie ». Elle crée la richesse dans la mesure où elle est bien exploitée. Le manyahuli est un terme comorien signifant la transmission des biens par les femmes.  Ce  sont les femmes les propriétaires des biens.Les terres sont transmises aux filles de la famille. Celles-ci doivent les transmettre à leur tour à leurs filles.   La problématique se pose lorsqu’une femme n’a malheureusement pas eu de filles.  Qu’en est-il de l’ héritage légué par une femme à un homme? Comment...

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La jeunesse comorienne face aux questions de développement durable
Jan27

La jeunesse comorienne face aux questions de développement durable

La jeunesse comorienne face aux questions de développement durable La fleur d’Ylang Ylang  n’est plus le produit de rente phare des Comores, le Girofle a pris sa place, suivi de la vanille, a récemment affirmé le gouverneur de la Banque Centrale des Comores . Face à près de 80%  d’ importations dans l’Union, les Comores ont  présenté, il y a quelques jours, une stratégie de développement des cultures de rente et des cultures vivrières dans les trois îles, autour de la jeunesse et  l’entrepreneuriat, lors d’une rencontre à l’assemblée nationale entre le président de l’Union des Comores Azali Assoumani et la jeunesse estudiantine. Mais que pense le citoyen lambda? Portraits d’acteurs de terrains à Samba M’bodoni, dans la région d’Itsandra. Par Houmi Ahamed Mikidache   Mohamed Mzé, l’homme aux responsabilités   Mohamed Mzé, 43 ans a toujours vécu dans son village natal à Samba M’bodoni, dans les hauteurs, situé dans la région d’Itsandra (Grande Comore). Sa motivation : aider sa famille et la soutenir  quelles que soient les circonstances. « Je suis responsable de ma famille :  quand un de nos membres proche ou éloigné est malade, je me dois de l’accompagner et de le soutenir, et je suis aussi amené à voyager avec lui. Et d’insister sur un point : « Je reviens toujours chez moi, parce que je ne souhaite pas quitter définitivement  mon village et les Comores. Mohamed n’est pas fils unique, il a un frère et trois soeurs. Il perpétue la tradition comorienne ( de la Grande Comore) en participant aussi à la construction des maisons de ses sœurs et nièces. La tradition comorienne veut que l’oncle maternel soit celui qui construit la maison de sa nièce. L’oncle maternel fait aussi office de référent parental. Mohamed n’a pas vraiment d’emploi fixe. Il cultive parfois, et il s’intéresse de très près  au développement de son village. « Je ne sais pas comment, mais je suis toujours présent lorsqu’une action de développement a lieu au village, » souligne-t-il. Il a participé à la construction de la place publique ( lieu de rencontre dans le village), des routes,  de l’installation des poteaux électriques du village de Samba M’bodoni. Mais il reste sceptique sur le rôle  des jeunes dans le développement de son village : « la jeunesse ici est animée par l’envie de quitter le pays et d’aller en France, les jeunes d’ici  ne sont pas nombreux à penser au devenir du village : on peut en trouver deux ou trois, mais ça s’arrête là. Samba M’bodoni est pourtant connue pour sa verdure et pour l’exportation jadis de cultures de rente telles que la vanille et le girofle.   L’envie d’entreprendre de Moussa Said   Moussa Said a 36 ans...

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COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont aider les Comores à se développer”-Mohamed Ali Mlazahahé (UE)
Mai08

COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont aider les Comores à se développer”-Mohamed Ali Mlazahahé (UE)

COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont  aider les Comores à se développer”- Mohamed Ali Mlazahahé (UE) Le programme Alliance Mondiale contre les changements climatiques  existe depuis 2007. Financé dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED), ce programme  aide les 79 pays membres du groupes des des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à mettre au point des réponses d’adaptation et d’atténuation. Le programme est mis en oeuvre aux Comores depuis 2014-2015. Mohamed Ali Mlazahahé, directeur national du programme Alliance Mondiale contre les Changements climatiques aux Comores répond aux questions d’Era Environnement. Entretien.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache       LeprogrammeAllianceMondialecontreleschangementsclimatiques       lacompétition       CréationdemploiparONGS       L'innovation       UNMODELEADUPLIQUER...

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Era Environnement: Le retour/ The Comeback
Mar21

Era Environnement: Le retour/ The Comeback

Depuis, quelques mois, vous ne nous lisez plus. Mais, ne vous inquiétez pas, Era Environnement est pleine restructuration. Vous aurez prochainement le loisir de lire tous nos articles.   A bientôt Houmi Ahamed-Mikidache Rédactrice en chef For the past few months, you did not have news from Era Environnement. We are undergoing a restructuring. But, do not worry, we will soon get back to you. See you soon. Houmi Ahamed-Mikidache Editor in...

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