Maroc : Premier Forum Entreprises-Climat
Juil03

Maroc : Premier Forum Entreprises-Climat

Maroc : Premier Forum Entreprises-Climat Par Houmi Ahamed-Mikidache La Confédération Générale des Entreprises du Maroc ( CGEM) organise le 6 juillet prochain  son premier forum  « Entreprises- Climat- Maroc ». Présentation.   Les entreprises africaines se mettent au vert La Confédération Générale des Entreprises du Maroc ( CGEM) organise le 6 juillet prochain son premier forum « Entreprises- Climat- Maroc ». Thème principal : des opportunités de transition écologique pour les entreprises africaines. Sous le haut patronage du Royaume du Maroc, cette rencontre permettra d’analyser la problématique du Climat et son impact sur les acteurs économiques, d’après les organisateurs. A l’issue des discussions, un cadre d’échange et de partage sera établi. Un mémorandum d’entente entre le Secrétariat d’état auprès du Ministère de l’énergie, des mines et du développement durable, chargé du développement durable et la CGEM sera signé. Une convention de partenariat entre le Secrétariat d’état chargé du développement durable la CGEM et le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) sera également conclue, précisent les organisateurs. Les actions Le Réseau Marrakech Business Action For Climate « MBA4 Climate »  tiendra sa première réunion en marge du forum. Elle sera consacrée à l’organisation et au mode de fonctionnement du réseau et aux actions à mener en vue de la participation du secteur privé à la COP23. Ce forum verra la présence d’une vingtaine de patronats, des représentants d’organisations internationales et des experts du climats et de nombreuses personnalités : Mme Hakima El Haité, championne de Haut Niveau pour le Climat, Mme Patricia Espinosa, Secrétaire Exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies  sur les Changements Climatiques, M. Salaheddine Mezouar, Président de la COP22, Mme Miriem Bensalah Chaqroun, Présidente de la CGEM, M. Aziz Rabbah, Ministre de l’énergie, des mines, et du développement durable, Mme Nezha El Ouafi, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’énergie, des mines et du développement Durable, chargée du développement durable....

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Maroc :  L’industrie de l’arganeraie  s’adapte aux changements climatiques
Juin22

Maroc : L’industrie de l’arganeraie s’adapte aux changements climatiques

Maroc :  L’industrie de l’arganeraie au Maroc s’adapte aux changements climatiques   Depuis une quinzaine d’années, des efforts sont déployés pour définir les conditions d’un développement durable et d’une approche participative de l’exploitation de systèmes agro forestiers de l’arganeraie. Explications. Par Amine Fikri Que représente l’arganeraie au Maroc ?   L’arganier produit de petits fruits de forme ovale, verts à jaunes, devenant bruns à maturité et contenant une coque très dure renfermant une à trois amandes. Ces dernières permettent l’extraction de la fameuse huile d’argane. Aujourd’hui, la renommée de l’huile d’argane dépasse largement les frontières du Maroc. L’engouement croissant que l’huile d’argane suscite auprès des populations occidentales (Europe, USA) et extrême-orientales (Japon) en témoigne aisément. Ces populations, qui n’ont découvert l’huile d’argane que récemment, voient en elle un produit rare, pur, naturel, inaltéré et qui permet l’alliance d’une alimentation savoureuse et saine et d’une hygiène alimentaire préservée et de qualité. L’huile d’argane est une huile alimentaire et diététique, elle est préparée selon un protocole rigoureux et ancestral, transmis de génération en génération depuis des siècles. Un système juridique stable Le modèle socio-économique de l’exploitation de l’huile d’argan est resté traditionnel, organisé d’une part autour d’une structure socio-juridique particulière et qui fonctionne d’autre part sur la base de productions variées. Depuis 1925, une loi reconnaît aux usagers des droits d’usage de cette ressource domaniale où ils cultivent du blé entre les arbres, font paître leurs chèvres, et récoltent les fruits qui tombent en été pour en extraire une huile appelée argane. Les étapes de sa préparation L’huile d’argane est une huile alimentaire et diététique, elle est préparée selon un protocole rigoureux et ancestral, transmis de génération en génération depuis des siècles. Les différentes étapes de la préparation de l’huile d’argane ont longtemps été entièrement manuelles, de la récolte des fruits de l’arganier jusqu’à l’extraction proprement dite de l’huile. Elle est accomplie selon un savoir faire ancestral réservé aux femmes de l’arganeraie. Cependant, depuis 1996, les coopératives et quelques industriels ont mis au point une méthode d’extraction semi-mécanisée. Cette technique permet la préparation reproductible, dans des conditions moins pénibles pour les femmes, d’une huile de meilleure qualité sanitaire et analytique. L’extraction de l’huile d’argane, selon la méthode artisanale, nécessite de longues heures d’un travail physique et difficile. En effet, il faut compter en moyenne une vingtaine d’heures de travail pour produire un litre d’huile. Le rendement d’extraction est d’environ 1 % par rapport aux fruits et de 30 % par rapport aux amandons. Ceci explique aisément pourquoi l’huile d’argane est actuellement l’une des huiles les plus rares et les plus chères du monde. Le fruit débarrassé de la pulpe donne un noyau qui est concassé...

