La jeunesse comorienne face aux questions de développement durable
Jan27

La jeunesse comorienne face aux questions de développement durable

La jeunesse comorienne face aux questions de développement durable La fleur d’Ylang Ylang  n’est plus le produit de rente phare des Comores, le Girofle a pris sa place, suivi de la vanille, a récemment affirmé le gouverneur de la Banque Centrale des Comores . Face à près de 80%  d’ importations dans l’Union, les Comores ont  présenté, il y a quelques jours, une stratégie de développement des cultures de rente et des cultures vivrières dans les trois îles, autour de la jeunesse et  l’entrepreneuriat, lors d’une rencontre à l’assemblée nationale entre le président de l’Union des Comores Azali Assoumani et la jeunesse estudiantine. Mais que pense le citoyen lambda? Portraits d’acteurs de terrains à Samba M’bodoni, dans la région d’Itsandra. Par Houmi Ahamed Mikidache   Mohamed Mzé, l’homme aux responsabilités   Mohamed Mzé, 43 ans a toujours vécu dans son village natal à Samba M’bodoni, dans les hauteurs, situé dans la région d’Itsandra (Grande Comore). Sa motivation : aider sa famille et la soutenir  quelles que soient les circonstances. « Je suis responsable de ma famille :  quand un de nos membres proche ou éloigné est malade, je me dois de l’accompagner et de le soutenir, et je suis aussi amené à voyager avec lui. Et d’insister sur un point : « Je reviens toujours chez moi, parce que je ne souhaite pas quitter définitivement  mon village et les Comores. Mohamed n’est pas fils unique, il a un frère et trois soeurs. Il perpétue la tradition comorienne ( de la Grande Comore) en participant aussi à la construction des maisons de ses sœurs et nièces. La tradition comorienne veut que l’oncle maternel soit celui qui construit la maison de sa nièce. L’oncle maternel fait aussi office de référent parental. Mohamed n’a pas vraiment d’emploi fixe. Il cultive parfois, et il s’intéresse de très près  au développement de son village. « Je ne sais pas comment, mais je suis toujours présent lorsqu’une action de développement a lieu au village, » souligne-t-il. Il a participé à la construction de la place publique ( lieu de rencontre dans le village), des routes,  de l’installation des poteaux électriques du village de Samba M’bodoni. Mais il reste sceptique sur le rôle  des jeunes dans le développement de son village : « la jeunesse ici est animée par l’envie de quitter le pays et d’aller en France, les jeunes d’ici  ne sont pas nombreux à penser au devenir du village : on peut en trouver deux ou trois, mais ça s’arrête là. Samba M’bodoni est pourtant connue pour sa verdure et pour l’exportation jadis de cultures de rente telles que la vanille et le girofle.   L’envie d’entreprendre de Moussa Said   Moussa Said a 36 ans...

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COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont aider les Comores à se développer”-Mohamed Ali Mlazahahé (UE)
Mai08

COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont aider les Comores à se développer”-Mohamed Ali Mlazahahé (UE)

COMORES-AMCC: “Les images aériennes numériques vont  aider les Comores à se développer”- Mohamed Ali Mlazahahé (UE) Le programme Alliance Mondiale contre les changements climatiques  existe depuis 2007. Financé dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED), ce programme  aide les 79 pays membres du groupes des des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à mettre au point des réponses d’adaptation et d’atténuation. Le programme est mis en oeuvre aux Comores depuis 2014-2015. Mohamed Ali Mlazahahé, directeur national du programme Alliance Mondiale contre les Changements climatiques aux Comores répond aux questions d’Era Environnement. Entretien.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache       LeprogrammeAllianceMondialecontreleschangementsclimatiques       lacompétition       CréationdemploiparONGS       L'innovation       UNMODELEADUPLIQUER...

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Era Environnement: Le retour/ The Comeback
Mar21

Era Environnement: Le retour/ The Comeback

Depuis, quelques mois, vous ne nous lisez plus. Mais, ne vous inquiétez pas, Era Environnement est pleine restructuration. Vous aurez prochainement le loisir de lire tous nos articles.   A bientôt Houmi Ahamed-Mikidache Rédactrice en chef For the past few months, you did not have news from Era Environnement. We are undergoing a restructuring. But, do not worry, we will soon get back to you. See you soon. Houmi Ahamed-Mikidache Editor in...

