Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves
Août09

Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves

Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves Menacées par des pressions industrielles et humaines, dans le département de Pointe-Noire, les mangroves tendent à disparaître. Face à cette destruction massive, les autorités ont décidé de mettre en œuvre le plan stratégique d’actions de protection sur cinq ans annoncé en 2016. Explications.   Par Marien Nzikou-Massala 10 août 2017 Durant les  vingt dernières années, la capitale économique de la République du Congo,  Pointe Noire, a vu se succéder de nombreux changements : urbanisation, explosion démographique et surtout développement technologique. Sans réelle protection des espaces naturels. D’après des experts, la forte présente humaine et son expansion a favorisé la destruction quasi-totale des écosystèmes de mangroves des sites de la Loya et de Mazra qui jadis faisaient la beauté des lieux et attiraient des visiteurs. Dans ses sites, tout a été presque détruit malgré quelques expériences timides de reboisement à Mazra. Une perte considérable Aujourd’hui, le département de Pointe-Noire a perdu presque la quasi-totalité de sa superficie de mangroves en deux décennies. En 2000 cette superficie s’étendait à 13 hectares au Nord de Pointe-Noire et à 506 hectares au Sud de Pointe-Noire. En 2014, elle a régressé de 449 hectares, d’après les études cartographiques du Centre National des Inventaires et d’Aménagement des Forets (CNIAF) au sud de Pointe-Noire. Principales raisons de cette dégradation avancées par des techniciens  de l’environnement : l’incohérence des  stratégies  politiques  institutionnelles et juridiques en matière de conversation et de conservation et de gestion de ces écosystèmes de mangroves, et exploitations massive du bois de chauffage. Pour freiner cette dégradation,  en 2016, le département de Pointe-Noire a annoncé la  mise en place d’un « plan d’action stratégique de restauration et d’utilisation durable des écosystèmes de mangroves et des zones humides associées » sur cinq ans. Mais, ce n’est que récemment que les autorités ont manifesté leur volonté  de mieux gérer les mangroves, forêts et zones côtières de ce pays d’Afrique Centrale, à ce plan d’Action En quoi consiste ce plan ? Ce plan est présenté comme un document de planification stratégique, avec   un programme d’actions à mener sur cinq ans  en vue d’assurer la gestion intégrée et durable des mangroves et d’autres zones humides associées et des forets côtières dans l’espace urbain. Principales mesures de prévention : le rétablissement des journées « «retroussons les manches ». Dans le cadre de ces journées, des activités de salubrité seront organisées pour améliorer la qualité de vie des populations dans la commune urbaine et prévenir les inondations. Pour les administrateurs de la ville de Pointe-Noire, ce plan est un outil opérationnel qui est mis à la disposition de la mairie afin de renforcer ses capacités dans les différents secteurs : assainissement urbain , lutte contre...

Read More
COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions
Oct27

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions   A Brazzaville, les congolais découvrent  une  arme pour lutter contre les érosions : le Vétiver. Reportage. Par Marien NZIKOU-MASSALA   Nkombo   « Ce quartier n’a pas été loti par les services de cadastre. C’est un terrien (propriétaire foncier) qui vendait les parcelles aux gens ici, c’est pourquoi il manque la canalisation pour la conduite des eaux de pluies, conséquence : les érosions que vous constatez çà et là », confie Fred, un habitant  de Nkombo. Une partie de son habitation a été emportée par l’érosion récemment.   Nkombo, un quartier du nord de Brazzaville  en hauteur,  subit depuis de  nombreux années des pluies incessantes. Celles  de 2008 et de  2014 ont marqué les esprits. La peur de voir tout un quartier englouti par les érosions domine les discussions. La République du Congo est régulièrement exposée à d’incessantes pluies. D’après les experts, ce  pays d’Afrique centrale est  victime d’une urbanisation  désorganisée et ses sols sableux s’effondrent souvent. A Nkombo, la Direction Générale des Grands Travaux travaille avec une société brésilienne pour construire une canalisation. Mais cela ne rassure pas  la population. Cette dernière vient de faire appelle à la Société Jardéco, spécialisée dans l’espace vert et l’agriculture.Cette société utilise le vétiver pour freiner l’évolution des glissements de terrain. De quoi s’agit-il ? Le vétiver est une plante avec des tiges fortes, droites, unies et très nombreuses, mesurant 1 à 3 m de hauteur.  Ces tiges  poussent rapidement avec une capacité de verdure de 3 semaines. Ses racines s’enfoncent jusqu’à 3 m de profondeur et sur un rayon de 25 m. «Ce sont ses racines qui préviennent l’érosion des sols et retiennent la terre dans leur champs le long des fossés et sur les berges des canaux ou sur les flancs des collines. Le vétiver stabilise des terrains et empêche la destruction des sols par ravinement lors des fortes pluies, ce qui constitue une arme de choix dans la lutte contre les érosions », explique Sophe OKONGA YOKA, ingénieur agronome et responsable de Jardeco. Cette pratique simple et peu coûteuse. « J’achète le sac de vétiver à 1000FCfa (1,52€) et le prix c’est moi qui le fixe car les gens ne connaissent pas l’importance de la plante, ils se limitent au fait de clôturer leur parcelles alors que dans d’autres pays on fait des campagnes sur les vertus du vétiver, explique M. OKONGA YOKA .Mais il est souvent confronté à un problème d’approvisionnement. Pour se ravitailler, le responsable de Jardéco est contraint de se rendre à Goma Tsétsé, à une cinquantaine de kilomètres (km) sud de Brazzaville, ou à Kinkala, chef-lieu...

