L’environnement : « source d’opportunités » – Ibrahim Thiaw
Juil20

L’environnement : « source d’opportunités » – Ibrahim Thiaw

L’environnement : « source d’opportunités » – Ibrahim Thiaw La combinaison de la technologie et de l’environnement peut créer d’énormes opportunités, non seulement en Afrique, mais aussi à travers le monde, selon Ibrahim, Thiaw, Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Démonstration. Par Houmi Ahamed-Mikidache Le numérique : un atout considérable « Beaucoup de jeunes bien formés entrent sur le marché du travail et découvrent à travers l’environnement une opportunité d’innover, de créer des emplois et de faire des affaires », a souligné récemment  Ibrahim Thiaw ,  Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), lors d’un Forum politique de haut-niveau sur le développement durable à l’ONU. « La semaine dernière, 15 start-ups africaines ont été récompensées par le PNUE pour leurs innovations respectueuses de la planète, démontrant que  l’environnement n’est pas un fardeau, que c’est du business et qu’il y a des opportunités pour créer des emplois et de la richesse, » a-t-il affirmé à l’ONU. Pour le Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies Pour le Développement, la combinaison de la technologie et de l’environnement peut créer d’énormes opportunités, non seulement en Afrique, mais aussi à travers le monde. « D’ici 10 ans, vous n’aurez plus de compte bancaire, votre compte sera sur votre téléphone mobile. » Et d’ajouter : C’est au Kenya que la première transaction financière s’est faite sur un téléphone mobile  : l’Afrique est un continent qui est particulièrement ouvert aux technologies. » Quel pourrait être le rôle de la finance durable ? Pour le Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, investir sans tenir compte des conséquences sur le plan climatique est extrêmement risqué. « Les risques pour les investisseurs aujourd’hui sont d’ignorer le climat et d’investir dans des industries qui ne soient pas respectueuses du climat, qui ne soient pas résilientes face au climat et qui ne répondent pas aux tests du climat », a-t-il prévenu. Récemment 11 banques d’envergures mondiales se sont engagées à travailler avec le PNUE sur la transparence climatique  et sur les marchés financiers.  M. Thiaw s’est  ainsi félicité de la réaction « très positive » du secteur de la finance, y compris de la part des compagnies d’assurances, et a salué ce début d’éveil et de prise de conscience. « Les banques les plus intelligentes comprennent qu’il y a une dynamique mondiale, que le financement de l’action climatique est essentiel et qu’en tant que banques, elles ne peuvent pas continuer à fermer les yeux et à continuer à financer des projets qui ne sont pas adaptés au climat », a-t-il déclaré. L’alimentation : un enjeu majeur M. Thiaw s’est prononcé en faveur de la mise en place de...

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G20-Hambourg : Face au compromis,  la France se positionne en leader du climat
Juil08

G20-Hambourg : Face au compromis, la France se positionne en leader du climat

G20-Hambourg : Face au compromis,  la France se positionne en leader du climat Par Houmi Ahamed-Mikidache 08-07-2017 Les annonces françaises Le président français Emmanuel Macron a annoncé ce samedi la tenue d’un sommet international sur le climat au mois de décembre prochain à Paris, un mois après la COP 23 et deux ans après la conférence des Nations Unies sur la climat organisée en France.« Deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, je réunirai un sommet afin de prendre de nouvelles actions pour le climat, notamment sur le plan financier :  », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, à l’issue de la clôture du sommet du G20. Ce sommet permettra  d’identifier les projets à financer, a-t-il poursuivi. Cette annonce française est présentée quelques jours après la présentation du plan climat par Nicolas Hulot,  son ministre de l’environnement. Un plan climat dont les objectifs sont de rendre irréversible la mise en œuvre de l’Accord de Paris ( respecter entre autres le droit de l’environnement), d’améliorer le quotidien de tous les Français, d’en finir  avec les énergies fossiles et d’engager la France dans la neutralité carbone. L’ hexagone ambitionne aussi de devenir  n°1 de l’économie verte, d’encourager le potentiel des écosystèmes et de l’agriculture et d’intensifier la mobiliser internationale sur la diplomatie climatique. Au début du mois de juin, suite à l’annonce du président américain, Donald Trump, de se retirer de l’accord de Paris, le président Macron a lancé un appel international vidéo en français et en anglais, aux chercheurs, aux enseignants, aux entrepreneurs, aux associations et aux ONG, aux étudiants et à toute la société civile à se mobiliser et à rejoindre la France pour mener la lutte contre le réchauffement climatique. Un appel qui s’est concrétisé  récemment par une plateforme internet “Make Our Planet Great Again”, un slogan détourné de la phrase de campagne du candidat Trump, pendant l’élection présidentielle américaine: “Make America Great Again”. L’ appel du président français vise à fédérer les énergies autour de la protection de la planète et  illustre la volonté de la France d’être à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique, précise un communiqué de l’Elysée adressé à eraenvironnement.com. Le compromis du G20 A Hambourg, en Allemagne, les 20 dirigeants de la planète et représentants d’institutions internationales  se sont mis d’accord pour relever des défis communs globaux : le terrorisme, les déplacements, la pauvreté, la famine, les menaces sur la santé, la création d’emploi, la sécurité énergétique, les inégalités notamment l’inégalité de genre et le changement climatique. Même si les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de cesser la mise en application de leur plan national lié à l’Accord de Paris. Malgré la volonté des Etats-Unis de se retirer...

