Le One Planet Summit se réunira à Nairobi
Fév11

Le One Planet Summit se réunira à Nairobi

Le One Planet Summit se réunira  à Nairobi   La troisième édition du One Planet Summit aura lieu à Nairobi au Kenya le 14 mars prochain. Son objectif: poursuivre l’accélération de la mise en oeuvre de l’Accord de Paris. Explications. Par la rédaction Les engagements Le 14 Mars prochain aura lieu la troisième édition du One Planet Summit à Nairobi au Kenya. L’Afrique n’émet que 4% de gaz à effet de serre, mais elle est pourtant en première ligne des conséquences du réchauffement planétaire. Cette troisième édition permettra d’accélérer la mise en oeuvre de l’accord de Paris, tant sur le plan économique qu’écologique. Lors de la seconde édition du One Planet Summit au mois de Septembre 2018, l’Espagne a annoncé qu’elle rejoindrait la Coalition Neutralité Carbone d’ici 2050. Cette coalition regroupe 19 pays dans le monde voulant  mettre en place des stratégies de long terme pour limiter les émissions de gaz à effet de serre avec pour  ambitions de lier les intérêts économiques aux intérêts écologiques dans le domaine des transports, de l’énergie et de l’utilisation des sols. Au niveau des nouvelles technologies de l’information, le moteur de recherche Google, en collaboration avec Bloomberg Philanthropies et le Global Convenant of Mayors établiera un programme de recherche qui fournira à près de 10 000 villes du monde des données en ligne pour  aider à créer et à mettre en oeuvre d’ambitieux plans d’action. De fait, Google développera des outils et des connaissances permettant aux villes d’accéder à des informations sur des domaines tels que les transports, les bâtiments, la qualité de l’air. Quant au Global Convenant of Mayors, il établira un programme de recherche et d’innovation pour les villes appelées ” Innovate4Cities”.  Son action: développer un soutien local pour engager des actions de lutte contre le réchauffement climatique. Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à investir 1 milliard de dollars pour accélérer le déploiement de batteries de stockage de l’énergie dans les pays en développement. L’initiative devrait mobiliser 4 milliards de dollars supplémentaires de financements à taux préférentiels et d’investissements privés et devrait se traduire par une nouvelle capacité de stockage de 17,5 GWh d’ici 2025 – plus du triple des 4-5 GWh actuellement installés dans tous les pays en développement. Sa finalité: catalyser de nouveaux marchés pour le déploiement de batteries destinés à des réseaux énergétiques avancés afin d’aider les pays en développement à élargir leur accès à l’électricité, améliorer la résilience des réseaux et passer à une nouvelle génération de technologie énergétique. A la demande du Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, le président de la République Française, Emmanuel Macron et le Premier ministre de Jamaïque Andrew Holness sont  les chefs de file sur la finance...

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L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles
Juil21

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles   Les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien, formés récemment  sur les questions d’énergie, dans le cadre du programme COI-ENERGIES sont dorénavant en mesure de mieux élaborer, dans leur pays respectif,  un cadre réglementaire favorisant la production d’électricité d’origine renouvelable, aussi bien dans le secteur privé que dans  le secteur public, d’après un communiqué récent publié par la Commission de l’Océan Indien ( COI). Mais tout dépend de la volonté politique  et des paramètres spécifiques aux îles. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   L’intégration des énergies propres dans la  stratégie politique « Les Etats membres de la COI sont à des stades de développement très différents : les problématiques [liées à l’énergie] ne sont pas les mêmes entre les Seychelles et Madagascar et les réponses à apporter sont de différents ordres »  a déclaré Hamada Madi, Secrétaire général de la COI.Pour Jean Michel Glachant, professeur d’économie  à la Sorbonne et directeur de l’Ecole de régulation de Florence, « les îles-Etats ne peuvent pas compter sur l’appui de leurs voisins en matière énergétique, et ne peuvent donc pas combiner au mieux leurs points forts et leurs points faibles. ». Les raisons : les îles ont une petite superficie et le réseau n’est pas stable.  « L’Indianocéanie est faite d’îles avec une plus faible stabilité énergétique et des ressources limitées. Il faut donc mettre en place des solutions adaptées, » précise-t-il. Dépendant à 80% d’énergies fossiles importées, les pays de l’Indianocéanie possèdent pourtant un fort potentiel de développement des énergies renouvelables, mais insuffisamment exploité, estime la Commission de l’Océan Indien . Ce  secteur, selon la COI,  peut très concrètement contribuer à la croissance, à l’emploi, à l’innovation ou encore à l’atténuation des effets du changement climatique. Pour la Commission de l’Océan Indien,  la diffusion de bonnes pratiques d’efficacité énergétique pourrait apporter une réponse globale à l’enjeu énergétique. D’après la COI, ses Etats Membres   ne sont pas au même stade concernant la politique et la stratégie énergétiques, ainsi que sur le cadre dans lequel le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Quelques exemples : Aux Comores La récente  réforme du secteur de l’énergie par  l’Union des Comores met en exergue la volonté du gouvernement  de faire de la gestion de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, une composante importante d’une nouvelle politique énergétique. Plusieurs études financées par des institutions internationales évoquent l’utilisation de la géothermie en Grande Comore et l’hydraulique à Mohéli et Anjouan. Quant au solaire et la biomasse, les études sont toujours en cours. La Réunion ( France) D’après le professeur Glachan,  La Réunion  teste un dispositif de batterie de 1Megawatt se substituant à la consommation...

