Villes durables: les villes africaines veulent montrer l’exemple (1)
Nov01

Villes durables: les villes africaines veulent montrer l’exemple (1)

Villes durables: les villes africaines veulent montrer l’exemple (1)  Les villes africaines, soutenues par la Convention des Maires pour l’Afrique, subsaharienne affichent une ferme volonté de mettre en œuvre des stratégies de développement sobres en carbone. Démonstration. Par Houmi Ahamed-Mikidache   Le Contexte Depuis la tenue de la Conférence des Nations Unies sur le Climat à Paris en 2015,   les villes africaines   sont aidées par la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA) domiciliée au siège de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’ Afrique ( CGLU-Afrique) au Ghana. Présentée en  2015 en marge des travaux de  la Conférence des Nations Unies sur le Climat, la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne  est une initiative financée par l’Union Européenne pour soutenir les villes africaines   dans la lutte contre le changement climatique par l’accès notamment aux énergies propres .La CoMSSA s’est inspirée du succès de la «  Convention des Maires d’Europe », réunissant 6700 municipalités dans la lutte contre le réchauffement climatique. A ce jour, 13 villes francophones, anglophones et lusophone font l’objet d’une attention particulière.  Ce sont des villes pilotes. Les Communes de Zou ( Bénin), de Bouaké ( Côte d’Ivoire), de Nouakchott ( Mauritanie), de Monrovia ( Liberia), Dakar et Pikine ( Sénégal), Tsévié ( Togo), Yaoundé III et Yaoundé IV (Cameroun), Lumbubashi (RDC), Kampala ( Ouganda), Bissau ( Guinée Bissau) sont soutenues financièrement par l’Union Européenne pour des projets liés au renforcement de capacités, et à la réalisation d’action d’accès à l’énergie propre et durable. Dans certaines  villes pilotes telles que, Tsévié  ou Nouakchott ou les communes de ZOU,  il est prévu l’installation de panneaux solaires ou mini-centrales solaires pour l’éclairage public, les ménages et les infrastructures sociales de base. Après plusieurs ateliers à Pikine et à Dakar, les villes sénégalaises  envisagent la mise en œuvre des projets pilotes d’efficacité énergétique. La capitale sénégalaise est sur le point de construire un service hospitalier avec des matériaux locaux pour une meilleure performance énergétique. Autre action à Dakar : une plateforme d’échange et d’apprentissage intitulée « DACKCLIM »  , représentée par différentes classes sociales accompagnent la ville sur les enjeux  de développement durable ( gestion des déchets…). Le PLANERZOU Seule intercommunalité choisie par la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne, le département de Zou au Bénin en Afrique l’Ouest  bénéficie d’un projet d’appui à l’élaboration et à la mise en cohérence des outils de planification énergétique durable financé par l’Union Européenne :  le PLANERZOU. Le  département de Zou est composé de 9 communes  situées  au centre du Bénin ( Abomey, Agbangninzoun, Bohicon,   Cové, Djidja, Ouinhi, Zagnanado,  Za-Kpota, et Zogbodomey ). Depuis 2017, le PLANERZOU s’étale sur 30 mois. Son objectif : favoriser l’utilisation des énergies renouvelables par...

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Bénin :  les zones humides en danger
Oct26

Bénin : les zones humides en danger

Bénin : les zones humides en danger Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour l’avenir de la planète à moins que des mesures ne soient prises de toutes urgences pour les sauver a alarmé la Convention de Ramsar  dans un rapport publié récemment. Explications par Hippolyte Agossou Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour l’avenir de la planète à moins que des mesures ne soient prises de toutes urgences pour les sauver a récemment alarmé la Convention de Ramsar (traité mondial ratifié par 170 pays, la Convention de Ramsar vise à protéger et promouvoir l’utilisation rationnelle des zones humides ). Alarmant Le rapport indique qu’entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète ont disparu avec une disparition qui s’accélère depuis 2000. Les raisons : changements climatiques, démographie galopante, urbanisation des zones côtières et des deltas fluviaux, évolution des modèles de consommation, changements intervenus dans l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture. Le rapport montre qu’aucune région dans le monde n’est épargnée. Il indique que les zones humides, lacs, cours d’eau, marais et tourbières, ainsi que les zones marines et côtières telles que les estuaires, lagunes, mangroves et récifs coralliens couvrent actuellement plus 12,1 million km2, une superficie plus vaste que celle du Groenland. Mais, il déplore l’information suivante: entre 13% et 18% de ces zones sont seulement inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont des sites protégés. Le cas du Bénin De nombreuses zones humides au Bénin retiennent l’attention à l’international : la basse vallée de l’Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué ( la plus vaste du Bénin avec une superficie avoisinant 91 600 hectares) ,le site du parc W ( au cœur du complexe transfrontalier et qui est conjointement géré par le Bénin, le Niger et le Burkina-Faso et qui est couvert par la convention de Ramsar depuis 2007). Ces zones humides accueillent les oiseaux migrateurs notamment. Elles servaient de zone de refuge pendant la période coloniale. Malgré la ratification de cette Convention par le Bénin, les zones humides font objet de surexploitation et sont devenues des dépotoirs avec de nombreux déchets en plastiques, une destruction massive de mangroves. Bien qu’il existe des mesures de protection liées au droit de l’environnement au niveau national ( article 64 du Code foncier domanial), une partie de la population exerce sur les zones humides des activités de contrebande qui polluent l’eau.   Autre source de pollution: l’usage des pesticides dans les villages agricoles environnants. Conséquences : une bonne...

