COP 22- Sommet Africain à Marrakech- Comores : Premier Etat à reconnaître la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité
Nov16

COP 22- Sommet Africain à Marrakech- Comores : Premier Etat à reconnaître la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité

COP 22- Sommet Africain à Marrakech- Comores : Premier Etat à reconnaître la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité   Marrakech- En marge du Sommet Africain, le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a signé la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité. Personnalités présentes  :  Corinne Le Page, coordinatrice de la Déclaration, Anthony Lecren, membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, en charge de l’Environnement et des Affaires Coutumières, et  Bran Quinquis, délégué interministériel au dérèglement climatique de Polynésie Française ainsi que des membres de l’ONG française Green Cross.Analyse Par Houmi Ahamed-Mikidache Comment est née  la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Née en en 2015 à Paris, à l’instar de la « Déclaration universelle des droits de l’homme » de 1948, la Déclaration universelle des droits de l’humanité », prend en compte la ” dimension éthique” résultant de la dignité, de la singularité , de la vulnérabilité et de la responsabilité de chaque être humain. Autres priorités: l’urgence des risques encourus, la solidarité  et la responsabilité qui lie les êtres humains, la confiance dans l’inventivité, l’adaptabilité. La déclaration des droits de l’homme ,adoptée par l’ONU au XXe siècle,  est née pour   reconstruire et réaffirmer le respect dû à tout individu, quelle que soit son origine, ou son statut social.  La déclaration universelle des droits de l’humanité est, elle,  issue  d’un autre constat:  l’enjeu de  confronter les périls  globaux aux opportunités de progrès. “Les droits et devoirs de l’humanité instaurent un devoir qui nous incombe à tous, individuellement et collectivement, pour contribuer à assurer la pérennité de l’humanité,” souligne le texte. L’impasse Hier lors du Segment de Haut Niveau, le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a souligné sa volonté de relever les défis liés aux changements climatiques avec la communauté internationale. Dans leur contribution nationale présentée lors de la COP 21, les Comores ont présenté un plan ambitieux:  une réduction d’émissions de Gaz à effet de Serre de 84% d’ici 2030. Pourtant les Comores font partie des Pays Insulaires en Développement. Pour réaliser leur projets de développement sobre en carbone, les Comores ont sollicité  675 millions de dollars, dont une partie sera dédiée aux actions d’atténuation, de réduction de gaz à effet de serre et une autre à celles d’adaptation aux changements climatiques, liées aux actions de prévention et de lutte contre les aléas climatiques. Le fonds vert devrait être la principale source. A ce jour, ce fonds n’est doté que de 10 milliards de dollars. La question du financement de  l’adaptation, problématique depuis le début des négociations, n’a toujours pas été résolue. L’accord de Paris, entrée en vigueur le 4 novembre dernier, a été pourtant ratifié par 110...

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COP 22 : Vers l’arrivée décisive des Chefs D’Etat
Nov14

