France-Afrique-Finance Carbone: ” Nous voulons donner une nouvelle impulsion aux relations franco-africaines” – Fabrice Le Saché
Mai21

France-Afrique-Finance Carbone: ” Nous voulons donner une nouvelle impulsion aux relations franco-africaines” – Fabrice Le Saché

France-Afrique-Finance Carbone: ” Nous voulons donner une nouvelle impulsion aux relations franco-africaines” – Fabrice Le Saché Aera Group, défini  comme le leader de l’ingénierie financière climatique en Afrique, a récemment  signé la première facilité carbone d’Afrique de l’Ouest avec la Banque Ouest Africaine de Développement  (BOAD). En amont du forum Africain du Carbone à Cotonou (Bénin), prévu du 28 au 30 juin 2017, Fabrice Le Saché, co-fondateur du groupe Aera,   présente les défis et solutions de  la finance carbone en Afrique. Entretien. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com: En quoi consistent les activités d’Aera Group ? Fabrice Le Saché: Nous accompagnons un certain nombre d’entreprises privées en Afrique, mais aussi des collectivités publiques. On accompagne des porteurs de projets qui développent des projets de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Nos domaines :  énergies renouvelables,  traitement de déchets et efficacité énergétique notamment. Nous les accompagnons  en les aidant  à obtenir des certifications carbone, des certifications de  performance de réduction de CO2 , une certification qui va donner droit à un crédit carbone pour chaque tonne évitée. C’est la partie conseil de notre accompagnement. On les aide aussi sur le deuxième aspect qui est connecté au premier, sur la monétisation et la valorisation économique financière des émissions qu’ils engendrent. Résultat : ils obtiennent un supplément de revenu pour leur projet en phase d’exploitation. Donnez-nous un exemple ? Prenons l’exemple d’un barrage hydroélectrique. Je mets en route ce barrage hydroélectrique et  je produis de l’électricité. Généralement, l’ électricité dépend d’un réseau lié à une centrale thermique, dans la plupart des pays africains. Ma centrale hydroélectrique est 100% énergie propre, 100% électricité verte. En utilisant, l’énergie verte, j’évite que la consommation des habitants du pays soit alimentée par des centrales thermiques. Ainsi, cela réduit les émissions de CO2, parce que  le thermique pollue. Mes crédits carbones  deviennent ainsi un complément de revenu. En plus de vendre de l’électricité, je vais recevoir des crédits carbones que je vais vendre également. Cela me fera donc une deuxième ligne de revenu. Il faut évidemment, au préalable, avoir enregistré mon projet, le faire auditer,  selon les procédures de fond et de forme de l’ONU.  Chez Aera Group, nous accompagnons donc les développeurs pour obtenir les certifications et ensuite pour la monétisation. Le premier point est préalable au second. Où en êtes-vous en terme de certification ? Nous avons obtenu au cours du premier trimestre 2017, trois certifications réussies. Trois projets ont fait  l’objet d’un enregistrement auprès du conseil exécutif du Mécanisme du Développement Propre (MDP) de l’ONU. Ces trois projets ont été validés et intégrés au Mécanisme de Développement Propre. Ce sont deux  projets photovoltaïques au Sénégal, un ...

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Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi
Avr25

Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi

Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Générale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU-Afrique) a récemment organisé un atelier de réflexion, à Rabat au Maroc,  sur l’accès au financement climat par les collectivités territoriales d’Afrique pour rappeler, souligne-t-il, que la finance climat en Afrique doit aussi passée par les villes. Lors de cet atelier, des mécanismes de financement disponibles, en plus du Fonds Vert Climat, ont été présentés: le Fonds pour l’environnement Mondial,  le Fonds pour les pays les moins avancés, et notamment le Fonds spécial pour les changements climatique . Entretien. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Depuis la COP 21, vous avez fait beaucoup parler des collectivités territoriales d’Afrique et de leur lutte  contre les changements climatiques. Vous avez récemment organisé un atelier de réflexion sur l’accès au financement climat par les collectivités territoriales d’Afrique. Alors, deux ans après la Conférence des Nations Unies sur le Climat à Paris et sept mois après la COP 22, êtes-vous satisfait des avancées ? Déjà Paris, c’était une avancée certaine, du fait de la reconnaissance des enjeux du climat qui pour la première fois a été unanime dans le monde entier.  144 Etats ont ratifié  l’accord de Paris et c’est une avancée.  Vous savez que, cet accord, a pour objectif de renforcer  le rôle du fonds vert climat  pour aider les pays en développement à faire face aux risques climatiques,  à prendre une trajectoire bas carbone, pour ainsi ne pas contribuer à leur tour à l’augmentation de la température. Vous savez aussi que la plupart des Etats ont souscrit à des engagements volontaires. Mais ces engagements volontaires sont insuffisants et ne correspondent pas aux attentes de la science. Les autorités locales d’Afrique ont donc souhaité prendre une part plus importante dans la mise en place des engagements pour atteindre les 1,5 prônés par la science. Pour les collectivités territoriales, il est important que les engagements souscrits soient plus ambitieux. A Marrakech, lors de la COP 22, on s’est intéressé à la mise en oeuvre des engagements à travers l’action.  En amont, les collectivités territoriales d’Afrique ont proposé dans une réunion tenue à Cotonou, du 8 au 10 Septembre 2016, qu’on tire toutes les leçons du protocole de Kyoto. Dans le cadre de ce  protocole , il a été mis en place un Mécanisme de Développement Propre, un marché carbone qui a dégagé un certain nombre de ressources. Mais, seuls 3% de ces ressources ont atteint l’Afrique. La raison : l’Afrique ne savait pas présentée des dossiers éligibles disait-on. A...

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Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées  à l’inclusivité,  l’équité,  l’ouverture, la transparence”-Seyni Nafo
Avr25

Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées à l’inclusivité, l’équité, l’ouverture, la transparence”-Seyni Nafo

Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées  à l’inclusivité,  l’équité,  l’ouverture, la transparence”- Seyni Nafo Seyni Nafo, diplomate malien et  président du groupe africain à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques décrypte les différentes relations entre entre l’Afrique et ses différents partenaires. La France est un maillon indispensable,  selon lui. A quelques jours des prochaines négociations à Bonn (Allemagne), en amont de la COP 23 prévue au mois de novembre prochain,  le diplomate malien  décrit les différentes actions du groupe africain et les perspectives du continent au niveau global.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Concrètement, depuis la COP 22 , où  en êtes –vous dans la mise en place des actions de l’initiative pour l’accès à l’énergie en Afrique ? Il y a quelques mois, le président de la Guinée-Conakry, Alpha Condé, présidant le conseil d’administration de cette initiative et président de l’Union Africaine,  a envoyé une correspondance à tous les chefs d’Etat africains pour leur demander de faire parvenir leurs projets prioritaires, disposant d’études de faisabilité  et en recherche de financement partiel. Il a envoyé une seconde lettre aux membres du conseil afin que chaque membre désigne deux experts. En fait,  le conseil d’administration est un conseil  africain de sept africains des régions du nord, de l’ ouest, de l’ est,  et du sud avec en plus  le président de la Banque Africaine de Développement et celui de l’Union Africaine, avec en plus deux membres non régionaux, l’Union Européenne et la France, au nom de l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à Paris. Il devrait y avoir, en tout,  18 experts  (deux experts par représentant) ,  chargés d’adopter les éléments techniques, les règles de procédures, les critères de sélection,  et de commencer à prioriser le pipeline de projets. Nous sommes en ce moment dans une phase opérationnelle. Comment va le groupe africain ? Est-il prêt à faire face à la demande des pays ? Le groupe Africain est aujourd’hui assez bien structuré. La décision de  l’Union Africaine de créer trois commissions prouve que l’Afrique est bien structurée. Cette commission est dirigée par les  chefs d’Etat eux-même. Il  y a quelques semaines, j’étais à Rabat. J’ai rencontré le président du Niger, Mahamadou Issouphou qui préside la commission sur le sahel. “Il a pris  à bras le corps la réflexion”. Nous avons travaillé à l’élaboration d’une feuille de route. Le président Denis Sassou Nguesso a tenu, il y a quelques semaines,  une réunion sur  la création d’un fonds bleu dans le bassin du Congo. Le président Condé, lui, est en charge de l’accès aux énergies renouvelables. Il y a des résultats assez probants. Il y...

