Ces femmes vont-elles bénéficier de l’initiative Triple A?
Nov25

Ces femmes vont-elles bénéficier de l’initiative Triple A?

Ces femmes vont-elles bénéficier de l’initiative Triple A? D’après la déclaration de Marrakech, les Etats devraient ” renforcer et soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire, et prendre des mesures rigoureuses pour lutter contre les défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture.” Pour pallier aux manques de connaissances sur les changements climatiques, le Bénin, devrait bientôt abriter un centre de recherche agricole, a récemment informé le président du Bénin, Patrice Talon, lors du Segment de Haut Niveau pendant la COP 22 . Où doivent se positionner les femmes béninoises ? Alors qu’elles se battent pour avoir droit aux terres, elles font face aujourd’hui à plusieurs défis : l’impossibilité d’agir face aux changements climatiques et le manque d’accompagnement. Ces Femmes de Kpero Guerra dans la Commune de Parakou ( la plus grande ville du Nord du Bénin) pourront-elles bénéficier de l’initiative Triple A, Adaptation, Agriculture, Africaine? Reportage d’Hippolyte Agossou Ces femmes vont-elles bénéficier de l’initiative Triple...

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La Banque Mondiale répond aux accusations
Oct30

La Banque Mondiale répond aux accusations

La Banque Mondiale répond aux accusations Depuis quelques mois, l’Organisation non Gouvernementale  SOS Faim fait campagne contre les stratégies agricoles de la Banque Mondiale au Bénin.L’agroéconomiste sénior de la Banque Mondiale au Bénin,  Erick Herman ABIASSI  répond aux accusations. Entretien.   Eraenvironnement.com : Depuis quelques mois, certaines organisations paysannes comme SOS Faim s’opposent à vos stratégies au Bénin.  Selon l’ONG, vos projets de développement agricoles n’impliquent pas suffisamment les agriculteurs familiaux. Qu’en pensez-vous ?  Erick Herman ABIASSI : D’une façon générale, les interventions de la Banque mondiale dans le secteur agricole visent à accroître les revenus des paysans, à améliorer leurs conditions de vie, et assurer la sécurité alimentaire pour tous. Dans ce sens, l’appui que nous apportons aux pays se focalise sur quatre grands axes : (i) améliorer les moyens de subsistance et de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité ; (ii) soutenir une agriculture « climato-intelligente », c’est-à-dire une agriculture plus productive et résistante face au changement climatique ; (iii) stimuler le développement de l’agro-industrie en constituant des chaînes de valeur inclusives et efficaces ; et (iv) aider les agriculteurs à produire des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante pour nourrir tous les habitants de la planète. Notre appui au Bénin est basé sur le Document de politique agricole élaboré par le Bénin lui-même et dont la mise en œuvre est soutenue par le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA). Ce document met en exergue la prédominance des exploitations familiales qui caractérisent l’agriculture béninoise, et accorde une place au développement des entreprises agricoles modernes en vue de promouvoir une meilleure valorisation des produits agricoles.   La Banque Mondiale envisage-t-elle d’appuyer le Bénin dans la transformation locale des produits agricoles ?  Comment les paysans seront-ils soutenus dans cette démarche? Les deux projets que nous soutenons actuellement, à savoir le Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) et le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) – et qui sont basés sur la stratégie du Bénin – ont pour objectifs d’améliorer la compétitivité et la diversification agricole, notamment à travers : l’adoption des technologies améliorées et la restauration de la productivité ; l’appui au développement des infrastructures d’irrigation et de marché ; l’appui à la coordination des chaines de valeur et le financement de l’agriculture ; la création de conditions propices à la génération, la diffusion et l’adoption des technologies agricoles ; et l’appui à la recherche dans le domaine du renforcement des capacités pour la recherche adaptative et le transfert des technologies. Les agriculteurs familiaux à la base ont été associés à toutes les phases de préparation, de conception et de mise en œuvre des deux projets PADA et PPAAO ; et les organisations de la...

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COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions
Oct27