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COP22- Triple A : Adoption de la Déclaration de Marrakech
Sep30

COP22- Triple A : Adoption de la Déclaration de Marrakech

COP22- Triple A : Adoption de la Déclaration de Marrakech Après deux jours de discussions,  27 pays africains viennent  d’adopter  une Déclaration pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine, ce 30 septembre à Marrakech (Maroc). Par Houmi Ahamed-Mikidache Adaptation: élément central L’Adaptation de l’Agriculture Africaine sera donc au cœur des  négociations durant  la COP22. La COP 22 sera donc une « COP de l’action » rappellent  les organisateurs de la Rencontre de Haut Niveau organisée dans la ville rouge pendant deux jours. Avec plus de 300 participants, la  rencontre de Marrakech a permis l’adoption d’une déclaration sur l’adaptation de l’Agriculture Africaine aux changements climatiques. Cette déclaration pose les jalons   d’actions concrètes pour financer  des projets d’adaptation dans le domaine agricole en Afrique, informent les organisateurs. Cette  rencontre de Haut Niveau  marque ainsi  le point de départ de la campagne sur les réseaux sociaux  « #WEAAARE », qui sensibilise la société civile et mobilise la communauté internationale en faveur de l’adaptation. Le financement L’intégration du financement de l’adaptation est le combat des négociateurs africains et de la société civile depuis de nombreuses années. Avant la COP 21, ils  ont même exprimé leur mécontentement lors de la publication du dernier rapport de l’OCDE sur la mobilisation des 100 milliards de dollars pour le financement climat des pays en voie de développement. Ce rapport précise que 62 milliards de dollars américains ont été mobilisés, mais seuls 16% étaient consacrés à l’adaptation, uniquement venus du secteur public. Le Triple A, Adaptation, Africaine, Agriculture est donc un grand pas  pour l’Afrique, selon des experts.  La déclaration de Marrakech pose les jalons   d’actions concrètes pour financer  des projets d’adaptation dans le domaine agricole en Afrique, informent les organisateurs. Elle souligne l’importance d’appuyer le principe d’un financement public et surtout privé, plus important, plus efficace et plus efficient. De fait, elle stipule qu’il faut faciliter l’accès au financement climat et  les fonds alloués à l’adaptation à l’Agriculture Africaine  devront faire  l’objet d’un suivi. Déterminée à répondre aux attentes de l’Afrique, la COP 22  se veut une COP africaine . Ainsi,  la déclaration de Marrakech  doit permettre de  contribuer à l’action et aux solutions, présentées dans   le Plan Mondial d’Action pour le Climat. Des projets seront  mise en avant  :   gestion des sols, agroforesterie, maîtrise de l’eau agricole,  gestion des risques climatiques, et  financement des petits exploitants, qui constituent l’un des groupes les plus vulnérables, et contribuant également à faire valoir les efforts de recherche et développement dans le secteur agricole. La formation: essentielle En plus du financement climat pour l’adaptation en Afrique, la déclaration souligne le rôle primordial du renforcement des capacités africaines en matière de politiques et de programmes agricoles, de montage et...

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COP 22- La Centrale Noor- Un exemple à Suivre
Juin20

