Seyni Nafo : Plaidoyer pour un financement durable
Nov24

Seyni Nafo : Plaidoyer pour un financement durable

Seyni Nafo : Plaidoyer pour un financement durable Une semaine après la COP 22, le président du groupe des négociateurs africains, Seyni Nafo et ambassadeur pour le climat pour le Mali,  donne son point de vue sur la finance climat et ses solutions. Entretien.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com : Quels étaient les objectifs  des négociateurs à Marrakech ? Seyni Nafo: Nous avions pour objectif de poser les fondements juridico-techniques et opérationnels de l’accord. Que veut dire ce charabia ? Il fallait qu’on se mette d’accord sur la feuille de route qui doit décliner le travail en termes de modalités procédures et directives d’application de l’Accord de Paris. Il comprend tout le régime de transparence sur l’atténuation [réduction de gaz à effet de serre] , sur le suivi financier, sur la  comptabilisation des efforts d’adaptation, tout le rulebook comme on dit en anglais. Nombreux pensent qu’il nous faut deux ans pour terminer toutes les directives et modalités qui accompagnent le texte de Paris. Ce sont ces décisions qui seront prises en 2018. On a donc deux ans de travail technique. En 2018, il y aura un second rendez-vous : la rédaction d’une revue à mi-parcours des efforts, en anglais le « facilitative dialogue ». C’est un dialogue qui  évalue les efforts de réductions de gaz à effet de serre,  et d’adaptation dans un cadre global. Cet exercice doit aboutir à une augmentation de l’ambition, une augmentation du niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2018, les vraies décisions devraient être prises. A Marrakech, , il n’y avait pas de décisions à prendre. On devait clarifier la feuille de route de maintenant à 2018.  Nous avions comme mission d’écrire les termes de références, en décrivant le nombre d’ateliers et le nombre de papier techniques à réaliser. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié en 2018 aura-t-il un impact sur les décisions ? Normalement oui. Il va informer les débats au niveau de l’effort. L’objectif d’un tel rapport est de tirer la sonnette d’alarme et   de mettre une pression positive sur les décideurs. Oui, cela va être important. Généralement, lors des cycles de contributions, au moment où les pays doivent faire des engagements de réduction de gaz à effet de serre, les pays doivent être informés par un rapport du GIEC. C’est pour cette raison que sera publié le rapport spécial 1,5°C. On espère qu’il sera prêt en 2018 pour permettre de tirer la sonnette d’alarme et d’être un argument assez important pour que les pays remontent leurs obligations de réduction de gaz à effet de serre[Actuellement, les émissions de gaz à effet de serre sont...

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De la COP 21 à la COP 22 : Publication de la feuille de route du financement climat (OCDE)
Oct17

De la COP 21 à la COP 22 : Publication de la feuille de route du financement climat (OCDE)

De la COP 21 à la COP 22 : Publication de la feuille de route du financement climat (OCDE) Par Houmi Ahamed-Mikidache   Ségolène Royal, présidente de la COP 21 vient de recevoir le rapport de l’OCDE sur «  les projections du financement climat ». Un rapport commandé précédemment par la présidence française ( COP 21) et péruvienne ( COP 20). Selon la feuille de route,  au moins 67 milliards de dollars de financements  viendront de sources bilatérales et multilatérales, pour atteindre les 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.  Qu’est-ce que cela représente? D’après le rapport,  c’est une  augmentation de 26 milliards de dollars comparés aux niveaux des années  2013-2014. 90 milliards de dollars de finance climat, publique et privée, devraient être mobilisés au total en 2020. Le financement de l’adaptation  devrait venir des financements publics et devraient doubler  d’ici 2020, par rapport aux années 2013-2014. « La feuille de route détaille les actions que les pays développés mettront en œuvre pour respecter leurs engagements : il sera notamment indispensable de poursuivre l’augmentation des financements climat publics et d’améliorer la mobilisation de la finance climat privée, » fait savoir la présidence de la COP 21. A...

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COP 22-Maghreb-Energie : Emplois verts chez les jeunes- Rapport (BAD)
Oct16

COP 22-Maghreb-Energie : Emplois verts chez les jeunes- Rapport (BAD)

COP 22-Maghreb-Energie : Emplois verts chez les jeunes- Rapport (BAD)   Dans l’ensemble des pays du Maghreb ( hormis la Lybie) le secteur des énergies renouvelables connaît un essor.  Mais de nombreux projets pourraient se réaliser si les pays adoptaient une politique plus importante de libéralisation de ces énergies  ainsi que des incitations financières, indique la Banque Africaine de développement ( BAD), dans un récent rapport  intitulé «  Le secteur des énergies renouvelables et l’emploi des jeunes en Algérie, Lybie,  Maroc, Tunisie ».   Par Houmi Ahamed-Mikidache Situation Les pays du Maghreb ont l’un des plus grands potentiels de production d’énergies renouvelables dans le monde,  affirme le rapport  de la Banque Africaine de Développement (BAD),  intitulé «  Le secteur des énergies renouvelables et l’emploi des jeunes en Algérie, Lybie,  Maroc, Tunisie »,  préparé par Isabel Schafer, sous la supervision de l’Economiste   Vincent Castel. Le secteur des énergies renouvelables au  Maroc est le plus avancé des pays du Maghreb et il offre pour l’instant les meilleures conditions pour produire de l’énergie solaire et éolienne, expliquent les experts.  L’Algérie n’est pas en reste: elle  a le plus grand potentiel d’énergie solaire du Maghreb. La Tunisie les seconde et la Lybie, vue le contexte politique,  n’est pas en mesure d’être comparé, puisque les investissements sont minimes, précise l’étude. Dans l’ensemble des pays du Maghreb ( hormis la Lybie) le secteur des énergies renouvelables connaît un essor.  Mais de nombreux projets pourraient se réaliser si les pays adoptaient une politique plus importante de libéralisation de ces énergies ( utilisation amoindrie des industries du pétrole, du gaz et du charbon)  ainsi que des incitations financières ( politique de taris d’électricité…) , indique la BAD.   Quel est le potentiel de création d’emplois ? Le nombre et le type d’emplois  potentiels dans le secteur des énergies renouvelables dépendent du cadre réglementaire du pays. 1 Mégawatt d’énergies renouvelables génère cinq emplois temporaires  à la phase de démarrage ou de construction et seulement deux emplois durables, principalement dans la maintenance,  estime la BAD. Qu’est-ce qui fera la différence ? La durabilité des emplois devrait faire la différence,  par la recherche et le développement, les études-conseils, la promotion de l’énergie et le mécanisme de contrôle de l’énergie. Quel est le profil des jeunes chômeurs au Maghreb ? 60% des chômeurs au Maghreb ont moins de 24 ans, avec une frange importante de diplômés bien formés. Il existe toutefois un déficit d’apprentissage qui peut être pallié par des formations spéciales adaptées en ingénierie, études-conseils, en communication, promotion des vente. Objectifs : développer des nouvelles opportunités d’emplois dans le secteur privé. Le secteur de l’énergie solaire procure davantage d’emplois que celui de l’énergie éolienne. Cependant, le secteur...

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