COP 22- Seyni Nafo: 2016: ” Fonds vert: 2 ,5 milliards de dollars de financement à approuver”
Sep06

COP 22- Seyni Nafo: 2016: ” Fonds vert: 2 ,5 milliards de dollars de financement à approuver”

COP 22- Seyni Nafo: 2016- “Fonds vert : 2 ,5 milliards de dollars de financement à approuver” Un an après avoir été élu président du groupe des négociateurs africains à la Convention Cadre des Nations Unies pour les Changements Climatiques,  et nommé ambassadeur du Mali, Seyni Nafo présente les actions de l’Afrique en faveur du financement pour le Climat et sa marge de manœuvre. Il revient également sur le rôle de l’économie bleue dans le développement de l’Afrique, en marge de la conférence ministérielle sur l’économie des océans à l’île Maurice. Depuis l’accord de Paris, le  groupe Africain  identifie les actions d’adaptation et d’atténuation notamment celles sur  les 10 000 mégawatts de projet sur l’électrification de l’Afrique , une initiative présentée par les chefs d’Etat  du continent au mois de décembre dernier. Le groupe Afrique travaille aussi sur  les modalités d’accès au fonds vert, un fonds qui peine à être alimenté selon les observateurs de ce mécanisme des Nations Unies. Cette année, ce fonds doté de plus de 10 milliards de dollars américain,  s’est donné comme objectif de mettre à disposition  2 ,5 milliards de dollars en faveur des pays en voie de développement. Les Comores et la République Démocratique du Congo sont parmi les pays africains qui bénéficient du programme de préparation de présentation de projet.   Ecoutez l’interview du diplomate Seyni Nafo Seyni Nafo...

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” Les Comores pourraient être le pays modèle  qui utiliserait  100% d’énergie verte”
Oct01

” Les Comores pourraient être le pays modèle qui utiliserait 100% d’énergie verte”

ENTRETIEN. En marge du sommet de la terre Rio +20,  le Vice-Président et Ministre de l’environnement des Comores, Fouad Mohadji revient sur les enjeux de la conférence de l’ONU sur le développement durable et positionne les Comores. Habari Zatrou : Avec l’appui du Commonwealth, le Centre pour le Changement Climatique de la Communauté Caribéenne (5Cs), le Programme environnemental de la région Pacifique (SPEREP) et la Commission de l’Océan Indien (COI ) viennent de signer un protocole de deux accords.   Que représente pour les Comores cette signature entre ces trois régions? Fouad Mohadji: La signature de ces deux accords est avant tout un renforcement du partenariat des petits états insulaires d’une part, et d’autre part d’ une prise de conscience collective sur notre destin commun face a notre vulnérabilité, car la question du changement climatique est pour nos îles une question de vie ou de mort, autrement dit une question d’ordre Existentiel! Les Comores sont membres de la COI, des Petits Etats Insulaires en Développement, de la Ligue Arabe et de  Union Africaine, pensez-vous qu’une révision des accords de partenariats économiques (APE) pourrait permettre de mieux lutter contre l’insécurité alimentaire? Oui, dans une certaine mesure. Néanmoins un sursaut national s’avère urgent.  L’indépendance doit commencer avec la sécurité alimentaire. Sans autosuffisance alimentaire, il n’y aura point d’indépendance. Mais il faut surtout entreprendre une politique de consommation locale. En mettant l’accent sur l’agriculture, nous devons nous orienter vers le marché arabe avec l’exportation de rente, vanille bio en poudre, girofle mis en boîte pour satisfaire la cuisine comme la médecine. Nos frères omanais importent la banane depuis l’Amérique alors que nous pouvons leur en fournir. L’Afrique à Rio a demandé un renforcement du Pnue et a réitèré sa demande concernant le financement du transfert des technologies. Même si le continent n’a toujours pas eu gain de cause, comment ce transfert pourrait se présenter pour les Comores ? Ce transfert pour le cas des Comores, c’est d’abord le développement de l’hydraulique à Anjouan et Moheli et la géothermie en Grande Comore. Eu egard de son exiguité, les Comores pourraient être le pays modèle voire l’unique pays au monde qui utiliserait 100% d’énergie verte. D’ici 20 ans, elles pourraient ne pas dépasser les 70 megawatts. Mais comment réaliser cela sur fonds propres avec un budget annuel de moins de 70 millions d’euros ? Le décaissement du fonds verts pose problème. Mais il y a aussi  un manque d’expertise pour pouvoir présenter un projet bancable. Le Pnue transformé en une agence d’exécution par exemple pourrait, avec perspicacité,  combler ce vide. Propos recueillis Par Houmi Ahamed- Mikidache Habari Zatrou (Rio- Brésil- Juin...

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Fonds vert pour le climat – Hela Cheikhrouhou : “L’Afrique n’a pas été bien servie jusqu’ici par les finances climatiques”
Avr16

Fonds vert pour le climat – Hela Cheikhrouhou : “L’Afrique n’a pas été bien servie jusqu’ici par les finances climatiques”

INTERVIEW. La directrice du Fonds vert pour le climat a répondu aux questions du Point Afrique sur les financements possibles avec sa structure. Par Houmi Ahamed-Mikidache Ancienne responsable du département Énergie, Environnement et Changement climatique à la BAD, Hela Cheikhrouhou est directrice du Fonds vert depuis 2013. Elle se rend à Bamako afin de sensibiliser les ministres des Finances de la zone franc réunis dans la capitale malienne. Le Point Afrique : La communauté internationale s’est engagée à Lima, lors de la Conférence sur le climat. Six mois après, les États ont-ils tenu leurs promesses ? Hela Cheikhrouhou : Le Fonds vert a entamé son processus de mobilisation des ressources à partir du mois de juin 2014. Dans un laps de temps extrêmement court, nous avons reçu des promesses de l’ordre de 10 milliards de dollars environ [à Lima]. Ces promesses-là n’ont pas été encore converties en accord de contribution, du moins pour la plus grande partie. Toutefois, l’objectif est que près de la moitié de ces promesses soient converties en accord de contribution, dans les quelques semaines qui viennent. Quel est le principal défi du Fonds vert pour le climat ? Notre mandat est extrêmement ambitieux et difficile à remplir. Il s’agit de promouvoir un changement de paradigme, par les pays en voie de développement, pour passer vers un développement durable faible en carbone et résilient aux effets du changement climatique. Les études scientifiques et les autres analyses indiquent que grosso modo près de 500 milliards de dollars par an doivent être investis par les pays en voie de développement dans le monde comme investissement additionnel pour transformer leurs économies. Vis-à-vis de cette donne, les 10 milliards du Fonds vert pour une période de 4 ans, ça nous donne à peu près 2 milliards et demi par an à investir. Notre principal défi est d’utiliser ces ressources, qui sont limitées de la manière la plus innovante pour pouvoir amener d’autres participants à nos côtés dans ces investissements. D’après un expert de la finance climatique, la Banque mondiale a élu domicile près de vos locaux. Y a-t-il une pression particulière de cette institution sur le Fonds vert ? Le bureau de la Banque mondiale, basé en Corée du Sud, est un bureau de représentation de la Banque pour servir le gouvernement de la Corée et la sous-région Asie pour des activités de connaissance de la Banque mondiale. Le bureau qui est ici n’a aucune relation particulière avec le Fonds vert pour le climat. Par ailleurs, la Banque mondiale, basée à Washington, nous sert d’intermédiaire. La Banque mondiale est le banquier du Fonds vert. Mais, il n’y a aucune contrainte particulière liée...

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