COP 23: Commission Sahel- ” Nous partageons les mêmes défis”- Issifi Boureima
Nov16

COP 23: Commission Sahel- ” Nous partageons les mêmes défis”- Issifi Boureima

COP 23: Commission Sahel- ” Nous partageons les mêmes défis”- Issifi Boureima En marge des travaux de la 23ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques, Issifi Boureima,  le conseiller technique du président du Niger en charge du Climat,  et président du groupe de travail conjoint des experts pour la Commission Climat pour la région du Sahel se confie à Era Environnement, dans un entretien fleuve, sur les enjeux de la Commission Sahel et ses solutions pour le développement de l’Afrique. Interview. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Era Environnement: La Commission Sahel a été annoncée en marge de la COP 23, un an après cette annonce, quelles sont les actions entreprises et quel bilan faîtes-vous de vos actions ? Issifi Boureima: La commission a été effectivement lancée en marge de la COP 22,  lors du Sommet de Haut Niveau organisé par le roi du Maroc. Pendant ce sommet une  décision importante a été prise: la création de trois commissions dont la Commission Sahel présidée par le Niger, la Commission du bassin du Congo, dirigée par la présidence de la République du Congo et la Commission des Petits Etats Insulaires en Développement dont la présidence est tenue par le Seychelles. Depuis la COP 22, la Commission Sahel  a mis en place une équipe d’experts autour du ministre de l’environnement de notre pays. Après cette action  nationale, un certain nombre de documents ont été préparés et  envoyés aux différents pays des trois Commissions.   Pour la Commission Sahel, notre premier travail consistait donc à à identifier les pays  membres de cette Commission. Sur le plan climatique, le sahel se définit par le principal indicateur qui est la isohyète (la courbe joignant les points recevant la même quantité de précipitations)   et  se caractérise par une pluviométrie allant de  150 millimètres  à 600 millimètres. Nous avons ainsi défini un espace allant de la Gambie à la corne de l’Afrique. La commission Sahel est composée par  17 pays dont l’Ethiopie, l’Erythrée, Djibouti et aussi  le Cap vert qui se retrouve également dans la Commission des Petits Etats Insulaires en Développement. Le Cap Vert est en fait le 18 ème pays.  Nous avons aussi intégré  le Cameroun : sa pointe nord est au Sahel et  il y  a certains défis que nous partageons avec ce pays notamment la sauvegarde du bassin du lac Tchad. Nous voulons  créer de bonnes conditions de travail à travers  la  synergie entre les trois commissions. Le Cap vert et le Cameroun sont les pays qui peuvent faire l’interface entre les différentes Commissions. La Commission Sahel est-elle donc opérationnelle ? Pour le moment, nous  sommes en phase de préparation. Nous avons préparé deux documents importants sous...

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Niger- Sani Ayouba: “Nous demandons l’opérationnalisation du fonds pour la jeunesse”
Juil29

Niger- Sani Ayouba: “Nous demandons l’opérationnalisation du fonds pour la jeunesse”

