COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté
Oct25

COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté

  COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté Le 17 octobre dernier, les Nations Unies  ont célébré la journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Notre correspond Hippolyte Agossou analyse la situation économique et environnementale du Bénin.   Situation D’après la Banque Mondiale,  le Bénin reste un   pays pauvre  malgré des de taux de croissance annuels modérés, situés entre 4 et 5 % depuis deux décennies.  Le taux de pauvreté de ce pays était de 37,5 % en 2006 ; 35,2 % en 2009 ; 36,2 % en 2011 et de 40,1 % en 2015. Les ménages dirigés par des femmes se portent mieux que ceux dirigés par des hommes, même si elles n’ont pas les mêmes opportunités économiques. . Que représente le plan d’action national du Bénin ( présenté à la COP 21) ? Basée sur  ses programmes nationaux de Réduction de la Pauvreté et de Gestion des Changements climatiques , la contribution nationale du Bénin souhaite promouvoir le développement durable et la résilience au changement climatique.  Objectifs du Bénin: limiter la température en dessous de 2°C ,  mettre en application ses projets d’adaptation et d’atténuation,  obtenir un financement, le renforcement des capacités, le transfert des technologies, et bénéficier de la transparence de l’action. Quels sont les ambitions du Bénin ? Pour élaborer tous les programmes et projets présentés dans sa contribution nationale, le Bénin sollicite 30 milliards de dollars. Mais, il se dit prêt à contribuer à hauteur de 2 milliards de dollars, entre 2016 et 2030. Les émissions du Gaz à effet de Serre du Bénin ne s’élevaient qu’à environ 1 tonne de CO2 par habitant en 2000, relève la contribution. Consciente que ses absorptions de Gaz à effet de Serre sont  supérieures aux émissions, le Bénin s’est tout de même   prononcé pour  réduire ses GES  de 120 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les émissions évitées et de 163 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les séquestrations ,  dans les secteurs de productions, de  transport,  de la foresterie, de l’ agriculture et de la consommation d’Energie entre 2020 et 2030. Cela tient aussi compte du programme national de reboisement du pays.  Avec une population de plus de 10 millions d’habitants, l’ancienne République de Danhomè, située en Afrique Occidentale dans le Golfe de Guinée, s’est en effet  fixée plusieurs priorités notamment  la lutte contre la pauvreté, le maintien de la croissance économique élevée et l’intégration de la politique d’environnement dans les stratégies de développement, de ce pays faible émetteur de Gaz à effet de Serre.  Le Bénin souhaite orienter sa politique énergétique dans le secteur des énergies renouvelables pour pallier à l’utilisation massive actuelle du bois et du...

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COP 22- Océans- Togo : Sommet sur la sécurité maritime en Afrique
Oct10

COP 22- Océans- Togo : Sommet sur la sécurité maritime en Afrique

COP 22- Océans- Togo : Sommet sur la sécurité maritime en Afrique   Lomé,  capitale togolaise,  accueille du 10 au 15 Octobre le  Sommet de l’Union Africaine sur  la sûreté, la  sécurité maritime et le développement en Afrique.  A l’initiative du président togolais Faure Gnassingbé, cette rencontre intervient quelques semaines après la réunion ministérielle de l’île Maurice,  sur les économies des océans en Afrique, marquée par la présence du premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou. La rencontre de Lomé poursuit les travaux  des Sommets de Yaoundé  en juin 2013 et des Seychelles en février 2015. A Lomé, les dirigeants africains souhaitent mettre en place une stratégie africaine de protection des mers et des océans. A l’issue du Sommet de Lomé, une charte sécuritaire sera adoptée. Ses ambitions : Sécuriser les zones maritimes africaines et  réduire  les pertes économiques que subit le continent africain,  dans les golfes d’Aden et de Guinée notamment. Ces dernières  sont estimées chaque année  à sept milliards de dollars, un chiffre que le président togolais considère toutefois “en deçà de la réalité”. Quant à la pêche illicite, elle entraine chaque année, une perte de  170 milliards de francs CFA (260 millions d’euros) en Afrique de l’ouest selon le centre d’Etude Stratégique de l’Afrique. Ce sommet, selon les observateurs, devrait  permettre d’accroitre les recettes liées à l’exploitation de la mer (pêche, recherche sous-marine, tourisme, transport maritime) qui rapportaient chaque année 2 500 milliards de dollars dans le monde. Reportage d’Hippolyte Agossou Né à Malanville au Bénin en 1985, Hippolyte AGOSSOU est un  journaliste-géographe, spécialiste des questions d’environnement. Journaliste à E-télé, une chaîne de télévision commerciale du nord Bénin, il est aussi  assistant de recherche au laboratoire d’aménagement des forêts et de biogéographie a l’Université d’Abomey calavi. Hippolyte est basé à Parakou, la plus grande ville du nord du Bénin. L’an dernier, il  a participé au concours de reportage du PNUD Voice2Paris lors de la COP 21. Il bénéficie depuis quelques mois d’une formation à distance, dispensée par Eraenvironnement.com. Born in Malanville in Benin in 1985, Hippolyte Agossou is a journalist geographer, with a specialization in environment. He is working for the Benin commercial  TV E-Tele.  He is a research assistant  at the forest management and biogeography of the University of Abomey Calavi. Hippolyte is based in Parakou, the largest city of northern Benin.  Last year, he took part in the climate change contest reporting Voice2Paris organized by the UNDP  last year ahead of the COP 21. He is one of the online  trainees of...

