Power Africa: “Tout le monde peut électrifier l’Afrique”

Power Africa: “Tout le monde peut électrifier l’Afrique”

usaid power africaLe congrès américain a  adopté le 8 février dernier   une loi visant à inciter le secteur privé à investir en Afrique, à travers Power Africa . Initiée par le président Barack Obama en 2013, cette initiative ambitionne d’électrifier l’Afrique d’ici 2030.

Par Houmi Ahamed-Mikidache

Annoncée par le président Barack Obama en 2013, Power Africa ambitionne de développer les projets liés à la biomasse, le géothermique, l’hydraulique, le solaire le gaz et l’éolien en Afrique. Objectifs: Atteindre 30 000 mégawatt et permettre à 60 millions de foyers d’avoir accès à l’électricité en Afrique subsaharienne.Environ 600 millions d’africains n’ont pas accès à l’énergie.  A Paris, lors de la COP 21, les chefs d’Etat africains, accompagnés de leurs partenaires, ont présenté  l’ initiative africaine pour les  énergies renouvelables. Un programme ambitieux visant l’utilisation de 10 gigawatts pour 2020 et au moins 300 Gigawatts d’ici 2030. L’initiative Power Africa s’intègre dans ces actions. Elle  a pour vocation de  lier les secteurs, privé et public, pour favoriser l’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne. Ses partenaires: la Banque Africaine de développement  (BAD), la Banque Mondiale, des gouvernements africains, la Suède, la Norvège, le Royaume Uni, l’Union Européenne, l’Union Africaine, le programme Énergie durable pour tous de l’ONU, et plus d’une centaine d’entreprises privées.

Fin janvier, un sommet de deux jours a eu lieu à Washington. Son objectif: définir  la feuille de route de Power Africa.  Le Sommet a été marqué par la présence et l’intervention de Richard Anamoo, le directeur Général des ports du Ghana . Le Ghana a investi considérablement dans le programme Power Africa. En 2014, le Millenium Challenge Corporation et le gouvernement du Ghana ont signé un contrat de 498 million de dollars dans le cadre de l’électrification de ce pays d’Afrique de l’ouest.

Andrew Herscowitz, le coordinateur de Power Africa, basé à Prétoria, en Afrique du Sud, donne son point de vue sur le rôle majeur du secteur privé dans l’électrification de l’Afrique. Interview

 

Comment travaillez-vous avec le secteur privé africain ?

Tout le monde peut participer, comme le souligne le président Obama.  Avec

Andrew Power Africa, nous travaillons avec le secteur privé du monde entier. En fait, un tiers de nos partenaires sont des entreprises américaines.Quand nous parlons à des entreprises sur l’investissement en Afrique, nous expliquons qu’il y a des opportunités dans le continent. Les entreprises africaines, elles, comprennent facilement. Elles comprennent le milieu dans lequel elles opèrent, elles maîtrisent les procédures,et la façon de travailler. Nous avons de nombreuses entreprises africaines partenaires comme vous pouvez le constater sur notre site internet.

Mais, apparemment, le secteur privé en Afrique est assez faible. Quels sont les pays en Afrique où le secteur privé local est en plein essor ?

Il sont nombreux. On ne peut pas tous les citer. Mais, de nombreuses entreprises lorsqu’elles donnent leur avis disent que le Kenya est le pays où il faut investir dans le secteur privé. Parce que le Kenya est mieux disposé par son environnement des affaires, sa méthodologie, sa forte histoire. Il y a un environnement compétitif au Kenya. Le Sénégal, aussi. De nombreux pays réalisent qu’il y a un marché compétitif dans ce pays. Récemment, une entreprise a conclu un accord sur un projet  de 53 mégawatts.  Un de nos  partenaires au Rwanda vient également de signer un contrat. L’Afrique du Sud est aussi un lieu propice en matière d’investissement du secteur privé,  dans le secteur du renouvelable notamment.  L’environnement des affaires y est important. Il permet de de consolider les bonnes idées, d’assurer le capital et peut aider à mettre en œuvre les projets.

Power Africa, c’est donc un projet sur cinq ans initialement. Mais, si vous n’arrivez pas à atteindre tous vos objectifs dans les 54 pays d’Afrique, y aura-t-il une suite?

Nous n’avons pas d’échéance. Initialement, nous avions cinq ans, pour 10000 mégawatt, mais maintenant, nous avons triplé nos objectifs et évaluons toujours notre calendrier. Il est clair que nous n’allons pas atteindre les 30 000 mégawatt en seulement cinq ans. Et, nous voulons nous assurer que nous allons finir ce que nous avons commencé.

NB: Cet interview a été réalisé avant le sommet à  Washington.

 

 

 

 

Author: houmi

I’ve started my career as a student in journalism in South Africa in 2001 at Rhodes University in Grahamstown ( Eastern Cape). With a bachelor degree in Communication and Information obtained in France, my native country, I’ve decided to learn investigative journalism in South Africa. So I followed a one year intensive course, studiying journalism specialized on TV, but also Writing and Editing and New Media. During my studies, I followed two internships in Johannesburg. One with Business Day ,a well known South African economic media and the other with Agence France Presse (AFP).

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