COP 22 : Vers l’arrivée décisive des Chefs D’Etat

COP 22 : Vers l’arrivée décisive des Chefs D’Etat   Par Houmi Ahamed-Mikidache Quelques jours après le début de négociations sur la mise en œuvre de l’accord de Paris adopté dans la capitale française, en 2015,  et entré en vigueur le 4 novembre dernier, les chefs d’Etat de la planète se rendent à Marrakech pour marquer leur volonté d’agir. Mais, le chemin semble semer d’embûches. L’élection du président américain Donald Trump présente une certaine « incertitude » , selon le président Français, François Hollande.  Cette élection a effectivement marqué les esprits des participants de la Conférence des Parties sur le Climat. Les Etats-Unis vont-ils annuler l’accord de Paris, comme l’avait annoncé le président élu américain lorsqu’il était candidat ?  Et quelles sont  les décisions prises par les négociateurs la semaine dernière ? Retour sur les points importants des négociations. Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Accord de Paris est-il en danger ? Depuis lundi 7 novembre, début des discussions, 109 pays couvrant 77% des émissions de gaz à effet de serre ont ratifié l’accord de Paris, tels que l’Australie  et  le Japon, le Botswana et le Burkina Faso. Mais que va devenir cet accord avec le « Brexit » américain ? L’accord de Paris est-il remis en cause ? Oui et non disent de nombreux observateurs. Les actions de mise en œuvre se poursuivront  « Let’s wait and see », affirme en conférence de presse Patricia Espinoza, la Secrétaire Générale de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.  Elle dit avoir proposé au nouveau président élu de travailler avec lui sur les questions de changements climatiques.  Pour  le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Maroc, Salaheddine Mezouar  l’élection de M. Trump à la présidence française n’est pas une menace : “ Nous devons faire confiance au peuple américain qui sont déterminés et   fortement engagés à lutter contre les changements climatiques.» Des réformes américaines sont-elles en vue ? Fin octobre, l’administration américaine en charge de l’information sur l’énergie avait affirmé dans son dernier rapport que l’énergie solaire est la source d’énergie renouvelable la plus rapide et croissante aux Etats-Unis, et cela devrait continuer. Or, le site de campagne du candidat Trump, aujourd’hui président élu, précise que les actions du président Obama liées aux changements climatiques seront supprimées, notamment le « Clean Power Plan », le  plan Obama pour le climat, la ratification de l’accord de Paris et l’agence pour l’environnement.  Les raisons : ces actions sont jugées  trop couteuses et peu efficaces. Le site toutefois précise que le candidat Trump soutient les énergies renouvelables, mais tient aussi compte  des autres sources d’énergies comme les énergies fossiles. Le facteur rentabilité entrerait donc en jeu dans les décisions. Toutefois, plusieurs questions restent en suspends. Que...

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COP 22: Les interrogations de la mise en oeuvre
Nov08

COP 22: Les interrogations de la mise en oeuvre

COP 22: Les interrogations de la mise en oeuvre La COP 22 s’est ouverte ce lundi  sur une note d’espoir : l’action. Elle  sera le maître mot des négociations, selon la présidence marocaine. Mais, quelle sera l’issue finale de cette Conférence des Parties  ? Les mécanismes de transparence liés  à la feuille de route du financement seront-ils opérationnels ? L’adaptation, priorité des pays vulnérables notamment d’Afrique, sera-t-elle mieux positionnée dans le financement climat ? La gestion des risques climatiques sera-t-elle réellement pris en compte  pour une limitation de gaz à effet de serre de moins de 2°C  d’ici 2100? Qui seront les scientifiques qui répondront positivement à l’appel du président du GIEC, Hoesung Lee, pour rédiger le rapport  sur les 1, 5°C ( publication prévue  en 2018)? L’accès aux énergies renouvelables pour l’Afrique permettra-t-il  à d’autres pays en développement d’obtenir gain de cause? Les 10 milliards de dollars annoncés pour l’électrification de l’Afrique auront-ils une feuille de route ? Quels sont les pays africains précurseurs ? La coalition sur le prix du carbone incitera-t-elle d’autres pays  à avoir un prix du carbone ?  La transition énergétique passera-t-elle par les villes ?  Les femmes auront-elles enfin le pouvoir d’exprimer leurs doléances et agir par la suite ? La jeunesse pourra-t-elle saisir les opportunités de développement sobre en carbone ? La promotion de l’économie bleue aura-t-elle un impact dans les discussions?  Nous essayerons de répondre à toutes ces questions tout au long des négociations. Houmi...