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Seyni Nafo : Plaidoyer pour un financement durable
Nov24

Seyni Nafo : Plaidoyer pour un financement durable

Seyni Nafo : Plaidoyer pour un financement durable Une semaine après la COP 22, le président du groupe des négociateurs africains, Seyni Nafo et ambassadeur pour le climat pour le Mali,  donne son point de vue sur la finance climat et ses solutions. Entretien.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com : Quels étaient les objectifs  des négociateurs à Marrakech ? Seyni Nafo: Nous avions pour objectif de poser les fondements juridico-techniques et opérationnels de l’accord. Que veut dire ce charabia ? Il fallait qu’on se mette d’accord sur la feuille de route qui doit décliner le travail en termes de modalités procédures et directives d’application de l’Accord de Paris. Il comprend tout le régime de transparence sur l’atténuation [réduction de gaz à effet de serre] , sur le suivi financier, sur la  comptabilisation des efforts d’adaptation, tout le rulebook comme on dit en anglais. Nombreux pensent qu’il nous faut deux ans pour terminer toutes les directives et modalités qui accompagnent le texte de Paris. Ce sont ces décisions qui seront prises en 2018. On a donc deux ans de travail technique. En 2018, il y aura un second rendez-vous : la rédaction d’une revue à mi-parcours des efforts, en anglais le « facilitative dialogue ». C’est un dialogue qui  évalue les efforts de réductions de gaz à effet de serre,  et d’adaptation dans un cadre global. Cet exercice doit aboutir à une augmentation de l’ambition, une augmentation du niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2018, les vraies décisions devraient être prises. A Marrakech, , il n’y avait pas de décisions à prendre. On devait clarifier la feuille de route de maintenant à 2018.  Nous avions comme mission d’écrire les termes de références, en décrivant le nombre d’ateliers et le nombre de papier techniques à réaliser. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié en 2018 aura-t-il un impact sur les décisions ? Normalement oui. Il va informer les débats au niveau de l’effort. L’objectif d’un tel rapport est de tirer la sonnette d’alarme et   de mettre une pression positive sur les décideurs. Oui, cela va être important. Généralement, lors des cycles de contributions, au moment où les pays doivent faire des engagements de réduction de gaz à effet de serre, les pays doivent être informés par un rapport du GIEC. C’est pour cette raison que sera publié le rapport spécial 1,5°C. On espère qu’il sera prêt en 2018 pour permettre de tirer la sonnette d’alarme et d’être un argument assez important pour que les pays remontent leurs obligations de réduction de gaz à effet de serre[Actuellement, les émissions de gaz à effet de serre sont...

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COP 22-Les Acteurs non étatiques: ” Nous voulons accéder aux salles de négociations en donnant notre avis”- Saïd Chakri
Nov11

COP 22-Les Acteurs non étatiques: ” Nous voulons accéder aux salles de négociations en donnant notre avis”- Saïd Chakri

