« Nous sommes   la première agence d’intérim des Comores »- Kamal Abdallah (HAZI COMORES)
Juil10

« Nous sommes   la première agence d’intérim des Comores »- Kamal Abdallah (HAZI COMORES)

« Nous sommes   la première agence d’intérim des Comores »- Kamal Abdallah (HAZI COMORES) Kamal Abdallah, Directeur Général de la première agence d’Intérim aux Comores, est le pionnier en matière de recrutement dans ce pays situé dans l’Océan Indien, dans le canal de Mozambique. Son leitmotiv : l’accompagnement à tous les niveaux. Era Environnement  l’a rencontré récemment. ERA ENVIRONNEMENT : Kamal Abdallah, Directeur Général de Hazi Comores. Comment êtes-vous devenu chef d’Entreprise aux Comores ? KAMAL ABDALLAH : Je suis à la base  un financier formé à la comptabilité et à la finance à Fès ( Maroc) et à Marseille ( France). Après trois années d’études, je suis rentré aux Comores et j’ai  travaillé pendant sept ans à la Banque Pour l’Industrie et le Commerce ( BIC COMORES). J’ai par la suite  effectué une formation de troisième cycle  en Conseil et Gestion PMI-PME à l’île de la Réunion. A mon retour à Moroni, j’ai crée le premier  cabinet d’expertise comptable et d’audit aux Comores,  en association avec un cabinet de l’île de la Réunion qui a des filiales dans l’Océan Indien à Maurice, à Madagascar et à Mayotte. Depuis 2001, j’ai  crée plusieurs entreprises avec des amis. Parmi ces sociétés, nous avons crée en 2004 une société de recrutement, une agence d’intérim : HAZI COMORES.SARL qui répondait au besoin d’une plateforme. En 2004, il n’y avait, en effet  pas de structure aux Comores qui pouvait accueillir les demandeurs d’emploi et les entreprises qui offraient des emplois.   ERA ENVIRONNEMENT : Il y a un taux de chômage très important aux Comores. Comment les jeunes sont informés de l’existence de votre agence et comment les accompagnés vous ?   KAMAL ABDALLAH : Ils sont informés par les panneaux se trouvant dans les trois agences. Nous avons  trois agences: deux dans la capitale à  Moroni,  Hambramba ( vers la route qui mène à l’hôtel RETAJ)et à la Gare du Nord ( à la coulée), ainsi qu’une nouvelle agence   dans le nord de la Grande Comore à Mitsamiouli.  On a aussi un site internet (Hazicomores.com), une page facebook et instagram que nous alimentons régulièrement.   ERA ENVIRONNEMENT : Que pensez-vous de la récente signature de convention de financement de 4 millions d’Euros   entre l’Agence Française de Développement ( AFD) et le Ministère Comorien des Finances pour la création d’emploi dans les milieux ruraux ?   KAMAL ABDALLAH : C’est une bonne chose qu’il y ait une signature de convention pour le financement de  la création d’emploi. Seulement, nous,  en tant qu’acteur du secteur privé et agence de recrutement et  d’intérim, nous n’avons  été ni informés ni sollicités dans la mise en place de ce financement. Nous sommes pourtant  la première agence d’intérim des Comores.  On...

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Journée internationale de la biodiversité
Mai23

