Election présidentielle aux Comores: la population en attente de solutions
Mar25

Election présidentielle aux Comores: la population en attente de solutions

  Dimanche 24 Mars, plus de 300 000 comoriens ont été appelés aux urnes dans le cadre de l’élection présidentielle en Union de Comores. Au lendemain de ces élections très difficiles , ERA ENVIRONNEMENT revient sur les attentes de la population dans certaines localités. Rencontres.   Ecoutez Ilias Ibrahim Mzahahé , Agriculteur, de Nioumadzaha Bambao, une localité du sud de la Grande Comore (Union des Comores).                   STE-019 Amina Djoumoi, Nioumadzaha Bambao Pour cette mère de sept enfants, la ville de Nioumadzaha Bambao ne souffre de pas de la faim.Mais la seule difficulté est le manque d’intérêt des jeunes pour l’agriculture. Era Environnement:  Aujourd’hui vous  votez, que pensez-vous du rôle de la jeunesse dans les activités liées à  l’agriculture  à Nioumdzaha Bambao? Amina Djoumoi: Un de mes enfants cultive de temps en temps et depuis quatre nous ne manquons de rien. Nous vivons du manioc et des bananes qu’il cultive. Mais aucun de mes enfants travaillent. Moi, je vend du bois et je vend ce que mon fils cultive. Grâce à Dieu,  je n’ai jamais mendié pour manger. A Nioumadzaha Bambao, vous avez de l’Ylang Ylang, de la Vanille et du Girofle, n’est-ce pas ? Oui, on a beaucoup de vanille et aussi du manioc, des bananes. On ne souffre pas. Mais ce qui nous gêne c’est de voir nos enfants sans activités, ne désirant pas cultiver. Parce qu’ils se sentent “patrons”. Ils pensent que cultiver n’est pas propre. Seul 1 jeune sur 10 est intéressé par l’agriculture ici. J’ai sept garçons. Regardez ce jeune, c’est mon fils. Depuis le début de la campagne, je ne l’ai pas vu. Je ne sais pas quel est le       AminaDjoumoi (1) candidat favori, mais…j’espère qu’il se portera bien si Dieu le veut.   Elamine Mohamed Ahmed- Dembeni, Etudiant. Que représente Dembeni en termes de ressources naturelles? Dembeni regroupe plusieurs communes. Dembeni est une zone d’agriculteurs et d’intellectuels. Notre agriculture est basée, entre autres,  sur la culture de la tomate, du manioc. Les Comores, Petit Etat Insulaire en Développement, sont victimes de changement climatique. Concrètement, comment le vivez-vous à Dembeni? Le changement climatique est visible. Les saisons ne sont plus respectées. La saison du fruits à pain et des jacquiers est décalée. On les retrouve aussi  pendant le mois du ramadan. La période des tomates est aussi inversée. On se retrouve avec des décalages importants. Et c’est lié au dérèglement climatique. Nous sommes aujourd’hui au premier tour de l’élection présidentielle quelles sont vos attentes par rapport aux difficultés que vous vivez ici avec le changement climatique ? Dans le bavou de Gongwe, où nous nous trouvons, nous n’avons jamais vu de...

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Le droit foncier: une réelle problématique aux Comores
Mar03