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PRE COP 24 – A key preparatory meeting before COP24
Oct25

PRE COP 24 – A key preparatory meeting before COP24

PRE COP 24 – A key preparatory meeting before COP24 By Houmi Ahamed-Mikidache   Following the calls for strong action by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), and the International Energy Agency’s latest report on rising emissions from the energy sector, a  key preparatory meeting for the United Nations Climate Change Conference (COP24)  took place during two days  in Krakow Poland. During this Pre-COP, Ministers from 35 countries met to prepare a successful outcome at COP24 according to the UNFCCC Communication department . Taking place in Katowice, Poland in December, COP24 is critical as countries are set to adopt a full and balanced set of guidelines that will tell the world how to implement the Paris Agreement transparently and fairly for all, warns the UNFCCC communication department. In addition to the implementation guidelines for the Paris Agreement, COP24 will also see the high-level political phase of the Fiji-led Talanoa Dialogue, which aims to assess progress towards the temperature goals enshrined in the Paris Agreement. Ministers had open and frank discussions at the Pre-COP, emphasizing the sense of urgency and underlining the need for a solid outcome at COP24, recalled the UNFCCC Communication department. Ministers discussed the key issues of the implementation guidelines, which include transparent action with respect to o    adaptation to climate change impacts o    ambitious emission reductions, o    with strong means of implementation to support developing countries, in the form of technology cooperation, capacity building, and, especially financial support. But for the Least Developed countries’s chairman, Gebru Gembers, it is not a simple process.  “The IPCC report has made even clearer the need for the Paris Rulebook to properly reflect the breadth of action required by all countries to achieve the Agreement’s 1.5°C goal”, he said earlier when the The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) released its report. And  he added: “Countries must deliver a robust Rulebook that will ensure adequate action to cut emissions, adapt to climate change and address loss and damage, and that support is provided to enable poorer countries to do the same.” For Gebru Gember, who is from Ethiopia, the IPCC report confirms that loss and damage resulting from climate change will only worsen with further warming with much greater losses at 2°C than at 1.5°C. And it urgent to find concrete solutions. “It is particularly vulnerable countries like the least developed countries that are worst affected by the devastating impacts of climate change and bear the greatest cost from the damage it causes, despite contributing the least to the problem. This injustice must be addressed by the international community through the provision of support for dealing with loss and damage,” he said. During the...

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L’ Afrique, leader de la lutte contre les changements climatiques, pourrait-elle influencer les Etats-Unis?
Juil30

L’ Afrique, leader de la lutte contre les changements climatiques, pourrait-elle influencer les Etats-Unis?

L’ Afrique, leader de la lutte contre les changements climatiques, pourrait influencer les Etats-Unis EDITORIAL Par Houmi AHAMED-MIKIDACHE Alors que nous avons récemment remarqué que l’Amérique investit en Afrique dans le domaine environnemental, paradoxalement le pays du Président Donald Trump continue à nier l’existence des changements climatiques. Pourtant, les faits sont là : élévation de la mer, déplacement des populations, sécheresse et chaleur intenses sont fréquentes actuellement aux Etats-Unis, notamment en Californie, avec des pics de chaleurs évalués à 48, 9° Celsius  à Chino près de Los Angeles le 7 juillet dernier, d’après la météo nationale américaine. L’Amérique de Donald Trump vit la Canicule et ses conséquences  comme dans de nombreux pays  en ce moment, et pourtant le gouvernement américain a toujours  l’intention de se retirer   de l’Accord de Paris. Era Environnement, ce mois-ci, vous donnera des explications sur les différentes stratégies des pays d’Afrique pour mettre le climat, l’économie verte et bleue au centre des préoccupations  géostratégiques. Cela pourrait-il impulser sur la décision finale des Etats-Unis dans quelques années ?  A Suivre....

