COP 22- Application de l’Accord  de Paris : financement des pertes et préjudices
Oct16

COP 22- Application de l’Accord de Paris : financement des pertes et préjudices

COP 22- Application de l’Accord  de Paris : financement des pertes et préjudices Par Houmi Ahamed-Mikidache Interrogations Reconnus par l’Accord de Paris, les pertes et préjudices  seront à nouveau discutés à Marrakech ( Maroc) pendant la COP 22 du 7 au 18 novembre prochain.  Entrées dans les négociations à Varsovie (COP 19), les pertes et préjudices se définissent   par la montée du niveau de la mer, les typhons très violents, l’érosion côtière qui ne peuvent pas s’intégrer dans les mécanismes d’adaptation d’après les experts . Pendant la COP 21, la société civile s’est manifestée vivement pour que le terme responsabilité soit intégré dans le texte de Paris. Objectif: permettre aux pays  en développement ( en particulier les Petits Etats Insulaires en Développement) d’accéder au financement rapidement face aux pertes de vies humaines et matériels causés par les  changements climatiques.   Mais que reste-t-il des revendications de la société civile ? selon elle, cette notion de responsabilité, retirée du texte de Paris   empêche les pays en développement de revendiquer une compensation. Quelles seront les conséquences juridiques  à terme  de ce retrait ? Qui va payer ? Quel sera le rôle du fonds vert pour le climat ? Les débouchés Récemment, le Comité permanent des Finances* de la Convention s’est réuni à Manille (Philippines). Le Comité  s’est intéressé au rôle du Fonds Vert dans le soutien des activités traitant des pertes et préjudices. Différents points  de vue ont été évoqués :  l’élargissement du mandat du fonds vert  pour couvrir la notion de pertes et préjudices,  et suggestion pour que ce fonds de l’ONU   plaide auprès d’autres institutions  pour développer  la mise en oeuvre d’instruments financiers liés aux pertes et préjudices. Quelles seraient les alternatives ?D’après les recommandations du Comité,  les réformes sur les subventions aux énergies fossiles, le prix du carbone mais aussi des allégements de la dette des pays  vulnérables pourraient être des solutions de financements.   Comprendre les pertes et préjudices Selon les experts du Comité, de nombreux travaux doivent être entrepris pour traiter des catastrophes à déclenchements lents,  mais aussi celles à déclenchements rapides.Le secteur des assurances peut contribuer aux discussions et peut soutenir le développement  de potentiels instruments dans ce domaine, expliquent les experts dans leurs recommandations. Au-delà de la finance, les experts du Comité pensent que le renforcement des politiques pour faciliter la compréhension de la gestion des risques sont des éléments importants. Le renforcement des capacités des communautés et l’intégration du secteur privé sont tout aussi  essentiels. L’Accord de Paris entrera en vigueur  le 4 novembre prochain. Les deux seuils nécessaires ont été franchis :  celui des 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre couvertes par les Parties et...

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COP 22- Bangladesh: Beyond grid connectivity
Sep28

COP 22- Bangladesh: Beyond grid connectivity

  COP 22- Bangladesh: Beyond grid connectivity   A  delegation of Tanzanians  came to visit Bangladesh recently.  Basically, it was for  learning  how to accelerate access to energy for poor people in the rural areas without having to link them to the national grid. By Deodatus Mfugale September 28 2016   Rural: access to energy     Two things are known to change quickly the lives of the rural population and lift them out of poverty. One of them is the provision of electricity. When poor families are provided with electricity the quality of life improves for the entire family as well as for individual members of the family.   Some research in Bangladesh, for example, has shown that the children’s average study time had increased by about six percent and their absence from school due to sickness reduced by 20 percent with access to electricity . Small retail businesses run by poor families had also shown to rise by eight percent due to provision of electricity.   The challenge however, is to provide electricity to many people within a short time so as to scale up poverty reduction at family level. Many developing countries tend to take the path of connecting rural families to the national grid, with the result that only a few people are connected after a long time and usually at a high cost.   However some countries have shown that small off-grid systems are the answer when the goal is to supply many poor families with electricity within a short time.   “Some people think that supplying many rural families with electricity from a 100 percent renewable source is abstract,” explained  recently Mr. Dipal Barua Founder and Chairman of Bright Green Energy Foundation (BGEF) of Bangladesh.   “Yet this is feasible if  we aim at small and simple solar systems that can supply individual families enough power to light their homes and provide other simple services like charging mobile phones,” he added.   Between 2010 and 2014, 3.5 million households had for the first time been installed with simple solar systems which benefited about 15 million people. Since then about 50,000 families install new solar systems of between 10Watts and 135Watts every month.  The target is to provide electricity from simple solar systems to six million households by end of next year.     Linking to Tanzania   For people in the rural areas having electricity from non-grid sources is a leap that takes them to new levels of development. Otherwise they would have to wait for decades to be connected to power supply from the national grid.     More importantly, such a...