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COP 22: L’Accord de Paris entre en vigueur – Célébration et retour à la réalité
Nov04

COP 22: L’Accord de Paris entre en vigueur – Célébration et retour à la réalité

COP 22:L’Accord de Paris entre en vigueur – Célébration et retour à la réalité Par Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la CCNUCC Et Salaheddine Mezouar, président de la COP22 et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc Opinion. Marrakech, Maroc – L’Humanité se souviendra du 4 novembre 2016 comme le jour où les pays du monde entier ont arrêté la marche vers une catastrophe climatique qui semblait inévitable et ont ouvert la voie à un avenir durable.   L’Accord de Paris sur le changement climatique, résultat des négociations climatiques les plus complexes, complètes et sensibles jamais entreprises, est entré en vigueur aujourd’hui.   L’Accord constituera, sans aucun doute, un tournant dans l’histoire de l’effort de l’humanité et matérialise la volonté politique, économique et sociale des gouvernements, villes, régions, citoyens, entreprises et investisseurs de vaincre la menace qu’un changement climatique non maîtrisé représente pour la nature humaine.   Son entrée en vigueur rapide est le signal politique clair que les nations du monde entier sont engagées pour une action mondiale décisive contre le changement climatique.   La Conférence de l’ONU sur le changement climatique, qui se tiendra la semaine prochaine à Marrakech, représente un nouveau départ pour la communauté internationale. La première réunion de l’organe de direction de l’Accord de Paris (CMA) s’y déroulera le 15 novembre.   C’est un moment de célébration. C’est surtout le moment de se projeter vers  l’avenir, sans complaisance, mais avec une volonté ferme de poursuivre notre mission.   Dans un futur proche, et certainement dans les 15 prochaines années, des réductions encore inédites d’émissions de gaz à effet de serre et des efforts inégalés pour bâtir des sociétés résilientes aux effets du climat seront nécessaires.   Le temps presse : à l’échelle mondiale, les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique et de ses impacts continuent d’augmenter ; la réunion de Marrakech doit garder cette priorité en tête de ses préoccupations.   L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a confirmé que la concentration mondiale moyenne dans l’atmosphère du principal gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone, a atteint pour la première fois en 2015 la barre symbolique des 400 particules par million et a battu de nouveaux records en 2016.   Le monde n’est donc pas encore en voie d’atteindre l’objectif essentiel de l’Accord de Paris qui est de limiter le réchauffement mondial en dessous de 2°C, et de se rapprocher autant que possible de l’objectif de 1,5°C, afin d’éviter un basculement climatique dangereux irréversible.   Paris a redonné de l’espoir au monde entier. L’événement que nous célébrons aujourd’hui repose sur la certitude que les politiques, la technologie et...

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COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes
Oct27

COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes

COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes A la veille  de la 12ème Conférence de la jeunesse ( COY12) prévue du 4 au  6 novembre ,  quelques jours avant la  COP 22  à Marrakech, la jeunesse se mobilise et contribue à la lutte contre les changements climatiques. Eraenvironnement.com vous décrit quelques  initiatives. Présentation. Par Houmi Ahamed-Mikidache Que signifie la  COY 12 ? La COY 12, en anglais, ” the conference of youth” ( la conférence des jeunes) existe depuis 2005. Organisée chaque année en amont de la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ( CCNUCC), elle contribue au débat sur l’action climatique par les jeunes. La jeunesse souhaite être parmi les acteurs de  la mise en application de l’Accord de Paris qui entrera en vigueur le 4 novembre prochain. Elle milite pour renforcer son rôle dans la lutte contre les changements climatiques, par l’éducation, le renforcement des capacités et l’autonomisation. “Ce n’est qu’en autonomisant les jeunes dans les différents processus de prise de décision que nécessite la transition vers le bas carbone et une plus grande résilience que la protection du climat est possible. Nous nous réjouissons de fournir une plate-forme pour les jeunes dans la ville de la COP22 pour démontrer l’importance qu’ils ont dans l’action climatique et pour renforcer les réseaux de jeunes africains qui travaillent sur la durabilité et le développement bas carbone”, a déclaré à la CCNUCC récemment Fadoua Brour, membre de l’organisation de la jeunesse marocaine chargée de la conférence de la jeunesse. Dans l’Océan Indien et dans le monde ,  la jeunesse  se mobilise du 28 au 30 octobre . Les travaux effectués serviront de base et seront présentés sous forme de déclaration  lors de la COP22. Mobilisation mondiale Fadoua Brour Présidente et Fondatrice de la Moroccan Youth Climate Movement ( MYCM), Fadoua Brour se définit comme ambitieuse, énergique et positive. Mais cette jeune femme est aussi altruiste. Son combat :  les droits humains. Elle coordonne ainsi le réseau des actions climatiques et des femmes de la planète (WECAN sigle anglais) pour la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord.  Elle dispose d’ un MBA spécialisé en droits des Affaires.  Fadoua Brour organise des conférences, des caravanes, des campagnes de sensibilisation ainsi que des ateliers en faveur des jeunes et des femmes. Elle fait partie des membres actifs de la douzième édition de la conférence de la Jeunesse ( COY 12).   Le Réseau Climat Océan Indien (RCOI) Comores  composé  de jeunes leaders issus de différents mouvements associatifs accueille  aujourd’hui  la COY12 Océan Indien.  Après Madagascar, l’an dernier, c’est au tour de la jeunesse comorienne d’accueillir 200 jeunes...

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COP 22- Economie Bleue-IORA COMORES- Abdillah Imam: “Nos axes prioritaires sont multiples”
Oct26

COP 22- Economie Bleue-IORA COMORES- Abdillah Imam: “Nos axes prioritaires sont multiples”

COP 22- Economie Bleue-IORA COMORES- Abdillah Imam: “Nos axes prioritaires sont multiples” Après avoir organisé, au mois de Septembre dernier, un atelier au sur la pêche durable au Comores, Abdillah Imam ,  point  focal national  de l’ Indian Ocean Rim Association  et Président du Comité comorien  Economie bleue,  souhaite poursuivre la dynamique de compréhension de ce concept. Analysée, aux Comores, autour du traitement des fruits de mer, la transformation et le stockage des produits de la pêche et de l’aquaculture, l’Economie bleue comporte plusieurs volets méconnus par la population comorienne, souligne-t-il. Actuellement, il  participe  à la seizième session du conseil des ministres de l’Indian Ocean Rim Association à Bali en Indonésie jusqu’au 27 octobre prochain.Entretien.     Eraenvironnement.com : Que ressort-il de l’ atelier de septembre tenu aux Comores  ? Abdallih Imam :   L’atelier de septembre est le fruit des recommandations émises à la Première Conférence ministérielle sur l’économie bleue pour les pays membres de l’IORA, en septembre 2015 à Maurice. Son objectif :  partager les expertises et les expériences de la région dans la gestion des Pêches, pour mieux répondre aux besoins de notre population et pouvoir pénétrer le marché international des produits de la Pêche. La principale recommandation est la mise en place d’un laboratoire répondant aux normes internationales de qualité et de sûreté des produits halieutiques. La  volonté d’établir un renforcement des capacités de la Société nationale de Pêche a été aussi soulevée. Certains pays membres ont déjà manifesté leur disponibilité à accompagner les Comores dans ces deux projets :  le Bangladesh et  le Sri Lanka.   Les Comoriens ont-ils compris les enjeux de l’Economie Bleue? L’économie bleue est un nouveau concept pour tout le monde. Ce volet a été  introduit,  au sein de  l’IORA il y a seulement  deux  ans,  par  la Ministre australienne des Affaires étrangères. Le peuple comorien va s’approprier le concept progressivement, à travers les  actions de l’IORA dans notre pays. La semaine prochaine, une brochure sera distribuée au niveau national. Les journalistes locaux seront formés sur le concept, lors d’un événement programmé par le Ministère des Affaires étrangères. Nos axes prioritaires sont multiples:  les échanges commerciaux et l’investissement, la gestion de la pêche, les énergies renouvelables, la gestion des catastrophes naturelles et la sécurité maritime et la sûreté. L’entrepreneuriat féminin et la coopération académique et scientifique ne font pas partie de l’économie bleue, mais sont parmi les priorités de l’IORA. Aux Comores, la coordination des actions de l’IORA est assurée par le Ministère des Affaires étrangères, qui n’est pas forcément expert en la matière. Un comité national incluant toutes les différentes parties prenantes du pays a été mis en place. Sa mission :  faciliter les échanges ...

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