Read More
COP 22- Congo- Brazzaville : Révision du plan de convergence de la COMIFAC
Sep29

COP 22- Congo- Brazzaville : Révision du plan de convergence de la COMIFAC

COP 22- Congo- Brazzaville : Révision du plan de convergence de la COMIFAC   Par Marien Nzikou-Massala 30 Septembre 2016   10 ans après le Plan de Convergence de la décennie 2005-2015, la Commission des Forets d’Afrique Centrale (Comifac) revisite son plan pour les dix ans à venir. Des réaménagements qui tiennent compte des orientations en matière de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers dans l’espace COMIFAC.       Nouvelles orientations   « C’est parti pour les dix ans à venir !», la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), vient de réviser  ‘’Le Plan de Convergence 2’’ en remplacement de celui de la décennie 2005-2015. Durant dix ans (2015-2025), ce nouveau plan apporte des nouvelles orientations en matière de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers, dans l’espace COMIFAC. Selon Raymond Mbitikon, Secrétaire Exécutif de la Comifac, « le Plan de Convergence révisé comporte six axes prioritaires d’intervention et trois axes transversaux de gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale, » a-t-il annoncé. Autres avancées constatés après la révision du plan convergence 2005-2015 : la signature et la ratification des internationales , les reformes au niveau des politiques et législations nationales, l’augmentation de la superficie des aires protégées nationales et des complexes transfrontaliers, des forêts sous aménagement et des forêts certifiées, ainsi que la diminution des taux de déforestation et de dégradation des forêts. Une révision qui fait suite à l’émergence de nouvelles thématiques et enjeux relatifs à la gestion des forêts et de l’environnement à savoir des effets des changements climatiques, de la nécessité de la mise en oeuvre du mécanisme des Nations Unies de  Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts ( REDD+). Il s’agit en outre d’analyser le processus d’Accès aux ressources génétiques et au Partage juste et équitable des Avantages liés à leur utilisation (APA), et de l’Accord de Partenariat Volontaire (APV-FLEGT, sur le respect des règlementations forestières et des échanges commerciaux en produits bois avec l’Union Européenne.  Le plan prend aussi en compte les questions de l’approche genre, des conversions des forêts au profit des agro-industries, des dégradations forestières consécutives aux installations minières et d’infrastructures énergétiques et de communication, et de tous les impacts consécutifs aux déplacements des populations.   Nouvelles réglementations On  note, par ailleurs l’adoption et l’internationalisation au niveau national des instruments juridiques, politiques et techniques d’orientation pour la  gestion durable, la création du Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo(FFBC). En prélude aux négociations internationales sur les changements climatiques, des plates-formes de concertation telles que les groupes de travail thématiques ont permis l’adoption des positions communes et concertées. Dans la même...

Read More
COP 22- CONGO- BRAZZAVILLE: Formation à la gouvernance forestière
Juin19