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COP 22- Les villes et territoires : enjeu de développement durable
Sep07

COP 22- Les villes et territoires : enjeu de développement durable

COP 22- Les villes et territoires : enjeu de développement durable ( Etudes) En 2030, 325 millions de personnes extrêmement  pauvres dans le monde vivront en Afrique subsaharienne et la population africaine sera majoritairement urbaine, selon les prévisions  présentées dans le business plan pour le climat en Afrique de la Banque Mondiale. Les villes auront un rôle majeur dans le développement durable. Explications. Par Houmi Ahamed Mikidache 07-09-2016 Contexte   En 2030, 325 millions de personnes extrêmement  pauvres dans le monde vivront en Afrique subsaharienne et la population africaine sera majoritairement urbaine, selon les prévisions  présentées dans le business plan pour le climat en Afrique de la Banque Mondiale, introduit en marge de la COP 21 au mois de décembre 2015 par le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, accompagné par plusieurs présidents africains, du Gabon, du Togo et du Sénégal, suivis du Premier Ministre de Sao Tomé et Principe. La République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, le Nigeria, le Soudan du Sud, Soudan et Ouganda sont parmi les pays les plus exposés au risque de pauvreté  résultant des catastrophes naturelles. Pour les experts, les citadins pauvres des villes sont les plus exposés aux changements climatiques.  Sans aucune ressource, ils  vivent actuellement dans des zones à risques ( zones humides, plaines inondables, décharges, dépotoirs, zones rocheuses, érosion côtière). Mais quelle est la solution ? Comment faire pour que les villes deviennent des moteurs de croissance durable ? L’Approche régionale Le tourisme côtier représente plus de 11 milliards d’euros par an en Afrique, soit 49% des ressources marines et côtières totales, relève le business plan de la Banque Mondiale. Ce plan vise à  favoriser un développement sobre en carbone. Son coût :  19 milliards de dollars américains, dont 670 millions de dollars devraient être consacrés à l’économie bleue.   Nombreuses sont les populations africaines  à vivre près du littoral. Ce dernier procure tout de même 56% du PIB aux Etats Côtiers d’Afrique de l’Ouest. Mais cette région fait face  aux inondations et à l’érosion, tout comme les Petits Etats Insulaires en Développement d’ Afrique,  du Pacifique et des Caraïbes. Pour lutter contre l’érosion côtière en Afrique de l’Ouest, les gouvernements font appel depuis quelques années au programme WACA.     A quoi sert le programme WACA ? Le Programme de gestion du littoral ouest Africain ( WACA en anglais), lancé en 2014 par la Banque Mondiale, en partenariat avec  l‘Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et le Fonds Nordique de développement, fournit une assistance technique aux pays luttant contre l’érosion côtière ainsi que les inondations. C’est une plateforme de mobilisation permettant aux pays ouest africains de gérer durablement le littoral et d’être résilient aux...

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COP 22- CONGO- BRAZZAVILLE: Formation à la gouvernance forestière
Juin19

COP 22- CONGO- BRAZZAVILLE: Formation à la gouvernance forestière

COP 22- CONGO- BRAZZAVILLE: Formation  à la gouvernance forestière     Au Congo-Brazzaville, des organisations de la société civile ont récemment formé des observateurs externes  à la gouvernance forestière. Une manière pour elles de faire comprendre les enjeux de la foresterie. Reportage. Par Marien Nzikou-Massala 20 juin 2016 Le Savoir «Je n’ai jamais eu d’ enseignement sur la gouvernance forestière: en prenant part à cet  atelier, j’en sors très satisfait avec des connaissances qui vont me permettre d’avoir une idée sur la gouvernance des écosystèmes… », lâche d’un ton satisfaisant le Sénateur Serge Dominique Itadi, membre de la commission santé, affaires sociales, famille,  genre et environnement au Sénat congolais. Il sera dorénavant, selon lui, outillé  et pourra observer en toute indépendance les  questions liées à la gouvernance forestière. Ceci grâce au séminaire de formation organisé   à Brazzaville fin mai  par le Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme, en partenariat avec plusieurs l’ONG . Un séminaire de formation qui visait aussi à fournir les connaissances indispensables aux délégués des plateformes et  autres techniciens . En République du Congo, le bois est la deuxième ressource naturelle du pays derrière le pétrole. Le secteur forestier  est considéré comme la première source d’emplois privés à l’échelle nationale. Mais, il existe une très forte exploitation illégale du bois par notamment  des pays d’Asie. Les Défis En mai 2010, le gouvernement congolais et l’Union Européenne ont signé un accord de Partenariat Volontaire  sur l’Application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT). Le Congo-Brazzaville est le premier pays d’Afrique Centrale à signer cet accord. Cependant, il est   difficile de comprendre la gouvernance forestière. Parce qu’elle implique  particulièrement de nombreuses notions techniques, peu maîtrisées par les décideurs politiques, mais aussi par les techniciens.  «Il est important que les personnes qui vont exécuter le suivi des indicateurs de la gouvernance, s’approprient les outils du projet et soient en mesure de les utiliser efficacement. »,  fait  savoir Maixent Fortunin Agnimbat Eméka, coordonnateur du projet ENRTP*. Ambitions Au total 33 personnes ont participé à l’atelier:  des Réseaux de parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo,  des plateformes pour la gestion durable des forêts, des populations autochtones sur la politique de reboisement de  l’ONU plus connue sous le nom de REDD+ *(..) . ” Cette formation   n’est pas tout à fait un projet de monitoring ou d’observation de la gouvernance forestière. C’est  surtout un plaidoyer qui vise  à identifier les faiblesses gouvernementales et prendre les actions pertinentes pour une meilleure prise en compte des droits des communautés dans la gestion des forêts mais surtout dans le respect de la législation congolaise en...