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions   A Brazzaville, les congolais découvrent  une  arme pour lutter contre les érosions : le Vétiver. Reportage. Par Marien NZIKOU-MASSALA   Nkombo   « Ce quartier n’a pas été loti par les services de cadastre. C’est un terrien (propriétaire foncier) qui vendait les parcelles aux gens ici, c’est pourquoi il manque la canalisation pour la conduite des eaux de pluies, conséquence : les érosions que vous constatez çà et là », confie Fred, un habitant  de Nkombo. Une partie de son habitation a été emportée par l’érosion récemment.   Nkombo, un quartier du nord de Brazzaville  en hauteur,  subit depuis de  nombreux années des pluies incessantes. Celles  de 2008 et de  2014 ont marqué les esprits. La peur de voir tout un quartier englouti par les érosions domine les discussions. La République du Congo est régulièrement exposée à d’incessantes pluies. D’après les experts, ce  pays d’Afrique centrale est  victime d’une urbanisation  désorganisée et ses sols sableux s’effondrent souvent. A Nkombo, la Direction Générale des Grands Travaux travaille avec une société brésilienne pour construire une canalisation. Mais cela ne rassure pas  la population. Cette dernière vient de faire appelle à la Société Jardéco, spécialisée dans l’espace vert et l’agriculture.Cette société utilise le vétiver pour freiner l’évolution des glissements de terrain. De quoi s’agit-il ? Le vétiver est une plante avec des tiges fortes, droites, unies et très nombreuses, mesurant 1 à 3 m de hauteur.  Ces tiges  poussent rapidement avec une capacité de verdure de 3 semaines. Ses racines s’enfoncent jusqu’à 3 m de profondeur et sur un rayon de 25 m. «Ce sont ses racines qui préviennent l’érosion des sols et retiennent la terre dans leur champs le long des fossés et sur les berges des canaux ou sur les flancs des collines. Le vétiver stabilise des terrains et empêche la destruction des sols par ravinement lors des fortes pluies, ce qui constitue une arme de choix dans la lutte contre les érosions », explique Sophe OKONGA YOKA, ingénieur agronome et responsable de Jardeco. Cette pratique simple et peu coûteuse. « J’achète le sac de vétiver à 1000FCfa (1,52€) et le prix c’est moi qui le fixe car les gens ne connaissent pas l’importance de la plante, ils se limitent au fait de clôturer leur parcelles alors que dans d’autres pays on fait des campagnes sur les vertus du vétiver, explique M. OKONGA YOKA .Mais il est souvent confronté à un problème d’approvisionnement. Pour se ravitailler, le responsable de Jardéco est contraint de se rendre à Goma Tsétsé, à une cinquantaine de kilomètres (km) sud de Brazzaville, ou à Kinkala, chef-lieu...

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COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté
Oct25

COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté

  COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté Le 17 octobre dernier, les Nations Unies  ont célébré la journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Notre correspond Hippolyte Agossou analyse la situation économique et environnementale du Bénin.   Situation D’après la Banque Mondiale,  le Bénin reste un   pays pauvre  malgré des de taux de croissance annuels modérés, situés entre 4 et 5 % depuis deux décennies.  Le taux de pauvreté de ce pays était de 37,5 % en 2006 ; 35,2 % en 2009 ; 36,2 % en 2011 et de 40,1 % en 2015. Les ménages dirigés par des femmes se portent mieux que ceux dirigés par des hommes, même si elles n’ont pas les mêmes opportunités économiques. . Que représente le plan d’action national du Bénin ( présenté à la COP 21) ? Basée sur  ses programmes nationaux de Réduction de la Pauvreté et de Gestion des Changements climatiques , la contribution nationale du Bénin souhaite promouvoir le développement durable et la résilience au changement climatique.  Objectifs du Bénin: limiter la température en dessous de 2°C ,  mettre en application ses projets d’adaptation et d’atténuation,  obtenir un financement, le renforcement des capacités, le transfert des technologies, et bénéficier de la transparence de l’action. Quels sont les ambitions du Bénin ? Pour élaborer tous les programmes et projets présentés dans sa contribution nationale, le Bénin sollicite 30 milliards de dollars. Mais, il se dit prêt à contribuer à hauteur de 2 milliards de dollars, entre 2016 et 2030. Les émissions du Gaz à effet de Serre du Bénin ne s’élevaient qu’à environ 1 tonne de CO2 par habitant en 2000, relève la contribution. Consciente que ses absorptions de Gaz à effet de Serre sont  supérieures aux émissions, le Bénin s’est tout de même   prononcé pour  réduire ses GES  de 120 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les émissions évitées et de 163 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les séquestrations ,  dans les secteurs de productions, de  transport,  de la foresterie, de l’ agriculture et de la consommation d’Energie entre 2020 et 2030. Cela tient aussi compte du programme national de reboisement du pays.  Avec une population de plus de 10 millions d’habitants, l’ancienne République de Danhomè, située en Afrique Occidentale dans le Golfe de Guinée, s’est en effet  fixée plusieurs priorités notamment  la lutte contre la pauvreté, le maintien de la croissance économique élevée et l’intégration de la politique d’environnement dans les stratégies de développement, de ce pays faible émetteur de Gaz à effet de Serre.  Le Bénin souhaite orienter sa politique énergétique dans le secteur des énergies renouvelables pour pallier à l’utilisation massive actuelle du bois et du...

