Sommet UA-UE : la BAD soutient la jeunesse pour la création d’emploi

Sommet UA-UE : la BAD soutient la jeunesse pour la création d’emploi

 

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A la veille du Sommet Union Européenne-Afrique à Abidjan,  le président du Groupe de la Banque africaine  de développement (BAD) a lancé hier le groupe consultatif présidentiel de la jeunesse. Son objectif : proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes africains. Précisions.

Par Houmi Ahamed-Mikidache

A la veille du Sommet de l’ Union Européenne-Afrique à Abidjan,  le président du Groupe de la Banque africaine  de développement (BAD) a lancé  hier le groupe consultatif présidentiel de la jeunesse. Son objectif : proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes africains. Résultats attendus : la création de 25 millions d’emplois par la formation des jeunes en Afrique.

« C’est une opportunité énorme pour l’Afrique : si nous réglons le problème du chômage des jeunes, l’Afrique gagnera 10 à 20 % de croissance annuelle. Ce qui signifie que le PIB de l’Afrique augmentera de 500 milliards de dollars par an durant les trente prochaines années, »  a expliqué Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) lors de la présentation du groupe à la presse. Et de poursuivre : « le revenu par habitant augmentera quant à lui de 55 % par an jusqu’en 2050 ».

Le groupe consultatif

Le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (PYAG en anglais) compte neuf membres, tous âgés de moins de 40 ans et qui ont contribué de manière significative à la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.  Ashish Thakkar, de nationalité ougandaise et PDG-fondateur du Groupe Mara  préside le PYAG, avec plusieurs personnalités reconnues au niveau internationales :  Uzodinma Iweala, auteur primé du Nigeria,  le Camerounais Mamadou Touré, PDG-fondateur d’Africa 2.0 / Ubuntu Capital, la Tchadienne Vanessa Moungar, directrice du développement humain et social à la BAD et membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique du président français Emmanuel Macron,  Francine Muyumba de la République démocratique du Congo, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse,  l’Américain Jeremy Johnson, co-fondateur de la start up Andela,  la Rwandaise Clarisse Iribagiza, PDG de Heh,  la Nigérianne Ada Osakwe, PDG d’Agrolay Ventures , et la Zambienne Monica Musonda, PDG de Java Foods.

Comment va travailler ce groupe ?

Le PYAG est un programme de transformation économique mené par et pour les jeunes. D’après la Banque Africaine de développement, il va offrIr aux jeunes leaders africains l’opportunité de développer de nouvelles perspectives et de recommander des solutions innovantes qui façonneront l’appui de la Banque africaine de développement aux pays africains et réduiront le fléau du chômage des jeunes.  Selon les cadres de la Banque Africaine de développement, la relation entre PYAG et la BAD va permettre d’intensifier et accélérer la création d’emplois décents et pérennes pour les jeunes Africains, à travers des emplois formels et l’entrepreneuriat des jeunes. De fait, la jeunesse prendra elles- mêmes en main la prospérité économique, la stabilité sociale et la viabilité environnementale.

« Avec ce groupe formidable de jeunes provenant d’horizons différents, nous espérons même dépasser l’objectif qu’a la Banque africaine de développement de créer 25 millions d’emplois et doter 50 millions de jeunes des compétences adéquates : il est temps de changer le discours sur la jeunesse d’Afrique,  » recommande vivement Ashish Thakkar, PDG du groupe Mara et président du PYAG.

Le Fonds fiduciaire multidonateur pour l’innovation et l’esprit d’entreprise des jeunes servira d’instrument financier et opérationnel pour le déploiement de l’initiative « Des emplois pour les jeunes en Afrique », qui a bénéficié dès ses débuts d’un soutien du Danemark et de la Norvège à hauteur de 4,4 millions de dollars américains.

Les défis

Pour Akinwumi Adesina, la jeunesse est le plus grand atout du continent africain, toutefois, il a rappelé une amère réalité : sur les 13 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions (environ 33 % des jeunes Africains) occupent un emploi salarié décent. Les autres demeurent sous-employés ou ont un emploi précaire..

« 66 millions de jeunes Africains gagnent moins de 2 dollars par jour, moins que le prix d’un hamburger, a souligné le président de la BAD. 66 millions, c’est huit fois la population de la Suisse, six fois celle de la Belgique, la même que celle du Royaume-Uni, de la France ou de l’Italie, ou encore 80 % de la population allemande. »

« Les membres du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse doivent activement impliquer les partenaires du secteur privé, les chefs de gouvernement, la société civile, les partenaires donateurs et les autres parties prenantes, » a déclaré le président Adesina. Et d’ajouter : « Ils soutiendront le travail colossal que la Banque africaine de développement accomplit déjà et qu’elle promeut à travers le continent avec sa stratégie ‘Des emplois pour les jeunes en Afrique’ ».

Les actions de la BAD

Afin de rendre l’agriculture plus attrayante pour les jeunes, la BAD a investi l’an dernier 800 millions de dollars pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans 8 pays, et devrait passer à 15 pays d’ici à la fin de cette année. Au total, la Banque africaine de développement prévoit d’investir 1,5 milliard par an au cours des 10 prochaines années pour soutenir les jeunes « agripreneurs ». La stratégie de la BAD consiste à mettre en œuvre trois pilliers : l’innovation, l’intégration et l’investissement. Dans une perspective d’intégration, la Banque a conclu un partenariat avec l’Organisation internationale du travail pour renforcer la capacité des pays africains à harmoniser leurs politiques nationales respectives pour l’emploi des jeunes.

Autres initiatives de la BAD : l’index « Favoriser l’emploi des jeunes » (dit EYE par acronyme pour l’anglais Enabling Youth Employment), conçu pour mesurer les résultats en termes d’emploi des jeunes et inciter les pays africains à adopter des politiques incitatives en ce domaine.

Author: houmi

I’ve started my career as a student in journalism in South Africa in 2001 at Rhodes University in Grahamstown ( Eastern Cape). With a bachelor degree in Communication and Information obtained in France, my native country, I’ve decided to learn investigative journalism in South Africa. So I followed a one year intensive course, studiying journalism specialized on TV, but also Writing and Editing and New Media. During my studies, I followed two internships in Johannesburg. One with Business Day ,a well known South African economic media and the other with Agence France Presse (AFP).

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