Nairobi : Première conférence internationale sur l’Economie Bleue
Nov26

Nairobi : Première conférence internationale sur l’Economie Bleue

Nairobi : Première conférence internationale sur l’Economie Bleue     Le  Kenya, le Canada et le Japon   accueille  à Nairobi, capitale du Kenya,  la première conférence internationale sur l’Economie Bleue durable. Objectif : Exploiter le potentiel des océans, des mers, lacs et rivières pour améliorer les vies des femmes et des jeunes, et des autochtones vivant notamment dans les pays  en voie de développement. Autre ambitions : Mettre en avant  les dernières innovations scientifiques, et meilleures pratiques de conservation des eaux pour le bien être des générations futures et s’engager à agir concrètement avec des actions pratiques permettant une transition mondiale vers une économie bleue durable. Pas facile.  Le concept d’économie bleue  regroupe des activités commerciales  liées à la mer, aux océans, aux lacs, aux rivières. Avec un risque : les changements climatiques et la destruction de l’environnement par les hommes. Comment obtenir une économie bleue durable ? Le comté de  Homa Bay, situé dans la province de Nyanza,  l’une des sept provinces du Kenya est  connu pour son Port de Pêche. Pour Hamilton Orata, Vice-gouverneur , présent avant l’ouverture de la conférence, Homa Bay a un énorme potentiel de développement, mais doit faire face aux conséquences des changements climatiques,  prendre en considération ses voisins et sensibiliser la population. Le Comté détient 60% du Lac Victoria et partage ses eaux  avec avec l’Ouganda et la Tanzanie. Entretien.   Comment votre population, notamment les femmes comprennent l’économie Bleue ? Ma population vit de l’Economie Bleue depuis toujours et c’est très important pour nous. Même si elle ne comprend pas tout ce qui implique l’économie bleue.  Les hommes  pêche et les femmes s’occupent de la vente. Elles ne vont jamais pêcher, par contre. Elles se chargent uniquement du commerce. Nous avons une population de 1,2 millions de personnes et la plupart d’entre elle, vivant autour du Lac, dépend de ses ressources. Qu’attendez-vous de cette conférence? Nous voulons que la pêche  soit perçue comme une valeur ajoutée au développement économique de notre comté. Nous sommes une autorité locale, mais nous dépendons largement de l’Etat Central.  Nous voulons  utiliser nos ressources en profondeur  en tenant compte des changements climatiques. Avec les changements climatiques, nos pratiques traditionnelles sont remises en cause: la météo traditionnelle n’est plus fiable et ne permet plus de gérer les cultures vivrières . Le rythme de pluies est différent.  Il y a aussi de nombreux déchets  dans le lac et c’est un réel défi auquel nous devons prêter attention. L’érosion est de plus en plus importante. Ce que nous vivons est grave et les trois pays doivent travailler ensemble pour obtenir une économie bleue durable.  Nous n’avons pas utilisé le lac Victoria à son niveau optimal....

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Africities-Monrovia City Mayor: “I am an inspiration for young people”
Nov22

Africities-Monrovia City Mayor: “I am an inspiration for young people”

Africities-Monrovia City Mayor: “I am an inspiration for young people”     Jefferson Koijee, City Mayor of Monrovia ( Liberia) is in Marrakech for Africities Summit. Mayor of Monrovia since February 2018, he  was selected recently by a program of  the European Union as an ambassador of the fight against climate change. His town was selected as one the 13 towns which will be supported financialy by the European Union for projects related to Energy.  As a former activist and a young political leader, he  is also helping the youth in his town to understand the food security challenges and solutions. Listen to the interview. By Houmi Ahamed-Mikidache       JeffersonKoijee...

