One Planet Summit : Les 12 engagements internationaux et français à suivre

One Planet Summit : Les 12 engagements  internationaux et français à suivre

Moïse JOVENEL, Président de la République d’Haïti- Crédit photo: Issa Garba

Au bout d’une longue journée, marquée par la tenue de différentes panels autour du financement climat, et imprégnée notamment par une très forte présence de collégiens français ( 251), le président de la République, Emmanuel Macron, accompagné par Jim Yong Kim, président de la Banque Mondiale et le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guttierez, a décliné  les 12 engagements des différents acteurs présents pendant le One Planet Summit. Une plateforme de suivi devrait être mise en place à la fin de l’année et un rendez-vous  devrait avoir lieu annuellement pour le faire le point sur les différentes avancées.  Era Environnement décrypte pour vous ces engagements . Analyse.

Par Houmi Ahamed-Mikidache

Premier Engagement: Aider les Petits Etats Insulaires en Développement

Face aux dernières catastrophes naturelles dans les Caraïbes, un fonds public-privé vient d’être crée : le climate Smart Zone.  Le Climat Smart Zone est le fruit d’une vision partagée entre différents acteurs notamment  au niveau régional et international.  Ainsi,  11 pays de la Caricom, Caribbean Community en anglais, ont décidé de former un partenariat avec des organisations internationales et régionales, des entreprises et des fondations, pour mettre en œuvre catalyser les investissements bas carbones dans les domaines prioritaires des réseaux énergétiques et des infrastructures dans les cinq prochaines années. De fait, de nouveaux instruments et véhicules financiers seront déployés pour soutenir cette ambition : plus de 3Mds de dollars sont d’ores et déjà mobilisés. Le processus de reconstruction dans les Antilles (SaintMartin) s’intégrera dans cette initiative  avec une nouvelle ligne de financement pour l’adaptation au changement climatique.

Protocole d’entente Crédit photo: Issa Garba

En parallèle du One Planet Summit, un protocole d’entente a été signé entre le Niger, les Comores et la Tunisie, l’île Maurice et  l’Agence Française de Développement.  Ces pays bénéficient depuis quelques mois d’une assistance technique plus connue sous le nom de  facilité d’ « Adapt’Action ». Mais,  au total, l’Agence Française de Développement va assister  15 pays vulnérables aux changements climatiques pour un coût de 30 millions d’euros. L’élément central de cet accompagnement est    l’adaptation aux changements climatiques. Les 15 pays bénéficiaires sont situés en Afrique, dans le Pacifique, les Caraïbes et l’Océan Indien. . « Cette facilité a démarré juste avant l’été et on est encore dans une phase d’identification des besoins : c’est une facilité qui fait suite au soutien de l’AFD et d’expertise France dans l’élaboration des plans nationaux présentés en amont de la COP 21, » précise Julie Gonnet, experte de l’AFD, en charge de la facilité Adapt’Action.

Selon Julie Gonnet, trois composantes caractérisent cet accompagnement : l’appui à la structuration d’une gouvernance climat, un acte directement mis en œuvre par Expertise France*, et deux autres axes directement mis en œuvre par l’Agence Française de Développement, le travail sur les politiques publiques d’intégration de la question d’adaptation aux changements climatiques et l’assistance technique et le renforcement des capacités aux différents pays bénéficiaires de la facilité d’Adapt’Action.Changement d’approche :  l’Agence France Presse ne finance pas cette fois-ci les projets, mais préfère financer des prestations de formation internes.

«Il y a beaucoup d’argent disponible, mais c’est difficile de monter des projets, et nous allons appuyer les pays à monter des programmes climat structurants pour les aider à aller jusqu’à obtenir des financements climat tels que le  fonds vert, » explique l’experte française. A ce jour 5 pays sur 15 ont signé ce protocole d’entente : Saint Domingue, le Niger, la Tunisie, les Comores, et l’île Maurice.

