Journée internationale de la biodiversité 

 

Par Era Environnement

Alimentation, Agriculture et Forêts

 La journée internationale de la biodiversité est célébrée tous les ans le 22 mai. Mais que  représente cette journée  dans le monde? Des données  issues du récent rapport  de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) rappellent  les différentes problématiques liées à l’alimentation, l’agriculture et les forêts dans le monde. 75 % de l’environnement terrestre ont déjà été ” gravement altérés ” par les activités humaines. Il y a eu une augmentation de 300% de la production agricole depuis 1970, pourtant 11% de la population mondiale est sous-alimentée et environ 860 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en Afrique et en Asie seulement.

Environ un tiers de la surface terrestre mondiale et 75 % des ressources en eau douce sont consacrées à la production végétale ou animale. De 1980 à 2000, 100 millions d’hectares de forêt tropicale ont été perdus, principalement à cause de l’élevage du bétail en Amérique latine (environ 42 millions d’hectares) et des plantations en Asie du Sud-Est (environ 7,5 millions d’hectares, dont 80% pour l’huile de palme, utilisée principalement pour l’alimentation, les cosmétiques, les produits de nettoyage et les combustibles).

23 % des terres ont vu leur productivité diminuer en raison de la dégradation des terres, ce qui pourrait être atténué si l’on adoptait davantage des pratiques agricoles agroécologiques et restauratrices. Pendant ce temps, 75% des types de cultures vivrières dans le monde dépendent de la pollinisation animale. Le risque: la perte d’ environ 235 à 577 milliards de dollars US par an de la production mondiale de cultures.

Comment réorienter le financement pour une agriculture intelligente?

D’après le rapport de l’IPBES, en 2015, environ 100 milliards de dollars d’aide financière dans les pays de l’OCDE sont allés à l’agriculture qui est selon ces experts potentiellement nuisible pour l’environnement. D’après les auteurs du rapport,  près d’un tiers de la superficie forestière mondiale a été perdu par rapport aux niveaux préindustriels.  Environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues au défrichement, à la production végétale et à la fertilisation, les aliments d’origine animale contribuant pour 75 % à ce chiffre.  5,6 gigatonnes d’émissions de CO2 sont séquestrées dans les écosystèmes marins et terrestres chaque année, ce qui équivaut à 60 % des émissions mondiales de combustibles fossiles.

Paradoxalement, les petites exploitations contribuent au maintien d’une riche biodiversité, tout en contribuant aussi davantage, par hectare, à la production agricole et à l’approvisionnement alimentaire mondial comparées aux grandes exploitations : +/-30 % : la production végétale mondiale et l’approvisionnement alimentaire mondial sont assurés par de petites exploitations agricoles (<2 ha), utilisant +/-25% des terres agricoles.

Analyse de la biodiversité marine

Les écosystèmes d’eau douce sont parmi les plus menacés avec 76% des espèces d’eau douces en voie de disparition selon le chercheur Nick Davidson et 50% des zones humides pourraient être effacées de la carte,  d’après le Rapport Planète Vivante de l’ONG WWF en 2018 . L’Etat des lieux  de la biodiversité aquatique montre une situation sévère, a indiqué le Partenariat français pour l’eau lors de la journée internationale de la biodiversité . Les raisons: le changement d’occupation du sol,  premier facteur direct du déclin de la biodiversité aquatique depuis 1970, suivi des prélèvements des eaux de surface, pollutions et eutrophisation, dérèglement climatique et espèces invasives.

Aux Comores, les scénarii climatiques issus de la seconde communication nationale sur les changements climatiques éditée en 2012, lors de la conférence RIO+20,  prévoient la disparition à terme des plages comoriennes et des tortues marines par la montée de la mer et des érosions liées aux phénomènes climatiques.  D’ici 2050, les mangroves n’existeront pas dans certaines localités. Les Comores sont pourtant classées parmi les zone “hot spots” pour leurs espèces endémiques( faune et flore).

 Quelques Solutions

Le Partenariat français pour l’Eau se positionne pour que la biodiversité aquatique et les solutions fondées sur la Nature soient inscrites dans les priorités des décisions politiques. Comment?  Lors de la COP 23, cette institution a initié la déclaration internationale sur les Solutions fondées sur la Nature pour la Gestion de l’Eau dans le contexte des Changements Climatiques. Il est aussi à l’origine de l’action “Nature4Water, une plateforme en ligne rassemblant une communauté mondiale de signataires de la Déclaration internationale. Autres actions:  Des scientifiques africains regroupés récemment par l’Union Africaine travaillent sur les possibilités de prévention et d’action contre les catastrophes naturelles.

 

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