Le droit foncier: une réelle problématique aux Comores

Le droit foncier: une réelle problématique aux Comores   A Samba M’bodoni,  un village situé  dans la région d’Itsandra au nord de la Grande Comore,  plus précisément  entre les villes de  Ntsoudjini et Dzahani II, il  existe plusieurs problématiques reliant le partage des terres découlant de l’héritage maternel et paternel.  Présentation.   Par Asdjad Abdouroihamane ( stagiaire) avec ERA ENVIRONNEMENT Ngazidja (Grande Comore)  est une des quatre îles de l’Union des Comores. Comme dans toutes ces îles, il y a de  nombreuses querelles  liées à la répartition des terres découlant du droit foncier, l’étude des règles qui régissent la gestion des terres. A Samba M’bodoni,  un village situé  dans la région d’Itsandra plus précisément  entre Ntsoudjini et Dzahani II, il existe plusieurs problématiques reliant le partage des terres issu de l’héritage maternel et paternel. Dans ce village aux Comores, les terres paraissent fertiles. Mais, elles sont victimes des changements climatiques. Ces terres ont jadis fait l’objet d’un développement de cultures de rente : Vanille, Ylang Ylang, Girofle. En ce moment, la végétation  est abondante. Il pleut beaucoup en ce moment.   Il est intéressant de se familiariser avec la nature (la flore en particulier) et de comprendre son fonctionnement et ses changements. Mariage coutumier et protection des terres Comme dans toute la Grande Comore, le quotidien tourne autour du Anda, le grand mariage. Ce mariage coutumier est le point d’ancrage des Comores. Il est mis en exergue par les biens matériels liés au droit foncier. Mais ce droit foncier n’est pas forcément respecté dans le pays, parce qu’il engendre plusieurs aspects juridiques: le droit musulman, le droit coutumier, le droit découlant des pratiques de la colonisation. Et ces nombreux droits sont difficiles à suivre dans un pays où le citoyen lambda n’est pas intéressé par l’écrit, mais plutôt par l’oral. Pourtant, le mariage coutumier ne peut se faire en Grande Comore comme dans toutes les îles sans la construction d’une maison.  La propriété immobilière est nécessaire à la célébration du mariage coutumier. Mais cette propriété immobilière où plutôt l’accès à la construction pose question dans la mesure où le droit foncier n’est pas légiféré réellement aux Comores. Que représente la terre aux Comores? La terre est « source de vie ». Elle crée la richesse dans la mesure où elle est bien exploitée. Le manyahuli est un terme comorien signifant la transmission des biens par les femmes.  Ce  sont les femmes les propriétaires des biens.Les terres sont transmises aux filles de la famille. Celles-ci doivent les transmettre à leur tour à leurs filles.   La problématique se pose lorsqu’une femme n’a malheureusement pas eu de filles.  Qu’en est-il de l’ héritage légué par une femme à un homme? Comment...

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Nairobi : Première conférence internationale sur l’Economie Bleue
Nov26

Nairobi : Première conférence internationale sur l’Economie Bleue

Nairobi : Première conférence internationale sur l’Economie Bleue     Le  Kenya, le Canada et le Japon   accueille  à Nairobi, capitale du Kenya,  la première conférence internationale sur l’Economie Bleue durable. Objectif : Exploiter le potentiel des océans, des mers, lacs et rivières pour améliorer les vies des femmes et des jeunes, et des autochtones vivant notamment dans les pays  en voie de développement. Autre ambitions : Mettre en avant  les dernières innovations scientifiques, et meilleures pratiques de conservation des eaux pour le bien être des générations futures et s’engager à agir concrètement avec des actions pratiques permettant une transition mondiale vers une économie bleue durable. Pas facile.  Le concept d’économie bleue  regroupe des activités commerciales  liées à la mer, aux océans, aux lacs, aux rivières. Avec un risque : les changements climatiques et la destruction de l’environnement par les hommes. Comment obtenir une économie bleue durable ? Le comté de  Homa Bay, situé dans la province de Nyanza,  l’une des sept provinces du Kenya est  connu pour son Port de Pêche. Pour Hamilton Orata, Vice-gouverneur , présent avant l’ouverture de la conférence, Homa Bay a un énorme potentiel de développement, mais doit faire face aux conséquences des changements climatiques,  prendre en considération ses voisins et sensibiliser la population. Le Comté détient 60% du Lac Victoria et partage ses eaux  avec avec l’Ouganda et la Tanzanie. Entretien.   Comment votre population, notamment les femmes comprennent l’économie Bleue ? Ma population vit de l’Economie Bleue depuis toujours et c’est très important pour nous. Même si elle ne comprend pas tout ce qui implique l’économie bleue.  Les hommes  pêche et les femmes s’occupent de la vente. Elles ne vont jamais pêcher, par contre. Elles se chargent uniquement du commerce. Nous avons une population de 1,2 millions de personnes et la plupart d’entre elle, vivant autour du Lac, dépend de ses ressources. Qu’attendez-vous de cette conférence? Nous voulons que la pêche  soit perçue comme une valeur ajoutée au développement économique de notre comté. Nous sommes une autorité locale, mais nous dépendons largement de l’Etat Central.  Nous voulons  utiliser nos ressources en profondeur  en tenant compte des changements climatiques. Avec les changements climatiques, nos pratiques traditionnelles sont remises en cause: la météo traditionnelle n’est plus fiable et ne permet plus de gérer les cultures vivrières . Le rythme de pluies est différent.  Il y a aussi de nombreux déchets  dans le lac et c’est un réel défi auquel nous devons prêter attention. L’érosion est de plus en plus importante. Ce que nous vivons est grave et les trois pays doivent travailler ensemble pour obtenir une économie bleue durable.  Nous n’avons pas utilisé le lac Victoria à son niveau optimal....