Informations complémentaires:

*L’Agence Française de Développement est accréditée au fonds vert depuis Juillet 2015. Elle a soumis deux projets au fonds vert des Nations Unies pour le Climat : un au Maroc pour le développement d’un système d’irrigation dans le sud est du Maroc et un autre au Sénégal pour l’intégration de la gestion des inondations urbaines.

*Expertise France est  une agence créée en janvier 2015 avec à l’origine 14 personnes travaillant sur les questions de développement durable. Leurs sujets d’action :  énergie, transport et Partenariat-Public-Privé.  Expertise France est issue de la fusion de 6 opérateurs ministériels de coopération, dans différents secteurs, le ministère des finances, et du développement durable, celui des Affaires Etrangère et de la Santé et couvre 7 domaines d’intervention,  avec pour vocation d’appuyer les  pays du sud et les pays émergents

La France s’engage à verser  un financement de 1,5 millions d’euros par an en 2020 pour l’adaptation au dérèglement climatique dans les pays en développement.L’Agence Française de développement s’engage à financer l’adaptation aux changements climatiques dans les petits états insulaires du pacifique.

Deuxième engagement : Protéger les terres et les Ressources en Eau face aux effets du dérèglement climatique

Un financement de 300 millions de dollars américains a été annoncé  pour activer le Land degradation Neutrality fund, le Fonds de lutte contre la dégradation des terres et la désertification.  La France, le Canada et d’autres partenaires ont  annoncé des financements pour enclencher l’action du Land dégradation Neutrality Fund destiné à lutter contre la dégradation des terres. Objectif : accélérer la mobilisation et les actions concrètes pour atteindre la neutralité de dégradation des terres d’ici à 2030 (cible 15.3 des Objectifs de Développement Durable).

A quoi correspond l’indice de neutralité ?

L’indice de neutralité correspond à la différence entre les terres préservées par l’action internationale et les surfaces affectées directement par le changement climatique. Autre mesure de protection de l’eau : le lancement du Tropical Landscape Financing Facility, le Programme de financement des zones tropicales) Un accord est signé entre plusieurs institutions  notamment par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), et le World Agroforesterie Center (ICRAF)  , la BNP, et ADM Capital, ainsi que d’autres acteurs, pour lever des fonds privés en vue de financer la croissance verte et durable dans les pays en développement. Ambition :  mobiliser d’ici 2025 10Millions de dollars pour financer des projets ayant un impact environnemental et social significatif dans les pays les plus vulnérables.  650 millions de  dollars vont ainsi être dédiés au monde agricole pour  s’adapter au changement climatique. Contributeurs de ce projet : la Fondation Bill and Melinda Gates, la Commission européenne et plusieurs  pays dont la France. Ces contributeurs vont initier  un programme de financement de 650 millions  de dollars pour accélérer le transfert de l’innovation agronomique sur le terrain, notamment dans les pays en développement.

Comme les transferts des technologies  sont essentiels, mais que les différents processus tardent à être mis en place, la France et ses partenaires vont participer à la mise en oeuvre de la phase pilote à hauteur de 5 millions d’euros. De  fait, une plateforme de financement de 100 projets « Eau et Climat » pour l’Afrique va être créée. Pourquoi l’Afrique?  A titre de rappel, l’Afrique est l’un des continents les plus vulnérables aux changements climatiques et n’émet pratiquement pas de gaz à effet de serre  à l’exception de certains pays comme l’Afrique du Sud. De fait, deux banques de développement, 5 alliances représentant plus de 450 signataires issus de 94 pays, et 47 entreprises s’engagent à  créer cette  plateforme d’incubation de projets, avec l’objectif de faire naître et de financer 100 projets en Afrique sur les 5 prochaines années, dans les domaines de l’eau et des changements climatiques.

Quelle est la mission principale de cette plateforme ?

Cette plateforme va mettre en relation les bailleurs et les acteurs de terrain, avec un montant initial de 20 millions d’euros pour les cinq années  à venir. L’incubateur soutiendra des projets à différentes échelles, originaires de municipalités à de petits projets locaux. La dynamique de mobilisation sera poursuivie dans le cadre du Forum mondial de l’eau prévu à Brasilia en mars 2018 et la réunion sur l’Objectif du  développement Durable Eau à New York au mois de juillet 2018.