Niger- Sani Ayouba: “Nous demandons l’opérationnalisation du fonds pour la jeunesse” Dans le sahel, la jeunesse est de plus en plus active dans la rue, sur les réseaux sociaux,  lors de manifestations. Elle  se positionne en futurs leaders de leurs pays.  Sani Ayouba, du Niger, la trentaine,  en fait partie. Il a organisé récemment un «  week end » sur le leadership environnemental. Portrait.   Par Houmi Ahamed-Mikidache   On le voit partout. Sur les réseaux sociaux et dans la rue. Il est omniprésent. Cet activiste environnemental, co-fondateur et Directeur Exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement au Niger fait partie des figures montantes de la société civile du sahel. L’environnement : un élément fondamental dans son pays, dont les richesses sont multiples et la pauvreté grandissante. D’après le Programme des nations unies pour le développement (Pnud), le Niger  occupe le 187ème rang sur les 188 pays concernés par le rapport sur le développement humain sur l’année 2016. Sani Ayouba en est conscient et lutte pour un meilleur accès à la connaissance environnementale. Parce que l’écologie est une passion et une source de développement économique. Il le découvre  en 1997.  Son leitmotive: ” la terre ne trahit jamais”.   Déterminé   « Ma sensibilité pour l’écologie s’est développée à travers les activités de découverte de la nature dans le cadre du scoutisme », explique-t-il. Il  participe alors  à plusieurs « camps chantier de reboisement » dans tout le Niger. Depuis, il se passionne pour tout ce qui a attrait à la préservation de l’environnement. « Je me suis senti particulièrement concerné par les changements climatiques et les répercussions sur la population. » Aujourd’hui, il dispose d’un master en gestion de  projet et un autre en communication. Il  a récemment obtenu un certificat en gestion durable de l’environnement de l’université de Californie à Berkeley aux Etats Unis. Il voyage énormément. Dans son pays, mais aussi dans le pays de l’Oncle Sam. En 2014, il est élu observateur de la société civile africaine sur la résilience climatique au sein du fond d’investissement Climatique de la Banque Mondiale. Samedi dernier , il organise un week end sur le leadership environnemental, une initiative de son ONG, Jeunes Volontaires pour l’Environnement et du Réseau « Young African Leader Initiative » Objectif : engager les jeunes dans la préservation de l’environnement et la promotion d’une citoyenneté responsable.  « C’est une série d’activités permettant aux jeunes d’apprendre, de découvrir et de préserver l’environnement, » décrit-il. Son contenu : un atelier sur le leadership environnemental, une soirée culturelle écologique, un reboisement d’espèces végétales locales et fruitiers, et une excursion sur le site de construction du barrage hydro-électrique de Kandadji, situé à Dessa au sud d’Ayerou sur le fleuve Niger. Perplexe Le barrage...

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Niger- Environnement- Société Civile- Arrestation, libération et convocation d’Ali Idrissa
Mai21

Niger- Environnement- Société Civile- Arrestation, libération et convocation d’Ali Idrissa

Niger- Environnement- Société Civile- Arrestation, libération et convocation d’Ali Idrissa Par Houmi Ahamed-Mikidache Samedi dernier, Ali Idrissa, figure emblématique de la société civile du Niger,  a été arrêté puis libéré à Niamey, la capitale du Niger. Les autorités lui reprochent de faire appel à la révolte. Il est convoqué ce lundi. M. Idrissa et la Coalition de la société civile devaient se rendre ce samedi sur la place Toumo, dans le centre de la capitale. Mais, cette manifestation n’a pas eu l’aval du gouvernement nigérien. Le président “Issoufou Mahamadou vient de démontrer (…) qu’il a mis entre parenthèses la démocratie au Niger. Nous userons de tous les moyens pour la restauration de la démocratie dans notre pays”, a commenté Ali Idrissa, peu avant son arrestation, sur des télévisions locales. D’après l’Agence France Presse, « deux précédentes manifestations de la Coalition de la société civile ont déjà été interdites par les autorités, invoquant des risques de troubles à l’ordre public. » Ali Idrissa, président de l’ONG ROTAB et partenaire d’Oxfam,  est connu mondialement pour son militantisme et ses actions en faveur d’une meilleure relation économique entre la France et le Niger, plus précisément entre Areva et le gouvernement nigérien.  Récemment, il a co-écrit, avec Oxfam,  l’analyse sur l’exploitation de l’Uranium au Niger dans le rapport intitulé « La transparence à l’état brut : décryptage de la transparence des industries extractives »*. « Nous allons continuer à dénoncer les derniers contrats et exiger que les autorités, notamment le président, puisse faire respecter la constitution en publiant les contrats dans le Journal Officiel : ce qu’il refuse. Nous demandons l’ouverture de nouvelles négociations,  » avait-il déclaré lors de la publication de l’étude. 21-05-2017 *Lire interview Oxfam_http://www.eraenvironnement.com/france-presidentielle-pour-plus-de-transparence-des-entreprises-8706-francaises-en-afrique/ 31-05-2017 A ce jour, Ali Idrissa est en libérté. Il s’est vu notifié un procès-verbal…A suivre...

