France-Transition Ecologique: “Nous avons besoin de centre d’excellence”- Nicolas Goldberg
Juil13

France-Transition Ecologique: “Nous avons besoin de centre d’excellence”- Nicolas Goldberg

France-Transition Ecologique: “Nous avons besoin de centre d’excellence”- Nicolas Goldberg Spécialiste de questions de politiques énergétiques ( renouvelables et nucléaire) depuis une dizaine d’années et manager au sein du Cabinet Colombus Consulting, Nicolas Goldberg, réagit à l’annonce récente du ministre  de la transition écologique, Nicolas Hulot, de fermer jusqu’à 17 réacteurs nucléaires d’ici la fin du quinquennat du président  Emmanuel Macron. Entretien. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com : Que pensez-vous de l’annonce du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, de fermeture de 17 réacteurs nucléaires  d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron ? Nicolas Goldberg : Il s’agit d’une annonce qui stipule que la fermeture ira jusqu’à 17 réacteurs nucléaires. Le ministre apparemment s’est appuyé sur un rapport de la cour des comptes qui estime que la fermeture de 17 réacteurs nucléaires est nécessaire pour atteindre 50% de  nucléaire en 2025. Mais, ce n’est pas évident. Pour tenir cet objectif pris par Emmanuel Macron, il va falloir se donner les moyens d’y parvenir. 17 réacteurs, c’est beaucoup, c’est un quart de la puissance installée. En terme de production,  qui va prendre le relai de la production ? La fermeture de 17 réacteurs va entraîner la perte de nombreux emplois. Il va falloir construire  l’après nucléaire. C’est un projet sociétal à refonder… Qu’en pensent les entreprises? Les entreprises ont bien compris la sortie du nucléaire. C’est d’ailleurs bien pour ça qu’il y a des entreprises volontaires dans les énergies renouvelables et dans l’éolien. Elles sont parfois plus partisanes d’une sortie  du nucléaire et beaucoup plus progressistes parfois. Les entreprises ont bien saisi l’enjeu, c’est bien pour ça que  EDF a crée EDF énergies renouvelables et que les fournisseurs d’énergie proposent des offres vertes avec de l’éolien ou du solaire ou de l’auto consommation. Et la société civile? Au niveau de la société civile, je pense qu’on pourrait mieux l’impliquer dans le débat. Il y  a des voix qui s’élèvent pour maintenir les emplois face à la mondialisation, d’autres se manifestent contre le nucléaire. Je pense qu’il est nécessaire d’organiser  un grand débat national en exposant vraiment les faits , en ne fermant pas les portes aux différentes solutions. Avez-vous chiffré les besoins financiers de la France pour la fermeture de ces réacteurs nucléaires et pour la création d’emploi ? Cela se chiffre à des centaines de milliards d’euros. Mais ce coût est  un peu traître. La question au départ n’est pas de fermer les réacteurs nucléaires ou de les laisser tel quel ou bien d’en construire  de nouveaux. De toute façon, il y a une transition à opérer, puisque le nouveau nucléaire ne coûte pas nécessairement moins cher que le renouvelable. On...