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Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC
Juil22

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC La Communauté de Développement d’Afrique Australe* vient d’accepter la demande d’intégration des Comores au sein de son institution. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement approuvée, lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Cette entrée dans le développement économique de l’Afrique Australe est perçue comme une réelle opportunité. Analyse.   Par Houmi Ahamed-Mikidache   La Communauté de développement d’Afrique Australe ( en anglais Southern African Development Community)  vient d’accepter la demande des Comores d’entrée dans l’organisation. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement acceptée lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Que signifie cette intégration ? Les programmes et projets liés à la protection de l’environnement et au développement  font partie des priorités de la SADC et les Comores peuvent intégrer leur stratégie de développement durable notamment la promotion de la pêche durable, et l’utilisation des énergies renouvelables, mais aussi le développement d’une agriculture plus saine. L’économie bleue : un enjeu considérable D’après le manuel sur l’économie bleue, publié l’an dernier  par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), il est nécessaire d’impliquer les femmes dans le développement de l’économie bleue. Les Comores, dont la jeune population est composée plus de 50% par les femmes ont la possibilité à travers l’intégration dans la SADC de rebondir sur les recommandations et actions  de  la première conférence continentale sur l’emploi des femmes africaines organisée à Luanda (Angola) en 2015. En effet, depuis cette conférence, l’Union Africaine a établi l’Agenda 2063 qui appelle à renforcer la formation technique et professionnelle ainsi que la formation continue des femmes. L’accès à la connaissance sur l’économie bleue doit passer par l’école maternelle, primaire et secondaire, précise l’agenda 2063. Le développement de l’économie bleue peut aussi permettre aux Comores et à d’autres pays d’Afrique de renforcer des partenariats. D’après le rapport sur l’économie bleue publié par la CEA, les partenariats peuvent favoriser le développement économique des pays impliqués et peuvent aussi aider ces pays à « combler leur lacunes financières et techniques ou l’insuffisance des infrastructures , qui les empêchent d’exploiter pleinement le potentiel de leurs ressources aquatiques ou marines. »   L’économie bleue peut aussi encourager les Etats à résoudre leur contentieux devant les tribunaux.  La CEA cite dans son rapport le cas de Maurice et des Seychelles. En 2008, ces deux états insulaires ont saisi en commun la Commission des limites du plateau continental du dossier des Mascareignes, un plateau d’environ 396 000 km2, situé à l’est de Madagascar. En 2012, les deux pays conclurent un accord de gestion conjointe pour exploiter ensemble les ressources marines , pêche,...

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L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles
Juil21

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles   Les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien, formés récemment  sur les questions d’énergie, dans le cadre du programme COI-ENERGIES sont dorénavant en mesure de mieux élaborer, dans leur pays respectif,  un cadre réglementaire favorisant la production d’électricité d’origine renouvelable, aussi bien dans le secteur privé que dans  le secteur public, d’après un communiqué récent publié par la Commission de l’Océan Indien ( COI). Mais tout dépend de la volonté politique  et des paramètres spécifiques aux îles. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   L’intégration des énergies propres dans la  stratégie politique « Les Etats membres de la COI sont à des stades de développement très différents : les problématiques [liées à l’énergie] ne sont pas les mêmes entre les Seychelles et Madagascar et les réponses à apporter sont de différents ordres »  a déclaré Hamada Madi, Secrétaire général de la COI.Pour Jean Michel Glachant, professeur d’économie  à la Sorbonne et directeur de l’Ecole de régulation de Florence, « les îles-Etats ne peuvent pas compter sur l’appui de leurs voisins en matière énergétique, et ne peuvent donc pas combiner au mieux leurs points forts et leurs points faibles. ». Les raisons : les îles ont une petite superficie et le réseau n’est pas stable.  « L’Indianocéanie est faite d’îles avec une plus faible stabilité énergétique et des ressources limitées. Il faut donc mettre en place des solutions adaptées, » précise-t-il. Dépendant à 80% d’énergies fossiles importées, les pays de l’Indianocéanie possèdent pourtant un fort potentiel de développement des énergies renouvelables, mais insuffisamment exploité, estime la Commission de l’Océan Indien . Ce  secteur, selon la COI,  peut très concrètement contribuer à la croissance, à l’emploi, à l’innovation ou encore à l’atténuation des effets du changement climatique. Pour la Commission de l’Océan Indien,  la diffusion de bonnes pratiques d’efficacité énergétique pourrait apporter une réponse globale à l’enjeu énergétique. D’après la COI, ses Etats Membres   ne sont pas au même stade concernant la politique et la stratégie énergétiques, ainsi que sur le cadre dans lequel le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Quelques exemples : Aux Comores La récente  réforme du secteur de l’énergie par  l’Union des Comores met en exergue la volonté du gouvernement  de faire de la gestion de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, une composante importante d’une nouvelle politique énergétique. Plusieurs études financées par des institutions internationales évoquent l’utilisation de la géothermie en Grande Comore et l’hydraulique à Mohéli et Anjouan. Quant au solaire et la biomasse, les études sont toujours en cours. La Réunion ( France) D’après le professeur Glachan,  La Réunion  teste un dispositif de batterie de 1Megawatt se substituant à la consommation...

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