 

Troisième engagement : Mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat

Un programme de bourse pour jeunes chercheurs, le One Planet Laureates,  destiné aux jeunes chercheurs va être prochainement financé à hauteur de 15 millions de dollars sur 5 ans,  par la Fondation Bill Gates et la fondation BNP Paribas. Cela permettra l’accueil  de jeunes chercheurs de pays émergents ou en développement dans des laboratoires internationaux.

Comment seront identifiés ces chercheurs ? L’identification de ces chercheurs s’appuiera sur les compétences d’Agropolis Fondation, la fondation de coopération scientifique basée à Montpellier. Autre point important : le lancement d’un «  Service de Solidarité européen» pour le climat, doté de 40 Million d’euros financé par la Commission européenne. Sa  mission : encourager de jeunes volontaires européens à participer à des projets liés à l’action climatique en Europe et à l’international.

Quatrième engagement : Marchés Publics et Accès des Collectivités aux Financements Climat

Les villes pourront bientôt avoir accès aux financements Climat à travers le  « Global Urbis »,  un cadre commun pour simplifier leur accès aux financements. Impulsé par  la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement ( BERD), le Global Covenant of Mayors, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement, cet engagement permettra aux villes et aux régions européennes et du bassin méditerranéen d’accéder plus facilement à des fonds publics et privés pour mettre en œuvre leur plan Climat et accélérer ainsi leur transformation vers des villes durables. Autre initiative mondiale : Des villes et des régions vont bientôt lancer des marches publics “propres” :  Le C40, réseau des 90 métropoles, le Global Covenant of Mayors, Cités et Gouvernements Locaux Unis et le Conseil international pour les initiatives écologiques locales (ICLEI) s’allient pour lancer des commandes publiques vertes (infrastructures durables, mobilité verte, logement zéro émission, efficacité énergétique, etc.), dans un cadre concerté pour accélérer la transition vers une économie décarbonée.

 Cinquième engagement : objectif zéro émission

Cet engagement fait référence à une action présentée lors de la 23ème conférence des Nations Unies sur les Changements climatiques : l’initiative objectif zéro émission. Cette dernière  est menée par les îles Marshall, la Nouvelle Zélande et s’élargit aujourd’hui à 33 nouveaux acteurs :  pays, régions et entreprises. L’ensemble de ces acteurs s’engagent à publier dès 2018 et au plus tard en 2020, une trajectoire « neutralité carbone » à l’horizon 2050. Autre action qui ambitionne d’être transparente et efficace : le Paris Collaborative on Green Budgeting.  Les pays membres de l’OCDE présenteront présentation des budgets de l’ensemble de leur pays membres. De fait, l’OCDE devra désormais apparaitre clairement la dimension écologique et climatique sous toutes ses formes (dépenses publiques orientées vers la transition écologique, fiscalité propre, obligations vertes, etc.). Ce nouveau cadre de présentation budgétaire sera lancé par un groupe de pays pilotes dont la France, la Suède, le Mexique et le Canada. Il va y avoir aussi la création d’un Observatoire Spatial du Climat.  A l’initiative du CNES, un Observatoire spatial du Climat est créé afin de mettre à disposition des Etats et de la communauté scientifique toutes les données spatiales utiles à la surveillance de l’état de santé de notre planète. Cette initiative est soutenue par la totalité des agences spatiales européennes, ainsi que par la Chine, l’Inde, la Russie, le Mexique, le Maroc, les Emirats Arabes Unis et d’autres pays. L’interopérabilité des données spatiales d’observation sera un pas en avant significatif pour l’observation du système Terre.