Journée internationale de la biodiversité

Journée internationale de la biodiversité    Par Era Environnement Alimentation, Agriculture et Forêts  La journée internationale de la biodiversité est célébrée tous les ans le 22 mai. Mais que  représente cette journée  dans le monde? Des données  issues du récent rapport  de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) rappellent  les différentes problématiques liées à l’alimentation, l’agriculture et les forêts dans le monde. 75 % de l’environnement terrestre ont déjà été ” gravement altérés ” par les activités humaines. Il y a eu une augmentation de 300% de la production agricole depuis 1970, pourtant 11% de la population mondiale est sous-alimentée et environ 860 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en Afrique et en Asie seulement. Environ un tiers de la surface terrestre mondiale et 75 % des ressources en eau douce sont consacrées à la production végétale ou animale. De 1980 à 2000, 100 millions d’hectares de forêt tropicale ont été perdus, principalement à cause de l’élevage du bétail en Amérique latine (environ 42 millions d’hectares) et des plantations en Asie du Sud-Est (environ 7,5 millions d’hectares, dont 80% pour l’huile de palme, utilisée principalement pour l’alimentation, les cosmétiques, les produits de nettoyage et les combustibles). 23 % des terres ont vu leur productivité diminuer en raison de la dégradation des terres, ce qui pourrait être atténué si l’on adoptait davantage des pratiques agricoles agroécologiques et restauratrices. Pendant ce temps, 75% des types de cultures vivrières dans le monde dépendent de la pollinisation animale. Le risque: la perte d’ environ 235 à 577 milliards de dollars US par an de la production mondiale de cultures. Comment réorienter le financement pour une agriculture intelligente? D’après le rapport de l’IPBES, en 2015, environ 100 milliards de dollars d’aide financière dans les pays de l’OCDE sont allés à l’agriculture qui est selon ces experts potentiellement nuisible pour l’environnement. D’après les auteurs du rapport,  près d’un tiers de la superficie forestière mondiale a été perdu par rapport aux niveaux préindustriels.  Environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues au défrichement, à la production végétale et à la fertilisation, les aliments d’origine animale contribuant pour 75 % à ce chiffre.  5,6 gigatonnes d’émissions de CO2 sont séquestrées dans les écosystèmes marins et terrestres chaque année, ce qui équivaut à 60 % des émissions mondiales de combustibles fossiles. Paradoxalement, les petites exploitations contribuent au maintien d’une riche biodiversité, tout en contribuant aussi davantage, par hectare, à la production agricole et à l’approvisionnement alimentaire mondial comparées aux grandes exploitations : +/-30 % : la production végétale mondiale et l’approvisionnement alimentaire mondial sont assurés par de petites exploitations agricoles (<2...

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Comment reconstruire Maweni ya Mbude
Mai10

Comment reconstruire Maweni ya Mbude

Comment reconstruire Maweni ya Mbude   Deux jours après le passage du  cyclone Kenneth, ERA ENVIRONNEMENT s’est rendue à Maweni ya Mbudé ou Maoueni Mboudé, une localité située au nord de la Grande Comore, près d’un autre village agricole Ivembéni. Reconstruire ce village   est la priorité des agronomes. Comment ? Que représente Maweni ya Mbudé à la Grande Comore? Cette localité est l’une des  six localités exploitant la forêt de la Grille, une forêt claire et humide de moyenne altitude où est pratiquée l’agroforesterie. Les agriculteurs y cultivent le taro, le manioc, la patate douce et la banane. A noter que 80% des cultures vivrières des Comores sont destinés à l’autoconsommation. La banane est le produit de l’agriculture locale le plus consommé aux Comores. Les bananes sont le quatrième aliment de base mondial derrière le riz, le blé et le maïs, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). D’après la FAO, la production annuelle en 2013 était  estimée à quelque 107 millions de tonnes, avec seulement 16 millions de tonnes destinées au marché international, pour une valeur de près de 9 milliards de dollars.  A Maweni Ya Mbudé, le cyclone Kenneth a détruit toutes les bananeraies. Or, les Comores sont connues pour leur diversité de  bananes. Problème:  la destruction des bananeraies  par le cyclone remet en question la durabilité de cette ressource agricole. L’agriculture aux Comores est victime des très fortes chaleurs, d’une pluviométrie intense et variable, d’espèces envahissantes, d’une baisse de la biodiversité en lien avec l’évolution du climat. Selon la seconde communication nationale sur les changements climatiques éditée en 2012, les cyclones et leur violence aggravée entraîneraient une diminution du rendement et pénaliseraient les familles des producteurs. Atoumani Moilim, Ingénieur Agronome, ancien étudiant à Dakar au Sénégal, diplômé d’un master en gestion de la fertilité du sol donne son avis sur la question et apporte ses solutions. Ecoutez       AtoumaniMoilim Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Maweni Ya Mboudé Crédit photo: Houmi Ahamed-Mikidache...

