COP22- Triple A : Adoption de la Déclaration de Marrakech
Sep30

COP22- Triple A : Adoption de la Déclaration de Marrakech

COP22- Triple A : Adoption de la Déclaration de Marrakech Après deux jours de discussions,  27 pays africains viennent  d’adopter  une Déclaration pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine, ce 30 septembre à Marrakech (Maroc). Par Houmi Ahamed-Mikidache Adaptation: élément central L’Adaptation de l’Agriculture Africaine sera donc au cœur des  négociations durant  la COP22. La COP 22 sera donc une « COP de l’action » rappellent  les organisateurs de la Rencontre de Haut Niveau organisée dans la ville rouge pendant deux jours. Avec plus de 300 participants, la  rencontre de Marrakech a permis l’adoption d’une déclaration sur l’adaptation de l’Agriculture Africaine aux changements climatiques. Cette déclaration pose les jalons   d’actions concrètes pour financer  des projets d’adaptation dans le domaine agricole en Afrique, informent les organisateurs. Cette  rencontre de Haut Niveau  marque ainsi  le point de départ de la campagne sur les réseaux sociaux  « #WEAAARE », qui sensibilise la société civile et mobilise la communauté internationale en faveur de l’adaptation. Le financement L’intégration du financement de l’adaptation est le combat des négociateurs africains et de la société civile depuis de nombreuses années. Avant la COP 21, ils  ont même exprimé leur mécontentement lors de la publication du dernier rapport de l’OCDE sur la mobilisation des 100 milliards de dollars pour le financement climat des pays en voie de développement. Ce rapport précise que 62 milliards de dollars américains ont été mobilisés, mais seuls 16% étaient consacrés à l’adaptation, uniquement venus du secteur public. Le Triple A, Adaptation, Africaine, Agriculture est donc un grand pas  pour l’Afrique, selon des experts.  La déclaration de Marrakech pose les jalons   d’actions concrètes pour financer  des projets d’adaptation dans le domaine agricole en Afrique, informent les organisateurs. Elle souligne l’importance d’appuyer le principe d’un financement public et surtout privé, plus important, plus efficace et plus efficient. De fait, elle stipule qu’il faut faciliter l’accès au financement climat et  les fonds alloués à l’adaptation à l’Agriculture Africaine  devront faire  l’objet d’un suivi. Déterminée à répondre aux attentes de l’Afrique, la COP 22  se veut une COP africaine . Ainsi,  la déclaration de Marrakech  doit permettre de  contribuer à l’action et aux solutions, présentées dans   le Plan Mondial d’Action pour le Climat. Des projets seront  mise en avant  :   gestion des sols, agroforesterie, maîtrise de l’eau agricole,  gestion des risques climatiques, et  financement des petits exploitants, qui constituent l’un des groupes les plus vulnérables, et contribuant également à faire valoir les efforts de recherche et développement dans le secteur agricole. La formation: essentielle En plus du financement climat pour l’adaptation en Afrique, la déclaration souligne le rôle primordial du renforcement des capacités africaines en matière de politiques et de programmes agricoles, de montage et...

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COP 22- Congo- Brazzaville : Révision du plan de convergence de la COMIFAC
Sep29

COP 22- Congo- Brazzaville : Révision du plan de convergence de la COMIFAC

COP 22- Congo- Brazzaville : Révision du plan de convergence de la COMIFAC   Par Marien Nzikou-Massala   10 ans après le Plan de Convergence de la décennie 2005-2015, la Commission des Forets d’Afrique Centrale (Comifac) revisite son plan pour les dix ans à venir. Des réaménagements qui tiennent compte des orientations en matière de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers dans l’espace COMIFAC.       Nouvelles orientations   « C’est parti pour les dix ans à venir !», la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), vient de réviser  ‘’Le Plan de Convergence 2’’ en remplacement de celui de la décennie 2005-2015. Durant dix ans (2015-2025), ce nouveau plan apporte des nouvelles orientations en matière de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers, dans l’espace COMIFAC. Selon Raymond Mbitikon, Secrétaire Exécutif de la Comifac, « le Plan de Convergence révisé comporte six axes prioritaires d’intervention et trois axes transversaux de gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale, » a-t-il annoncé. Autres avancées constatés après la révision du plan convergence 2005-2015 : la signature et la ratification des internationales , les reformes au niveau des politiques et législations nationales, l’augmentation de la superficie des aires protégées nationales et des complexes transfrontaliers, des forêts sous aménagement et des forêts certifiées, ainsi que la diminution des taux de déforestation et de dégradation des forêts. Une révision qui fait suite à l’émergence de nouvelles thématiques et enjeux relatifs à la gestion des forêts et de l’environnement à savoir des effets des changements climatiques, de la nécessité de la mise en oeuvre du mécanisme des Nations Unies de  Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts ( REDD+). Il s’agit en outre d’analyser le processus d’Accès aux ressources génétiques et au Partage juste et équitable des Avantages liés à leur utilisation (APA), et de l’Accord de Partenariat Volontaire (APV-FLEGT, sur le respect des règlementations forestières et des échanges commerciaux en produits bois avec l’Union Européenne.  Le plan prend aussi en compte les questions de l’approche genre, des conversions des forêts au profit des agro-industries, des dégradations forestières consécutives aux installations minières et d’infrastructures énergétiques et de communication, et de tous les impacts consécutifs aux déplacements des populations.   Nouvelles réglementations On  note, par ailleurs l’adoption et l’internationalisation au niveau national des instruments juridiques, politiques et techniques d’orientation pour la  gestion durable, la création du Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo(FFBC). En prélude aux négociations internationales sur les changements climatiques, des plates-formes de concertation telles que les groupes de travail thématiques ont permis l’adoption des positions communes et concertées. Dans la même dynamique, la sous-région...

