COP 23 : Les demandes du groupe des négociateurs africains
Nov08

COP 23 : Les demandes du groupe des négociateurs africains

COP 23 : Les demandes du groupe des négociateurs africains L’Afrique a souligné l’urgence de commencer le processus de développement d’un texte de négociation qui pourrait être adopté en Décembre 2018. Précisions. Par Houmi AHAMED-MIKIDACHE à Bonn ( Allemagne) L’Afrique a souligné l’urgence de commencer le processus de développement d’un texte de négociation qui pourrait être adopté en Décembre 2018. Ce texte devra être en lien avec le mandat du programme de travail de Paris, a déclaré lors de la session consacrée à la mise en application de l’Accord de Paris ce mardi , le président du groupe des négociateurs africains et représentant du Mali, Seyni Nafo. Le groupe des négociateurs africains soutient la déclaration du Groupe des 77+ la Chine qui demande plus de transparence et d’explications sur le financement des moyens de mise en oeuvre des contributions nationales notamment le financement de l’adaptation, des transferts de technologies, des moyens de réductions de gaz à effet de serre,  et du renforcement des capacités. Dans le cadre des différents travaux techniques de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, l’Afrique sollicite plus d’éléments techniques procéduriers dans les conclusions pour assurer l’équilibre entre les différents groupes. L’Afrique requiert davantage d’explications concernant  notamment  la mise en application des contributions nationales liées à l’adaptation. Selon Seyni Nafo, dans l’accord de Paris, il existe en effet un minimum d’information sur l’atteinte des moyens de réduction de gaz à effet de serre, mais aucun élément n’est précisé sur l’adaptation. Il y a donc un déséquilibre. “Les quatre missions sur l’adaptation confiées  au Comité d’adaptation et aux experts des Pays les Avancés, collaborant avec le Comité permanent  sur la Finance ont reçu des mandats imprécis, » a affirmé M. Nafo. La question de l’adaptation aux changements climatiques, plus précisément du financement de l’adaptation est discutée depuis de nombreuses années. Lors de l’ouverture des travaux sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris, les termes de responsabilités communes et différentiées ont été à nouveau soulevées   par le  groupe 77+ la Chine. Les pays développés, selon ce groupe, ont une dette auprès des pays en développement et doivent de fait payer pour la pollution causée dans ces pays. Le groupe des négociateurs africains, celui des Petits Etats Insulaires, ainsi que celui des Pays les Moins avancés et notamment le groupe représentant la Coalition des Nations à forêts tropicales humides ont affirmé soutenir cette position. D’après plusieurs institutions appuyées par des scientifiques, les pays en développement sont très vulnérables aux changements climatiques. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’alimentation mondiale a indiqué récemment que les inondations et sécheresses causées par les changements climatiques représentent 26% des...

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Bénin : les ressources halieutiques en péril
Août24

Bénin : les ressources halieutiques en péril

Au Bénin, les pêcheurs sont désorientés. Dans certaines localités, cette activité professionnelle n’est plus la principale source de revenus. Reportage. Par Hippolyte AGOSSOU 24 août 2017 La pêche, source importante de devise, contribue au Produit Intérieur Brut (PIB) du Benin. D’après le dernier rapport de l’OCDE sur les perspectives de développement en Afrique, le secteur agricole dont la pêche représentait 23,5 pourcent du PIB du Bénin en 2016. En 2011, ce secteur représentait 25,6  pourcent du PIB. Principal raison de cette baisse : les changements climatiques. D’après la FAO, l’Afrique  fait partie des régions les plus vulnérables aux changements climatiques. L’Afrique, faible émetteur d’émission de gaz à effet de serre, est victime du réchauffement planétaire. Ces changements climatiques affectent la pêche et peuvent laisser craindre de potentielles crises de sécurité alimentaire. Au Bénin, la pêche génère près de 600 000 emplois direct et indirect au plan national, selon Eugène Dessouassi de la direction de pêches. Plusieurs familles vivent donc de ce secteur. La pénurie Ces dernières années, les ressources naturelles du Benin sont victimes des grandes mutations liées aux changements climatiques. Le réchauffement planétaire bouleverse les habitudes des professionnels du secteur agricole dont la pêche. Les pêcheurs ne vivent plus véritablement de leur activité. « Tout a changé : après six heures passées au large, la moisson est vraiment maigre, » témoigne Ayo*, un pêcheur d’une cinquantaine d’années  au port de pêche de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Et de poursuivre : « Il y a vingt voire trente ans, il fallait juste se concentrer au large pendant deux heures et trente minutes et on avait des poissons à la sortie, mais aujourd’hui, c’est différent, il n’y a plus rien »précise-t-il en descendant de sa barque. Le poisson se fait rare à Cotonou et les recettes des pêcheurs le sont aussi. Trois autres hommes viennent d’accoster. Quelques minutes plus tard, c’est la panique : nombreuses sont les personnes à se disputer le rendement peu productif des pêcheurs. Ce n’est pas facile. D’année en année, ils se retrouvent face à une pénurie de plus en plus prononcée et sont  incapables de satisfaire leur clientèle. Le ton monte, la clientèle habituelle ne veut pas partir sans rien obtenir. Finalement, les fidèles sont servis. « Avant, nos prises atteignaient quinze tonnes et plus par jour, mais aujourd’hui revenir avec une tonne de poisson est un véritable parcours de combattant, » assure Agla, le président de la coopérative de pêcheurs. Les écailleuses souffrent elles aussi de cette pénurie de poissons. « Quand j’ai commencé à travailler ici, j’étais très jeune mais chaque soir je rentrais avec un minimum de seize milles franc CFA [25 euros], mais maintenant le maximum que je gagne par jour...

