Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID
Avr08

Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID

Sécurité alimentaire: Prioriser les actions des PEID Par Houmi Ahamed-Mikidache L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Commission de l’Océan Indien (COI) ont organisé à Maurice du 4 au 6 avril 2017 un atelier consultatif régional. Objectif : finaliser le Programme d’action mondial (GAP) sur la sécurité alimentaire et la nutrition des Petits Etats Insulaires en Développement ( PIED) de la région de l’Atlantique et de l’Océan Indien : Cap-Vert, Guinée Bissau, Sao Tomé-et-Principe, Comores, Maldives, Maurice, et Seychelles. Des spécialistes régionaux se sont  réunis pendant trois jours pour fournir leurs contributions spécifiques sur les défis  de sécurité alimentaire et de nutrition auxquels sont confrontés ces pays :  la malnutrition (sous-nutrition, déficiences en micronutriments et obésité), la surface des terres agricoles limitée, l’éloignement, les environnements naturels fragiles et une vulnérabilité élevée aux impacts du changement climatique. Le Programme d’action mondial ( GAP) est structuré autour de trois axes: l’amélioration des environnements propices à la sécurité alimentaire et à la nutrition grâce à la promotion de l’engagement politique et de la gouvernance, à l’amélioration des capacités et des ressources, à la génération, la diffusion et l’utilisation des connaissances et des informations; le développement des systèmes alimentaires durables, résilients et sensibles à la nutrition basés sur les océans et les mers, l’eau douce et les ressources terrestres; et l’autonomisation des personnes et des communautés par le biais de programmes de protection sociale, d’interventions et de services communautaires ciblés pour prévenir et traiter la malnutrition sous toutes ses formes. « Malgré des niveaux de développement contrastés, nos îles sont maintenant confrontées à des défis communs, » a souligné le Secrétaire Général de la COI, Hamada Madi Boléro, dans son discours d’ouverture. D’après la FAO et la COI, cet  atelier a permis aux PEID de partager leur expérience, en priorisant les actions à  aligner sur les stratégies existantes en matière de sécurité alimentaire et de nutrition aux niveaux mondial, régional et national.  ...

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COP 22- Sommet Africain à Marrakech- Comores : Premier Etat à reconnaître la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité
Nov16

COP 22- Sommet Africain à Marrakech- Comores : Premier Etat à reconnaître la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité

COP 22- Sommet Africain à Marrakech- Comores : Premier Etat à reconnaître la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité   Marrakech- En marge du Sommet Africain, le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a signé la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité. Personnalités présentes  :  Corinne Le Page, coordinatrice de la Déclaration, Anthony Lecren, membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, en charge de l’Environnement et des Affaires Coutumières, et  Bran Quinquis, délégué interministériel au dérèglement climatique de Polynésie Française ainsi que des membres de l’ONG française Green Cross.Analyse Par Houmi Ahamed-Mikidache Comment est née  la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Née en en 2015 à Paris, à l’instar de la « Déclaration universelle des droits de l’homme » de 1948, la Déclaration universelle des droits de l’humanité », prend en compte la ” dimension éthique” résultant de la dignité, de la singularité , de la vulnérabilité et de la responsabilité de chaque être humain. Autres priorités: l’urgence des risques encourus, la solidarité  et la responsabilité qui lie les êtres humains, la confiance dans l’inventivité, l’adaptabilité. La déclaration des droits de l’homme ,adoptée par l’ONU au XXe siècle,  est née pour   reconstruire et réaffirmer le respect dû à tout individu, quelle que soit son origine, ou son statut social.  La déclaration universelle des droits de l’humanité est, elle,  issue  d’un autre constat:  l’enjeu de  confronter les périls  globaux aux opportunités de progrès. “Les droits et devoirs de l’humanité instaurent un devoir qui nous incombe à tous, individuellement et collectivement, pour contribuer à assurer la pérennité de l’humanité,” souligne le texte. L’impasse Hier lors du Segment de Haut Niveau, le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a souligné sa volonté de relever les défis liés aux changements climatiques avec la communauté internationale. Dans leur contribution nationale présentée lors de la COP 21, les Comores ont présenté un plan ambitieux:  une réduction d’émissions de Gaz à effet de Serre de 84% d’ici 2030. Pourtant les Comores font partie des Pays Insulaires en Développement. Pour réaliser leur projets de développement sobre en carbone, les Comores ont sollicité  675 millions de dollars, dont une partie sera dédiée aux actions d’atténuation, de réduction de gaz à effet de serre et une autre à celles d’adaptation aux changements climatiques, liées aux actions de prévention et de lutte contre les aléas climatiques. Le fonds vert devrait être la principale source. A ce jour, ce fonds n’est doté que de 10 milliards de dollars. La question du financement de  l’adaptation, problématique depuis le début des négociations, n’a toujours pas été résolue. L’accord de Paris, entrée en vigueur le 4 novembre dernier, a été pourtant ratifié par 110...

