Changement climatique : ce qu’attendent désormais les Africains
Déc16

Changement climatique : ce qu’attendent désormais les Africains

L’accord “historique” de la COP21 n’a pas totalement comblé les Africains. Ils se projettent vers la COP22 au Maroc avec bien des questions. Récit. Par Houmi Ahamed-Mikidache (Le Point Afrique) L’accord sur le climat signé à Paris le 12 décembre pose un cadre encourageant quant à l’avenir de la gestion des problèmes liés au changement climatique. Aussi, Hakima El Haite, ministre de l’Environnement du Maroc, hôte de la COP22 à Marrakech, indique-t-elle que la conférence prévue du 7 au 18 novembre 2016 sera celle de la mise en œuvre des éléments et des décisions de l’accord de Paris. Plusieurs questions devront déjà voir des mesures concrètes les accompagner. Ainsi de l’adaptation cristallisée dans les mesures techniques adoptées pour faire face aux changements climatiques et prévenir les impacts négatifs du réchauffement planétaire. Il en est de même de l’atténuation, autour des dispositions pour réduire le gaz à effet de serre. C’est notamment tout ce qui concerne les énergies renouvelables. Idem pour le transfert de technologies qui se comprend aisément, mais aussi pour le renforcement des capacités qui consiste dans les ateliers de formation organisés en faveur des pays en développement pour une meilleure expertise dans les énergies durables. Il y a aussi la transparence qui concerne une identification claire des mesures de soutien technique aux pays en voie de développement, et enfin le financement. Tout faire pour gagner ensemble « Il s’agira de poursuivre la dynamique enclenchée par les contributions nationales, renforcer la mobilisation de tous les acteurs étatiques et non étatiques, capitaliser sur la dynamique par le plan d’action Lima-Paris et enfin accélérer la mise en œuvre des décisions pour la période pré-2020 », indique la ministre déléguée, chargée de l’Environnement du Maroc, Hakima El Haité. Pour un négociateur africain sous le couvert de l’anonymat, la conférence des Nations unies sur le climat au Maroc ne sera pas facile, mais pas difficile non plus. « Le plus dur, c’était Paris. Cela sera une phase décisionnelle dans laquelle seront entre autres explorées les voies de mise en œuvre des questions d’adaptation qui ont été approuvées à Paris », affirme-t-il. Mais, « ce qui peut faire la différence, c’est l’altruisme », selon Tosi Mpanu Mpanu, négociateur en chef de la RDC, prochain président des Pays les moins avancés. « Il faut vraiment comprendre qu’il faut travailler ensemble, main dans la main, pour sauver les générations futures. Personne n’est gagnant, mais personne n’est perdant. On gagne tous collectivement », affirme-t-il. Depuis un an, selon la conseillère des Pays les moins avancées, Sandra Freitas, le Groupe Afrique et le groupe 77 + Chine se coordonnent pour avoir une position commune afin d’aborder les mêmes problématiques....

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COP21 – Macky Sall : “Il faut que les pays pollueurs assument leurs responsabilités”
Déc09

COP21 – Macky Sall : “Il faut que les pays pollueurs assument leurs responsabilités”

INTERVIEW. Présent à Paris à la Conférence internationale sur le climat, le président sénégalais revient sur les initiatives liées à l’électrification du continent. Le Point Afrique : Vous  avez évoqué, dans votre allocution d’ouverture de la COP21, la création d’un Fonds pour l’électrification de l’Afrique financé par le Fonds vert. Pensez-vous à l’initiative sur l’électrification de l’Afrique de la Fondation Borloo ? Macky Sall : Je parle d’un fonds géré par les Africains. La Fondation Borloo travaille avec les Africains sur la question du Fonds pour l’électrification. Nous avons les mêmes combats. Il est engagé comme nous. C’est quelque chose qu’il faut saluer. Qu’entendez-vous par “harmonisation des initiatives sur l’énergie” en Afrique ? Il y a énormément d’initiatives : l’initiative américaine, l’initiative de la Banque mondiale. On parle également du Fonds mondial pour l’environnement… Il faut plus de visibilité dans l’accès aux fonds, avec des procédures transparentes et souples. Autrement, c’est toujours la même chose. Les ressources financières sont théoriquement disponibles, mais on ne peut pas y accéder. Quelle attitude allez-vous adopter à l’endroit du charbon en Afrique ? J’ai dit que j’ai changé de perspective. Je ne vais pas lutter contre le charbon [en Afrique], mais, dans mon pays, je vais essayer d’atténuer l’impact du charbon. Nous étions partis un peu comme tout le monde dans cette voie. Je me rends compte que si nous sommes accompagnés un peu par le solaire, nous pouvons maintenir l’utilisation du charbon à un niveau minimum. Vous croyez à un accord contraignant ? Oui, j’y crois, et il faut continuer le plaidoyer. Il faut que les pays pollueurs comprennent qu’ils ont une responsabilité historique dans la protection de notre planète. Nous devons ensemble être solidaires, mais il y a une différenciation qu’il faut observer. Et il faut que les pays pollueurs assument leurs responsabilités. Vous en avez parlé avec le président Obama ? On a évoqué légèrement le sujet au déjeuner [hier], mais j’espère pouvoir le faire changer...