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COP 22- Océans- Togo : Sommet sur la sécurité maritime en Afrique
Oct10

COP 22- Océans- Togo : Sommet sur la sécurité maritime en Afrique

COP 22- Océans- Togo : Sommet sur la sécurité maritime en Afrique   Lomé,  capitale togolaise,  accueille du 10 au 15 Octobre le  Sommet de l’Union Africaine sur  la sûreté, la  sécurité maritime et le développement en Afrique.  A l’initiative du président togolais Faure Gnassingbé, cette rencontre intervient quelques semaines après la réunion ministérielle de l’île Maurice,  sur les économies des océans en Afrique, marquée par la présence du premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou. La rencontre de Lomé poursuit les travaux  des Sommets de Yaoundé  en juin 2013 et des Seychelles en février 2015. A Lomé, les dirigeants africains souhaitent mettre en place une stratégie africaine de protection des mers et des océans. A l’issue du Sommet de Lomé, une charte sécuritaire sera adoptée. Ses ambitions : Sécuriser les zones maritimes africaines et  réduire  les pertes économiques que subit le continent africain,  dans les golfes d’Aden et de Guinée notamment. Ces dernières  sont estimées chaque année  à sept milliards de dollars, un chiffre que le président togolais considère toutefois “en deçà de la réalité”. Quant à la pêche illicite, elle entraine chaque année, une perte de  170 milliards de francs CFA (260 millions d’euros) en Afrique de l’ouest selon le centre d’Etude Stratégique de l’Afrique. Ce sommet, selon les observateurs, devrait  permettre d’accroitre les recettes liées à l’exploitation de la mer (pêche, recherche sous-marine, tourisme, transport maritime) qui rapportaient chaque année 2 500 milliards de dollars dans le monde. Reportage d’Hippolyte Agossou Né à Malanville au Bénin en 1985, Hippolyte AGOSSOU est un  journaliste-géographe, spécialiste des questions d’environnement. Journaliste à E-télé, une chaîne de télévision commerciale du nord Bénin, il est aussi  assistant de recherche au laboratoire d’aménagement des forêts et de biogéographie a l’Université d’Abomey calavi. Hippolyte est basé à Parakou, la plus grande ville du nord du Bénin. L’an dernier, il  a participé au concours de reportage du PNUD Voice2Paris lors de la COP 21. Il bénéficie depuis quelques mois d’une formation à distance, dispensée par Eraenvironnement.com. Born in Malanville in Benin in 1985, Hippolyte Agossou is a journalist geographer, with a specialization in environment. He is working for the Benin commercial  TV E-Tele.  He is a research assistant  at the forest management and biogeography of the University of Abomey Calavi. Hippolyte is based in Parakou, the largest city of northern Benin.  Last year, he took part in the climate change contest reporting Voice2Paris organized by the UNDP  last year ahead of the COP 21. He is one of the online  trainees of...

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COP 22- Les villes et territoires : enjeu de développement durable
Sep07

COP 22- Les villes et territoires : enjeu de développement durable

COP 22- Les villes et territoires : enjeu de développement durable ( Etudes) Par Houmi Ahamed Mikidache Contexte   En 2030, 325 millions de personnes extrêmement  pauvres dans le monde vivront en Afrique subsaharienne et la population africaine sera majoritairement urbaine, selon les prévisions  présentées dans le business plan pour le climat en Afrique de la Banque Mondiale, introduit en marge de la COP 21 au mois de décembre dernier par le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, accompagné par plusieurs présidents africains, du Gabon, du Togo et du Sénégal, suivis du Premier Ministre de Sao Tomé et Principe. La République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, le Nigeria, le Soudan du Sud, Soudan et Ouganda sont parmi les pays les plus exposés au risque de pauvreté  résultant des catastrophes naturelles. Pour les experts, les citadins pauvres des villes sont les plus exposés aux changements climatiques.  Sans aucune ressource, ils  vivent actuellement dans des zones à risques ( zones humides, plaines inondables, décharges, dépotoirs, zones rocheuses, érosion côtière). Mais quelle est la solution ? Comment faire pour que les villes deviennent des moteurs de croissance durable ? L’Approche régionale Le tourisme côtier représente plus de 11 milliards d’euros par an en Afrique, soit 49% des ressources marines et côtières totales, relève le business plan de la Banque Mondiale. Ce plan vise à  favoriser un développement sobre en carbone. Son coût :  19 milliards de dollars américains, dont 670 millions de dollars devraient être consacrés à l’économie bleue.   Nombreuses sont les populations africaines  à vivre près du littoral. Ce dernier procure tout de même 56% du PIB aux Etats Côtiers d’Afrique de l’Ouest. Mais cette région fait face  aux inondations et à l’érosion, tout comme les Petits Etats Insulaires en Développement d’ Afrique,  du Pacifique et des Caraïbes. Pour lutter contre l’érosion côtière en Afrique de l’Ouest, les gouvernements font appel depuis quelques années au programme WACA.     A quoi sert le programme WACA ? Le Programme de gestion du littoral ouest Africain ( WACA en anglais), lancé en 2014 par la Banque Mondiale, en partenariat avec  l‘Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et le Fonds Nordique de développement, fournit une assistance technique aux pays luttant contre l’érosion côtière ainsi que les inondations. C’est une plateforme de mobilisation permettant aux pays ouest africains de gérer durablement le littoral et d’être résilient aux effets des changements climatiques. Cette plateforme intervient  plus de vingt ans après les différents programmes de gestion durable du littoral par notamment la Banque Africaine de Développement, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO), l’agence allemande pour la coopération internationale. Ce programme est intégré dans le...

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