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L’initiative d’accès à l’Energie en Afrique sous contrôle – Analyse
Juil01

L’initiative d’accès à l’Energie en Afrique sous contrôle – Analyse

L’initiative d’accès à l’Energie en Afrique sous contrôle – Analyse Par Houmi Ahamed-Mikidache Paris-01/07/2017 La polémique Le conseil d’administration de l’initiative d’Accès à l’énergie en Afrique (AREI en anglais) devrait avoir lieu prochainement pour décider entre autres de la nomination du directeur en charge de la mise en œuvre des projets, suite à la démission récente de Youba Sokona,  scientifique malien de haut niveau. Une polémique  autour de cette initiative  est de plus en  plus prononcée et diffusée dans les médias. La France et l’Union Européenne sont accusés d’ingérence. Annoncée lors de la COP 21 en 2015 à Paris pour un financement de de 10 milliards de dollars, l’initiative d’accès à l’énergie en Afrique pose question au sein de la société civile. Le réseau panafricain pour la justice climatique PACJA , soutenu récemment par un collectif représentant plus de 100 Organisations Non Gouvernementales ont manifesté récemment leur mécontentement.“ Nous nous opposons particulièrement à ce que la France et l’Union Européenne prennent avantage sur la gouvernance et l’approbation de 19 projets, qui pour certains ne sont pas alignés aux critères de l’AREI et le financement sont fondés sur des hypothèses peu réalistes,” a affirmé ce groupe d’ONG dans une déclaration visible sur internet. Pour PACJA, les projets ont été adoptés par le conseil d’administration, malgré l’opposition de certains pays africains et institutions. Mais d’après Seyni Nafo,   président du groupe africain des négociateurs à la Convention Cadre des Nations Unies sur les  Changements Climatiques,”Il n’y a pas de mainmise de l’Union Européenne et de la France,” et  la démission de  M.  Sokona s’explique par un déficit de cadre de gouvernance. M. Nafo recommande un encadrement africain plus structuré pour une meilleure transmission de l’information.”Avec un cadre de gouvernance adopté suivi d’un programme de travail établi et des ressources disponibles, cela permettra une meilleure  communication entre les différents acteurs, ONG y compris,” a-t-il précisé. Les investisseurs Au mois de mars dernier, lors d’une réunion du conseil d’administration de l’Initiative d’Accès à l’Energie à Conakry (République de Guinée),   l’Union Européenne a présenté une série d’investissement sur 19 projets d’accès à l’énergie en Afrique, d’une capacité de 1,7 Gigawatts. D’après un communiqué de l’Union Européenne, ces investissements répondent aux défaillances et échecs de développement et de financement de projets dans le domaine de l’énergie en Afrique. Ces projets ont été préparés et proposés à l’Union Européenne pour être co-financés par l’Agence Française de développement, la Banque Africaine de développement, la Banque d’Investissement Européenne, le groupe KfW, le Group de développement privé des infrastructures (PIDG), ElectriFI/European Development Finance Institutions (EDFIs) Management Company, Proparco, et la Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelinglanden N.W ( FMO). A noter que l’initiative africaine d’accès...

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COP 22 “Une solidarité africaine existe” Houmi Ahamed-Mikidache
Nov21

COP 22 “Une solidarité africaine existe” Houmi Ahamed-Mikidache

COP 22 “Une solidarité africaine existe” Houmi Ahamed-Mikidache Evénement important de l’année 2016, la Conférence des Nations Unies sur le Climat, organisée à Marrakech ( Maroc) du 7 au 18 novembre dernier, pour la quatrième fois en Afrique, a démontré qu’une solidarité africaine existe. Explication sur TV5 Monde (émission Kiosque). Par Houmi Ahamed-Mikidache COP 22 “Une solidarité africaine existe” Houmi...

