COP 22 Maroc : Atelier francophone sur la finance climatique

COP 22 Maroc : Atelier francophone sur la finance climatique

Le second atelier régional sur la finance climatique pour les pays francophones a lieu à Casablanca au Maroc du 3 au 5 mai. Cet atelier permet aux pays francophones de comprendre  les modalités d’accès aux financements d’adaptation aux changements climatiques. Description.

Par Houmi Ahamed-Mikidache

Le contexte

Organisé par l’Institut de la Francophonie pour le Développement (IFDD) en collaboration avec le fonds d’adaptation, le centre 4C (Climate Change Competences Centre) et l’Agence pour le Développement Agricole (ADA) , le second atelier francophone régional  sur le climat ( après celui de Dakar) permet aux pays de comprendre les modalités d’accès aux financements de projets et de programmes d’adaptation aux effets des changements climatiques au niveau national et local, d’après Arona Soumaré, chargé de programme à l’Institut de la Francophonie pour le développement durable. Cet atelier offre de grandes opportunités pour les pays en développement francophones sur l’accès aux finances publiques des changements climatiques au niveau international, selon M. Soumaré. L’atelier intervient dans le cadre du programme de renforcement des capacités permettant aux pays francophones de respecter leurs engagements vis-à-vis des conventions environnementales de Rio : la convention sur les changements climatiques, la convention sur la diversité biologique et celle sur la lutte contre la désertification. Cet atelier, selon les organisateurs, réaffirme la volonté de la francophonie de rendre accessible l’information en français sur les procédures d’accès au financement du climat.

Son contenu

Le premier jour de l’atelier est consacré à l’accréditation. Les participants sont sensibilisés aux processus d’accréditation de la finance climatique  : normes fiduciaires, environnementales et sociales, soutien à la préparation, succès et défis. Une mise au point de la finance climatique dans les pays francophones est actuellement présentée. Il y a aussi une identification des besoins des pays souhaitant obtenir une accréditation.

Le jour suivant est consacré au développement et à la mise en en œuvre de projet du Fonds d’Adaptation. Cette journée prend en compte la problématique du financement climat et le genre. Les participants discutent des mesures post-accréditation et des meilleurs pratiques dans le développement et la mise en œuvre de projets.

La troisième journée est consacrée à la collaboration multi-intervenants. Des stratégies régionales de mobilisation de la finance climatique dans les pays francophones sont évoquées. D’autres mécanismes internationaux de financement climatique sont analysés. La question du rôle du secteur privé dans la vulgarisation de l’adaptation et le financement fait l’objet de discussions.

logo_IFDDQuels sont les pays concernés  par cet atelier?

Le Bénin, le Burkano Faso, le Cap Vert, le Sénégal, le Togo, le Niger, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, la Tunisie, la République Démocratique du Congo, le Congo, le Gabon, le Rwanda, le Burundi, la Centrafrique, Djibouti, Comores, île Maurice.

A quoi sert  le Fonds d’Adaptation ?

Né sous le protocole de Kyoto en 1997*, le Fonds d’Adaptation a été mis en place pour soutenir les activités, projets et programmes concrets d’adaptation visant à réduire les effets des changements climatiques. Ce fonds fait partie des outils de financement mis à disposition par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Mais les procédures pour obtenir les financement climat dont le Fonds d’adaptation sont jugées lourdes et difficiles d’accès, d’après de nombreux experts. En mai 2014, le Fonds d’adaptation a lancé la phase I de son programme de préparation pour le financement climatique. Afin de discuter des processus d’accès au financement climat, ce fonds à mis en place une série de séminaires et d’ateliers dans le cadre de partenariat et de coopération Sud-Sud.

A quoi sert l’Agence pour le Développement Agricole ( ADA) ?

Accréditée par le Fonds d’adaptation, l’Agence pour le Développement Agricole ( ADA) est une entité de mise en œuvre en charge de la stratégie agricole marocaine du « Plan Maroc Vert ». Ses ambitions : promouvoir la mise en œuvre de projets économiquement viables pour améliorer les revenus des agriculteurs.

Quel est le rôle du Centre 4C (Climate Change Competences Centre) ?

Le Centre 4C (Climate Change Competences Centre) est le centre national marocain sur les changements climatiques . Son rôle : renforcer les capacités et le partage d’informations sur les questions relatives aux changements climatiques, destinés aux différents acteurs (secteurs public et privé, de la recherche et de l’expertise, de la société civile). Le Centre 4 C favorise également la coopération sud-sud, la coopération intra-africaine.

*Le protocole de Kyoto: Protocole d’accord signé en 1997 visant à demander aux pays les plus industrialisés (37 au départ) de s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, ozone…)

Author: Houmi

Based in Paris, Houmi Ahamed- Mikidache is the founder and editor in chief of Era Environnement. She manages two teams of journalists based in Africa who write on climate change and sustainable development. She is also a media trainer.

Share This Post On