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COP 22-Maghreb-Energie : Emplois verts chez les jeunes- Rapport (BAD)
Oct16

COP 22-Maghreb-Energie : Emplois verts chez les jeunes- Rapport (BAD)

COP 22-Maghreb-Energie : Emplois verts chez les jeunes- Rapport (BAD)   Dans l’ensemble des pays du Maghreb ( hormis la Lybie) le secteur des énergies renouvelables connaît un essor.  Mais de nombreux projets pourraient se réaliser si les pays adoptaient une politique plus importante de libéralisation de ces énergies  ainsi que des incitations financières, indique la Banque Africaine de développement ( BAD), dans un récent rapport  intitulé «  Le secteur des énergies renouvelables et l’emploi des jeunes en Algérie, Lybie,  Maroc, Tunisie ».   Par Houmi Ahamed-Mikidache Situation Les pays du Maghreb ont l’un des plus grands potentiels de production d’énergies renouvelables dans le monde,  affirme le rapport  de la Banque Africaine de Développement (BAD),  intitulé «  Le secteur des énergies renouvelables et l’emploi des jeunes en Algérie, Lybie,  Maroc, Tunisie »,  préparé par Isabel Schafer, sous la supervision de l’Economiste   Vincent Castel. Le secteur des énergies renouvelables au  Maroc est le plus avancé des pays du Maghreb et il offre pour l’instant les meilleures conditions pour produire de l’énergie solaire et éolienne, expliquent les experts.  L’Algérie n’est pas en reste: elle  a le plus grand potentiel d’énergie solaire du Maghreb. La Tunisie les seconde et la Lybie, vue le contexte politique,  n’est pas en mesure d’être comparé, puisque les investissements sont minimes, précise l’étude. Dans l’ensemble des pays du Maghreb ( hormis la Lybie) le secteur des énergies renouvelables connaît un essor.  Mais de nombreux projets pourraient se réaliser si les pays adoptaient une politique plus importante de libéralisation de ces énergies ( utilisation amoindrie des industries du pétrole, du gaz et du charbon)  ainsi que des incitations financières ( politique de taris d’électricité…) , indique la BAD.   Quel est le potentiel de création d’emplois ? Le nombre et le type d’emplois  potentiels dans le secteur des énergies renouvelables dépendent du cadre réglementaire du pays. 1 Mégawatt d’énergies renouvelables génère cinq emplois temporaires  à la phase de démarrage ou de construction et seulement deux emplois durables, principalement dans la maintenance,  estime la BAD. Qu’est-ce qui fera la différence ? La durabilité des emplois devrait faire la différence,  par la recherche et le développement, les études-conseils, la promotion de l’énergie et le mécanisme de contrôle de l’énergie. Quel est le profil des jeunes chômeurs au Maghreb ? 60% des chômeurs au Maghreb ont moins de 24 ans, avec une frange importante de diplômés bien formés. Il existe toutefois un déficit d’apprentissage qui peut être pallié par des formations spéciales adaptées en ingénierie, études-conseils, en communication, promotion des vente. Objectifs : développer des nouvelles opportunités d’emplois dans le secteur privé. Le secteur de l’énergie solaire procure davantage d’emplois que celui de l’énergie éolienne. Cependant, le secteur...