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COP 22 : Vers l’arrivée décisive des Chefs D’Etat
Nov14

COP 22 : Vers l’arrivée décisive des Chefs D’Etat

COP 22 : Vers l’arrivée décisive des Chefs D’Etat   Par Houmi Ahamed-Mikidache Quelques jours après le début de négociations sur la mise en œuvre de l’accord de Paris adopté dans la capitale française, en 2015,  et entré en vigueur le 4 novembre dernier, les chefs d’Etat de la planète se rendent à Marrakech pour marquer leur volonté d’agir. Mais, le chemin semble semer d’embûches. L’élection du président américain Donald Trump présente une certaine « incertitude » , selon le président Français, François Hollande.  Cette élection a effectivement marqué les esprits des participants de la Conférence des Parties sur le Climat. Les Etats-Unis vont-ils annuler l’accord de Paris, comme l’avait annoncé le président élu américain lorsqu’il était candidat ?  Et quelles sont  les décisions prises par les négociateurs la semaine dernière ? Retour sur les points importants des négociations. Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Accord de Paris est-il en danger ? Depuis lundi 7 novembre, début des discussions, 109 pays couvrant 77% des émissions de gaz à effet de serre ont ratifié l’accord de Paris, tels que l’Australie  et  le Japon, le Botswana et le Burkina Faso. Mais que va devenir cet accord avec le « Brexit » américain ? L’accord de Paris est-il remis en cause ? Oui et non disent de nombreux observateurs. Les actions de mise en œuvre se poursuivront  « Let’s wait and see », affirme en conférence de presse Patricia Espinoza, la Secrétaire Générale de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.  Elle dit avoir proposé au nouveau président élu de travailler avec lui sur les questions de changements climatiques.  Pour  le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Maroc, Salaheddine Mezouar  l’élection de M. Trump à la présidence française n’est pas une menace : “ Nous devons faire confiance au peuple américain qui sont déterminés et   fortement engagés à lutter contre les changements climatiques.» Des réformes américaines sont-elles en vue ? Fin octobre, l’administration américaine en charge de l’information sur l’énergie avait affirmé dans son dernier rapport que l’énergie solaire est la source d’énergie renouvelable la plus rapide et croissante aux Etats-Unis, et cela devrait continuer. Or, le site de campagne du candidat Trump, aujourd’hui président élu, précise que les actions du président Obama liées aux changements climatiques seront supprimées, notamment le « Clean Power Plan », le  plan Obama pour le climat, la ratification de l’accord de Paris et l’agence pour l’environnement.  Les raisons : ces actions sont jugées  trop couteuses et peu efficaces. Le site toutefois précise que le candidat Trump soutient les énergies renouvelables, mais tient aussi compte  des autres sources d’énergies comme les énergies fossiles. Le facteur rentabilité entrerait donc en jeu dans les décisions. Toutefois, plusieurs questions restent en suspends. Que...

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COP 22-Les Acteurs non étatiques: ” Nous voulons accéder aux salles de négociations en donnant notre avis”- Saïd Chakri
Nov11

COP 22-Les Acteurs non étatiques: ” Nous voulons accéder aux salles de négociations en donnant notre avis”- Saïd Chakri

COP 22-Les Acteurs non étatiques: ” Nous voulons accéder  aux salles de négociations en donnant notre avis”- Saïd Chakri Saïd Chakri est spécialiste des questions d’éducation et de justice  sur le climat au Maroc et dans le monde arabe. A Marrakech, sur le site de Bab Igli,  il milite pour une meilleure intégration de la société civile dans les négociations. Entretien. Par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com: La présidence marocaine a décidé de mettre en avant la société civile pendant la COP. Quelle est votre marge de manœuvre pendant les négociations ? Quelles sont vos actions ? Saïd Chakri:La présidence marocaine de la COP 22 a déjà initié certaines rencontres de préparations à différentes échelles surtout lors de la rencontre du 17 octobre avec les représentants de la société civile marocaine et internationale où il a été décidé un positionnement  privilégié de la société civile. A l’échelle nationale,  la COP 22 est une occasion où la société marocaine s’est organisée en alliance pour la société civile environnementale ( AMCDD) et en coalition pour les autres dynamiques qui est la Coalition Marocaine pour la Justice Climatique ( CMJC). Sincèrement la marge de manœuvre reste limitée, et basée surtout sur des relations personnelles avec les négociateurs et certains experts du GIEC lors des rencontres privées et aussi par des questions lors des événements parallèles. Nos actions constituent à nous organiser en formant des coalitions internationales qui regroupent les divers acteurs. Mais, nous voulons accéder aux salles de réunion en  donnant notre avis, sur les questions sensibles comme la transparence dans les financements, la priorité de l’adaptation , la nécessité des renforcements des compétences et surtout le droit à l’accès à l’information. Les femmes sont- elles au coeur des négociations ? La question des femmes n’a pas encore pris sa place normale dans les négociations. La preuve: elle est mentionnée seulement dans le préambule de l’accord de Paris et il n’y a pas d’article clair ,  ni de décision et non plus de plan d’action. J’espère que lors de la COP 22 la communauté internationale respectera les anciennes décisions prise à Doha et à Cancún et on aura un agenda clair pour les femmes. Le financement climat et l’adaptation sont  l’une des priorités de la COP, comment percevez-vous les différentes démarches de la présidence de la COP 21 et celle de la COP 22 ? Le slogan de la COP 22 est une COP d’action et aussi une COP pour l’Afrique. Sincèrement,  on ne peut pas attendre des résultats dans ce sens sans avoir la transparence sur l’origine de ce financement, et aussi sa durabilité, sans  avoir des décisions claires sur la part...

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