Read More
COP 22- le Technopark, l’autre atout du Maroc
Juin17

COP 22- le Technopark, l’autre atout du Maroc

  COP 22- le Technopark, l’autre atout du Maroc Par Houmi Ahamed-Mikidache Le 15 juin dernier, le Technoftour [lieu d’échange annuel entre entrepreneurs marocains] a rassemblé plus de 200 chefs d’Entreprise du Technopark, un incubateur de droit marocain qui vient de fêter ses quinze ans d’existence. A l’approche de la COP 22, le Technopark se positionne pour une meilleure intégration du  secteur privé marocain dans le développement durable. Analyse. Le Technopark : qu’est-ce que c’est ? Lancé en 2001, le Technopark est un incubateur d’entreprises de droit marocain. Né d’un partenariat public-privé, cet incubateur a accueilli  900 entreprises en 15 ans. Initialement basé à Casablanca, le Technopark s’ est dupliqué à Rabat en 2012 et à Tanger en 2015. Il couvre trois secteurs : l’industrie culturelle, les technologies de l’information et de la communication, et les Green Tech via le développement durable. « Il y a un vrai spotlight sur le développement durable [au Maroc]. Quand vous avez des start-ups dans ce domaine, on parle beaucoup de vous. Il y a des opportunités. Il y a des financements, de l’accompagnement, vous pouvez faire du networking, » explique Omar Balafrej, Directeur Général de la Moroccan Information Technopark Compagny ( MITC), la société gestionnaire des Technoparks de Casabalanca, Tanger et Rabat. Concept du Technopark: 60 entreprises entrent chaque année,  60 autres entreprises sortent chaque année.  Importants détails : pendant 18 mois, les entreprises sont accompagnées par des services à bas coûts : un repas à moins de 20 dirhams, des tarifs privilégiés, des services administratifs et sociaux, une mise à disposition de salle de réunion et de salle de formation, une cafétéria, une banque. Autres avantages : les clients et partenaires. le Technopark réunit 250 start-ups et PMEs marocaines, près de 2 000 salariés d’une moyenne d’âge inférieure à 30 ans et plus de 10% du chiffre d’affaires TIC national (hors télécom). «Les entreprises créées il y a moins de deux ans, peuvent bénéficier du tarif, trois fois moins cher que celui du marché. En gros, une entreprise peut avoir un bureau au sein du Technopark pour 100 euros par mois, pendant 18 mois uniquement. C’est dans le concept, si l’entreprise décide de rester, les tarifs augmentent, » indique M. Balafrej. Et d’ajouter : « On aide beaucoup pendant les 18 premiers mois, après les entreprises restantes contribuent aux financements des entreprises arrivantes. » Au Technopark, les grandes entreprises financent les petites entreprises , les filiales de multinationales ou ex start-ups en réussites payent un prix de marché, permettant de financer les petites entreprises. Quel est le mode de financement du Technopark ? La société gestionnaire du Technopark, Moroccan Information Technopark Compagny (MITC) a crée son propre fonds de capital risque : Maroc numérique. Un fonds...

Read More
COP 22- Egypte : L’ère  du charbon
Juin10

COP 22- Egypte : L’ère du charbon

COP 22-Egypte : L’ère du charbon Par Aya Kathir Face à la chute des prix du gaz et du pétrole, l’Egypte a finalement opté pour l’utilisation du charbon comme alternative au gaz naturel. Après plusieurs mois de polémiques, le gouvernement égyptien a cédé à la tentation. Analyse Tout avait pourtant bien commencé. Mars 2015. Charm El Cheikh. L’Egypte organise une conférence internationale sur le développement du pays. Pendant trois jours. Plus de 2000 personnes assistent au sommet. Objectif : encourager les investisseurs à réaliser des projets dans ce pays, il y a peu, connu pour son tourisme florissant. Mais le contexte n’est pas facile : tribulations politiques, terrorisme…Sous le Haut patronage du président égyptien Abdel Fatah Al Sissi, cette conférence fait l’objet de présentations d’importants projets. Un exemple: la transformation de la biomasse en énergie. Stratégie de développement Depuis le mois de février dernier, l’Egypte se dote r d’une vision de développement durable. Sa stratégie :   la vision 2030. La santé, l’environnement et l’Energie font partie des secteurs décrits. Dans le domaine de la santé, l’Egypte souhaite mettre en place un système sanitaire intégral de meilleur qualité, réduire de 50% le taux de naissance et le taux de mortalité des enfants de moins 5 ans, réduire la mortalité maternelle, permettre l’accès à 80% aux services de base de la santé et assurer la couverture à 100% pour tous les types de vaccination. Dans le secteur de l’ environnement l’Egypte veut sensibiliser la population sur la protection de la nature et la réduction des effets des changements climatiques. Ses mesures : arrêter la détérioration de l’environnement, maintenir l’équilibre de l’environnement, utiliser d’autres modes de consommation, protéger la biodiversité, gérer les déchets, respecter les engagements internationaux. L’acccord de Paris personnalise les engagement du pays. Le texte de Paris répond en partie à la demande des pays en développement en terme d’actions liées aux mesures d’adaptation et d’atténuation présentées dans les plans d’action nationaux. Mais la question du financement reste à résoudre.La prochaine conférence des Nations Unies à Marrakech aura pour ambition d’y répondre. Les défis L’Egypte est considérée comme le deuxième plus gros consommateur d’électricité du continent Africain, couplé par  une démographie galopante. Avec une population de 10 millions d’habitants, l’Egypte doit aussi faire face à une insécurité alimentaire, notamment dans la région de Quena, Assuit, Sohag et Luxor, d’après le récent rapport sur les perspectives de développement publié conjointement par la BAD et l’OCDE. « À mesure que les demandeurs d’emploi migrent vers les zones urbaines, la population des villes augmente, ajoutant aux pressions qui pèsent déjà sur l’infrastructure urbaine, » explique les auteurs du rapport. Et d’ajouter : «  Pour remédier à ce problème, l’État a...

