COP21 – Fatima Denton : « Le fonds vert de l’ONU pour le climat n’est pas suffisant »
Sep26

COP21 – Fatima Denton : « Le fonds vert de l’ONU pour le climat n’est pas suffisant »

À quelques semaines de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), la coordinatrice du Centre africain pour la politique en matière de climat, Fatima Denton revient sur trois enjeux cruciaux de l’accord de Paris. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Jeune Afrique : Les négociations actuelles permettront-elles d’obtenir les financements nécessaires à la lutte contre le changement climatique lors de la Cop21 ? Fatima Denton : Lorsqu’on parle des finances climatiques, on évoque la responsabilité historique des pays industrialisés sur les émissions de gaz à effet de serre. La question sur les finances climatiques est l’une des plus complexes dans les négociations actuelles. Aucune architecture financière ne nous permet actuellement d’aborder tous les problèmes. Nous avons maintenant le fonds vert pour le climat [de l’ONU], doté de plus de 10 milliards de dollars, mais ce n’est pas suffisant. Il existe certes d’autres sources de financements, à la fois privées et publiques. Mais la principale problématique reste l’adéquation. Avons-nous assez de fonds pour l’atténuation du changement climatique mais aussi pour l’adaptation à ces changements [qui consiste à réduire la vulnérabilité des sociétés au changement climatique, NDLR] ? Les fonds ont-il une vision ?...

Read More
Changement climatique : que dit et que fait l’Afrique ?
Août18

Changement climatique : que dit et que fait l’Afrique ?

Dans la perspective de la COP 21 à Paris, les pays africains commencent à livrer leurs contributions, éclairées par le texte de l’ONU sur le climat. Que dit le texte formel de négociation de la conférence de l’ONU sur le climat prévue en fin d’année à Paris ? Publié fin juillet par la convention cadre des Nations unies sur le Changement climatique, ce texte comprend l’atténuation, l’adaptation, la finance, la technologie, le renforcement des capacités, la transparence de l’action et du soutien. Pour la première fois, ce texte sera appuyé par les contributions nationales. Introduit en décembre 2013 à Varsovie, lors de la Conférence de l’ONU sur le climat, le processus des contributions nationales (INDCs en anglais) est une projection sur l’avenir, impliquant tous les États, qu’ils soient développés ou en voie de développement. Lima fait obligation aux États de contribuer Selon la décision de Lima, tous les États doivent réduire leurs gaz à effet de serre (GES) et sont invités à présenter leur contribution avant le mois d’octobre. Celles-ci reprennent les points retenus dans le texte de négociation. L’ambition est de contenir la hausse des températures à moins de 2 °C. Cela dit, pour la société civile comme pour certains scientifiques, cela sera difficile. De fait, l’objectif devrait être recalculé par la Convention de l’ONU sur le climat au mois de novembre prochain. À Paris, en décembre, tous les États devront signer un accord suffisamment contraignant sur le plan juridique. Il devra entrer en vigueur en 2020. En attendant, les prochaines négociations sur le climat avant celles de Paris sous l’égide de l’ONU auront lieu en Allemagne du 31 août au 4 septembre prochain. Important : à ce jour, sur 195 pays, seuls 50 États ont soumis leur contribution, dont 4 pays d’Afrique : le Gabon, le Maroc, l’Éthiopie et le Kenya. Gabon : diminuer ses émissions et électrifier Premier pays d’Afrique à soumettre sa contribution, c’était au mois de mars, le Gabon est couvert à 88 % par la forêt. Véritable puits de carbone, il absorbe 4 fois plus de CO2 qu’il n’en émet. Au regard de sa contribution, le Gabon s’engage exclusivement sur ses émissions de gaz à effet de serre hors stockage de carbone, par la biomasse. Il souhaite par ailleurs électrifier le pays à 80 % par l’hydroélectricité et à 20 % par le gaz, à l’horizon 2025. Le pays s’engage à réduire ses émissions de GES de 50 % d’ici 2025. Maroc : un plan de baisse d’émission en deux temps Au début du mois de juin, le Maroc, qui va recevoir la COP22, a  présenté sa contribution nationale. Le royaume prévoit de...

Read More

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer