Niger- Environnement- Société Civile- Arrestation, libération et convocation d’Ali Idrissa
Mai21

Niger- Environnement- Société Civile- Arrestation, libération et convocation d’Ali Idrissa

Niger- Environnement- Société Civile- Arrestation, libération et convocation d’Ali Idrissa Par Houmi Ahamed-Mikidache Samedi dernier, Ali Idrissa, figure emblématique de la société civile du Niger,  a été arrêté puis libéré à Niamey, la capitale du Niger. Les autorités lui reprochent de faire appel à la révolte. Il est convoqué ce lundi. M. Idrissa et la Coalition de la société civile devaient se rendre ce samedi sur la place Toumo, dans le centre de la capitale. Mais, cette manifestation n’a pas eu l’aval du gouvernement nigérien. Le président “Issoufou Mahamadou vient de démontrer (…) qu’il a mis entre parenthèses la démocratie au Niger. Nous userons de tous les moyens pour la restauration de la démocratie dans notre pays”, a commenté Ali Idrissa, peu avant son arrestation, sur des télévisions locales. D’après l’Agence France Presse, « deux précédentes manifestations de la Coalition de la société civile ont déjà été interdites par les autorités, invoquant des risques de troubles à l’ordre public. » Ali Idrissa, président de l’ONG ROTAB et partenaire d’Oxfam,  est connu mondialement pour son militantisme et ses actions en faveur d’une meilleure relation économique entre la France et le Niger, plus précisément entre Areva et le gouvernement nigérien.  Récemment, il a co-écrit, avec Oxfam,  l’analyse sur l’exploitation de l’Uranium au Niger dans le rapport intitulé « La transparence à l’état brut : décryptage de la transparence des industries extractives »*. « Nous allons continuer à dénoncer les derniers contrats et exiger que les autorités, notamment le président, puisse faire respecter la constitution en publiant les contrats dans le Journal Officiel : ce qu’il refuse. Nous demandons l’ouverture de nouvelles négociations,  » avait-il déclaré lors de la publication de l’étude. 21-05-2017 *Lire interview...

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Climat-Bonn: Les îles Fidji en tête de file
Mai20

Climat-Bonn: Les îles Fidji en tête de file

Climat-Bonn: Les îles Fidji en tête de file Par Houmi Ahamed-Mikidache Du 8 au  18 mai, les délégations des 195 pays de la Convention Cadre des Nations sur les Changements Climatiques  se sont réunies pour négocier des futurs points évoqués  pendant la COP 23,  la prochaine Conférence  des Nations Unies sur le Climat prévue à Bonn du 06 au 17 novembre 2017. Après le Maroc, pays d’Afrique du Nord, c’est au tour des îles Fidji,  petit Etat Insulaire du Pacifique, d’organiser  la grande messe du climat. Problème  logistique : ces îles du pacifique ne sont pas en mesure de recevoir à domicile. Bonn sera donc la ville d’accueil de la conférence des Nations Unies sur le Climat, mais ce Petit Etat insulaire en développement reste maître de la COP 23. Explications.   Une première pour les PEID*   «Cette année, on a passé le ballon aux îles Fidji, à un moment crucial.  Nous, qui sommes les plus vulnérables devront être entendus,  quelques  soient notre lieu, venant du Pacifique  ou d’autres petits états insulaires en développement, ou même  que nous venions de nations ou de villes menacées telles que Miami, New York , Venise, Rotterdam, » explique Josaia Voreqe Bainimarama, plus connu sous le nom de Frank Bainimarama, Premier Ministre des îles Fidji, lors d’ une allocution  à Bonn récemment.  Et d’ajouter : «  Mais ensemble, nous devons élever notre voix et la faire entendre au monde entier, à chaque citoyen , parce que personne, quelle que soit son identité ou son domicile, ne peut échapper aux changements climatiques ». Fidji est le premier Petit Etat Insulaire en Développement à organiser cette grande messe du climat. Cette grande réunion internationale de l’ONU sur le climat, organisée deux ans après l’adoption de l’Accord de Paris, regroupera des négociations formelles et des partenariats pour l’action, précise M. Bainimarama. « Il est question d’écouter l’autre, d’apprendre de l’autre, de partager des histoires, compétences et expériences, en se concentrant sur les bénéfices de l’action, ce processus  va faire avancer l’agenda mondial du climat » explique le Premier Ministre des îles Fidji.   La feuille de route  La Présidence se veut transparente et inclusive, en faisant avancer l’Accord de Paris et accélérer les actions climatiques pour toutes les sociétés vulnérables, et en se référant sur les expériences des Petits Etats Insulaires en Développement du Pacifique notamment. De fait, pour la COP 23,  les îles Fiji  souhaitent  : Faire avancer le travail de la Convention Cadre des Nations Unis sur les Changements Climatiques et préserver la règle du consensus pour mener des actions décisives, afin de  faire face aux changements climatiques et respecter la science. Maintenir et faire progresser l’Accord de Paris, assurer les...