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Oman and Africa : a strong relation
Juin19

Oman and Africa : a strong relation

  Oman and Africa : a strong relation By Houmi Ahamed-Mikidache   Recently a business delegation from the Sultanate of Oman came to Tanzania to strengthen economic ties. Tanzania is seeking to embark on a major industrialisation drive , as  international media reported  during the Oman delegation visit. Enhance economic ties Oman and Tanzania are seeking new investment partnerships. Duqm, Salalah and Sohar ports could be linked to  Dar es Salaam Port for new markets. Oman is indeed willing to open  new markets in Africa through Tanzania and its  coastline on the Indian Ocean. Tanzania could be the gateway to several countries on the continent, observers said before and during the Oman delegation visit. Oman is planning to invest in Sugar, cassava, cereals crops processing industry in Tanzania. Oman and Africa, especially eastern Africa have strong relations for many years. In the video below,  Michael Katz, chief executive officer of Oman Aqua Science, said that ecological studies found that Oman and Zanzibar used the first trading vessel. For which purpose ? Agriculture and Fisheries. Diversity The agricultural and fisheries sectors play an important role in the daily lives of the omanis. These sectors represent 406.1 millions OR of the Oman GDP in 2014. The fisheries sector increased slightly from 2013 to 2014, 211 000 fishes were captured in 2013, whereas in 2013, there were  206 000. In Oman, bottom trawling is prohibited as the Sultanate is committed to preserve the environment and the marine ecosystem. The Sultanate has a diverse agriculture and climate said, in the film,  Dr Nadiya Al Saady of Oman Animal & Plant Genetic Resources Center ( OAPGRC). To the view of  Shawn Basson of Nehad Agronomy Services, Oman is the food basket of the middle east from January to March. It provides food to its counterparts. Sustainable strategies and opportunities «  Oman is part of the GCC [The Gulf Cooperation Council]. It is very closed to India, subcontinent, Eastern Africa. These people have 1,5 billion people leaving there. They have a great demand for food, » said Saleh Al Shanfari from Oman Food Investment Holding co. With climate change opportunities and promotion of countries sustainable strategies, customers are more demanding. «  People want to know where the food is produced. People want to have fresh food and organic food, »she emphasized. Watch the...

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17 Juin 2016 : Journée mondiale contre la désertification
Juin17

17 Juin 2016 : Journée mondiale contre la désertification

17  Juin  2016:  Journée mondiale  contre la désertification Par Hippolyte Agossou «  La désertification, la dégradation des terres, la sécheresse et les changements climatiques sont étroitement liés. Conséquences de la dégradation des terres et des changements climatiques, la gravité et la fréquence des sécheresses se sont accentuées, tout comme les inondations et les températures extrêmes. Plus de 50 % des terres agricoles sont modérément ou fortement dégradées, et 12 millions d’hectares sont inexploitables chaque année, » a déclaré Ban Ki Moon, Secrétaire Générale de l’ONU, lors de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Au Bénin, le coton reste la principale culture de rente du pays. Il représente environ 36 % du PIB de ce pays d’Afrique de l’Ouest . Sa production a baissé de 31.1 %, passant de 393 200 à 300 000 tonnes ( entre les campagnes 2014/15 et 2015/16, en raison de la sécheresse au moment des semis), selon le rapport 2016 sur les perspectives de développement en Afrique, écrit conjointement par la Banque Africaine de Développement et l’OCDE. Les revenus générés par la culture cotonnière permettent de subvenir aux besoins quotidiens des familles. Cependant,  il demeure un problème :” les producteurs doivent appliquer les bonnes techniques de récolte,” réaffirme  le Dr Emmanuel Sekloka, enseignant à l’Université de Parakou. Pour le Secrétaire Général de l’ONU, le passage à l’agriculture durable est salvateur. «  Environ 200 millions d’emplois pourraient ainsi être créés dans tout le système de production alimentaire d’ici à 2050,  » déclare-t-il.   Reportage d’Hippolyte...

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