COP21 – Afrique : le chemin est encore long
Déc09

COP21 – Afrique : le chemin est encore long

DÉCRYPTAGE. Après une semaine de longues négociations, les ministres des 195 pays prennent le relais des experts. Le texte de l’accord est loin de faire l’unanimité. En octobre dernier, les négociations à Bonn ont accouché d’un texte jugé imparfait par les pays en voie de développement. Pourtant, avant ces négociations, les deux coprésidents de l’ADP*, Daniel Reifsnyder et Ahmed Djoghlaf avaient préparé un projet d’accord basé sur l’apport des pays. Fin octobre, le président de PACJA, le réseau panafricain de la société civile africaine pour la justice climatique, Mitika Mwenda, s’était plaint et avait publiquement demandé le retrait du coprésident de la plateforme ADP, Ahmed Djoglaf. Ce dernier ne défendait pas les intérêts de l’Afrique, selon M. Mwenda. Les pays en développement, dont l’Afrique du Sud, représentés dans le Groupe 77 + Chine, ainsi que le groupe des négociateurs africains et celui des pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, ont trouvé le texte de Bonn pas équilibré et surtout assez éloigné de leur point de vue. Des embûches, toujours des embûches Quelques mois plus tard, à Paris, c’est bis repetita, à l’exception de la demande de retrait du coprésident par la société civile africaine. Le chemin est donc toujours semé d’embûches et, plus que jamais, trouver un terrain d’entente pour les 195 pays n’est pas une mince affaire. « Le texte est toujours long et ne souligne pas assez les enjeux : l’ambition pour atteindre les 1,5 degré, la transparence, l’accès à la finance climatique et  le nouveau mécanisme de pertes et préjudices dans l’accord »,  explique Giza Gaspar Martin, de l’Angola, actuel président du groupe des pays les moins avancés. Pendant une semaine les négociateurs du monde entier se sont penchés sur le texte de Bonn que les négociateurs des pays en voie de développement ont jugé long. De fait, après coup, le projet d’ accord est passé de 50 pages à 38. Il a été présenté par les deux coprésidents et remis ce samedi à Laurent Fabius, président de la COP. Les négociations vont se poursuivre cette semaine, en vue d’obtenir un accord contraignant. « L’accord que nous sommes en train de négocier aura une partie contraignante et une autre partie non contraignante. La partie contraignante devrait concerner la mobilisation des ressources par les pays développés, l’ambition, le transfert des technologies, la transparence et les ressources innovantes », précise Youssouf Hamadi, négociateur des Comores, pays africain appartenant à la fois au groupe Afrique, celui des petits États insulaires en développement, des pays les moins avancés (PMA), au Groupe 77 + la Chine, et à la Ligue arabe. Les conditions économiques doivent être exclues du processus...

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Victoria Falls- Face à la chaleur- Experts
Nov19

Victoria Falls- Face à la chaleur- Experts

Par Houmi Ahamed-Mikidache La cinquième conférence sur les changements climatiques et le développement en Afrique a été l’occasion de réfléchir sur les résultats obtenus lors des dernières négociations de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ( CCNUCC). Pour ,Landry Ndriko Mayigane, médecin, 34 ans, ce type de conférence permet aux africains de se préparer aux négociations de la CCNUCC. C’est aussi un moyen pour les jeunes africains de  partager leurs expériences. Pendant trois jours, experts de tout bord, ont revisité l’article 2 de la CCNUCC qui revient sur la stabilisation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la fixation d’un délai qui permettrait l’adaptation aux changements climatiques et la nécessité d’un développement durable. A Victoria, il fait chaud, très chaud. Pour lutter contre la chaleur intense, Margareth Kolli, 29, Kenyane, conseillère pour ONU Habitat à Nairobi, la solution viendrait de l’architecture et des connaissances traditionnelles. Du 30 Novembre au 11 décembre prochain, 196 parties se réuniront à Paris lors de la COP21, Margareth Kolli, Landry Ndriko Mayigane et d’autres jeunes essayeront de faire entendre leur voix d’experts....

