Forum Africain du carbone : pour une Afrique cohérente
Juin30

Forum Africain du carbone : pour une Afrique cohérente

Forum Africain du carbone : pour une Afrique cohérente Par Houmi Ahamed-Mikidache       Cotonou-  Bénin- 30 juin 2017   Mobilisation L’Afrique doit travailler en coordination pour la mobilisation des financements et la mise en œuvre des plans d’action climat nationaux, sous l’accord de Paris, ont déclaré les ministres et experts réunis au forum africain du carbone, qui s’est terminé aujourd’hui. Plus de  600 professionnels, des ministres, des  experts et  des décideurs politiques de toute l’Afrique ont fait  le bilan des actions du continent  pour aligner les stratégies de mobilisation de ressources financières et assurer un développement durable et une réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du continent. ” L’Afrique est le continent le plus touché par les Changements Climatiques. Deux tiers des Africains vivent de la terre et il est donc primordial que le continent emprunte une voie économique et développementale résiliente au climat, » a déclaré Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du plan et du développement du Bénin. Les pays africains se sont engagés à Cotonou à créer un élan autour de la transition énergétique et souhaitent établir de nouveaux partenariats pour renforcer et stimuler le développement durable. Stimuler la croissance ” L’Afrique est l’un des moteurs les plus importants de la croissance mondiale pour les prochaines années, » a affirmé  la Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, lors de son allocution adressée aux délégués. Et d’ajouter : «  Les contributions déterminées au niveau national de l’Afrique sont des plans permettant d’attirer les investissements du secteur privé ». Mme Espinosa a rappelé que  la mise en œuvre de l’Accord de Paris permettra au continent africain, qui devrait atteindre 9 milliards de personnes ou plus d’ici 2050,  d’avoir  accès à l’alimentation, l’eau, l’énergie, aux emplois, ainsi qu’à la stabilité, la sécurité et la prospérité. L’implication des acteurs non étatiques Présents au Forum africain du carbone, les acteurs non étatiques, notamment les villes et le secteur privé, ont réaffirmé leur ambition en terme d’action climatique. Le forum de Cotonou leur a permis d’échanger des connaissances et de développer de nouveaux partenariats, «  essentiels pour permettre à l’Afrique d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris ainsi que les objectifs du développement durable   », précise un communiqué de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Tout au long des discussions, les participants au forum ont abordé plusieurs thèmes allant des options en matière de politique climatique, à l’avenir des mécanismes existants et largement utilisés, adaptés aux divers contextes nationaux  et qui peuvent être élevés au niveau régional en Afrique. Autre élément important: les participants se sont prononcés pour le renforcement...

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Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi
Avr25

Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi

Afrique-Finance climat-Territoires: “GCLU-Afrique doit être une agence de mise en oeuvre accréditée par le fonds vert pour le climat”- Jean Pierre Elong Mbassi 25-04-2017 Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Générale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU-Afrique) a récemment organisé un atelier de réflexion, à Rabat au Maroc,  sur l’accès au financement climat par les collectivités territoriales d’Afrique pour rappeler, souligne-t-il, que la finance climat en Afrique doit aussi passée par les villes. Lors de cet atelier, des mécanismes de financement disponibles, en plus du Fonds Vert Climat, ont été présentés: le Fonds pour l’environnement Mondial,  le Fonds pour les pays les moins avancés, et notamment le Fonds spécial pour les changements climatique . Entretien. Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Depuis la COP 21, vous avez fait beaucoup parler des collectivités territoriales d’Afrique et de leur lutte  contre les changements climatiques. Vous avez récemment organisé un atelier de réflexion sur l’accès au financement climat par les collectivités territoriales d’Afrique. Alors, deux ans après la Conférence des Nations Unies sur le Climat à Paris et sept mois après la COP 22, êtes-vous satisfait des avancées ? Déjà Paris, c’était une avancée certaine, du fait de la reconnaissance des enjeux du climat qui pour la première fois a été unanime dans le monde entier.  144 Etats ont ratifié  l’accord de Paris et c’est une avancée.  Vous savez que, cet accord, a pour objectif de renforcer  le rôle du fonds vert climat  pour aider les pays en développement à faire face aux risques climatiques,  à prendre une trajectoire bas carbone, pour ainsi ne pas contribuer à leur tour à l’augmentation de la température. Vous savez aussi que la plupart des Etats ont souscrit à des engagements volontaires. Mais ces engagements volontaires sont insuffisants et ne correspondent pas aux attentes de la science. Les autorités locales d’Afrique ont donc souhaité prendre une part plus importante dans la mise en place des engagements pour atteindre les 1,5 prônés par la science. Pour les collectivités territoriales, il est important que les engagements souscrits soient plus ambitieux. A Marrakech, lors de la COP 22, on s’est intéressé à la mise en oeuvre des engagements à travers l’action.  En amont, les collectivités territoriales d’Afrique ont proposé dans une réunion tenue à Cotonou, du 8 au 10 Septembre 2016, pour faire le point sur les leçons du protocole de Kyoto. Dans le cadre de ce  protocole , il a été mis en place un Mécanisme de Développement Propre, un marché carbone qui a dégagé un certain nombre de ressources. Mais, seuls 3% de ces ressources ont atteint l’Afrique. La raison : l’Afrique ne savait pas présenter des dossiers...

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Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées  à l’inclusivité,  l’équité,  l’ouverture, la transparence”-Seyni Nafo
Avr25

Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées à l’inclusivité, l’équité, l’ouverture, la transparence”-Seyni Nafo

Afrique-Partenariat-Climat: “Il faut gérer les questions liées  à l’inclusivité,  l’équité,  l’ouverture, la transparence”- Seyni Nafo Seyni Nafo, diplomate malien et  président du groupe africain à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques décrypte les différentes relations entre entre l’Afrique et ses différents partenaires. La France est un maillon indispensable,  selon lui. A quelques jours des prochaines négociations à Bonn (Allemagne), en amont de la COP 23 prévue au mois de novembre prochain,  le diplomate malien  décrit les différentes actions du groupe africain et les perspectives du continent au niveau global.   Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache 25-04-2017 Concrètement, depuis la COP 22 , où  en êtes –vous dans la mise en place des actions de l’initiative pour l’accès à l’énergie en Afrique ? Il y a quelques mois, le président de la Guinée-Conakry, Alpha Condé, présidant le conseil d’administration de cette initiative et président de l’Union Africaine,  a envoyé une correspondance à tous les chefs d’Etat africains pour leur demander de faire parvenir leurs projets prioritaires, disposant d’études de faisabilité  et en recherche de financement partiel. Il a envoyé une seconde lettre aux membres du conseil afin que chaque membre désigne deux experts. En fait,  le conseil d’administration est un conseil  africain de sept africains des régions du nord, de l’ ouest, de l’ est,  et du sud avec en plus  le président de la Banque Africaine de Développement et celui de l’Union Africaine, avec en plus deux membres non régionaux, l’Union Européenne et la France, au nom de l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à Paris. Il devrait y avoir, en tout,  18 experts  (deux experts par représentant) ,  chargés d’adopter les éléments techniques, les règles de procédures, les critères de sélection,  et de commencer à prioriser le pipeline de projets. Nous sommes en ce moment dans une phase opérationnelle. Comment va le groupe africain ? Est-il prêt à faire face à la demande des pays ? Le groupe Africain est aujourd’hui assez bien structuré. La décision de  l’Union Africaine de créer trois commissions prouve que l’Afrique est bien structurée. Cette commission est dirigée par les  chefs d’Etat eux-même. Il  y a quelques semaines, j’étais à Rabat. J’ai rencontré le président du Niger, Mahamadou Issouphou qui préside la commission sur le sahel. “Il a pris  à bras le corps la réflexion”. Nous avons travaillé à l’élaboration d’une feuille de route. Le président Denis Sassou Nguesso a tenu, il y a quelques semaines,  une réunion sur  la création d’un fonds bleu dans le bassin du Congo. Le président Condé, lui, est en charge de l’accès aux énergies renouvelables. Il y a des résultats assez probants. Il y...