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Plantain helps to address food security in Nigeria
Nov18

Plantain helps to address food security in Nigeria

  Nigeria is the largest producer of plantain in West Africa, with an annual production of about 2.4 million metric tons, according to a recent report from the Forum For Agricultural Research in Africa ( FARA). Analysis. By Oluwasoyo Folarin   Nigeria is the largest producer of plantain in West Africa, with an annual production of about 2.4 million metric tons, according to a recent report from the Forum For Agricultural Research in Africa ( FARA), the technical  arm of the African Union Commission (AUC) on matters concerning agricultural science, technology and innovation. Plantain is healthy Plantain consumption helps to address food security and plantain flour is also seen as healthy with nutritious values, according to the study. Plantain has diverse use in medicine, industries and households. These uses has made it demand upsurge in the last decade and positioned the food crop as a viable product for export. One of the major derivative of plantain is plantain flour which is used in the production of baking pastries, waffles, pancakes, breads, soups & more. The constraints There are numerous opportunities to be harness by investors along the crop value chain. The plantain industry should be developed with favorable policies and strong support from the Nigeria government to ease difficulty of business, and integrating strategic investment in plantain, specified the researchers. There are three major constraints with plantain production. Farmers have to deal with the changing climate( off-season, on- season), the menace of pest and disease linked to climate change  and the access to finance to determine the price of their plantains. The value chain of Plantain Adeolu Babatunde Ayanwale, Fatunbi Oluwole Abiodun and Ojo Mathew Pau, three  researchers from FARA analyzed the various activities of the key actors in the plantain value chain across the southwest region, one of the major centers of plantain production in Nigeria. The study shows that about 49% of farming households are producing plantain as their main crop. 82% of the farmers belong to farmers association, while about 64% also belong to cooperative societies. 90% of the farmers needs 180,000 Naira ( 432 euros) to fill the financing gap. However, membership of cooperative society can have access easily to credit, noted the researchers. The analysis collected data from 300 producers from six states: Lagos, Oyo, Ogun, Osun, Ekiti and Ondo. The study has selecting 15 marketers, processors and consumers per state to give a total of 45 respondents for marketers, processors and consumers respectively. According to the researchers, plantain production is mainly dominated by males, monogamously married with an average age of 49 years old and a primary school education. Plantain production is becoming...

