La finance climatique: Fondamentale pour la COP 22
Oct14

La finance climatique: Fondamentale pour la COP 22

La finance climatique: Fondamentale pour la COP 22 Par Houmi Ahamed-Mikidache Accord de Paris « Je veux que la question de la mise en place des financements soit réglée  avant  l’ouverture de la COP 22 ». Pas facile. Mais c’est le souhait exprimé par la présidente de la COP 21, et la ministre française de l’environnement,  Ségolène Royale, il y a une semaine, lors d’une conférence de presse sur l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. L’accord de Paris entrera en vigueur  le 4 novembre prochain. Les deux seuils nécessaires ont été franchis :  celui des 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre couvertes par les Parties et celui des 55 pays. « Si nous avons pu passer les seuils requis si rapidement, c’est parce que les plus importants émetteurs de la planète, notamment les États-Unis, la Chine, l’Inde ainsi qu’un certain nombre d’États membres de l’UE, ont reconnu le besoin de prolonger l’élan de Paris en se rassemblant pour mettre en vigueur cet accord le plus tôt possible, » explique le Secrétaire d’Etat John Kerry récemment, dans un communiqué. Les défis Mais plusieurs problématiques demeurent : atteindre les 1,5% d’ici 2100 n’est pas si simple. Les plans nationaux  sont loin du compte, ils atteignent   3% et le  financement climat reste une énigme, pour de nombreux experts. L’accord de Paris prévoit une révision, tous les cinq ans, des plans nationaux. Pour le financement climat, c’est différent. Plusieurs mécanismes de financements existent mais atteignent difficilement les pays en voie de développement, surtout en Afrique. En 2009, lors de la conférence des Parties à Copenhague,  un financement de 100 000 milliards de dollars par an, destiné aux pays en développement,  à partir de 2020 avait été annoncé. Un des canaux principaux de ce financement est le fonds vert de l’ONU. Or, à ce jour, ce fonds n’est doté que de plus de 10 milliards de dollars américains. Toutefois, la ministre française l’assure, «  le fonds verts va être  boosté ».  Ce sont ses mots. Le Fonds Vert «  Le Fonds Vert pour le Climat des Nations Unis  dispose de  10 milliards dollars, ce qui est plus qu’assez pour conduire un vrai changement : c’est un signe positif, »  précise dans une récente interview,  Paul Steele,  chef économiste de  l’ Institut International pour l’Environnement et le Développement . Pour l’IIED, le procédé d’accréditation doit changer. Le conseil d’administration du fonds vert devrait accepter l’accréditation des gouvernements locaux plutôt que les agences multilatérales. « Cela permettrait d’atteindre plus facilement les nécessiteux, » fait remarquer l’économiste de l’IIED. Une des recommandations publique  de L’IIED auprès du  Fonds Vert  est la demande d’’accréditation des ministères des gouvernements locaux de la Tanzanie et du Mali...

Read More
COP 22-ONU- Assemblée Générale : leadership marocain
Sep27

COP 22-ONU- Assemblée Générale : leadership marocain

COP 22- ONU-Assemblée Générale  : leadership marocain En marge de la soixante et onzième Assemblée Générale de l’ONU, nombreux événements ont été consacrés à la finance climatique. Suprise: l’entrée en vigueur de l’accord de Paris pourrait intervenir rapidement. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache Accord de Paris : Ratification A New York, en marge de la 71 ème Assemblée Générale des Nations Unies, trente pays ont déposé leurs instruments de ratification. A ce jour, 60 pays ont ratifié l’accord de Paris dont le Maroc, pays hôte de la COP 22. Cela représente 47,5 des émissions de Gaz à Effet de Serre ( GES). Plus que 7,5 % d’émissions à rassembler pour franchir le seuil requis soit 55%. Plusieurs pays ont annoncé  leur volonté de ratifier le texte rapidement . L’Inde, troisième plus gros émetteur de GES devrait ratifier l’accord le 2 Octobre prochain. La Chine et les Etats Unis ont ratifié le texte de Paris au début de ce mois. (Regardez le reportage d’Hippolyte  Agossou) Energie : Afrique/PMA Une liste de 240 projets d’accès aux énergies renouvelables en Afrique a été présentée sous forme de rapport par Ségolène Royale, présidente de la COP 21, lors d’une réunion de chefs d’Etat africains sur l’initiative africaine pour les énergies renouvelables. Présences remarquées : François Hollande, président de la France et Salaheddine Mezouar ,Ministre des Affaires Etrangères du Maroc et président de la COP 22. Lancée en marge de la COP 21 l’an dernier, cette initiative a pour ambition de permettre à l’Afrique d’atteindre 10 gigawatt d’énergies renouvelables en 2020 et 300 gigawatt en 2030. D’après le rapport, les 240 projets représentent une capacité renouvelable de plus de 45 GW, avec notamment 13 projets de géothermie, 58 projets d’hydroélectricité, 62 projets solaires ; 16 projets éoliens ; 35 projets combinant plusieurs technologies ; 4 stratégies nationales (solaire et éolien). 10 milliards de dollars ont été mobilisés par les bailleurs (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Etats-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, Union européenne, Suède, Pays-Bas) sous forme de promesse au mois de décembre dernier. D’après la présidence de la COP 21, un financement de 4,5 milliards d’euros a permis l’installation de 5,7 GW d’énergies renouvelables, en quelques mois. Le rapport énumère 10 recommandations pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables sur le continent : 1. Identifier une liste de projets prioritaires à mettre en œuvre d’ici 2020, et des projets à démarrer avant et pendant la COP22. 2. Rassembler les partenaires autour de chaque projet pour diviser les responsabilités. 3. Initier un dialogue sur l’initiative et les projets avec le secteur privé. 4. Renforcer la citoyenneté participative en matière d’énergie. 5. Impliquer les femmes africaines dans les énergies...

Read More