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France-Transition Ecologique: “Nous avons besoin de centre d’excellence”- Nicolas Goldberg
Juil13

France-Transition Ecologique: “Nous avons besoin de centre d’excellence”- Nicolas Goldberg

France-Transition Ecologique: “Nous avons besoin de centre d’excellence”- Nicolas Goldberg Spécialiste de questions de politiques énergétiques ( renouvelables et nucléaire) depuis une dizaine d’années et manager au sein du Cabinet Colombus Consulting, Nicolas Goldberg, réagit à l’annonce récente du ministre  de la transition écologique, Nicolas Hulot, de fermer jusqu’à 17 réacteurs nucléaires d’ici la fin du quinquennat du président  Emmanuel Macron. Entretien. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com : Que pensez-vous de l’annonce du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, de fermeture de 17 réacteurs nucléaires  d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron ? Nicolas Goldberg : Il s’agit d’une annonce qui stipule que la fermeture ira jusqu’à 17 réacteurs nucléaires. Le ministre apparemment s’est appuyé sur un rapport de la cour des comptes qui estime que la fermeture de 17 réacteurs nucléaires est nécessaire pour atteindre 50% de  nucléaire en 2025. Mais, ce n’est pas évident. Pour tenir cet objectif pris par Emmanuel Macron, il va falloir se donner les moyens d’y parvenir. 17 réacteurs, c’est beaucoup, c’est un quart de la puissance installée. En terme de production,  qui va prendre le relai de la production ? La fermeture de 17 réacteurs va entraîner la perte de nombreux emplois. Il va falloir construire  l’après nucléaire. C’est un projet sociétal à refonder… Qu’en pensent les entreprises? Les entreprises ont bien compris la sortie du nucléaire. C’est d’ailleurs bien pour ça qu’il y a des entreprises volontaires dans les énergies renouvelables et dans l’éolien. Elles sont parfois plus partisanes d’une sortie  du nucléaire et beaucoup plus progressistes parfois. Les entreprises ont bien saisi l’enjeu, c’est bien pour ça que  EDF a crée EDF énergies renouvelables et que les fournisseurs d’énergie proposent des offres vertes avec de l’éolien ou du solaire ou de l’auto consommation. Et la société civile? Au niveau de la société civile, je pense qu’on pourrait mieux l’impliquer dans le débat. Il y  a des voix qui s’élèvent pour maintenir les emplois face à la mondialisation, d’autres se manifestent contre le nucléaire. Je pense qu’il est nécessaire d’organiser  un grand débat national en exposant vraiment les faits , en ne fermant pas les portes aux différentes solutions. Avez-vous chiffré les besoins financiers de la France pour la fermeture de ces réacteurs nucléaires et pour la création d’emploi ? Cela se chiffre à des centaines de milliards d’euros. Mais ce coût est  un peu traître. La question au départ n’est pas de fermer les réacteurs nucléaires ou de les laisser tel quel ou bien d’en construire  de nouveaux. De toute façon, il y a une transition à opérer, puisque le nouveau nucléaire ne coûte pas nécessairement moins cher que le renouvelable. On...

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Journée Mondiale de l’Environnement : l’humanité se montre solidaire
Juin05