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Séréhini: Après le Cyclone Kenneth
Mai07

Séréhini: Après le Cyclone Kenneth

Séréhini:  Après le Cyclone Kenneth Deux jours après le passage du cyclone Kenneth, les Comores se réveillent difficilement. Plusieurs habitations et récoltes sont détruites. Plus d’une dizaine de milliers de personnes sont touchées par le cyclone et 4 personnes sont décédées, selon les chiffres officiels.  A Séréhini,  à environ 6 kilomètres de la ville de Moroni, capitale des Comores,  un jeune homme est debout sur la route. Il fait très chaud. Le soleil brille à son Zénith.  Un autre jeune homme ,  casquette sur la tête,  est assis sur un banc en briques situé en face de la Présidence, la résidence secondaire du président des Comores construite dans les  années 80. Le taxi s’arrête et dépose des personnes. Il est 11h17.   Le jeune homme se lève.  Il  est accompagné par plusieurs jeunes hommes, les hommes se  dirigent vers des champs d’exploitation agricole. Il gère 10 champs loués  à des propriétaires vivant à Séréhini et dans la région pour un prix de 300 euros par champs et par an.  Il est le président de l’association d’agriculteurs Ujamaa. C’est la première fois qu’il subit une catastrophe naturelle.  A ce jour, il n’a reçu aucun soutien financier.  Une partie de ses récoltes est dévastée par le cyclone, notamment les bananeraies, cultures très appréciées par les comoriens,et très rentables. La destruction des bananeraies  est une perte énorme pour ce jeune homme de 32 ans, originaire d’Anjouan, l’île voisine située dans l’archipel des Comores. Monsieur Saifi, c’est son nom, travaille comme agriculteur à la Grande Comore depuis 13 ans. Il  a planté de nombreuses bananeraies dans les champs qu’il cultive.  Aux Comores, la population vit majoritairement de l’agriculture.  Les cultures vivrières et de rente sont abondantes, mais manquent d’usine de transformation et d’encadrement. Les Comores font partie des Pays les Moins Avancés au Monde.  L’installation de la bananeraie, de la cocoteraie,  mais aussi de taros  sous forêt naturelle est héritée de la colonisation. Il existe plusieurs espèces endémiques autour des bananeraies, plus particulièrement dans les forêts comoriennes.  Les Comores disposent d’un patrimoine faunistique méconnu au niveau international et son menacées depuis de nombreuses années par des problèmes environnementaux liés entre autres aux changements climatiques. Reportage. Par Houmi Ahamed-Mikidache         Serehini1 (1)         Serehini2         lad_couvertedelaciterne   Monsieur Saifi vit à Vouvouni, une ville située au centre sud de Moroni, la capitale de l’Union des Comores. Chaque champs dispose d’une citerne qui permet d’arroser les cultures. Les perspectives Monsieur Saifi a été formé par un congolais de la République Démocratique du Congo qui travaillait au ministère de la production dans les années 80. Aujourd’hui cette personne est décédée, mais lui a permis d’apprendre à cultiver des cultures...

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Comme si tout allait bien
Avr10

Comme si tout allait bien

Comme si tout allait bien   Par Houmi Ahamed-Mikidache   Nous sommes aux  Comores depuis quatre mois. Quatre mois où nous essayons de faire fonctionner  notre média ERA ENVIRONNEMENT. Pas facile. La situation politique ne permet pas d’établir des relations internationales avec les  Comores. Nous avons pourtant la possibilité de travailler avec de nombreux pays en Afrique et ailleurs. La jeunesse comorienne a besoin de s’ouvrir et doit pouvoir présenter les caractéristiques spécifiques des îles, connues pour leurs nombreuses espèces endémiques. Cette jeunesse peut aussi travailler en collaboration avec d’autres jeunes et partager des expériences liées au développement durable et à la lutte contre les changements climatiques. Hélas, la jeunesse en général  ne semble pas intéressée par la protection de l’environnement et les opportunités de développement durable. Elle est animée par ce désir de quitter le pays. L’entrepreunariat des jeunes ici est embryonnaire et la fonction publique est saturée.  ERA ENVIRONNEMENT  prône l’action par l’information et la formation. Nous  ne nous décourageons pas. Nous arriverons à créer une dynamique autour de l’information sur les métiers issus du développement durable. Mais le chemin est encore long… La connaissance : la meilleure arme Nous pensons néanmoins que les Comores peuvent  être le carrefour de la connaissance sur les métiers verts notamment. Par contre,  nous ne pouvons pas passer à côté de l’actualité de ce pays, marquée par plusieurs crises politiques successives. Nous pensons qu’il est nécessaire pour la population de connaître son histoire . La jeunesse, notamment ne doit pas vivre avec l’idée du départ sans savoir. Un départ par tous les moyens. Un départ pour oublier les Comores et la situation de cet archipel méconnu au niveau international, mais aussi au niveau national. Les résultats de l’élection présidentielle et ses conséquences posent  question.   Combien de fois, les Comores ont fait l’objet de couverture médiatique pour des crises politiques ? Combien de fois  en France avons-nous entendu parler des coups d’Etats commandités par Bob Denard ? Il est d’ailleurs décédé depuis de nombreuses années.   Pourquoi aujourd’hui parle-t-on encore de tentative de coup d’Etat dans ce pays ?   Pour quelles raisons les autorités comoriennes ont-elles eu recours à la cour de sûreté, une  juridiction exceptionnelle ?  Cette juridiction est-elle légitime ? Y a-t-il un traumatisme lié aux coups d’Etat passés ?  Pourquoi la justice est-elle difficile à comprendre dans ce  pays ?  Pourquoi ne vulgarise-t-on  pas les différents droits utilisés aux Comores ? Pourquoi l’histoire récente de ce pays n’est-elle pas analysée ? La parole est discrète Je viens de présenter ERA ENVIRONNEMENT à des étudiants en troisième année de droit à l’université des Comores. Nous avons entre autres échangé sur l’avenir des jeunes aux Comores, sur le positionnement de la jeunesse...