COP 22- La Centrale Noor- Un exemple à Suivre

  COP 22- La Centrale Noor: Un exemple à Suivre Située en plein désert du sud marocain, à 10 kilomètres de la province de Ouarzazate, la centrale solaire  Noor, d’une capacité de 160 mégawatts, est considérée actuellement par les experts comme la plus grande centrale solaire du monde. Même si récemment, Dubaï a annoncé son projet de construction de centrale solaire de plus de 1000 mégawatts. Analyse. Par Houmi Ahamed-Mikidache Comment s’intègre ce projet dans l’initiative pour l’accès à l’Energie en Afrique ? Noor, signifiant lumière en arabe représente, pour les experts de la Banque Africaine de Développement, le symbole de la transformation de l’Afrique. Lancé en 2009, ce programme solaire a été inauguré au mois de février dernier par le roi, Mohamed VI. Noor a ouvert la porte aux projets du « New Deal pour l’énergie en Afrique » présenté par le nouveau président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina pour transformer le secteur de l’énergie et permettre l’accès de l’électricité pour tous sur le continent.  Ce projet d’accès à l’Energie en Afrique a aussi été annoncé par le président Egyptien, Abdel Fattah Saïd Hussein pendant la COP 21. Et l’Accord de Paris en fait également mention.  Ainsi le Burkina Faso a récemment exposé son projet de construction de centrale solaire de 33 mégawatts qui pourrait couvrir tout le Sahel. La construction de la Centrale Noor s’intègre la lutte contre le changement climatique et la stratégie énergétique 2010-2030  du Maroc. Le pourcentage des énergies renouvelables dans le mix énergétique passera de 34% à 42% d’ici 2020 pour atteindre 52% du mix en 2030. Que représente Noor  ? Noor, c’est  selon de nombreux experts et observateurs internationaux, un programme et des objectifs ambitieux. Quatre au total: diversifier les sources d’énergies, exploiter le soleil et le vent, puis développer l’efficacité énergétique dans le bâtiment et l’industrie et enfin intégrer l’électricité dans les marchés mondiaux avec des interconnexions.  Dans ce plan solaire, il y a 500 mégawatts de solaire thermodynamique. «  Le solaire thermodynamique n’est pas la source d’énergie solaire la plus répandue contrairement au photovoltaïque, mais c’est une énergie qui a fait ses preuves, notamment en Californie, installée depuis les 1980, »fait remarquer  Fabrice Jucquois, chef de projets Energie à l’Agence Française de Développement. Pour ce spécialiste de l’énergie, le thermodynamique est une énergie maîtrisée et peu développée et donc potentiellement en progrès avec une diminution de coût. «  C’est intéressant, c’est une sorte de blending énergétique ( mélange énergétique) : la centrale thermodynamique ne fera que du stockage d’énergie pour une restitution de l’électricité la nuit. Tandis que le photovoltaïque produira le jour avec une énergie comme le photovoltaïque, utilisée aux Etats-Unis...

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COP21 – Hakima El Haité : “Je peux vous dire que Paris est déjà un succès”
Sep26

COP21 – Hakima El Haité : “Je peux vous dire que Paris est déjà un succès”

INTERVIEW. Alors que François Hollande et Mohammed VI signent l’Appel de Tanger pour la COP21, la ministre marocaine de l’Environnement s’est confiée au Point Afrique.   Propos recueillis par Malick Diawara et Houmi Ahamed-Mikidache Le Point Afrique : Qu’est-ce que le Maroc a à dire aujourd’hui sur les questions d’environnement ?Hakima El Haité : Nous avons constitutionnalisé la protection de l’environnement, et le droit au développement durable. Nous avons institutionnalisé l’environnement dans toute ses dimensions, du ministère de l’Environnement aux agences d’efficacité énergétique, en passant par l’agence des énergies renouvelables, la société des investissements énergétiques et l’institut de recherche sur les énergies  renouvelables. Nous avons mis en place toutes les institutions pour nous inscrire dans cette trajectoire de durabilité.Qu’est-ce qui caractérise votre politique environnementale ?Nous l’avons assise sur un socle, celui prôné par notre roi [Hassan II] en 1992, lors du Sommet de Rio. Nous n’avons pas tout fait. Mais si vous prenez la politique de l’eau, elle est l’une des meilleures avec son outil de développement, d’adaptation, de la protection des ressources, de lutte contre les changements climatiques. Notre politique de l’eau s’inscrit dans une logique durable. Toutes les politiques marocaines, dans leur développement, ont pris en considération ces aspects de durabilité. Si vous prenez le plan vert, le plan agricole marocain, vous allez voir qu’il a intégré la composante des changements climatiques en mettant en place tout un système d’économie de l’eau, de sa valorisation aussi… La politique touristique, 2020-20, est essentiellement basée sur le développement durable. Dans la politique énergétique, le Maroc ambitionne d’atteindre 42 % des énergies renouvelables à l’horizon 2020. Au moment où tous les autres pays commenceront, nous nous atteindrons 42 % des énergies renouvelables. Autre point : la politique de gestion des déchets. Elle participe à hauteur de 18 % dans les taux d’émission au Maroc. Actuellement, on est en train de mettre en place toute une politique de gestion intégrée des déchets. Notre roi [Mohammed VI] a toujours porté le développement durable dans ses priorités. Cela est soutenu au plus haut sommet de notre organigramme gouvernemental.Dans le cadre de l’élaboration de votre contribution nationale présentée en juin dernier, votre pays a été soutenu par le ministère des Affaires étrangères allemand. Pourriez-vous dire en quoi consiste le projet 4C (Centre de compétence changement climatique) ?Le 4C est un projet maroco-marocain, réalisé dans le cadre d’une coopération avec le ministère des Affaires étrangères allemand et le GIZ qui est le bras opérationnel [du gouvernement allemand]. La première mission du 4C était de former les négociateurs marocains de manière à les rendre aptes à participer efficacement aux COP [conférences sur le climat]. Cela a pris une année. De fait, le...

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