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COP 22-RDC: Une jeunesse déterminée
Sep29

COP 22-RDC: Une jeunesse déterminée

COP 22-RDC: Une jeunesse déterminée A la veille de la COP 22, eraenvironnement.com vous présente quotidiennement des personnes qui vont porter la voix de l’Afrique pendant cet événement international .  C’est le tour aujourd’hui  de la jeunesse africaine de la République Démocratique du Congo : plus de la moitié de la population globale de ce pays d’Afrique centrale. Par Houmi Ahamed-Mikidache Appolinaire Zagabe   Basé à Goma, juriste de formation, activiste de l’ONG DRC Climate Change Network,  Appolinaire Zagabe est l’un des jeunes les plus déterminés et rigoureux de la COP21. A Marrakech, il sera l’un des portes drapeaux du continent. Ce jeune homme sera chargé  entre autres des questions de droits humains.  Depuis l’adoption de l’accord de Paris, il sillonne le monde  pour faire entendre sa voix. L’accord de Paris est adopté, signé, mais pas encore ratifié et ce jeune congolais reste sur ses gardes. Présent à Paris lors de la COP 21, il donne son point de vue sur les deux premiers textes présentés avant le 12 décembre, jour de l’adoption de l’accord. Il positionne aussi son pays, la RDC : deuxième poumon vert de la planète. appolinaireinterview1   Prince Wilondja Wabilima   Prince Wilondja Wabilima est un jeune expert du bureau d’Etude et Planification au Sud Kivu. Son domaine d’expertise est le mécanisme de  Réduction  des  émissions provenant de la déforestation et de la dégradation (REDD+) de l’ONU. Il est aussi chargé de la  la gestion des Risques et catastrophes. Mais Prince est  issu de la société civile et ne s’y est pas détaché. Il est aussi représentant de la jeunesse de l’Afrique centrale au sein de l’African Youth Initiative on Climate Change. L’année dernière, il s’était confié à eraenvironnement au Zimbabwe. La jeunesse de la RDC prête pour l’Economie Verte- Interview   Rappel : la contribution nationale de la RDC   Dotée de « ressources naturelles exceptionnelles », marquée , entre autres, par une immense couverture forestière de 152 millions d’hectares ( statistiques de 2010), la République Démocratique du Congo  s’engage à réduire de 17% ses Gaz à effet de Serre (méthane, dioxyde de carbone, protoxyde d’Azote) entre 2021 et 2030. Pour réaliser ses projets de développement durable et de préservation de l’environnement, la RDC sollicite 21622 milliards de dollars pour les mesures de limitation de GES (atténuation) et pour l’adaptation. Cela correspond à 12, 540 milliards de dollars pour l’atténuation et 9,082 milliards de dollars pour l’adaptation. La RDC a identifié ses priorités par le biais du Programme national d’adaptation aux changements climatiques. Avec trois axes prioritaires pour l’adaptation : la sécurité alimentaire des communautés urbaines et rurales, « la gestion rationnelle des ressources forestières, et la protection et préservation...