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Africités: Les villes malgaches  pour le partage de connaissances
Nov20

Africités: Les villes malgaches pour le partage de connaissances

  Africités: Les villes malgaches pour le partage de connaissances Le Sommet Africités s’est ouvert ce matin à Marrakech ( Maroc) avec de nombreuses espérances exprimées par certaines collectivités territoriales. Une des principales demandes : l’information sur les stratégies des villes sur la lutte contre les changements climatiques. Era Environnement  s’est immiscé dans la salle plénière. Rencontres.   “A Madagascar, les villes sont les plus gros consommateurs de bois de chauffe et nous ne pouvons pas continuer de la sorte” , tels sont les propos de Mokhtar Salim Andriantomanga, Maire de la ville de  Majunga, situé au nord ouest de Madagascar.   Pour Jean-Luc Désiré Djavojozara,  Maire de la ville de Diego Suarez, au nord de Madagascar , il est nécessaire de sensibiliser perpétuellement la jeunesse sur les problématiques des changements climatiques. La sensibilisation au niveau local fait d’ailleurs partie, souligne-t-il,  de la stratégie de lutte contre les changements climatiques de son pays.   Les deux maires sont par ailleurs convaincus qu’une coopération sud-sud en terme d’échanges et de partages de bonnes pratiques est la solution. Ecoutez.       Entretiens   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Publié le 20 novembre...

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Plantain helps to address food security in Nigeria
Nov18

Plantain helps to address food security in Nigeria

  Nigeria is the largest producer of plantain in West Africa, with an annual production of about 2.4 million metric tons, according to a recent report from the Forum For Agricultural Research in Africa ( FARA). Analysis. By Oluwasoyo Folarin   Nigeria is the largest producer of plantain in West Africa, with an annual production of about 2.4 million metric tons, according to a recent report from the Forum For Agricultural Research in Africa ( FARA), the technical  arm of the African Union Commission (AUC) on matters concerning agricultural science, technology and innovation. Plantain is healthy Plantain consumption helps to address food security and plantain flour is also seen as healthy with nutritious values, according to the study. Plantain has diverse use in medicine, industries and households. These uses has made it demand upsurge in the last decade and positioned the food crop as a viable product for export. One of the major derivative of plantain is plantain flour which is used in the production of baking pastries, waffles, pancakes, breads, soups & more. The constraints There are numerous opportunities to be harness by investors along the crop value chain. The plantain industry should be developed with favorable policies and strong support from the Nigeria government to ease difficulty of business, and integrating strategic investment in plantain, specified the researchers. There are three major constraints with plantain production. Farmers have to deal with the changing climate( off-season, on- season), the menace of pest and disease linked to climate change  and the access to finance to determine the price of their plantains. The value chain of Plantain Adeolu Babatunde Ayanwale, Fatunbi Oluwole Abiodun and Ojo Mathew Pau, three  researchers from FARA analyzed the various activities of the key actors in the plantain value chain across the southwest region, one of the major centers of plantain production in Nigeria. The study shows that about 49% of farming households are producing plantain as their main crop. 82% of the farmers belong to farmers association, while about 64% also belong to cooperative societies. 90% of the farmers needs 180,000 Naira ( 432 euros) to fill the financing gap. However, membership of cooperative society can have access easily to credit, noted the researchers. The analysis collected data from 300 producers from six states: Lagos, Oyo, Ogun, Osun, Ekiti and Ondo. The study has selecting 15 marketers, processors and consumers per state to give a total of 45 respondents for marketers, processors and consumers respectively. According to the researchers, plantain production is mainly dominated by males, monogamously married with an average age of 49 years old and a primary school education. Plantain production is becoming...

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Lancement international du 8e Sommet Africités à Paris
Oct30