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COP 22- Niger- Ratification de l’accord de Paris
Sep15

COP 22- Niger- Ratification de l’accord de Paris

COP 22- Niger- Ratification de l’accord de Paris Par Kané Illa Le Gouvernement nigérien a adopté, lors du conseil des ministres ordinaires du mercredi 7 septembre 2016,  un projet d’ordonnance portant ratification de l’accord sur le Climat conclu à l’issue de la 21ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, tenue du 29 novembre au 11 décembre 2015 à Paris (France). «L’Accord, objet de la présente ordonnance constitue une riposte efficace et progressive de la Communauté Internationale face à la menace pressante des changements climatiques dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. Il prévoit de contenir notamment  l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels tout en poursuivant d’autres actions tendant à réduire sensiblement les risques et les effets des changements climatiques», a précisé le communiqué du conseil des ministres diffusé par les médias d’Etat. Le Niger a déjà signé l’accord de Paris depuis le 22 avril dernier. Vaste pays du Sahel dont les 2/3 du territoire sont désertiques, le Niger subit les effets des changements climatiques dont les principales manifestations sont, entre autres, les fortes chaleurs, les sécheresses et les inondations. Toutefois, les contributions du pays en termes d’émission du gaz carbonique, un des principaux gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques, ne sont que de 2,8 tonnes par habitant, soit 0,07% des émissions...

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COP 22-Niger : Formation radio sur les changements climatiques
Juin25

COP 22-Niger : Formation radio sur les changements climatiques

COP 22-Niger : Formation radio sur les changements climatiques   Samedi 18 juin, le Centre de presse régional de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Niger (ORTN ) de Dosso, à 150 kilomètres à l’est de Niamey, a accueilli une formation des animateurs des radios communautaires des régions de Dosso, Niamey et Tillabéry sur les changements climatiques. Présentation. Par Kané Ila De quoi s’agit-il? Un atelier de formation d’animateurs des radios communautaires a été organisé samedi 18 juin par le Réseau des Journalistes pour un Environnement Sain (RJES) . Cet atelier s’intègre  dans le cadre du projet «Conscientiser les populations rurales du Niger sur les changements climatiques, à travers les radios communautaires», financé par l’Ambassade de France au Niger à travers le Fonds d’Appui à la Société Civile du Sud (FASCS).  Ce projet consiste à outiller les animateurs des radios communautaires sur les questions des changements climatiques pour qu’à leur tour ils puissent sensibiliser les populations rurales sur les effets néfastes de ces changements climatiques et les mesures d’adaptation qu’elles doivent prendre pour y faire face. Des émissions de sensibilisations sont diffusées en différentes langues nationales. Des lexiques seront bientôt mis à la disposition des radios communautaires. Deux experts du Secrétariat Exécutif du Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD), point focaux nationaux des trois Conventions post Rio, dont celle sur les Changements climatiques, ont encadré la formation à Dosso : M. Gousmane Moussa de la division changements climatiques du CNEDD et Mme Issa Hamsatou Kaïlou, chargée de communication et des relations publiques du CNEDD. Le premier a fait une présentation d’ensemble sur les changements climatiques, tandis que la seconde a axé sa communication sur les techniques d’élaboration des émissions radiophoniques sur les changements climatiques. Comment le Niger lutte contre les changements climatiques? Le Niger «n’est pas resté les bras croisés face au phénomène des changements climatiques qui mobilise tous les pays du monde» , a affirmé le Gouverneur de la région de Dosso, M. Abdoulaye Issa, présent à l’ouverture de la formation . Ce pays d’Afrique de l’Ouest, rappelle-t-il, s’est engagé à notamment restaurer les terres agricoles, fixer les dunes, aménager les forêts naturelles et promouvoir la foresterie privée. Des engagements présentés dans le plan d’action national connu sous le nom technique de Contribution prévue déterminée au niveau nationale (CPDN), soumise en amont de la 21ème Conférence des parties (COP) tenue à Paris (France) au mois de décembre dernier. Toutefois, selon lui, «tous les efforts déjà accomplis et ceux à venir n’auront de véritables impacts que si les populations, spécialement celles vivant en milieu rural et subissant directement les conséquences des changements climatiques, ne prennent véritablement conscience des...