Journée Mondiale de l’Environnement : l’humanité se montre solidaire

Journée Mondiale de l’Environnement : l’humanité se montre solidaire A l’occasion de la journée mondiale de l’Environnement, des milliers de personnes vivant sur les six continents participent à des nettoyages de plages et de parcs. Plus de 30 monuments mythiques s’illuminent en vert pour marquer ainsi l’amour de l’humanité pour la nature. Explications.   Par Houmi Ahamed-Mikidache   Des milliers de personnes vivant sur les six continents participent à des nettoyages de plages et de parcs, les États assurent désormais la protection de 1 600 kilomètres carrés de terres et plus de 30 monuments mythiques s’illuminent en vert prouvant ainsi l’amour de l’humanité pour la nature à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, rapporte le Programme des Nations Unies Pour l’Environnement.  Le Canada, pays hôte de la journée,  organise aujourd’hui de nombreuses célébrations avec pour thème «  rapprocher les gens de la nature ». “Le Canada est fier d’être le pays hôte de la Journée mondiale de l’environnement 2017, qui est également le 150ème anniversaire de la Confédération de notre pays,” affirme Catherine McKenna, la ministre de l’environnement et du changement climatique du Canada.Célébrée le 5 juin chaque année, la Journée mondiale de l’environnement est la journée internationale la plus importante pour encourager des mesures positives en faveur de l’environnement, rappelle le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. “Toute notre vie moderne, avec ses gratte-ciels et ses smartphones, s’appuie sur des systèmes naturels fragiles.” affirme le chef de l’ONU Environnement, Erik Solheim.  Et d’ajouter : “Aujourd’hui, ces fondations sont ébranlées par les changements climatiques liés aux activités humaines, la déforestation et les extinctions d’espèces de masse : aucune technologie même avancée ne pourra nous protéger si nous détruisons et polluons notre élément vital naturel. »  » Le thème choisi, cette année,  souligne les importants bienfaits  de la protection de la  nature :  sécurité alimentaire, l’amélioration de la santé, la fourniture d’eau et  stabilité du climat d’un environnement sain pour l’humanité. Quelques exemples Face à une menace environnementale, croissante et commune, des bénévoles des deux côtés de la frontière américaine et mexicaine se mobilisent pour nettoyer la plage urbaine de Tijuana. A Mumbai, en Inde, des milliers de personnes, anciens participants du grand nettoyage de la plage de Versova, la plus grande plage du monde, célébreront leurs efforts herculéens.  En 18 mois, ils ont retiré 5,5 millions de kilogrammes d’ordures et on transformé la plage en véritable destination touristique.  A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, ils ont planté aujourd’hui 500 palmiers sur la plage. Cette initiative, citée comme  source d’ inspiration  par le Premier Ministre indien, Narendra Modi, va permettre à l’Inde de réviser complètement son système de gestion de déchets. A partir...

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Etats-Unis: Retrait de l’Accord de Paris
Juin05

Etats-Unis: Retrait de l’Accord de Paris

Etats-Unis: Retrait de l’Accord de Paris Par Houmi Ahamed-Mikidache 05-06-2017 Le 1er Juin dernier, le président des Etats-Unis d’Amérique , Donald Trump a annoncé sa décision de se retirer de  l’Accord de Paris. Sans surprise. C’est une de ses promesses électorales. Mais, l’avenir de la planète est-il réellement en péril ?  Analyse Remise en cause L’an dernier, Donald Trump, alors candidat à l’élection présidentielle,  l’a suffisamment martelé : l’une de ses mesures phares sera de se retirer de l’Accord de Paris.Huit mois après l’ élection présidentielle américaine, le candidat devenu président,  a réaffirmé sa volonté de sortir de l’Accord des Nations Unies sur le Climat, adopté à Paris en décembre 2015. Cet accord était déjà entré en vigueur le 4 novembre 2016, pendant l’administration Obama. Deux seuils nécessaires avaient été franchis : celui des 55% des émissions de gaz à effet de serre couvertes par les Parties et celui des 55 pays. Les Etats-Unis et la Chine avaient ratifié au même moment le texte de Paris. Ces deux pays sont les deux plus gros pollueurs de la planète : ils forment ensemble 42% d’émission de gaz à effet de serre. L’annonce récente de Donald Trump remet  en cause  l’engagement  précédent des Etats-Unis. Les contradictions En 2015, les Etats-Unis, deuxième pays le plus pollueur du monde, avaient affirmé vouloir , à travers leur plan d’action national,  réduire leur émission de gaz à effet de serre de 26 à 28% d’ici à 2025. Le président Trump, lui, ne tiendra pas compte de ce plan d’action national. Pour le président américain, son pays est le  plus propre et  plus respectueux de la planète ». Une intox. Dans le même ordre d’idée, son ministre des Affaires Etrangères, Rex Tillerson, qui n’était pas présent, à la maison blanche, lors de la déclaration du président Trump, a affirmé, lors d’une conférence de presse,  la volonté américaine de continuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en précisant que l’Accord de Paris n’avait eu aucun impact sur la décarbonisation américaine perçue par des observateurs depuis quelques années. La volonté de l’américaine affichée, appuyées par de nombreuses contradictions est-elle réellement compatible avec une réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Les observateurs en doute. Pour la première fois, les Etats-Unis n’ont pas de conseiller scientifique. Le président Trump est entouré de climatosceptiques, avec en tête de liste, le directeur de l’Agence Américaine de l’Environnement, Scott Pruitt, l’un des principaux artisans de la volonté américaine de retrait de l’accord de Paris. Quid du Fonds Vert pour le Climat Dans son allocution du 1er juin, le président Trump a réitéré sa promesse de campagne de supprimer le financement...

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