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New York Climate Week: “We need to recognize the urgency we face”- Patricia Espinosa
Sep25

New York Climate Week: “We need to recognize the urgency we face”- Patricia Espinosa

New York Climate Week: “We need to recognize the urgency we face”- Patricia Espinosa At the opening ceremony of New York Climate Week on monday 24th, the Executive Secretary of UN Climate Change, Patricia Espinosa, called for more urgency in taking climate action and stressed the need for leadership and a committed multilateral response. Her address   Seventhy-three years ago, nations—ravaged by war, weary of its costs—pledged to achieve what had, for the first half of the century, been impossible: a lasting peace. The signing of the UN Charter in San Francisco was more than an agreement to get along. It established a rules-based international order, championed multilateralism over self-interest, and clarified that the path forward was not through conflict but collaboration.We bear the fruit of that work. Today, many are healthier, better educated, and more peaceful than at any point in history.ut humanity faces a new challenge; one that threatens current and future generations. The Paris Agreement Climate change is an opponent we shaped with our own hands, but whose power now threatens to overwhelm us. Throughout the world, extreme heatwaves, wildfires, storms and floods are leaving a trail of devastation and death.Developing countries suffer the worst, but climate change affects all nations—directly and indirectly. It’s a challenge that a rules-based international order is custom-designed to address—which led to the Paris Agreement. Like the UN Charter itself, its signing was an unprecedented multilateral success. But nations are not living up to what they promised. Under it, nations agreed to limit climate change to 2-degrees Celsius—ideally 1.5C. These targets are the bare minimum to avoid the worst impacts of climate change. But what nations have currently pledged under Paris will bring the global temperature up about 3C by 2100. Let us be clear: low ambition leads to a future where humanity no longer controls its own fate—runaway climate change does. Recent negotiations in Bangkok on the Paris Agreement’s implementation guidelines made some progress, but not enough. Recognizing the urgency We must therefore work harder than ever between now and COP24 to complete this work. We need to see leadership, we need to recognize the urgency we face, and we need to make a commitment to a decisive multilateral response. We have no other option. This means that we must listen to the voices of billions who understand that time itself is a dwindling resource when it comes to climate change. We must listen also to those who understand that addressing climate change provides extraordinary opportunity and are acting. Just as 73 years ago the UN Charter was signed in San Francisco and then moved to New York City……we’ve also just arrived from...

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Reasons Why We Should Care About the Environment
Mai17

Reasons Why We Should Care About the Environment

    Reasons Why We Should Care About the Environment   The environment around us is an essential part of human survival. I like to believe that people who do not care about the environment, simply do not understand how important it is to all of us and that it does not affect them directly, these are my reasons you should be concerned about the environment. A Clean Environment Is Essential for Healthy Living: The more you don’t care about our environment, the more it will become polluted with contaminants and toxins that have a harmful impact on our health. Air pollution can cause respiratory diseases and cancer, among other problems and diseases. Water pollution can lead to typhoid, diarrheal diseases, and another one. The local authorities have to promote care the environment.   Earth Is Warming: For the sake of our children and our future, we must do more to combat climate change. Yes, it’s true that no single event makes a trend. Now it not possible to ignore that.   Your Great-Great & Great-Great-Great Grandchildren Will Appreciate It: But there must be the look ahead, there must be a realization of the fact that to waste, to destroy, our natural resources, to skin and exhaust the land instead of using it so as to increase its usefulness.   Biodiversity Is Important: Biodiversity refers to the variety of plants, animals, and other living things in our world. it can be negatively influenced by habitat loss and degradation due to human activity, climate change, and pollution, among other things. Earth Is Our Home: It’s where we live, so we better take care of it. For sure we could be better person if we help with small things for our home, this planet the only that we have now.   What Can We Do? The problems we are facing now are tough. However, the good news is that, you don’t have to be an expert or a millionaire to save the Planet – everyone can help to do their bit for the environment. In other words, if each of us can be more conscious of environmental issues and willing to take some simple steps to save the Planet, we can make a huge contribution. Nowadays, with increasing environmental awareness among the public, people around the world are coming together to fight for a greener future, and the effort has achieved great results. As a pioneering member of environmental advocacy community, Better World International is always committed to improve and take care of our surrounding environment, by providing practical tips to its members on the things they can do to live more...

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