Read More
Les énergies renouvelables en plein essor- Etude BNEF
Jan27

Les énergies renouvelables en plein essor- Etude BNEF

Les énergies renouvelables en plein essor- Etude BNEF Une récente étude de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) révèle l’essor des énergies renouvelables dans le monde. Datant de 2011, le précédent record (317 Md$ -289,4 Md€) est désormais battu. Analyse Par Houmi Ahamed-Mikidache En 2015, l’investissement dans les énergies renouvelables en Chine, en Afrique, aux Etats-Unis d’Amérique, en Amérique Latine et en Inde, a atteint des chiffres records, d’après une étude récente publiée par l’institution financière Bloomberg New Energy Finance (BNEF). 329, 3 milliards de dollars, (303 milliards d’euros), soit 4% de plus qu’en 2014 ont été effectivement investis dans les énergies vertes , l’an dernier. Cet investissement bat ainsi le précédent record de 2011, de 317 milliards de dollars ( 289 millions d’euros). La plus grande part des 329, 3 milliards de dollars investie dans les énergies propres en 2015 était consacrée à des financements de projets, tels que les fermes éoliennes, les parcs solaires, la biomasse et la récupération d’énergie par l’incinération des déchets ainsi que des petits projets hydroélectriques.Ces petits projets totalisent 199 milliards de dollars en 2015, soit une augmentation de 6% par rapport à 2014. Avec une progression de près de 30% par rapport à 2014, soit 64 gigawatts d’éolien et 57 GWc de photovoltaïque, l’investissement mondial dans les énergies renouvelables a vu son montant augmenter 6 fois depuis 2004 , indique l’étude BNEF. Un bilan toutefois mitigé Le rapport souligne une baisse du coût de l’énergie photovoltaïque, avec une monnaie américaine, plus forte. Cela a aussi permis des investissements, précise l’institution financière . Selon l’étude, le gaz naturel aux Etats-Unis a régressé de 48% sur l’index Henry Hub, passant de 4,42 dollars à 2, 31 dollars par millions d’unités thermiques britanniques . En 2015, l”investissement du Brésil dans les énergies propres est évalué à 7, 5 milliards de dollars. Cet investissement a toutefois diminué de 10% par rapport à 2014 . Alors que l’Inde a vu ses investissements progresser de 23% pour un montant de 10, 9 milliard de dollars, le plus élevé depuis 2011 , mais loin des chiffres attendus pour mettre en œuvre les projets ambitieux du gouvernement Modi, rapporte l’étude. 43, 6 milliards de dollars ont été investis par le Japon, soit une progression de 3%  . Au Canada, les investissements dans les énergies propres ont baissé considérablement de 43%, atteignant 4,1 milliards de dollars. En Australie, ces investissements ont atteint une hausse de 16%, soit 2,9 milliards de dollars. Les marchés émergents En 2015, selon l’étude BNEF, le Mexique , le Chili, l’Afrique du Sud et le Maroc se sont engagés à investir des dizaines de milliards de dollars dans les énergies propres. Le Mexique,...

Read More
Les Energies Renouvelables au coeur de la coopération Franco-Jordanienne
Sep19

Les Energies Renouvelables au coeur de la coopération Franco-Jordanienne

Suite au premier Forum Franco-Jordanien organisé en mai dernier à Amman en Jordanie, les Syndicats des Energies Renouvelables de France et de Jordanie, ainsi que l’association professionnelle EDAMA, représentant les acteurs des énergies renouvelables et de l’eau, ont récemment  signé un accord de coopération à l’Elysée. En présence du Président français François Hollande et du Roi de Jordanie, Abdallah II. A travers  la vitrine du savoir-faire français, France Solar Industry, créée début 2012,  les entreprises de l’hexagone  actives  dans le secteur de  la filière  photovoltaïque  et thermodynamique s’exportent à l’international. Les entreprises françaises proposent depuis quelques années un accompagnement aux entreprises des pays émergents. D’après le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) , à  travers ce partenariat, la Jordanie ambitionne d’atteindre  10% de son mix énergétique d’ici 2020 grâce à 1 200 MW d’éolien, 600 MW de solaire, 30 à 50 MW de biomasse (déchets). Le royaume souhaite aussi équiper les  ménages jordaniens en chauffe-eau solaires....

Read More

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer