COP 23 : Les projets africains bénéficiaires du fonds vert
Oct09

COP 23 : Les projets africains bénéficiaires du fonds vert

COP 23 : Les projets africains bénéficiaires du fonds vert A quelques semaines de la Conférence des Nations Unies sur le climat, le fonds vert a tenu sa 18ème réunion. 11 projets et programmes ont été approuvés per le fonds, dont trois en Afrique : le Sénégal, l’Ethiopie et l’Egypte. A ce jour, une cinquantaine de projets a  été financée et approuvée par ce fonds destiné à aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques. Présentation  des trois projets africains récemment approuvés. Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Ethiopie face à la sécheresse Le fonds vert des Nations Unies pour le Climat vient de faire un don de  45 millions de dollars à l’Ethiopie pour mettre en œuvre un projet d’approvisionnement d’eau potable, par l’utilisation de l’énergie solaire. Ce projet vise notamment à améliorer la gestion des terres en augmentant la recharge d’eau souterraine et le contenu nutritif des sols. Un million de personnes vulnérables aux changements climatiques vont bénéficier de ce projet : les femmes auront un rôle primordial.  En Ethiopie, 80%  de la population vit dans les milieux ruraux et les femmes contribuent principalement  au développement de l’agriculture. Mais les ressources issues de l’exploitation agricoles sont contrôlées par les hommes. Le projet soumis au fonds vert  a été présentée par le ministère éthiopien des finances avec le soutien  du Réseau de connaissance sur le climat et le développement ( CDKN).  D’après, le CDKN, cette initiative va aider l’Ethiopie à mettre en œuvre sa  contribution nationale présentée pendant la COP 21.  La contribution nationale de l’Ethiopie est l’une des plus ambitieuses et l’une des rares contributions nationales qui prônent la réduction de gaz à effet de serre  à,moins  2 degrès celsius, précise le CDKN, un réseau dirigé par une alliance d’organisations dont PricewaterhouseCoopers. Au secours des agriculteurs sénégalais 9,8 millions de dollars ont été accordés par le fonds vert pour un projet de renforcement de la résistance climatique du secteur des petits exploitants agricoles au Sénégal avec  l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, accrédité par le fonds vert pour la mise en œuvre du projet. Présenté comme l’un des principaux acteurs de l’innovation de la résilience face aux changements climatiques en faveur de la sécurité alimentaire, le Programme Alimentaire Mondial aide les petits exploitants agricoles à accéder aux informations climatiques, météorologiques et agricoles pertinentes et fiables. En Tanzanie et au Malawi, des petits exploitants agricoles prennent des décisions concernant la gestion des éventuelles sécheresses et inondations par le biais de la radio, d’envoi de SMS et de messages audio sur des téléphones mobiles. Le PAM dispense également des formations de vulgarisation agricole afin de mieux interpréter et diffuser...

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COP 23: Un aperçu de la finance climatique- ICCG
Oct07

COP 23: Un aperçu de la finance climatique- ICCG

COP 23-Un aperçu de la finance climatique- ICCG   Plusieurs représentants de gouvernements et d’institutions financières ont été interviewés à l’occasion d’une réunion organisée par  le ICCG ,  l’initiative sur les politiques de changement climatique et de gouvernance, un institut basé en Italie.   Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache Comment atteindre les objectifs de l’accord de Paris ? Selon Barbara Buchner, la directrice exécutive de l’institut  Climate Policy Initiative, , il doit y avoir un développement massif rapide autant dans l’adaptation que dans la réduction des gaz à effet de serre, afin d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris et atteindre les 2 voire 1,5  degrés recommandés par la science.   Si nous ne sommes pas en mesure  de mettre en application sérieusement le premier tour des contributions nationales, nous ne pourrons pas passer au second tour : nous devons ainsi sérieusement travailler ensemble avec le secteur privé, les gouvernements, c’est une importante mission de coordination, explique le Norbert Goriben, le responsable de Climate Finance International. Mais, mettre en application les contributions nationales n’est pas si évident, notamment en Afrique.  “Nous n’avons pas assez de données pour répondre aux exigences en matière d’établissement de rapports liés à l’accord de Paris et nous avons besoin de renforcement de capacités pour développer la collecte de données, les technologies, les ressources humaines et nous avons besoin de financement pour mettre en œuvre ces projets liés aux contributions nationales, indiquent Pacifica F. Achieng Ogola, Directrice du département Changement Climatique du Ministère de l’Environnement, des Ressources Naturelles et du Développement Régional du Kenya. Et de préciser :  ” Les modalités de mise en œuvre de certains éléments des contributions nationales ne sont pas très explicites, nous attendons les conclusions des Conférences des Nations Unies sur le Climat , COP 23,et COP 24. Selon les experts interviewés, le partenariat sur les contributions nationales lancé par le Maroc et l’Allemagne, l’an dernier, ont impulsé le développement et la planification de la finance climatique, mais les avancées sont timides. Le secteur privé peut avoir un rôle important dans l’accélération de l’accès à la finance climatique.  ...

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COP 23- Afrique- Pacifique : le Fonds vert  en quelques chiffres
Juil27

COP 23- Afrique- Pacifique : le Fonds vert  en quelques chiffres

COP 23- Afrique- Pacifique : le Fonds vert  en quelques chiffres Quelques années après son opérationnalisation, le fonds vert s’exprime sur ses actions liées à la mise en œuvre de la finance climatique en Afrique et dans le pacifique. Les chiffres. Par Houmi Ahamed-Mikidache 27-07-2017   En Afrique Le Fonds vert des Nations Unies pour le Climat vient d’attribuer  700 000 dollars au Ministère des Ressources Naturelles du Rwanda, une des agences accréditées par le fonds vert qui bénéficient  d’un accès direct . Ces 700 000  dollars  permettent au Rwanda de soutenir ses projets climat, à travers l’instrument de préparation de projet du fonds vert ( Project Preparation Facility en anglais), d’après un récent communiqué de presse venant du Fonds Vert pour le Climat. Le Project Preparation Facility peut financer des projets jusqu’à 1,5 million de dollars sous forme de dons ou de subventions remboursables, précise le communiqué de presse du fonds. Le Fonds vert pour le Climat  a aussi alloué 120 000 dollars à la Mauritanie pour ses activités liées au programme de préparation d’accès au fonds. Ce programme de préparation ( Readiness Programme en anglais) vise à renforcer les capacités des institutions ou des points focaux pour assister les pays dans leur stratégie de planification d’adaptation et d’accès au fonds. Le Pacifique Dans le pacifique, le fonds vient d’attribuer  130 000 dollars au Secrétariat de la Communauté  du Pacifique (Secretariat of the Pacific Community en anglais),  une organisation gouvernée par 26 petites Etats Insulaires en développement (SIDS) qui coordonne la mise en application des projets d’adaptation et d’atténuation de lutte contre les changements climatiques dans le pacifique. Cette somme dédiée à l’assistance de préparation ( Readiness Programme) d’accès au fonds s’intègre dans le financement de 300 000 dollars de dons annoncé par le fonds vert pour  le Secrétariat de la Communauté du Pacifique. Les avancées A travers un partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, le fonds verts a aussi débloqué environ 1,4 millions de dollars pour renforcer les capacités des programmes climatiques en Egypte, au Ghana, en Jordanie, aux Maldives, au Népal et aux îles Tonga. A ce jour, le fonds vert a débloqué plus de 9 millions de dollars pour les activités de préparation d’accès au fonds dans les pays en de développement. D’après les directives générales  du Fonds Vert pour le Climat, les autorités nationales désignées ou entités accréditées peuvent demander le soutien pour la préparation d’accès au fonds ainsi que  pour le renforcement des capacités du genre. Les femmes peuvent obtenir des formations et des renforcements de capacités à travers des partenariats avec des organisations, bilatérales, multilatérales et internationales, mais aussi avec des ONG. Le fonds peut aussi...