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La jeunesse de la RDC prête pour l’Economie Verte- Interview
Nov19

La jeunesse de la RDC prête pour l’Economie Verte- Interview

Par Houmi Ahamed-Mikidache A Victoria Falls,  au Zimbabwe,  lors de la cinquième conférence annuelle sur les changements climatiques et le développement en Afrique (CCDA-V), la jeunesse africaine a montré ses compétences et sa disponibilité. A quelques kilomètres des chutes de Victoria, le Centre sur les politiques climat en Afrique de la CEA a organisé la première conférence sur les changement climatiques au Zimbabwe, avec comme intitulé: “la jeunesse africaine en première ligne pour lutter contre les changement climatiques et l’insécurité alimentaire”. Prince Wilondja, 27 ans,  coordinateur pays de la jeunesse en RDC   revient sur la rôle des jeunes dans le développement de l’Afrique, et il souligne aussi  les deux  soutiens du ministre des sports et de la jeunesse de la Gambie, Alieu K Jammeh  et  de  la directrice du centre sur les politiques climat en Afrique, Dr Fatima Denton. Interview Ecoutez...

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We Need The Animals
Nov16

We Need The Animals

“We do have one Hippo. That is Sebastien. And he is now part of the staff.” Charles Mdefi, born in Masvingo, one of the 8 provinces of Zimbabwe, is working at the 4 star A’Zambezi River Lodge, for two years as a receptionnist. He is experiencing everyday life with the animals in this hotel, located in the river about 5 kms out of the town and 6 kms from the Victoria Falls entrance gate. In this hotel, you can meet Impalas, Warthogs and Hippos. Sebastien is one of them and he is reachable. “If you do have a cellphone number, so if you are serious, if you want to see them, I can ask, Sebastien can you please come over that side,” said Charles Mdefi. But Hippos are not available during the day. “Normally the Hippos stay in the river for quite a long time, because, during the day, they normally stay in the water. Only during the night, they come out from the water. Because of their skins that are very sensitive to the sun,” explained Mdefi. The town of the Victoria Falls, one of the largest waterfall in the world, is facing a long heat and drought period with no rainfall. 36 Degres celcius everyday.  For many years the Falls have seen a significant reduction in the water level. Climate Change is affecting the weather and the people who are living in this town are suffering from it but cannot explain it. It is in this context that the fifth conference on climate change (CCDA-V) was organised recently by the African Climate Policy Centre of  the United Nations Economic Commission For Africa (UNECA), and the government of Zimbabwe in Victoria Falls. In his opening speech, the Vice President of Zimbabwe, Mr Emmerson D. Mnangagwa mentioned the power challenges faced by his country and Zambia related to the lack of water. “Zimbabwe and our Zambia counterparts are grappling with power challenges which have been triggered by reduced rainfall and run off by our major Dam Kariba,” informed the Vice-President of Zimbabwe. For Precious, another receptionnist from A’Zambezi Hotel, and a student in environmental urban safety management, it is important to preserve the falls for the future generation. “For Victoria Falls, we need to not continue building houses in Victoria Falls. We need the animals to stay in Victoria Falls, to not drive them away. So, we have to encourage people to stop poaching and we also have to educate our neighbours to not coming to Zimbabwe for poaching. Because we need the animals. We need them and they need us.” According to a recent report from the World...

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Conference explores increased access to carbon markets for women
Nov05

Conference explores increased access to carbon markets for women

On Friday 16th of October, a few days before the last negotiations in Bonn ahead of COP 21, the French Ministry of foreign affairs and International development organized a conference on women and climate change challenges. This conference which aimed to increase women’s access to carbon market and to take climate action brought together about a hundred participants. Secretary-General of the Francophonie International Organisation, Michael Jean, Chairman of the High Council for equal opportunities for women and men, Danielle Bousquet, and Director of the Special Initiatives Division of the United Nations Economic Commission for Africa, Dr Fatima Denton were among participants. Mrs Denton who is also in charge of the African Climate Policy Centre (ACPC) of UNECA gave her view on how women can have access to finance with regards to the carbon market.       Carbon-Market-Opportunities.mp3 Source: Climate...

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