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America promotes Environmental investments in Africa
Juil22

America promotes Environmental investments in Africa

 America promotes Environmental investments in Africa By Houmi Ahamed-Mikidache Overseas Private Investment Corporation (OPIC) President and Chief Executive Officer Ray W. Washburne visited South Africa this week where he met with local banks to discuss investment opportunities to advance development in the country and highlight OPIC-supported projects. It’s the third stop on a six country trip to promote U.S. investment in the region, strengthen partnerships, and find opportunities to work with regional allies on projects that drive economic growth and stability throughout the region. Infrasalience is creating green jobs Among the projects Washburne visited was OPIC-supported SA Taxi which provides loans to entrepreneurs operating minibuses in South Africa. The minibuses are a key part of the South African transportation sector where approximately 67 percent of all travel in South Africa is on a minibus. Each vehicle is a small business which supports the operators, their families and their communities. Washburne met with a number of innovative American businesses and investors including Infrasalience, a company established by American entrepreneurs. The company has developed mobile green chemical plants which profitably transforms air pollution and waste water into sustainable green chemicals. By establishing a process to recycle and reuse industrial and infrastructure waste while simultaneously creating jobs, the company is helping to bring American ingenuity and business values to emerging markets. Exploring investment opportunities in Africa Washburne is traveling to Africa to explore investment opportunities and to highlight OPIC’s new Connect Africa initiative to invest more than $1 billion in transportation, technology and value chains on the continent. Earlier this month, Washburne earlier traveled to Zambia and Rwanda where he visited American coffee processing facilities and met with heads of state. His travel on the continent will continue to Botswana, Uganda, and Kenya where he will meet with senior government officials and visit OPIC supported projects. Africa is a longstanding priority for OPIC and accounts for about one-quarter of the agency’s $23 billion global portfolio. As part of his National Security Strategy, President Trump highlighted the need for a modernized approach by the U.S. government to development finance to help grow aspiring partners, promote economic relationships, and increase investment in regions important to American interests....

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AFDB: Africa needs to accelerate private sector investment in infrastructure
Juil22

AFDB: Africa needs to accelerate private sector investment in infrastructure

AFDB: Africa needs to accelerate private sector investment in infrastructure By Houmi Ahamed-Mikidache   The Kenyan Urgent call President Uhuru Kenyatta has made an urgent call for developing and funding bankable infrastructure projects to drive Africa’s growth agenda during the Africa50 General shareholders Meeting held in Nairobi, Kenya. President Kenyatta said support for bankable projects in energy, transport, ICT, water and sanitation provide unprecedented opportunities for private sector participation. “The private sector must step up and help us close the infrastructure gap on the African continent. Public funding is limited, and there are competing priorities,” he said. Kenyatta announced Kenya would double its current shareholding investment in Africa50 to US$ 100 million. “We must have the confidence to trust and invest in our own infrastructure. Let us grow our partnership and make Africa50 a success.” ” A financing gap of US$ $68 – 108 billion” According to statistics provided by the African Development Bank (www.AfDB.org) the continent’s infrastructure funding requirements stand at close to US$ 170 billion a year, leaving a financing gap of US$ $68 – 108 billion. African Development Bank President and Chairman of Africa50, Akinwumi Adesina, said, “We need to act with speed and urgency. Our people expect nothing else.” He emphasized the importance of tackling factors that inhibit private sector infrastructure investments, including high costs of financing, weak regulations,  lack of cost reflective tariffs, low profitability, and weak regulatory frameworks for public-private partnerships. Private sector infrastructure financing in Africa remains low, averaging US$ 6 billion per year. In 2016, the figure dipped to US$ 2.6 billion. Adesina said Africa requires new models of financing infrastructure. “We must work smart to attract greater levels of investment financing for infrastructure development in Africa. Globally, there is approximately a US$ 120 trillion pool of savings and private equity. Africa must creatively attract some of this into the continent,” he said. Africa50 In response to Africa’s infrastructure finance deficit, the African Development Bank has launched the Africa Investment Forum (AIF) set to take place in South Africa in November 2018. The transaction-based forum is expected to be a gathering of global pension funds, sovereign wealth funds and institutional investors, and key private sector players. Adesina commended President Kenyatta for the country’s bold commitment to and investments in infrastructure development over the last 5 years. Infrastructure accounts for 77% of the Bank’s Kenya portfolio. “Mr. President, you were one of the first African leaders to support the creation of Africa50, which I am honored to chair,” said Adesina. “The African Development Bank, of which I am President, helped create Africa50 because we believe new institutional models are needed to close Africa’s...

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