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France: Semaine décisive
Avr17

France: Semaine décisive

 France: Semaine décisive Par Houmi Ahamed-Mikidache Cette semaine est décisive pour la politique française. Sortir du repli sur soi, accepter la différence et aimer l’autre, comprendre autrui devraient être les maîtres- mots de cette élection présidentielle prévue le 27 avril prochain ( 1er tour). Que représente cette élection pour l’Afrique et pour la jeunesse africaine ? Comment les jeunes français doivent-ils se positionner lorsqu’ils sont d’origines étrangères ? Est-ce compliqué d’impliquer  la jeunesse française dans le questionnement sur le développement de l’Afrique ? En avons-nous le droit ? Oui, nous avons le droit et le devoir d’informer. Il est important de faire le lien entre les ressources naturelles en Afrique et le développement de l’industrie française. Aussi, il est opportun, cette semaine, pour eraenvironnement.com de vous faire découvrir des articles sur le positionnement des entreprises françaises face aux ressources naturelles africaines , la finance climat  ainsi que plusieurs autres articles en rapport avec la relation entre la France et ses anciennes colonies. Alors suivez-nous. Houmi Ahamed-Mikidache    ...

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COP 22: Agriculteurs: les oubliés des négociations se sont exprimés
Nov23

COP 22: Agriculteurs: les oubliés des négociations se sont exprimés

COP 22: Agriculteurs: les oubliés des négociations se sont exprimés    A l’issue de la COP 22, les Etats ne sont pas parvenus à s’accorder sur un texte sur l’agriculture. Or , 90% des plans  nationaux  présentés l’an dernier , destinés à évaluer les émissions de gaz à effet de serre, lors de la COP 21  intègrent cette notion. Les agriculteurs, grands oubliés permanents des négociations, se sont pourtant exprimés à Marrakech.  Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   Tabi Joda: pour l’agriculture coûte que coûte Dr Tabi Joda, basé au Cameroun, travaillant entre le Cameroun et le Nigeria, milite pour une meilleure reconnaissance du métier d’agriculteur en Afrique. Cette année, il a même initié une campagne de plantation d’arbres  dans le nord ouest du Nigéria , avec son organisation non gouvernementale, GreenAid.  Dans cet entretien accordé aux Nations Unies, pendant la COP 22,  cet  agriculteur  décrit les conséquences des changements climatiques  dans son pays :  Famine, insécurité alimentaire et migration .    L’Initiative Triple A: un levier de développement pour l’Afrique C’est l’une des mesures phares retenues en marge des négociations lors de la COP 22. Les négociations, cette année, n’ont pas permis d’établir une décision claire sur l’agriculture. Mais, l’initiative d’ Adaptation de l’Agriculture Africaine est considérée en quelque sorte comme le rempart de l’Afrique. Le Maroc a placé l’agriculture au centre des actions de la Conférence de l’ONU sur le Climat. Lancée en Avril 2016, cette initiative marocaine avait pour ambition de réorienter le débat du financement de l’adaptation de l’Agriculture en Afrique.  28 pays, au départs s’étaient prononcés pour promouvoir et favoriser la mise en oeuvre de projets concrets et innovants . Exemples :  gestion des sols,  maîtrise de l’eau agricole, gestion des risques climatiques et de renforcement des capacités et solutions de financement.L’initiative Triple  A est soutenue dorénavant par toute l’Afrique. Toutefois, pendant la COP 22, l’Afrique et les Pays en développement en général n’ont eu droit qu’à une déclaration: la déclaration de Marrakech, un  texte lu par le négociateur en chef du Maroc, Aziz Mekouar, devant les Parties où  il est indiqué que les Etats devraient ” renforcer et soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire, et prendre des mesures rigoureuses pour lutter contre les défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture.” Les annonces Avant la COP 22,  le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi  Adesina avait  annoncé un investissement  de  24 milliards USD au cours des dix prochaines années pour appuyer  la transformation agricole dans le continent pour mettre fin à la pauvreté en Afrique.  Autre annonce : le 17 novembre dernier, le  Ministère de l’Agriculture et de la Pêche...

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