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COP21 – Afrique : le chemin est encore long
Déc09

COP21 – Afrique : le chemin est encore long

DÉCRYPTAGE. Après une semaine de longues négociations, les ministres des 195 pays prennent le relais des experts. Le texte de l’accord est loin de faire l’unanimité. En octobre dernier, les négociations à Bonn ont accouché d’un texte jugé imparfait par les pays en voie de développement. Pourtant, avant ces négociations, les deux coprésidents de l’ADP*, Daniel Reifsnyder et Ahmed Djoghlaf avaient préparé un projet d’accord basé sur l’apport des pays. Fin octobre, le président de PACJA, le réseau panafricain de la société civile africaine pour la justice climatique, Mitika Mwenda, s’était plaint et avait publiquement demandé le retrait du coprésident de la plateforme ADP, Ahmed Djoglaf. Ce dernier ne défendait pas les intérêts de l’Afrique, selon M. Mwenda. Les pays en développement, dont l’Afrique du Sud, représentés dans le Groupe 77 + Chine, ainsi que le groupe des négociateurs africains et celui des pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, ont trouvé le texte de Bonn pas équilibré et surtout assez éloigné de leur point de vue. Des embûches, toujours des embûches Quelques mois plus tard, à Paris, c’est bis repetita, à l’exception de la demande de retrait du coprésident par la société civile africaine. Le chemin est donc toujours semé d’embûches et, plus que jamais, trouver un terrain d’entente pour les 195 pays n’est pas une mince affaire. « Le texte est toujours long et ne souligne pas assez les enjeux : l’ambition pour atteindre les 1,5 degré, la transparence, l’accès à la finance climatique et  le nouveau mécanisme de pertes et préjudices dans l’accord »,  explique Giza Gaspar Martin, de l’Angola, actuel président du groupe des pays les moins avancés. Pendant une semaine les négociateurs du monde entier se sont penchés sur le texte de Bonn que les négociateurs des pays en voie de développement ont jugé long. De fait, après coup, le projet d’ accord est passé de 50 pages à 38. Il a été présenté par les deux coprésidents et remis ce samedi à Laurent Fabius, président de la COP. Les négociations vont se poursuivre cette semaine, en vue d’obtenir un accord contraignant. « L’accord que nous sommes en train de négocier aura une partie contraignante et une autre partie non contraignante. La partie contraignante devrait concerner la mobilisation des ressources par les pays développés, l’ambition, le transfert des technologies, la transparence et les ressources innovantes », précise Youssouf Hamadi, négociateur des Comores, pays africain appartenant à la fois au groupe Afrique, celui des petits États insulaires en développement, des pays les moins avancés (PMA), au Groupe 77 + la Chine, et à la Ligue arabe. Les conditions économiques doivent être exclues du processus...

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Victoria Falls- Face à la chaleur- Experts
Nov19

Victoria Falls- Face à la chaleur- Experts

Par Houmi Ahamed-Mikidache La cinquième conférence sur les changements climatiques et le développement en Afrique a été l’occasion de réfléchir sur les résultats obtenus lors des dernières négociations de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ( CCNUCC). Pour ,Landry Ndriko Mayigane, médecin, 34 ans, ce type de conférence permet aux africains de se préparer aux négociations de la CCNUCC. C’est aussi un moyen pour les jeunes africains de  partager leurs expériences. Pendant trois jours, experts de tout bord, ont revisité l’article 2 de la CCNUCC qui revient sur la stabilisation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la fixation d’un délai qui permettrait l’adaptation aux changements climatiques et la nécessité d’un développement durable. A Victoria, il fait chaud, très chaud. Pour lutter contre la chaleur intense, Margareth Kolli, 29, Kenyane, conseillère pour ONU Habitat à Nairobi, la solution viendrait de l’architecture et des connaissances traditionnelles. Du 30 Novembre au 11 décembre prochain, 196 parties se réuniront à Paris lors de la COP21, Margareth Kolli, Landry Ndriko Mayigane et d’autres jeunes essayeront de faire entendre leur voix d’experts....

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La jeunesse de la RDC prête pour l’Economie Verte- Interview
Nov19

La jeunesse de la RDC prête pour l’Economie Verte- Interview

Par Houmi Ahamed-Mikidache A Victoria Falls,  au Zimbabwe,  lors de la cinquième conférence annuelle sur les changements climatiques et le développement en Afrique (CCDA-V), la jeunesse africaine a montré ses compétences et sa disponibilité. A quelques kilomètres des chutes de Victoria, le Centre sur les politiques climat en Afrique de la CEA a organisé la première conférence sur les changement climatiques au Zimbabwe, avec comme intitulé: “la jeunesse africaine en première ligne pour lutter contre les changement climatiques et l’insécurité alimentaire”. Prince Wilondja, 27 ans,  coordinateur pays de la jeunesse en RDC   revient sur la rôle des jeunes dans le développement de l’Afrique, et il souligne aussi  les deux  soutiens du ministre des sports et de la jeunesse de la Gambie, Alieu K Jammeh  et  de  la directrice du centre sur les politiques climat en Afrique, Dr Fatima Denton. Interview Ecoutez...

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