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Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi
Avr25

Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi

Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Générale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU-Afrique) a récemment organisé un atelier de réflexion, à Rabat au Maroc,  sur l’accès au financement climat par les collectivités territoriales d’Afrique pour rappeler, souligne-t-il, que la finance climat en Afrique doit aussi passée par les villes. Lors de cet atelier, des mécanismes de financement disponibles, en plus du Fonds Vert Climat, ont été présentés: le Fonds pour l’environnement Mondial,  le Fonds pour les pays les moins avancés, et notamment le Fonds spécial pour les changements climatique . Entretien. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Depuis la COP 21, vous avez fait beaucoup parler des collectivités territoriales d’Afrique et de leur lutte  contre les changements climatiques. Vous avez récemment organisé un atelier de réflexion sur l’accès au financement climat par les collectivités territoriales d’Afrique. Alors, deux ans après la Conférence des Nations Unies sur le Climat à Paris et sept mois après la COP 22, êtes-vous satisfait des avancées ? Déjà Paris, c’était une avancée certaine, du fait de la reconnaissance des enjeux du climat qui pour la première fois a été unanime dans le monde entier.  144 Etats ont ratifié  l’accord de Paris et c’est une avancée.  Vous savez que, cet accord, a pour objectif de renforcer  le rôle du fonds vert climat  pour aider les pays en développement à faire face aux risques climatiques,  à prendre une trajectoire bas carbone, pour ainsi ne pas contribuer à leur tour à l’augmentation de la température. Vous savez aussi que la plupart des Etats ont souscrit à des engagements volontaires. Mais ces engagements volontaires sont insuffisants et ne correspondent pas aux attentes de la science. Les autorités locales d’Afrique ont donc souhaité prendre une part plus importante dans la mise en place des engagements pour atteindre les 1,5 prônés par la science. Pour les collectivités territoriales, il est important que les engagements souscrits soient plus ambitieux. A Marrakech, lors de la COP 22, on s’est intéressé à la mise en oeuvre des engagements à travers l’action.  En amont, les collectivités territoriales d’Afrique ont proposé dans une réunion tenue à Cotonou, du 8 au 10 Septembre 2016, qu’on tire toutes les leçons du protocole de Kyoto. Dans le cadre de ce  protocole , il a été mis en place un Mécanisme de Développement Propre, un marché carbone qui a dégagé un certain nombre de ressources. Mais, seuls 3% de ces ressources ont atteint l’Afrique. La raison : l’Afrique ne savait pas présentée des dossiers éligibles disait-on. A...

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Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées  à l’inclusivité,  l’équité,  l’ouverture, la transparence”-Seyni Nafo
Avr25

Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées à l’inclusivité, l’équité, l’ouverture, la transparence”-Seyni Nafo

Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées  à l’inclusivité,  l’équité,  l’ouverture, la transparence”- Seyni Nafo Seyni Nafo, diplomate malien et  président du groupe africain à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques décrypte les différentes relations entre entre l’Afrique et ses différents partenaires. La France est un maillon indispensable,  selon lui. A quelques jours des prochaines négociations à Bonn (Allemagne), en amont de la COP 23 prévue au mois de novembre prochain,  le diplomate malien  décrit les différentes actions du groupe africain et les perspectives du continent au niveau global.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache   Concrètement, depuis la COP 22 , où  en êtes –vous dans la mise en place des actions de l’initiative pour l’accès à l’énergie en Afrique ? Il y a quelques mois, le président de la Guinée-Conakry, Alpha Condé, présidant le conseil d’administration de cette initiative et président de l’Union Africaine,  a envoyé une correspondance à tous les chefs d’Etat africains pour leur demander de faire parvenir leurs projets prioritaires, disposant d’études de faisabilité  et en recherche de financement partiel. Il a envoyé une seconde lettre aux membres du conseil afin que chaque membre désigne deux experts. En fait,  le conseil d’administration est un conseil  africain de sept africains des régions du nord, de l’ ouest, de l’ est,  et du sud avec en plus  le président de la Banque Africaine de Développement et celui de l’Union Africaine, avec en plus deux membres non régionaux, l’Union Européenne et la France, au nom de l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à Paris. Il devrait y avoir, en tout,  18 experts  (deux experts par représentant) ,  chargés d’adopter les éléments techniques, les règles de procédures, les critères de sélection,  et de commencer à prioriser le pipeline de projets. Nous sommes en ce moment dans une phase opérationnelle. Comment va le groupe africain ? Est-il prêt à faire face à la demande des pays ? Le groupe Africain est aujourd’hui assez bien structuré. La décision de  l’Union Africaine de créer trois commissions prouve que l’Afrique est bien structurée. Cette commission est dirigée par les  chefs d’Etat eux-même. Il  y a quelques semaines, j’étais à Rabat. J’ai rencontré le président du Niger, Mahamadou Issouphou qui préside la commission sur le sahel. “Il a pris  à bras le corps la réflexion”. Nous avons travaillé à l’élaboration d’une feuille de route. Le président Denis Sassou Nguesso a tenu, il y a quelques semaines,  une réunion sur  la création d’un fonds bleu dans le bassin du Congo. Le président Condé, lui, est en charge de l’accès aux énergies renouvelables. Il y a des résultats assez probants. Il y...

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France: Semaine décisive
Avr17

France: Semaine décisive

 France: Semaine décisive Par Houmi Ahamed-Mikidache Cette semaine est décisive pour la politique française. Sortir du repli sur soi, accepter la différence et aimer l’autre, comprendre autrui devraient être les maîtres- mots de cette élection présidentielle prévue le 27 avril prochain ( 1er tour). Que représente cette élection pour l’Afrique et pour la jeunesse africaine ? Comment les jeunes français doivent-ils se positionner lorsqu’ils sont d’origines étrangères ? Est-ce compliqué d’impliquer  la jeunesse française dans le questionnement sur le développement de l’Afrique ? En avons-nous le droit ? Oui, nous avons le droit et le devoir d’informer. Il est important de faire le lien entre les ressources naturelles en Afrique et le développement de l’industrie française. Aussi, il est opportun, cette semaine, pour eraenvironnement.com de vous faire découvrir des articles sur le positionnement des entreprises françaises face aux ressources naturelles africaines , la finance climat  ainsi que plusieurs autres articles en rapport avec la relation entre la France et ses anciennes colonies. Alors suivez-nous. Houmi Ahamed-Mikidache    ...

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Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID
Avr08

Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID

Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Commission de l’Océan Indien (COI) ont organisé à Maurice du 4 au 6 avril 2017 un atelier consultatif régional. Objectif : finaliser le Programme d’action mondial (GAP) sur la sécurité alimentaire et la nutrition des Petits Etats Insulaires en Développement ( PIED) de la région de l’Atlantique et de l’Océan Indien : Cap-Vert, Guinée Bissau, Sao Tomé-et-Principe, Comores, Maldives, Maurice, et Seychelles. Des spécialistes régionaux se sont  réunis pendant trois jours pour fournir leurs contributions spécifiques sur les défis  de sécurité alimentaire et de nutrition auxquels sont confrontés ces pays :  la malnutrition (sous-nutrition, déficiences en micronutriments et obésité), la surface des terres agricoles limitée, l’éloignement, les environnements naturels fragiles et une vulnérabilité élevée aux impacts du changement climatique. Le Programme d’action mondial ( GAP) est structuré autour de trois axes: l’amélioration des environnements propices à la sécurité alimentaire et à la nutrition grâce à la promotion de l’engagement politique et de la gouvernance, à l’amélioration des capacités et des ressources, à la génération, la diffusion et l’utilisation des connaissances et des informations; le développement des systèmes alimentaires durables, résilients et sensibles à la nutrition basés sur les océans et les mers, l’eau douce et les ressources terrestres; et l’autonomisation des personnes et des communautés par le biais de programmes de protection sociale, d’interventions et de services communautaires ciblés pour prévenir et traiter la malnutrition sous toutes ses formes. « Malgré des niveaux de développement contrastés, nos îles sont maintenant confrontées à des défis communs, » a souligné le Secrétaire Général de la COI, Hamada Madi Boléro, dans son discours d’ouverture. D’après la FAO et la COI, cet  atelier a permis aux PEID de partager leur expérience, en priorisant les actions à  aligner sur les stratégies existantes en matière de sécurité alimentaire et de nutrition aux niveaux mondial, régional et national.  ...

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