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COP 22- Bangladesh: Beyond grid connectivity
Sep28

COP 22- Bangladesh: Beyond grid connectivity

  COP 22- Bangladesh: Beyond grid connectivity   A  delegation of Tanzanians  came to visit Bangladesh recently.  Basically, it was for  learning  how to accelerate access to energy for poor people in the rural areas without having to link them to the national grid. By Deodatus Mfugale   Rural: access to energy     Two things are known to change quickly the lives of the rural population and lift them out of poverty. One of them is the provision of electricity. When poor families are provided with electricity the quality of life improves for the entire family as well as for individual members of the family.   Some research in Bangladesh, for example, has shown that the children’s average study time had increased by about six percent and their absence from school due to sickness reduced by 20 percent with access to electricity . Small retail businesses run by poor families had also shown to rise by eight percent due to provision of electricity.   The challenge however, is to provide electricity to many people within a short time so as to scale up poverty reduction at family level. Many developing countries tend to take the path of connecting rural families to the national grid, with the result that only a few people are connected after a long time and usually at a high cost.   However some countries have shown that small off-grid systems are the answer when the goal is to supply many poor families with electricity within a short time.   “Some people think that supplying many rural families with electricity from a 100 percent renewable source is abstract,” explained  recently Mr. Dipal Barua Founder and Chairman of Bright Green Energy Foundation (BGEF) of Bangladesh.   “Yet this is feasible if  we aim at small and simple solar systems that can supply individual families enough power to light their homes and provide other simple services like charging mobile phones,” he added.   Between 2010 and 2014, 3.5 million households had for the first time been installed with simple solar systems which benefited about 15 million people. Since then about 50,000 families install new solar systems of between 10Watts and 135Watts every month.  The target is to provide electricity from simple solar systems to six million households by end of next year.     Linking to Tanzania   For people in the rural areas having electricity from non-grid sources is a leap that takes them to new levels of development. Otherwise they would have to wait for decades to be connected to power supply from the national grid.     More importantly, such a family would stop...

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COP 22- Médias Africains- Transformation des connaissances en action
Sep28

COP 22- Médias Africains- Transformation des connaissances en action

COP 22- Médias Africains- Transformation des connaissances en action Par Houmi Ahamed-Mikidache Depuis près d’un an, la présidence de la COP 22 se déploie pour que la conférence de l’ONU sur le climat permette à l’Afrique d’exister, enfin de mieux exister. Tout le continent est convié. Aucune barrière n’est autorisée. Les médias africains aussi sont invités et convoités. 55 journalistes de 28 pays ont récemment été invités à Rabat par le pôle de presse et de la communication de la COP22. Ambition : traiter des problématiques et surtout des solutions pour l’Afrique. Eraenvironnement.com souhaite aussi partager son expérience et son expertise. Nous souhaitons  couvrir  la COP 22 en intégrant  un pool de jeunes journalistes. Parce que la transmission des connaissances est importante. Nous sommes basés en Afrique et en Europe, et nous travaillons avec les jeunes.  Parce que c’est maintenant que les jeunes peuvent saisir les opportunités. N’attendons pas le futur. Aujourd’hui, ces jeunes ont la possibilité d’intégrer le secteur privé, de comprendre les enjeux de développement dans le monde. Le rôle des villes, le financement de ces villes, l’accès à la finance verte, la compréhension des différents mécanismes de développement, les objectifs de développement durable ne peuvent être compris et appliqués qu’avec l’aide des médias. Nous nous positionnons  pour le renforcement des capacités des jeunes journalistes. Nous ne sommes pas éternels ni indispensables, mais nous pensons nécessaire de transmettre nos connaissances, notre expertise aux jeunes. Internet joue un rôle important dans cette transmission de connaissance. Mais direz-vous, comment croire les médias alors que tout le monde peut dorénavant avoir accès à l’information par internet ?  Ce n’est pas si simple certes. Mais, chez nous, à  Eraenvironnement, nous vérifions nos sources, nous travaillons sur le contenu et nous formons des chroniqueurs. A travers l’analyse, les jeunes peuvent développer un esprit critique leur permettant de se positionner dans la société. Nous travaillons toutes les techniques journalistiques et nous les adaptons aux enjeux de développement durable. Les opportunités des changements climatiques sont à notre portée. L’adaptation, une des priorités de la présidence de la COP 22 fera l’objet d’un événement annoncé hier par la Ministre de l’environnement du Maroc, Hakima El Haité à Nantes, lors du Sommet Climate Chance. Des philanthropes réunis récemment à New York aux côtés de la Ministre présenteront une coalition sur l’adaptation à Marrakech. Nous souhaitons couvrir, analyser et faire comprendre cette action ainsi que les autres dynamiques de la COP 22. Cet événement n’est pas une fin en soi. Mais, c’est le début d’une aventure de développement durable. Alors,  n’attendez pas,...

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