COP 22-Les Acteurs non étatiques: ” Nous voulons accéder  aux salles de négociations en donnant notre avis”- Saïd Chakri Saïd Chakri est spécialiste des questions d’éducation et de justice  sur le climat au Maroc et dans le monde arabe. A Marrakech, sur le site de Bab Igli,  il milite pour une meilleure intégration de la société civile dans les négociations. Entretien. Par Houmi Ahamed-Mikidache   Eraenvironnement.com: La présidence marocaine a décidé de mettre en avant la société civile pendant la COP. Quelle est votre marge de manœuvre pendant les négociations ? Quelles sont vos actions ? Saïd Chakri:La présidence marocaine de la COP 22 a déjà initié certaines rencontres de préparations à différentes échelles surtout lors de la rencontre du 17 octobre avec les représentants de la société civile marocaine et internationale où il a été décidé un positionnement  privilégié de la société civile. A l’échelle nationale,  la COP 22 est une occasion où la société marocaine s’est organisée en alliance pour la société civile environnementale ( AMCDD) et en coalition pour les autres dynamiques qui est la Coalition Marocaine pour la Justice Climatique ( CMJC). Sincèrement la marge de manœuvre reste limitée, et basée surtout sur des relations personnelles avec les négociateurs et certains experts du GIEC lors des rencontres privées et aussi par des questions lors des événements parallèles. Nos actions constituent à nous organiser en formant des coalitions internationales qui regroupent les divers acteurs. Mais, nous voulons accéder aux salles de réunion en  donnant notre avis, sur les questions sensibles comme la transparence dans les financements, la priorité de l’adaptation , la nécessité des renforcements des compétences et surtout le droit à l’accès à l’information. Les femmes sont- elles au coeur des négociations ? La question des femmes n’a pas encore pris sa place normale dans les négociations. La preuve: elle est mentionnée seulement dans le préambule de l’accord de Paris et il n’y a pas d’article clair ,  ni de décision et non plus de plan d’action. J’espère que lors de la COP 22 la communauté internationale respectera les anciennes décisions prise à Doha et à Cancún et on aura un agenda clair pour les femmes. Le financement climat et l’adaptation sont  l’une des priorités de la COP, comment percevez-vous les différentes démarches de la présidence de la COP 21 et celle de la COP 22 ? Le slogan de la COP 22 est une COP d’action et aussi une COP pour l’Afrique. Sincèrement,  on ne peut pas attendre des résultats dans ce sens sans avoir la transparence sur l’origine de ce financement, et aussi sa durabilité, sans  avoir des décisions claires sur la part...

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La Banque Mondiale répond aux accusations
Oct30

La Banque Mondiale répond aux accusations

La Banque Mondiale répond aux accusations Depuis quelques mois, l’Organisation non Gouvernementale  SOS Faim fait campagne contre les stratégies agricoles de la Banque Mondiale au Bénin.L’agroéconomiste sénior de la Banque Mondiale au Bénin,  Erick Herman ABIASSI  répond aux accusations. Entretien.   Eraenvironnement.com : Depuis quelques mois, certaines organisations paysannes comme SOS Faim s’opposent à vos stratégies au Bénin.  Selon l’ONG, vos projets de développement agricoles n’impliquent pas suffisamment les agriculteurs familiaux. Qu’en pensez-vous ?  Erick Herman ABIASSI : D’une façon générale, les interventions de la Banque mondiale dans le secteur agricole visent à accroître les revenus des paysans, à améliorer leurs conditions de vie, et assurer la sécurité alimentaire pour tous. Dans ce sens, l’appui que nous apportons aux pays se focalise sur quatre grands axes : (i) améliorer les moyens de subsistance et de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité ; (ii) soutenir une agriculture « climato-intelligente », c’est-à-dire une agriculture plus productive et résistante face au changement climatique ; (iii) stimuler le développement de l’agro-industrie en constituant des chaînes de valeur inclusives et efficaces ; et (iv) aider les agriculteurs à produire des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante pour nourrir tous les habitants de la planète. Notre appui au Bénin est basé sur le Document de politique agricole élaboré par le Bénin lui-même et dont la mise en œuvre est soutenue par le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA). Ce document met en exergue la prédominance des exploitations familiales qui caractérisent l’agriculture béninoise, et accorde une place au développement des entreprises agricoles modernes en vue de promouvoir une meilleure valorisation des produits agricoles.   La Banque Mondiale envisage-t-elle d’appuyer le Bénin dans la transformation locale des produits agricoles ?  Comment les paysans seront-ils soutenus dans cette démarche? Les deux projets que nous soutenons actuellement, à savoir le Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) et le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) – et qui sont basés sur la stratégie du Bénin – ont pour objectifs d’améliorer la compétitivité et la diversification agricole, notamment à travers : l’adoption des technologies améliorées et la restauration de la productivité ; l’appui au développement des infrastructures d’irrigation et de marché ; l’appui à la coordination des chaines de valeur et le financement de l’agriculture ; la création de conditions propices à la génération, la diffusion et l’adoption des technologies agricoles ; et l’appui à la recherche dans le domaine du renforcement des capacités pour la recherche adaptative et le transfert des technologies. Les agriculteurs familiaux à la base ont été associés à toutes les phases de préparation, de conception et de mise en œuvre des deux projets PADA et PPAAO ; et les organisations de la...

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