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COP 22-ONU- Assemblée Générale : leadership marocain
Sep27

COP 22-ONU- Assemblée Générale : leadership marocain

COP 22- ONU-Assemblée Générale  : leadership marocain En marge de la soixante et onzième Assemblée Générale de l’ONU, nombreux événements ont été consacrés à la finance climatique. Suprise: l’entrée en vigueur de l’accord de Paris pourrait intervenir rapidement. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache Accord de Paris : Ratification A New York, en marge de la 71 ème Assemblée Générale des Nations Unies, trente pays ont déposé leurs instruments de ratification. A ce jour, 60 pays ont ratifié l’accord de Paris dont le Maroc, pays hôte de la COP 22. Cela représente 47,5 des émissions de Gaz à Effet de Serre ( GES). Plus que 7,5 % d’émissions à rassembler pour franchir le seuil requis soit 55%. Plusieurs pays ont annoncé  leur volonté de ratifier le texte rapidement . L’Inde, troisième plus gros émetteur de GES devrait ratifier l’accord le 2 Octobre prochain. La Chine et les Etats Unis ont ratifié le texte de Paris au début de ce mois. (Regardez le reportage d’Hippolyte  Agossou) Energie : Afrique/PMA Une liste de 240 projets d’accès aux énergies renouvelables en Afrique a été présentée sous forme de rapport par Ségolène Royale, présidente de la COP 21, lors d’une réunion de chefs d’Etat africains sur l’initiative africaine pour les énergies renouvelables. Présences remarquées : François Hollande, président de la France et Salaheddine Mezouar ,Ministre des Affaires Etrangères du Maroc et président de la COP 22. Lancée en marge de la COP 21 l’an dernier, cette initiative a pour ambition de permettre à l’Afrique d’atteindre 10 gigawatt d’énergies renouvelables en 2020 et 300 gigawatt en 2030. D’après le rapport, les 240 projets représentent une capacité renouvelable de plus de 45 GW, avec notamment 13 projets de géothermie, 58 projets d’hydroélectricité, 62 projets solaires ; 16 projets éoliens ; 35 projets combinant plusieurs technologies ; 4 stratégies nationales (solaire et éolien). 10 milliards de dollars ont été mobilisés par les bailleurs (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Etats-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, Union européenne, Suède, Pays-Bas) sous forme de promesse au mois de décembre dernier. D’après la présidence de la COP 21, un financement de 4,5 milliards d’euros a permis l’installation de 5,7 GW d’énergies renouvelables, en quelques mois. Le rapport énumère 10 recommandations pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables sur le continent : 1. Identifier une liste de projets prioritaires à mettre en œuvre d’ici 2020, et des projets à démarrer avant et pendant la COP22. 2. Rassembler les partenaires autour de chaque projet pour diviser les responsabilités. 3. Initier un dialogue sur l’initiative et les projets avec le secteur privé. 4. Renforcer la citoyenneté participative en matière d’énergie. 5. Impliquer les femmes africaines dans les énergies...

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COP 22- Madagascar: “We can avoid famine if we take preventive measures”
Sep19

COP 22- Madagascar: “We can avoid famine if we take preventive measures”

COP 22- Madagascar: “We can avoid famine if we take preventive measure” Opinion article By José Graziano da Silva*     In the past months a number of regions have been hit hard by the El Niño phenomenon, the effects of which are still posing a global threat to agricultural livelihoods.  The most affected include the Horn of Africa, Southern Africa, Central America’s Dry Corridor, Caribbean islands, Southeast Asia and the Pacific islands.   Scientists are now predicting the probable occurrence of the “opposite twin” phenomenon, La Niña. This could increase the chance of above-average rainfall and flooding in areas that have been affected by El Niño-associated drought.   For Madagascar, La Niña could have serious consequences, such as increasing the intensity of cyclones and tropical storms thus aggravating the food insecurity of the country’s rural population, whose capacity to face climate shocks is already fragile.   Madagascar has the potential to become the granary of the Small Island Development States of the Indian Ocean. However, it is also one of the 20 countries in the world that are most vulnerable to climate change – in Africa it is the fourth most vulnerable country in terms of recurrent cyclones and tropical storms.   The 2015-2016 agricultural season has seen a dramatic reduction in crop production in southern Madagascar mainly due to a severe drought. In particular, production of maize and cassava crops this year declined by up to 95 percent compared to the previous five-year average — last year it was over 80 percent. Vulnerable households, whose already-low purchasing power is eroded by prevailing high prices, have been forced to adopt multiple survival strategies, especially in Madagascar’s seven southern regions.   Currently available estimates indicate that the number of food insecure people in southern Madagascar exceeds 1.4 million in September 2016. Of these, 600,000 are considered as severely food insecure, which according to the Integrated Food Security Phase Classification (IPC) scale represents the last stages before the famine phase.  They need immediate emergency assistance: hungry people can’t wait.   In the recent past, most of the attention of the international community has been given to the dramatic impact on food security caused by several conflicts. FAO has been highlighting the cases of countries such as South Sudan, Yemen, Syria and regions such as Lake Chad, where millions of people are in a severe food insecurity situation. Yet, this should not stop to pay attention to other crises that are not capturing the media attention.   The international community is urged to step up to prevent a repeat in Madagascar of the situation faced by Somalia in 2011, when 200,000 people died of...

