Angola : “Moi, Fernando, ma vie de jeune à Luanda”
Mai27

Angola : “Moi, Fernando, ma vie de jeune à Luanda”

Reportage. Être jeune en Angola, c’est appartenir à une catégorie qui représente plus de 50 % de la population, mais c’est aussi apprendre à se débrouiller. Par notre envoyée spéciale à Luanda, Houmi Ahamed-Mikidache Source le Point Afrique Fernando Castelo, 23 ans, est né à Sambiazanga, une des municipalités de Luanda, celle dont est originaire le président José Eduardo Dos Santos. Mais, le jeune homme ne le sait pas. Il vit, depuis 2014, rue Dagerre, dans une petite maison située dans la partie non moderne de Talatona, dans la municipalité de Belas. La rue Dagerre est à deux heures du centre-ville de Luanda. Tous les jours, Fernando prend le mini-bus bleu appelé par les habitants “Hice” ou “Azul y branco”. Ces mini-bus sont les nombreux taxis de Luanda, et bloquent souvent la circulation. La capitale angolaise est connue pour “ses multiples bouchons”. “Je dois prendre quatre taxis pour me rendre au travail, au centre-ville”, dit-il. Il paie chaque jour 700 kwanza (5,63 euros) pour le transport. Cela lui revient très cher à la fin du mois : 21 000 kwanza (168 euros). Plus cher que son loyer. “Je paie 15 000 kwanza par mois (environ 120 euros), mais c’est la vie”, affirme-t-il. Un quotidien peu évident Depuis un an et demi, il partage sa vie avec Victoria Tchiti, 21 ans. Ils ont un enfant de cinq mois : Gomès. Luanda est l’une des villes les plus chères au monde pour les étrangers. Fernando le constate aussi. “Ici, le quotidien est difficile”, souligne-t-il. Mais, il n’aime pas solliciter de l’aide. “Moi, je n’aime pas embarrasser les gens. Mais, je fais le nécessaire pour le bien-être de mon fils”, précise-t-il. Victoria, originaire de Lubango, et Fernando se sont rencontrés en 2013 à l’université Augustino Neto. Lui était étudiant en droit. Victoria, elle, poursuivait des études d’ingénieur. L’université Augustino Neto est considérée par les Angolais comme l’une des plus réputées et la mieux cotée du pays. Un seul salaire : insuffisant ! “Mais, il est très compliqué en Angola de vivre avec un seul salaire”, explique Fernando. Depuis la naissance de leur fils, Victoria n’étudie plus. Elle travaille à temps complet dans le magasin Kero (signifiant je veux en portugais) de Belas. Elle est aussi aidée par sa famille, son père et ses oncles. L’une des quatre sœurs de Fernando vit dans leur studio. Le couple paie 4 000 kwanza (32 euros) par mois, pour l’électricité. Ils n’ont pas de salle de bains ni de toilettes. La Casa de Banho (salle de bain) et le Pia (les toilettes) se trouvent à l’extérieur. “Tout le monde les utilise, même les personnes venant de Viana en font usage”, assure le jeune homme. Ce quotidien difficile ne les empêche...

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