Lancement international du 8e Sommet Africités à Paris

Lancement international du 8e Sommet Africités à Paris Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU Afrique) et le gouvernement du Maroc ont annoncé  ce mardi à Paris le lancement international du 8e Sommet Africités. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU Afrique) et le gouvernement du Maroc ont annoncé  ce mardi à Paris le lancement international du 8e Sommet Africités. «  Le lancement international du Sommet a  lieu à Paris, parce qu’il existe une proximité entre l’Europe et l’Afrique et nous avons l’habitude d’organiser nos conférences de presse à Paris  » a expliqué M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique. En 2015, CGLU Afrique a en effet organisé une conférence de presse à Paris pour annoncer le lancement international du 7ème Sommet Africités à Johannesbourg  ( Afrique du Sud). Africités 8 intervient deux ans avant le Sommet France/Afrique, prévu en 2020 et consacré à la ville durable, rappelle M. Elong Mbassi. Africités a 20 ans Elément phare de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, le Sommet Africités est organisé depuis 20 ans  tous les trois ans par roulement dans une ville africaine, mobilisant les autorités locales, les gouvernements, les villes et divers acteurs du continent, mais aussi d’autres régions du monde. Cette année, ce Sommet se déroulera sous le Haut  Patronage du  Roi Mohammed VI, au Village Africités sur le site Bab Jdid à Marrakech, Maroc, du 20 au 24 novembre 2018. Thème choisi : La transition vers les villes et territoires durables : le rôle des collectivités territoriales d’Afrique. «  Ce Sommet sera une  opportunité d’impliquer la population dans la gestion des affaires locales, » a indiqué Mouloud Bargayou,  parlementaire marocain et président de la Commune rurale de Bzou, province d’Azilal dans la région de Tadla-Azilal, dans le nord-ouest du Maroc. Pour le parlementaire marocain,  ce sommet marquera 20 ans de panafricanisme et s’intégrera dans le cadre de l’agenda Afrique 2063, une vision et un plan d’action sur 50 ans développés par l’Union Africaine depuis 2013  sur la base de valeurs partagées et communes. «  Africités est un espace de mobilisation sans précédent et le Maroc est favorable à  la transition économique et au partage avec les agences locales, » souligne M. Bargayou. Ce sommet verra la présence de 5000 participants dont 2500 villes, 750 maires, 500 exposants, 35 ministres et 40 partenaires. Cette huitième édition sera ponctuée par 100 sessions. Son ambition : contribuer à la localisation de tous les agendas nationaux et internationaux relatifs au développement durable et à la lutte contre les changements climatiques. Africités  se déroulera  en cinq jours avec cinq thèmes transversaux : la transition démographique et l’urbanisation, la transition écologique,...

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Bénin :  les zones humides en danger
Oct26

Bénin : les zones humides en danger

Bénin : les zones humides en danger Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour l’avenir de la planète à moins que des mesures ne soient prises de toutes urgences pour les sauver a alarmé la Convention de Ramsar  dans un rapport publié récemment. Explications par Hippolyte Agossou Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour l’avenir de la planète à moins que des mesures ne soient prises de toutes urgences pour les sauver a récemment alarmé la Convention de Ramsar (traité mondial ratifié par 170 pays, la Convention de Ramsar vise à protéger et promouvoir l’utilisation rationnelle des zones humides ). Alarmant Le rapport indique qu’entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète ont disparu avec une disparition qui s’accélère depuis 2000. Les raisons : changements climatiques, démographie galopante, urbanisation des zones côtières et des deltas fluviaux, évolution des modèles de consommation, changements intervenus dans l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture. Le rapport montre qu’aucune région dans le monde n’est épargnée. Il indique que les zones humides, lacs, cours d’eau, marais et tourbières, ainsi que les zones marines et côtières telles que les estuaires, lagunes, mangroves et récifs coralliens couvrent actuellement plus 12,1 million km2, une superficie plus vaste que celle du Groenland. Mais, il déplore l’information suivante: entre 13% et 18% de ces zones sont seulement inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont des sites protégés. Le cas du Bénin De nombreuses zones humides au Bénin retiennent l’attention à l’international : la basse vallée de l’Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué ( la plus vaste du Bénin avec une superficie avoisinant 91 600 hectares) ,le site du parc W ( au cœur du complexe transfrontalier et qui est conjointement géré par le Bénin, le Niger et le Burkina-Faso et qui est couvert par la convention de Ramsar depuis 2007). Ces zones humides accueillent les oiseaux migrateurs notamment. Elles servaient de zone de refuge pendant la période coloniale. Malgré la ratification de cette Convention par le Bénin, les zones humides font objet de surexploitation et sont devenues des dépotoirs avec de nombreux déchets en plastiques, une destruction massive de mangroves. Bien qu’il existe des mesures de protection liées au droit de l’environnement au niveau national ( article 64 du Code foncier domanial), une partie de la population exerce sur les zones humides des activités de contrebande qui polluent l’eau.   Autre source de pollution: l’usage des pesticides dans les villages agricoles environnants. Conséquences : une bonne...

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