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Comores- El Bakri Said Ali: “Mon rôle est  d’encourager tout investissement Français  dans le  respect de l’environnement”
Oct14

Comores- El Bakri Said Ali: “Mon rôle est d’encourager tout investissement Français dans le respect de l’environnement”

Comores- El Bakri Said Ali: “Mon rôle est  d’encourager tout investissement Français  dans le  respect de l’environnement” Mohamed El Bakri Said Ali, Secrétaire Général du Groupement des Opérateurs Economiques d’Anjouan (ANKIBA)   a récemment fait partie de la délégation comorienne venue en France avec le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani,   il y a quelques jours.  De retour à Anjouan, ce représentant du secteur privé aux Comores revient sur les différentes actions comoriennes entreprises récemment en France. Entretien.     Eraenvironnement.com :  Vous avez récemment fait partie de la délégation comorienne venue à Paris, quel était l’objectif de votre présence?   El Bakri Said Ali : Sur proposition du Vice- Président en charge de l’économie, le président Azali Assoumani m’a invité à faire partie de sa délégation pour représenter le secteur privé comorien,  pour  faire connaître le secteur  privé comorien  à l’étranger et permettre aux Opérateurs Économiques comoriens de côtoyer d’autres partenaires étrangers.  Mon rôle dans cette délégation était de sensibiliser et persuader les investisseurs Français des avantages et des facilités d’investir aux Comores.   Avec le président comorien, vous avez rencontré des représentants du MEDEF international, que ressort-il de vos échanges?   Avec le président, nous avons montré aux membres du MEDEF les avantages octroyés en investissant aux Comores : stabilité politique, stabilité géo-politique, un environnement des affaires  favorable aux investisseurs.  Les Comores essayent d’adopter une politique de développement durable , quel est votre rôle en tant qu’opérateur économique dans cette démarche avec le patronat français? Mon rôle est de plaider et d’encourager tout investissement Français comme ceux venant  d’autres partenaires étrangers,  dans le  respect de l’environnement.  Il ne faut pas oublier que nous sommes un petit état insulaire en développement.  Nous nous intéressons au  secteur des énergies renouvelables.  Le développement durable s’impose pour notre survie et celle des générations à venir . Nous travaillons pour la mise en place d’un cadre juridique très répréhensif aux investissements à émission des gaz à effet de serre, en favorisant  les énergies vertes. Nous suivons de très près les discussions issues de la COP 21 et les recommandations.   Vous avez  aussi rencontré les entrepreneurs franco-comoriens à Paris, en compagnie du président Azali Assoumani, êtes-vous satisfait de vos échanges? Nous avons été  très surpris de l’énergie dégagée par ces jeunes entrepreneurs franco-comoriens. Nous avons constaté la réussite dans plusieurs domaines,  de personnes issues de la  communauté comorienne  en France ( Energie, Education, Santé,…) . Ces entrepreneurs ont aujourd’hui la possibilité de travailler en France et aux Comores et même au-delà. Nous les encourageons  à investir  aux Comores   pour  permettre au secteur privé comorien d’être plus dynamique. Notre crédo : la lutte contre le...

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COP22-Economie Bleue-Comores-France : Visite du Président Azali Assoumani à Paris
Oct02

COP22-Economie Bleue-Comores-France : Visite du Président Azali Assoumani à Paris

COP22-Economie Bleue-Comores-France : Visite du Président Azali Assoumani à Paris Par Houmi Ahamed-Mikidache   Le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani rencontrera ce mardi matin le président français François Hollande à Paris . Pour la première fois depuis son élection, le président Assoumani  se rendra à l’Elysée. Mais en réalité, ce n’est pas une première pour le président comorien. Il connaît les lieux. Il s’y est rendu lors de son précédent mandat. Il y a près de 12 ans. Le président de l’Union des  Comores  s’entretiendra avec son homologue français,  quelques jours après la 71 ème Assemblée Générale de l’ONU. Les deux hommes se sont entretenus brièvement, en parallèle  de la présentation du rapport sur l’accès à l’énergie en Afrique, en présence de plusieurs présidents africains. Mais pourquoi le président comorien se rend-il maintenant en France? Le discours du président comorien sur la question de Mayotte a-t-il interpellé le président Hollande ? Mayotte est un département français depuis 2009, et il est sous administration française depuis  à l’indépendance des Comores en 1975. Cette décision,  marquée par  un référendum en 1974, est  contestée depuis par les Comores et les Nations Unies. La question de Mayotte  fait  l’objet de discussions aux Comores, mais aussi à l’extérieur. D’après les observateurs, l’Assemblée Générale de l’ONU est  une tribune où les différents présidents comoriens se doivent de parler  chaque année de ce  contentieux. Dans son discours prononcé devant ses paires, le président Assoumani   a évoqué  les raisons des déplacements  de la population comorienne à Mayotte. Une population, souligne-t-il,  qui n’est pas considérée comme des migrants. Cette population se déplace ainsi pour rencontrer la famille et pour participer entre autres aux mariages. Ce sont des visites de courtoisie. Mais, les déplacements à Mayotte ne s’expliquent pas seulement par  des visites de courtoisie.  Mayotte, est le département considéré comme le plus pauvre des Dom-Tom . Mais, c’est aussi, selon des observateurs, pour les trois îles sœurs,  la porte d’entrée vers l’hexagone. Ces trois îles font face depuis leur indépendance à des crises politiques et à une pauvreté accrue. Ce n’est qu’en 2007 que les bailleurs tels que la Banque Africaine de Développement sont revenus. Les crises politiques ont cessé, mais l’Union des  Comores n’a pas atteint l’émergence. Pourtant, elle le pourrait, selon les experts de la FAO à travers un tourisme durable notamment. La rencontre entre les deux présidents  est attendue par la population  comorienne et française. Comme le président Assoumani le rappelle dans son discours, la France est un partenaire. La France compte des ressortissants comoriens, mais aussi des français d’origine comorienne. La question de Mayotte doit-elle donc être  discutée de manière transversale ? L’archipel des Comores...

