Angola : le long chemin de la reconstruction
Mai27

Angola : le long chemin de la reconstruction

Le second forum d’investissement dans les infrastructures urbaines en Afrique tenu à Luanda a révélé bien des réalités de ce pays riche en or noir. Par notre envoyée spéciale à Luanda, Houmi Ahamed-Mikidache Source le Point Afrique De nombreuses personnalités politiques et des experts venus du continent africain, d’Europe et des États-Unis ont analysé le programme de reconstruction nationale de l’Angola, la problématique des bidonvilles en Afrique, le financement de nouveaux projets d’urbanisation et l’approvisionnement en énergie dans les villes africaines sous la houlette de CGLU- Afrique fin avril. L’occasion leur en a été donnée par le forum d’investissement tenu à Luanda, la capitale angolaise, après Cape Town, en Afrique du Sud. Marqué par vingt-sept années de guerre, l’Angola, à cheval entre l’Afrique centrale et australe, positionne ses collectivités territoriales au centre du processus du développement durable : un dispositif long et ambitieux. Une nouvelle dynamique En 2006, le président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis plus de trente ans, inaugure le centre de conférences de Talatona, à Luanda, et le premier hôtel cinq étoiles du pays. Le gouvernement souhaite oublier au plus vite les vingt-sept années de guerre. Aujourd’hui, l’hôtel Talatona et le centre Talatona reçoivent de nombreuses personnalités, mais aussi des hommes d’affaires et du personnel navigant de différentes compagnies aériennes. C’est aussi un lieu de mariage. Des enseignes de concessionnaires automobiles et le premier centre commercial du pays, le Belas Shopping, avoisinent l’hôtel. “Ces bonbons sont très bons. On a les mêmes en Afrique du Sud”, explique Elmarie , une cliente du supermarché sud-africain Shoprite, en parlant d’une célèbre marque de bonbons de son pays. L’Angola, membre de Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), importe beaucoup de biens manufacturés, de quoi renchérir le coût de la vie. Une vie chère Cela ne semble pas poser de souci à Wendy, cliente sud-africaine. C’est une enseignante, arrivée il y a quelques années en Angola avec son époux. “Mon mari et moi avons eu des difficultés pour entrer en Angola. Les formalités administratives pour le visa sont très longues et fastidieuses. Une fois dans le pays, c’est plus simple”, assure-t-elle. Son mari travaille dans une banque d’investissement. Pour Isham et Imane, un couple de Palestiniens, c’est plus beaucoup compliqué. “La vie est très chère ici, et ce n’est pas évident tous les jours”, affirme-t-il. Isham travaille dans la construction depuis cinq ans. Le couple vient d’avoir un bébé. Devant le centre commercial, un parking assez spacieux accueille les nombreuses voitures, plus de 1 000 places. Ouvert en 2007, ce centre commercial comprend une centaine de magasins, notamment des aires de jeux, des aires de restauration, des supermarchés… Mais cet espace n’est pas dédié à tout le monde à Luanda…...

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