Sixième engagement : Révolutions sectorielles vers une économie décarbonnée

Ce sixième engagement reprend l’annonce d’une coalition pendant la COP 23 : la Coalition Powering past coal. Lancée par le Royaume-Uni  et le Canada, cette coalition rassemble un large éventail d’entreprises, d’organisations et de gouvernements, unis pour accélérer la transition de l’énergie carbonée vers les énergies renouvelables. Cette coalition s’engage à accélérer l’élimination des centrales au charbon traditionnelles, de façon durable, économique et inclusive. Un moratoire  sera imposé à toute nouvelle centrale au charbon traditionnelle sans dispositif de captage et de stockage du carbone. La France s’engage à cesser toute  production d’électricité à partir du charbon d’ici à 2022. Autre initiative : le lancement d’un fonds de reconversion de la Commission européenne pour les régions intensives en charbon. L’économie décarbonée passe notamment par l’ Alliance solaire internationale. Annoncée pendant la COP 21, l’Alliance Solaire internationale se donne pour objectif de mobiliser 1000 milliards de dollars d’ici à 2030, auprès d’investisseurs publics et privés. Cette initiative est entrée en vigueur en décembre 2017. Sur les 121 pays situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne qu’elle vise à regrouper, 46 ont signé l’accord-cadre, dont 19 qui l’ont déjà ratifié. Cette alliance est née d’un constat : le solaire est l’une des énergies renouvelables les plus abondantes dans des régions du monde qui ne disposent pas toujours des technologies, des financements ou de l’expertise pour l’exploiter à son maximum.

Septième engagement : Des transports sans pollution

Coalition pour les transports décarbonnés Les transports représentent environ 15% des émissions anthropiques mondiales de CO2. Face à l’urgence de s’engager pour une transformation profonde de la mobilité, huit pays dont le Portugal, les Pays-Bas, le Costa Rica et la France, avec l’appui des acteurs de la plateforme PPMC (Paris Process on Mobility and Climate), créent une alliance pour travailler ensemble à des feuilles de route de décarbonisation des transports et pour accroitre les investissements dans les transports propres. Des entreprises dans le domaine de la mobilité, comme Michelin ou Alstom, adhèrent à cette alliance, de même que des villes ou régions du monde (Etat du Colorado, ville de Paris…). 34 pays s’engagent  pour la réduction des émissions du transport maritime.  Tony de Brum ,  l’homme politique des îles Marshall,  crée un nouveau partenariat de 34 pays autour de l’Office Maritime International pour plafonner les émissions de CO2 liées aux transports maritimes. Celles-ci représentent aujourd’hui 3% des émissions mondiales de CO2 mais pourraient augmenter, en l’absence d’actions ciblées, de 250% d’ici 2050. De quoi s’agit-il ? Cette initiative issue d’une coalition de plaidoyer va intégrer le calcul des émissions de transport maritime dans les contributions nationales de l’Accord de Paris. Autre mesure : le Partenariat de 8 régions de l’ouest Américain en faveur des véhicules électriques Ce partenariat pour le plan régional de développement des véhicules électriques dans l’Ouest Américain rassemble 8 États fédérés : Arizona, Colorado, Idaho, Montana, Nevada, Nouveau Mexique, Utah et Wyoming. Il a pour but le partage de bonnes pratiques et le développement d’un réseau commun de stations de recharge permettant les déplacements en véhicules électriques d’un Etat à un autre.

Huitième engagement : vers un prix du carbone compatible avec l’Accord de Paris

Plusieurs pays se sont prononcés  pour  prix du carbone européen plus significatif.  Les Ministres de l’environnement et du climat de France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas saluent le récent accord au niveau du Conseil sur la réforme du marché d’échange de permis d’émission européen, qui devrait entraîner un relèvement du prix du carbone, mais jugent néanmoins que des réformes supplémentaires seraient nécessaires au niveau européen pour inciter les investisseurs et les entreprises à développer des modèles économiques compatibles avec un scenario de limitation à 2 degrés du réchauffement climatique. En conséquence, ils s’engagent à examiner la mise en place d’un prix du carbone significatif, voire, pour certains, à le mettre en place, dans les secteurs pertinents.