COP 22- CONGO- BRAZZAVILLE: Formation à la gouvernance forestière

COP 22- CONGO- BRAZZAVILLE: Formation  à la gouvernance forestière     Au Congo-Brazzaville, des organisations de la société civile ont récemment formé des observateurs externes  à la gouvernance forestière. Une manière pour elles de faire comprendre les enjeux de la foresterie. Reportage. Par Marien Nzikou-Massala 20 juin 2016 Le Savoir «Je n’ai jamais eu d’ enseignement sur la gouvernance forestière: en prenant part à cet  atelier, j’en sors très satisfait avec des connaissances qui vont me permettre d’avoir une idée sur la gouvernance des écosystèmes… », lâche d’un ton satisfaisant le Sénateur Serge Dominique Itadi, membre de la commission santé, affaires sociales, famille,  genre et environnement au Sénat congolais. Il sera dorénavant, selon lui, outillé  et pourra observer en toute indépendance les  questions liées à la gouvernance forestière. Ceci grâce au séminaire de formation organisé   à Brazzaville fin mai  par le Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme, en partenariat avec plusieurs l’ONG . Un séminaire de formation qui visait aussi à fournir les connaissances indispensables aux délégués des plateformes et  autres techniciens . En République du Congo, le bois est la deuxième ressource naturelle du pays derrière le pétrole. Le secteur forestier  est considéré comme la première source d’emplois privés à l’échelle nationale. Mais, il existe une très forte exploitation illégale du bois par notamment  des pays d’Asie. Les Défis En mai 2010, le gouvernement congolais et l’Union Européenne ont signé un accord de Partenariat Volontaire  sur l’Application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT). Le Congo-Brazzaville est le premier pays d’Afrique Centrale à signer cet accord. Cependant, il est   difficile de comprendre la gouvernance forestière. Parce qu’elle implique  particulièrement de nombreuses notions techniques, peu maîtrisées par les décideurs politiques, mais aussi par les techniciens.  «Il est important que les personnes qui vont exécuter le suivi des indicateurs de la gouvernance, s’approprient les outils du projet et soient en mesure de les utiliser efficacement. »,  fait  savoir Maixent Fortunin Agnimbat Eméka, coordonnateur du projet ENRTP*. Ambitions Au total 33 personnes ont participé à l’atelier:  des Réseaux de parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo,  des plateformes pour la gestion durable des forêts, des populations autochtones sur la politique de reboisement de  l’ONU plus connue sous le nom de REDD+ *(..) . ” Cette formation   n’est pas tout à fait un projet de monitoring ou d’observation de la gouvernance forestière. C’est  surtout un plaidoyer qui vise  à identifier les faiblesses gouvernementales et prendre les actions pertinentes pour une meilleure prise en compte des droits des communautés dans la gestion des forêts mais surtout dans le respect de la législation congolaise en...

Read More
Le Ndor : pour la sécurité alimentaire
Juin11

Le Ndor : pour la sécurité alimentaire

Le Ndor : pour la sécurité alimentaire L’ arbre  Ndor ou Andok peut contribuer à la sécurité alimentaire au Cameroun, selon les chercheurs du Centre International en Recherche forestière (CIFOR). Situé au Cameroun, au Gabon, en Angola, en République Démocratique du Congo, à Sao Tomé et principé, mais aussi au Nigeria et en Côte d’Ivoire (…), ce manguier  connu sous le nom scientifique d’ «  Invigia Gabonentis » extrait des fruits dont la pulpe et les graines sont très appréciées par les populations. La valeur marchande est en train d’atteindre une côte fulgurante en Afrique Centrale et en Afrique de l’Ouest. Pour le chercheur Abdon Awono, du Centre International en recheche foréstière (CIFOR), qui a longuement travaillé sur la commercialisation de ce produit, le marché  du ndor est un marché qui n’a rien a envier aux cultures de rentes. «  C’est le cacao des femmes, » répète-t-il. La préparation et la transformation des graines se font en effet  par les femmes. Avec un usage traditionnel. Des graines sont ainsi extraites de l’amande des fruits, par fendage, à l’aide d’une machette. Elles sont ensuite séchées au soleil pendant des semaines. Après le séchage, les graines sont décortiquées puis grillées à l’huile. Elles après broyées dans un mortier, puis placées dans une marmite, entourée de feuilles de bananier. C’est au feu de bois que la cuisson se fait pour  fondre la matière grasse. Résultat : après refroidissement, naissance d’un produit brun-gris à l’odeur entre le cacao torréfié et l’amande grillée. Mais, depuis quelques années, les scientifiques travaillent sur des modes de productions plus rentables et écologiques. Les familles se sont aussi adaptées, plus de cuisson unique au feu de bois.  Les petits producteurs doivent s’adapter et faire face aussi à la loi forestière et faunique, qui est pour eux, un réel frein pour le développement de leurs activités. Un passage indispensable pour lutter contre les changements climatiques. Reportage de Line  Batongue       CHAINE DE VALEUR REPORTAGE A propos de Line Batongue Anaba Epsel Line Batongue est une journaliste/productrice sur  la chaine publique du Cameroun – la Cameroon Radio and Television Corporation (CRTV). Elle détient un Master en communication sur la santé et l’environnement. Depuis 2009, elle est productrice d’une émission hebdomadaire de 26 minutes sur l’environnement intitulée ENVIROMONDE ainsi qu’un micro programme quotidien de 5 minutes sur l’environnement. De 2009 à 2012, Line a été secrétaire générale de l’association des journalistes scientifiques (SciLife). Elle est membre de plusieurs associations de journalistes spécialisés : la World Federation of Science Journalists (WFSJ) et le Réseau des journalistes sur les forêts et la faune (REJOFF)… Line a participé à plusieurs rencontres internationales sur le changement climatique comme la COP21...

Read More

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer