IVème FIJEV : Ce que demande la jeunesse francophone

 

 

Lors du IVème forum  international francophone jeunesse et emplois verts organisé par la République du Niger et  l’Organisation de la Francophonie , les jeunes francophones ont appelé les gouvernements à plus d’actions en faveur de leur intégration dans le marché du travail sobre en carbone. Tribune.

 

DECLARATION DES JEUNES PARTICIPANTS A LA 4ème EDITION DU FORUM INTERNATIONAL JEUNESSE ET EMPLOIS VERTS NIAMEY, DU 27 AU 30 Mars 2018

 

La jeunesse  francophone demande  l’évaluation du FIJEV depuis sa première édition en 2012 afin d’améliorer son organisation dans les années à venir ainsi que son impact , la mise en place d’un mécanisme de suivi de chaque édition de FIJEV et présenter l’évaluation du suivi de ses recommandations à l’édition suivante, l’établissement de  plaidoyers au niveau de tous les Etats membres afin d’aider les Gouvernements à mettre en place des stratégies et plans pour la promotion des emplois verts dans leurs pays respectifs, le soutien aux fonds d’appui aux initiatives vertes pour les jeunes francophones, créer par les jeunes participants du FIJEV 2018, la promotion des  centres d’essais techniques et des laboratoires scientifiques afin de favoriser l’innovation locale et accompagner techniquement les projets en phase de démarrage, la mise  sur pieds d’un Observatoire des Emplois Verts, afin de faciliter la cartographie, l’accès à l’information, le suivi et l’évaluation dans tous les pays membres, la promotion d’ un Programme de Développement des Emplois Verts (PDEV) afin d’accompagner les entreprises vertes à fort potentiel d’impact, l’amélioration de la coordination des actions des Partenaires Techniques et Financiers (PTFs) pour la promotion des emplois verts au sein de la francophonie.

Nous, représentants des jeunes francophones réunis à Niamey au Niger, dans le cadre de la quatrième édition du Forum International Jeunesse et Emplois Verts (FIJEV/2018), conscients des enjeux du développement durable aspirons à une société harmonieuse, prospère et équitable, venons demander le soutien des instances de décisions notamment des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie, l’Organisation Internationale de la Francophonie et ses partenaires.

Voulons tout d’abord remercier le Président de la République du Niger, son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, le Premier ministre Monsieur Brigi Rafini, les membres du Gouvernement, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et ses partenaires, pour l’organisation de ce Forum. Nous souhaitons également remercier tous les jeunes francophones qui ont pris part à cette quatrième édition.

En tant que représentants de la jeunesse francophone, engagée, nous rêvons d’un dialogue intra et intergénérationnel permanent au sein de la Francophonie et aspirons à un développement durable de nos communautés respectives. En effet, pendant les activités du #FIJEV2018, les jeunes participants représentants les pays de l’espace francophone, ont assisté à plusieurs ateliers de formation, de développement de projet et des communications en lien avec l’économie verte et bleue. Les idées de projets verts innovants développés et présentés lors de la grande foire des emplois verts ont mis en valeur notre capacité à innover et entreprendre durablement dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, de l’énergie, de l’habitat, de la biodiversité, du tourisme, des TIC, de l’assainissement et les industries extractives.

Nos  recommandations

Considérant que certaines recommandations des précédents FIJEV n’ont pas été suivies par des actions ;

Considérant l’absence de nombreux partenaires techniques et financiers locaux, du secteur privé, des Ambassadeurs des pays membres de la Francophonie ;

Considérant l’importance de la promotion d’un développement socio-économique vert et durable ;

Nous, jeunes participants au FIJEV/2018:

·         Formulons l’engagement de la création prochaine d’une plateforme d’échange de produits entre les jeunes entrepreneurs lauréats des FIJEV. Cette plateforme sera un véritable marché numérique, ou s’échangeront des biens et services produits entre ses jeunes entrepreneurs et le reste de la communauté francophone.

·         Formulons l’engagement de parrainer deux jeunes de notre communauté à développer leurs idées d’entreprise verte. Cette solidarité intra-générationnelle permettra la transmission immédiate de tous ce qui est appris au FIJEV à d’autres jeunes francophones.

·         Vu l’urgence d’accompagner les jeunes porteurs de projets d’entreprises vertes dans nos communautés, et la lenteur d’action des institutions à suivre la recommandation de création d’un fonds francophone de soutien aux jeunes entrepreneurs, propose par les jeunes participants du FIJEV2014 dans leurs déclarations, décidons de créer ici et maintenant notre « Fonds d’appui aux initiatives vertes pour les jeunes francophones porteurs de projets », que nous confions à nos aînés pour encadrement. Une contribution volontaire a été ouverte pour constituer un fonds de base . Un comité de suivi du fonds est mis en place et composé des membres de l’équipe de rédaction de cette déclaration pour continuer le plaidoyer auprès des institutions partenaires.

Nous demandons aux États et gouvernements membres de la Francophonie de :

·         Créer au niveau national le cadre juridique et réglementaire pour le développement des entreprises sociale et solidaire et plus spécifiquement les emplois verts.

·         Promouvoir l’entreprenariat sociale et solidaire au niveau des instituts de formation et des universités.

·         Mettre en place un dialogue permanant entre le secteur privé et les centres de formations afin de transformer ces derniers en des laboratoires d’essais techniques et des incubateurs pour le développement des emplois verts.

·         Faciliter l’accès au financement aux jeunes entrepreneurs, en allégeant les exigences de garanties et en leur octroyant un quota des marchés.

·         Créer au niveau national un cadre d’échange, de dialogue et de partage d’expériences comme le FIJEV entre les jeunes entrepreneurs des milieux ruraux et urbains de leur territoire ;

 

 

 

Author: houmi

I’ve started my career as a student in journalism in South Africa in 2001 at Rhodes University in Grahamstown ( Eastern Cape). With a bachelor degree in Communication and Information obtained in France, my native country, I’ve decided to learn investigative journalism in South Africa. So I followed a one year intensive course, studiying journalism specialized on TV, but also Writing and Editing and New Media. During my studies, I followed two internships in Johannesburg. One with Business Day ,a well known South African economic media and the other with Agence France Presse (AFP).

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