Faits nouveaux : le prix du carbone pour les Amériques. Le Mexique lance un marché de quotas d’émissions carbone qui a pour ambition d’être connecté avec les différents marchés carbone existants en Amérique du Nord (Californie, Québec, Ontario). Le lancement de ce marché s’inscrit dans une dynamique de renforcement des instruments de tarification du carbone et d’articulation des marchés carbone régionaux. La Chine, elle, annonce la consolidation de son marché carbone,  mais des détails restent à être précisés. Les entreprises, elles aussi, sont favorables  à la fixation d’un prix du carbone menée par la coalition du prix du carbone initiée pendant la COP 21. La coalition de plus de 40 entreprises appellent à un prix du carbone aligné avec les objectifs de l’Accord de Paris, conformément aux recommandations de la commission Stern-Stiglitz. Réunis, toutes ces mesures et annonces devraient nourrir une dynamique utile pour accompagner la réforme en cours du marché carbone européen.

Neuvième engagement : les actions des banques centrales et entreprises

Cet engagement se caractérise notamment par le lancement du réseau finance verte des banques centrales et autorités des marchés financiers.  Ce nouveau réseau est centralisé autour de plusieurs banques dont la Banque de France, la Banque d’Angleterre, les banques centrales du Mexique, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de Singapour et de la Chine. Il doit permettre d’accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des marchés secondaires (banques commerciales) pour promouvoir un développement ordonné de la finance verte. Les travaux débuteront dès 2018, une conférence internationale à ce propos se tiendra à Amsterdam en avril 2018.

Dixième engagement : mobilisation internationale des banques de développement

Dans le cadre du One Planet Summit, un accord a été signé entre 23 banques de développement nationales et régionales, issues du réseau IDFC (Chine, Allemagne, Brésil, Suède, Canada, France, etc.) – et les banques multilatérales de développement pour augmenter les financements dédiés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces montants s’élèveront à plus de 200 milliards de dollars de prêts destinés aux pays émergents et en développement.

Onzième engagement :  Les fonds souverains s’engagent

One Planet Sovereign Wealth Funds Les fonds souverains détiennent des actifs dont l’encours pourrait atteindre plus de 15 000 milliards de dollars d’ici 2020. À l’initiative du Président de la République française, la Norvège, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït et la Nouvelle- Zélande lancent une coalition inédite de grands fonds souverains pour flécher des financements vers l’action climatique.Les fonds souverains détiennent des actifs dont l’encours pourrait atteindre plus de 15 000 milliards de dollars d’ici 2020. Le  groupe présidé par la France sera rejoint par d’autres fonds souverains dans les semaines qui viennent. L’initiative sera pilotée par la France et la Norvège.

Douzième engagement : la mobilisation des investisseurs institutionnels

Lancée à l’occasion du One Planet Summit,  la Coalition « Climate Action 100+ » va  inciter  100 entreprises cotées les plus émettrices de gaz à effet de serre,   à présenter une stratégie de réduction de leurs émissions conformes aux objectifs fixés par l’Accord de Paris. L’autre coalition est l’ Energy breakthrough Coalition. Créée lors de la COP21, l’Energy breakthrough coalition  regroupait initialement 10 investisseurs en capital pour investir 200M de dollars dans les technologies de rupture. Lors du One Planet Summit,  cette coalition a permis d’investir jusqu’ à 1 milliards de dollars en capital risque. Grâce à l’effet de levier, ce sont plus de 30 milliards de dollars qui seront investis par 28 investisseurs en capital d’ici 2021, dans les technologies pour la planète (énergies renouvelables, stockage d’énergie, efficacité énergétique, etc.). Autre coalition : celle  des philanthropes et fondations pour les financements climat et adaptation. Lors du  One Planet Summit,  une quinzaine de philanthropes ont lancé une task-force de mobilisation de la philanthropie pour contribuer à la mettre en œuvre l’Accord de Paris en partenariat avec les banques de développement et les investisseurs privés. Elle vise la mobilisation de plus de moyens et l’innovation avec de nouveaux mécanismes.

 

Date: 13/12/2017

 

 

 

Author: Houmi

Based in Paris, Houmi Ahamed- Mikidache is the founder and editor in chief of Era Environnement. She manages two teams of journalists based in Africa who write on climate change and sustainable development. She is also a media trainer.

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