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COP 22-Comores- Les océans: “L’Afrique et  Oman, c’est une longue histoire”- Vice-Ministre omanais Hamed Said Al Oufi
Sep18

COP 22-Comores- Les océans: “L’Afrique et Oman, c’est une longue histoire”- Vice-Ministre omanais Hamed Said Al Oufi

COP 22-Comores- Les océans: “L’Afrique et  Oman, c’est une longue histoire”- Vice-Ministre omanais Hamed Said Al Oufi Diplômé d’un PHD,   gestion des pêches et économie,  obtenu à l’Université de Hull en Angleterre,  Dr. Hamed Said Al Oufi est Vice- ministre de l’Agriculture et des pêches du Sultanat d’Oman depuis une décennie. Spécialiste du développement et de la mise en œuvre de projets spécifiques à la pêche, M. Said Al Oufi,  revient en marge de la conférence ministérielle des économies des océans, sur l’importance des ressources halieutiques et les relations historiques entre l’Afrique et Oman. Au mois de décembre prochain, Oman et les Comores organisent une conférence internationale sur Oman et l’Afrique intitulée « Oman et les relations avec les Etats de la Corne de l’Afrique ». Depuis les années 70, le Sultanat d’Oman se dote d’une économie diversifiée , introduite par le Sultan Qabous Bin Said. Depuis 1976, le Sultanat a adopté des Plans quinquennaux visant à préserver la stabilité de la position financière et économique d’Oman, à travers un équilibre de développement des différents gouvernorats.Les secteurs de l’agriculture et la pêche ont un rôle important dans le quotidien des omanais. Nombreux sont les omanais à vivre de ces secteurs.  Ces secteurs  représentent  406,1 millions de Rial Omanais du Produit Intérieur Brut  d’Oman en 2014, soit une hausse de 9,4 pour cent sur le chiffre de 371,2 millions enregistré en 2013. Avec une croissance de 2% par rapport à 2013, le secteur de l’agriculture est  passé de 1.484,000 tonnes d’exportation en 2013 à 1,515 000 tonnes de produits en 2014. Cette croissance est liée, selon le gouvernement, a une meilleure productivité des surfaces consacrées aux légumes ( 313,000 tonnes en 2013 à 335, 000 tonnes en 2014), par l’usage des technologies  modernes. Avec 211 000 tonnes de poissons pêchés en 2014 contre 206 000 tonnes en 2013, le secteur de la pêche est en légère hausse. C’est l’un des principaux vecteurs économique du pays. La pêche issue de technique traditionnelle représente  98% de la production. Attaché à l’environnement, le Sultanat d’Oman interdit le chalutage de fond, technique néfaste aux stockage et à la préservation de l’écosystème marin.   Entretien.     Eraenvironnement.com: Comment votre population comprend les questions de pêche ?   Dr Hamed Said Al Oufi:Oman a une très forte culture de pêche. Pendant très longtemps Oman dominait l’Océan Indien dans le commerce maritime.   Oman a travaillé  dans le monde entier,  avec des pays comme l’Inde, la Chine, et le continent africain. Cette culture a été transmise à travers les générations. La pêche est donc est très appréciée par la jeune génération à Oman. Surtout de nos jours, avec les efforts du gouvernement...

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COP 22- Niger- Ratification de l’accord de Paris
Sep15

COP 22- Niger- Ratification de l’accord de Paris

COP 22- Niger- Ratification de l’accord de Paris Par Kané Illa Le Gouvernement nigérien a adopté, lors du conseil des ministres ordinaires du mercredi 7 septembre 2016,  un projet d’ordonnance portant ratification de l’accord sur le Climat conclu à l’issue de la 21ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, tenue du 29 novembre au 11 décembre 2015 à Paris (France). «L’Accord, objet de la présente ordonnance constitue une riposte efficace et progressive de la Communauté Internationale face à la menace pressante des changements climatiques dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. Il prévoit de contenir notamment  l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels tout en poursuivant d’autres actions tendant à réduire sensiblement les risques et les effets des changements climatiques», a précisé le communiqué du conseil des ministres diffusé par les médias d’Etat. Le Niger a déjà signé l’accord de Paris depuis le 22 avril dernier. Vaste pays du Sahel dont les 2/3 du territoire sont désertiques, le Niger subit les effets des changements climatiques dont les principales manifestations sont, entre autres, les fortes chaleurs, les sécheresses et les inondations. Toutefois, les contributions du pays en termes d’émission du gaz carbonique, un des principaux gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques, ne sont que de 2,8 tonnes par habitant, soit 0,07% des émissions...

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