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COP 22-Comores- Les océans: “L’Afrique et  Oman, c’est une longue histoire”- Vice-Ministre omanais Hamed Said Al Oufi
Sep18

COP 22-Comores- Les océans: “L’Afrique et Oman, c’est une longue histoire”- Vice-Ministre omanais Hamed Said Al Oufi

COP 22-Comores- Les océans: “L’Afrique et  Oman, c’est une longue histoire”- Vice-Ministre omanais Hamed Said Al Oufi Diplômé d’un PHD,   gestion des pêches et économie,  obtenu à l’Université de Hull en Angleterre,  Dr. Hamed Said Al Oufi est Vice- ministre de l’Agriculture et des pêches du Sultanat d’Oman depuis une décennie. Spécialiste du développement et de la mise en œuvre de projets spécifiques à la pêche, M. Said Al Oufi,  revient en marge de la conférence ministérielle des économies des océans, sur l’importance des ressources halieutiques et les relations historiques entre l’Afrique et Oman. Au mois de décembre prochain, Oman et les Comores organisent une conférence internationale sur Oman et l’Afrique intitulée « Oman et les relations avec les Etats de la Corne de l’Afrique ». Depuis les années 70, le Sultanat d’Oman se dote d’une économie diversifiée , introduite par le Sultan Qabous Bin Said. Depuis 1976, le Sultanat a adopté des Plans quinquennaux visant à préserver la stabilité de la position financière et économique d’Oman, à travers un équilibre de développement des différents gouvernorats.Les secteurs de l’agriculture et la pêche ont un rôle important dans le quotidien des omanais. Nombreux sont les omanais à vivre de ces secteurs.  Ces secteurs  représentent  406,1 millions de Rial Omanais du Produit Intérieur Brut  d’Oman en 2014, soit une hausse de 9,4 pour cent sur le chiffre de 371,2 millions enregistré en 2013. Avec une croissance de 2% par rapport à 2013, le secteur de l’agriculture est  passé de 1.484,000 tonnes d’exportation en 2013 à 1,515 000 tonnes de produits en 2014. Cette croissance est liée, selon le gouvernement, a une meilleure productivité des surfaces consacrées aux légumes ( 313,000 tonnes en 2013 à 335, 000 tonnes en 2014), par l’usage des technologies  modernes. Avec 211 000 tonnes de poissons pêchés en 2014 contre 206 000 tonnes en 2013, le secteur de la pêche est en légère hausse. C’est l’un des principaux vecteurs économique du pays. La pêche issue de technique traditionnelle représente  98% de la production. Attaché à l’environnement, le Sultanat d’Oman interdit le chalutage de fond, technique néfaste aux stockage et à la préservation de l’écosystème marin.   Entretien.     Eraenvironnement.com: Comment votre population comprend les questions de pêche ?   Dr Hamed Said Al Oufi:Oman a une très forte culture de pêche. Pendant très longtemps Oman dominait l’Océan Indien dans le commerce maritime.   Oman a travaillé  dans le monde entier,  avec des pays comme l’Inde, la Chine, et le continent africain. Cette culture a été transmise à travers les générations. La pêche est donc est très appréciée par la jeune génération à Oman. Surtout de nos jours, avec les efforts du gouvernement...

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