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Election présidentielle aux Comores: la population en attente de solutions
Mar25

Election présidentielle aux Comores: la population en attente de solutions

  Dimanche 24 Mars, plus de 300 000 comoriens ont été appelés aux urnes dans le cadre de l’élection présidentielle en Union de Comores. Au lendemain de ces élections très difficiles , ERA ENVIRONNEMENT revient sur les attentes de la population dans certaines localités. Rencontres.   Ecoutez Ilias Ibrahim Mzahahé , Agriculteur, de Nioumadzaha Bambao, une localité du sud de la Grande Comore (Union des Comores).                   STE-019 Amina Djoumoi, Nioumadzaha Bambao Pour cette mère de sept enfants, la ville de Nioumadzaha Bambao ne souffre de pas de la faim.Mais la seule difficulté est le manque d’intérêt des jeunes pour l’agriculture. Era Environnement:  Aujourd’hui vous  votez, que pensez-vous du rôle de la jeunesse dans les activités liées à  l’agriculture  à Nioumdzaha Bambao? Amina Djoumoi: Un de mes enfants cultive de temps en temps et depuis quatre nous ne manquons de rien. Nous vivons du manioc et des bananes qu’il cultive. Mais aucun de mes enfants travaillent. Moi, je vend du bois et je vend ce que mon fils cultive. Grâce à Dieu,  je n’ai jamais mendié pour manger. A Nioumadzaha Bambao, vous avez de l’Ylang Ylang, de la Vanille et du Girofle, n’est-ce pas ? Oui, on a beaucoup de vanille et aussi du manioc, des bananes. On ne souffre pas. Mais ce qui nous gêne c’est de voir nos enfants sans activités, ne désirant pas cultiver. Parce qu’ils se sentent “patrons”. Ils pensent que cultiver n’est pas propre. Seul 1 jeune sur 10 est intéressé par l’agriculture ici. J’ai sept garçons. Regardez ce jeune, c’est mon fils. Depuis le début de la campagne, je ne l’ai pas vu. Je ne sais pas quel est le       AminaDjoumoi (1) candidat favori, mais…j’espère qu’il se portera bien si Dieu le veut.   Elamine Mohamed Ahmed- Dembeni, Etudiant. Que représente Dembeni en termes de ressources naturelles? Dembeni regroupe plusieurs communes. Dembeni est une zone d’agriculteurs et d’intellectuels. Notre agriculture est basée, entre autres,  sur la culture de la tomate, du manioc. Les Comores, Petit Etat Insulaire en Développement, sont victimes de changement climatique. Concrètement, comment le vivez-vous à Dembeni? Le changement climatique est visible. Les saisons ne sont plus respectées. La saison du fruits à pain et des jacquiers est décalée. On les retrouve aussi  pendant le mois du ramadan. La période des tomates est aussi inversée. On se retrouve avec des décalages importants. Et c’est lié au dérèglement climatique. Nous sommes aujourd’hui au premier tour de l’élection présidentielle quelles sont vos attentes par rapport aux difficultés que vous vivez ici avec le changement climatique ? Dans le bavou de Gongwe, où nous nous trouvons, nous n’avons jamais vu de...

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