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COP 22-Niger : Formation radio sur les changements climatiques

 

Samedi 18 juin, le Centre de presse régional de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Niger (ORTN ) de Dosso, à 150 kilomètres à l’est de Niamey, a accueilli une formation des animateurs des radios communautaires des régions de Dosso, Niamey et Tillabéry sur les changements climatiques. Présentation.

Par Kané Ila

De quoi s’agit-il?

Un atelier de formation d’animateurs des radios communautaires a été organisé samedi 18 juin par le Réseau des Journalistes pour un Environnement Sain (RJES) . Cet atelier s’intègre  dans le cadre du projet «Conscientiser les populations rurales du Niger sur les changements climatiques, à travers les radios communautaires», financé par l’Ambassade de France au Niger à travers le Fonds d’Appui à la Société Civile du Sud (FASCS).  Ce projet consiste à outiller les animateurs des radios communautaires sur les questions des changements climatiques pour qu’à leur tour ils puissent sensibiliser les populations rurales sur les effets néfastes de ces changements climatiques et les mesures d’adaptation qu’elles doivent prendre pour y faire face. Des émissions de sensibilisations sont diffusées en différentes langues nationales. Des lexiques seront bientôt mis à la disposition des radios communautaires.

Deux experts du Secrétariat Exécutif du Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD), point focaux nationaux des trois Conventions post Rio, dont celle sur les Changements climatiques, ont encadré la formation à Dosso : M. Gousmane Moussa de la division changements climatiques du CNEDD et Mme Issa Hamsatou Kaïlou, chargée de communication et des relations publiques du CNEDD. Le premier a fait une présentation d’ensemble sur les changements climatiques, tandis que la seconde a axé sa communication sur les techniques d’élaboration des émissions radiophoniques sur les changements climatiques.

Comment le Niger lutte contre les changements climatiques?

Le Niger «n’est pas resté les bras croisés face au phénomène des changements climatiques qui mobilise tous les pays du monde» , a affirmé le Gouverneur de la région de Dosso, M. Abdoulaye Issa, présent à l’ouverture de la formation . Ce pays d’Afrique de l’Ouest, rappelle-t-il, s’est engagé à notamment restaurer les terres agricoles, fixer les dunes, aménager les forêts naturelles et promouvoir la foresterie privée. Des engagements présentés dans le plan d’action national connu sous le nom technique de Contribution prévue déterminée au niveau nationale (CPDN), soumise en amont de la 21ème Conférence des parties (COP) tenue à Paris (France) au mois de décembre dernier.

Toutefois, selon lui, «tous les efforts déjà accomplis et ceux à venir n’auront de véritables impacts que si les populations, spécialement celles vivant en milieu rural et subissant directement les conséquences des changements climatiques, ne prennent véritablement conscience des dangers de ce phénomène». Et d’ajouter tout en félicitant l’initiative du RJES :« «  Vos actions sont porteuses, parce que les radios communautaires sont très proches des populations, parce qu’elles sont non seulement installées dans des villages, mais aussi et surtout parce qu’elles diffusent en langues du terroir».

En quoi consiste le plan d’action national du Niger ?

La feuille de route expliquée dans le plan nation d’action national du Niger s’étend sur la période 2020-2030, pour atteindre l’objectif fixé par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ainsi, elle facilite l’adaptation du pays aux changements climatiques et cible, comme le souligne le gouverneur de Dosso, les secteurs de la foresterie de l’agriculture, et de l’élevage. Elle intègre l’atténuation par l’intégration d’énergie propre. Le Niger, l’un des pays les moins émetteurs d’émission de gaz à effet de serre est donc considéré, selon son plan d’action national, comme un puit d’absorption de carbone. Dans la perspective d’un développement sans utilisation d’énergies fossiles, le Niger, comme tous les pays d’Afrique, faible émetteur de Gaz à  effet de serre (GES), a présenté des actions d’accès à l’électricité : réduction de la demande en bois-énergie par la diffusion de foyers améliorés, usage d’énergies renouvelables. Son objectif d’atténuation : réduire ses émissions de GES de 2,1 tonnes de CO2Eq par habitant, par an , à partir de 2030, en référence au cours normal des affaires. Sous conditions. Le Niger sollicite à la communauté internationale 7,06 milliards de dollars au total pour tous ces engagements. Une partie viendrait du Fonds Verts. Ce pays du Sahel, classé parmi les plus pauvres du monde, ne peut que  s’engager à hauteur de  0,83 milliards de dollars pour atteindre l’objectif en 2030.

 

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