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COP 22-Niger- Katiellou Gaptia Lawan: «Une des conséquences des changements climatiques au Niger est l’augmentation considérable des températures»
Mai05

COP 22-Niger- Katiellou Gaptia Lawan: «Une des conséquences des changements climatiques au Niger est l’augmentation considérable des températures»

COP 22-Niger – Katiellou Gaptia Lawan, chef de la Direction de la Météorologie Nationale: «Une des conséquences des changements climatiques au Niger est l’augmentation considérable des températures» INTERVIEW. Depuis quelques années le Niger connaît de fortes chaleurs, principalement pendant les mois d’avril et mai où le mercure monte à plus de 45°C. Katiellou Gaptia Lawan, chef de la Division Prévisions météorologiques à la Direction de la Météorologie Nationale explique à eranevironnement.com les raisons de l’augmentation des températures dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Propos recueillis par notre correspondant Kane Illa eraenvironnement.com : Depuis quelques années, particulièrement au cours du mois d’avril, on assiste au Niger à de très fortes chaleurs au point où le mercure monte  parfois à plus de 45°C. Qu’est-ce qui peut expliquer une telle situation ? Katiellou Gaptia Lawan : A l’instar des autres pays du Globe, le Niger n’est pas épargné par les  changements climatiques. Une des conséquences des changements climatiques au Niger est l’augmentation considérable des température, de jour comme de nuit. Les températures maximales enregistrées quotidiennement connaissent annuellement une hausse soutenue traduite par des valeurs au dessus de la moyenne ou normale. Depuis 1995 , les températures maximales annuelles, sur l’ensemble de notre pays, ne sont jamais retombées en dessous de la normale. Depuis 1995-1996 , nous faisons face à des périodes de fortes chaleur avril-mai-juin. Le record de température maximale a été enregistré en 2010 allant bien au de-là des 45°C, avec une valeur de 48,3 °C et 48,2°C enregistrée au mois de mai respectivement à Tillabéry [ sud ouest] et à Bilma [nord ouest]. Au mois d’avril de la même année, le Niger a connu une vague de chaleur avec des températures soutenues de 46 à 47°C, conjuguée avec l’humidité de l’air. Plusieurs personnes sont ainsi mortes, en l’espace de quelques jours, notamment à Niamey [la capitale]. Cette année au du mois d’avril, plusieurs régions du Niger ont subi de fortes pluies dont les quantités ont presque atteint les 100 millimètres par endroits. Serait-ce aussi une expression des changements climatiques, étant entendu qu’au Niger les saisons hivernales débutent généralement vers la fin du mois de mai et au début de celui de juin ? Oui bien sûr. C’est un fait peut-être rare, mais ce n’est pas exceptionnel ni inhabituel d’avoir des précipitations au cours du mois d’avril ou même avant. En 2013 il y a eu de fortes précipitations au cours du mois d’avril dans plusieurs localités du Niger. Il y a quelques années, à la Direction de la Météorologie Nationale, on avait demandé aux populations de ne pas semer avant le démarrage de la saison pluvieuse. Hélas, nous n’avons pas été écoutés. Il y a eu,...

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