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Crowding the private sector into Africa’s climate action
Déc12

Crowding the private sector into Africa’s climate action

Crowding the private sector into Africa’s climate action It is in the enlightened self-interest of African private sector to begin to mobilise investment capital for Africa’s climate action LAGOS, Nigeria, December 12, 2016/ — The global community for climate action was spooked by the November 8 election of Donald Trump as the next President of the United States. The US President-elect had earned the sobriquet of “climate denier,” for his claim that climate change is a hoax. However, there is cautious optimism that his presidency will not overturn the global agenda on climate change. Hopefully, his views on climate change will change and align with reality when he settles into the Oval Office. Policymakers also believe that global climate agreements cannot be reversed easily. In the meantime, stakeholders are pressing on with formulating strategies for climate change mitigation and adaptation. The 22nd session of the Conference of the Parties (COP 22) to the United Nations’ agency on climate change held on November 7 – 18 in Marrakech, Morocco. At the climate talks, Australia, Japan, United Kingdom, Pakistan and seven other countries ratified the December 2015 Paris Climate Agreement. A total of 111 countries, including the United States, China and Member Countries of the European Union ratified the agreement by the time COP 22 concluded. Since the Paris accord entered into force on November 4th, quite earlier than anticipated, global action against climate change has effectively shifted to strategic programming. Therefore, in Marrakech, Canada, Germany, Mexico and the United States published their plans to significantly decarbonize their economies by 2050. A group of 47 developing nations also committed to running entirely on renewable energy sources “as rapidly as possible.” Some of the plans are already gaining traction. Investments in renewable energy totalled $286 billion in 2015. This surpassed by 3% the previous high of renewable energy investment achieved in 2011. Data gleaned from Global Trends in Renewable Energy Investment 2016, a joint publication by United Nations Environment Programme and Bloomberg, further revealed that last year, coal and gas-fired electricity generation drew less than half the record investment made in solar, wind and other renewable energy sources. The trend in renewable energy investment is a mixed bag, even in developing countries. China alone accounted for 55% of total investment last year; Africa’s share was less than 5%. As climate change mitigation is being driven by investment in green energy, Africa is already taking the familiar position at the back seat on the ‘green energy train’. This was not unanticipated by climate policymakers. Although China is the clear leader in investment in renewables, other developing countries, in particular the low-income countries, are...

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COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes
Oct27

COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes

COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes A la veille  de la 12ème Conférence de la jeunesse ( COY12) prévue du 4 au  6 novembre ,  quelques jours avant la  COP 22  à Marrakech, la jeunesse se mobilise et contribue à la lutte contre les changements climatiques. Eraenvironnement.com vous décrit quelques  initiatives. Présentation. Par Houmi Ahamed-Mikidache Que signifie la  COY 12 ? La COY 12, en anglais, ” the conference of youth” ( la conférence des jeunes) existe depuis 2005. Organisée chaque année en amont de la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ( CCNUCC), elle contribue au débat sur l’action climatique par les jeunes. La jeunesse souhaite être parmi les acteurs de  la mise en application de l’Accord de Paris qui entrera en vigueur le 4 novembre prochain. Elle milite pour renforcer son rôle dans la lutte contre les changements climatiques, par l’éducation, le renforcement des capacités et l’autonomisation. “Ce n’est qu’en autonomisant les jeunes dans les différents processus de prise de décision que nécessite la transition vers le bas carbone et une plus grande résilience que la protection du climat est possible. Nous nous réjouissons de fournir une plate-forme pour les jeunes dans la ville de la COP22 pour démontrer l’importance qu’ils ont dans l’action climatique et pour renforcer les réseaux de jeunes africains qui travaillent sur la durabilité et le développement bas carbone”, a déclaré à la CCNUCC récemment Fadoua Brour, membre de l’organisation de la jeunesse marocaine chargée de la conférence de la jeunesse. Dans l’Océan Indien et dans le monde ,  la jeunesse  se mobilise du 28 au 30 octobre . Les travaux effectués serviront de base et seront présentés sous forme de déclaration  lors de la COP22. Mobilisation mondiale Fadoua Brour Présidente et Fondatrice de la Moroccan Youth Climate Movement ( MYCM), Fadoua Brour se définit comme ambitieuse, énergique et positive. Mais cette jeune femme est aussi altruiste. Son combat :  les droits humains. Elle coordonne ainsi le réseau des actions climatiques et des femmes de la planète (WECAN sigle anglais) pour la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord.  Elle dispose d’ un MBA spécialisé en droits des Affaires.  Fadoua Brour organise des conférences, des caravanes, des campagnes de sensibilisation ainsi que des ateliers en faveur des jeunes et des femmes. Elle fait partie des membres actifs de la douzième édition de la conférence de la Jeunesse ( COY 12).   Le Réseau Climat Océan Indien (RCOI) Comores  composé  de jeunes leaders issus de différents mouvements associatifs accueille  aujourd’hui  la COY12 Océan Indien.  Après Madagascar, l’an dernier, c’est au tour de la jeunesse comorienne d’accueillir 200 jeunes...

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COP 22 : Spirit of Paris and Action
Juin01

COP 22 : Spirit of Paris and Action

COP 22 : Spirit of Paris and Action The Bonn UN Climate Change Conference , held from May 16th to May 26th included three technical bodies and the first meeting of the Ad Hoc Working Group on the Paris Agreement (AP 1). Analysis. “Countries with different levels of development and from different regions and often differing views on many issues, found a common vision in Paris. That work and that vision has continued, and continued positively here in Bonn, as countries look towards the next major milestone event in Marrakesh in November,” said Segolene Royal, President of the COP21 United Nations Climate Change Conference and French Minister of the Environment, Energy and the Sea, last week during the UN Conference on Climate Change. The UN Climate Change Conference  held in Bonn, in the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) headquaters, from May 16th to May 26th  . The Bonn meeting launched a sharing of views on mitigation and adaptation actions by developing countries in order to further strengthen and focus climate action. One of its climate action was the workshop on gender which underlined the central role of women in raising national and community to response to climate change, through finance, capacity building and actions. The meeting also showcased wider societal action towards faster, pre-2020 ambition including a capacity-building event and an exchange of best practices in building public awareness and access to environmental information under the Action for Climate Empowerment (ACE) initiative.The Bonn meeting, included the first meeting of the Ad Hoc Working Group on the Paris Agreement (APA 1) and three technical bodies : the 44th sessions of the Subsidiary Body for Implementation (SBI 44), the Subsidiary Body for Scientific and Technological Advice (SBSTA 44). What is the meaning of  APA ? The Ad Hoc Working Group on the Paris Agreement (APA) is a new body constituted in Paris during the UN Climate Change Conference. Its first plenary session was held two weeks ago in Bonn. Ad Hoc Working Group on the Paris Agreement elected in Bonn its new presidency : Sarah Baashan from Saudi Arabia and Jo Tyndall from New Zealand. APA replaced the Ad hoc Working Group on Durban Platform for Enhanced Action (ADP). The ADP had the mandate to adopt a new climate agreement in Paris in December 2015. The APA’s mandate are many : prepare the next UN Climate Change Conference in Marrakesh, elaborate on modalities and make critical arrangements on global stock take which will take place in 2018, provide guidelines for Nationally Determined Contributions (NDCs) in the Paris Agreement, take the work programme of the Paris Agreement forward, make elaborate rules for transparency...

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