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Bénin- Erosion côtière : La population en alerte face aux promesses
Août06

Bénin- Erosion côtière : La population en alerte face aux promesses

Bénin- Erosion côtière :La  population en alerte face aux promesses   Le Bénin, un des 38 pays côtiers d’Afrique fait face à l’érosion côtière due aux activités naturelles et humaines. Les changements climatiques accentuent ce phénomène naturel. Principales victimes : les populations riveraines.  Reportage. Par Hippolyte AGOSSOU 06-08-2017   Consternation L’érosion côtière, résultat d’activités humaines et naturelles, accentuée par les dérèglements climatiques. La hausse de la température se fait sentir particulièrement dans les zones côtières d’Afrique, par, entre autres, l’élévation du niveau de la mer. Le quartier Jack de Cotonou , dans la capitale économique du Bénin, n’est pas épargné. Les habitants de ce quartier  sont inquiets. « Depuis 2001, les politiques, à la veille d’élections, nous promettent d’entreprendre des projets de grande envergure, mais finalement lorsqu’ils arrivent au pouvoir, il n’y aucun résultat, » explique, Rachel, une habitante du quartier. Rachel et ses voisins vivent quotidiennement sous la menace des vagues. Le niveau de la mer monte entraînant des dégâts et la peur est de plus en plus présente surtout la nuit. La population a en effet peur d’être envahie par les vagues.  Le jour est source d’espoir. Difficile tout de même de garder son calme. « Combien de temps cette situation va-t-elle encore durer ? », s’interroge Awali, un étudiant du quartier. Et de poursuivre : « Depuis que je suis en seconde, des gens viennent recenser nos familles : il y a peine deux semaines, ils sont passés pour savoir ce que nous avons perdu et presque tous les jours des mesures de la plage sont effectuées près de notre domicile, mais au bout du rouleau rien n’avance, » conclut-il avec désolation. Les drames Suite aux marées d’avril 2016, le gouvernement de Patrice TALON  s’est engagé à mobiliser des ressources pour la protection et la valorisation des zones côtières. Mais le quartier Jack est toujours en attente. Principal obstacle : les formalités administratives. Il existerait un problème de montage de dossier de passation des marchés au sein des Directions techniques du Ministère du cadre de vie. Mais cette information n’est pas confirmée par les autorités. « Les appels offres sont lancés : les entreprises soumissionnaires sont attendues,» affirme récemment Adolphe Tohoundjo, Directeur de l’aménagement des berges et des côtes. « Mon jeune frère a été emporté l’année dernière par les vagues, » explique Paul, un étudiant, vivant dans le quartier. Sa famille est traumatisée et demande de l’aide parce que les vagues sont de plus en plus violentes. «  Nombreuses maisons ont été englouties par la mer et certaines écoles publiques du quartier vont bientôt disparaître : Il faut que le Gouvernement réagisse ! », exhorte le père de Paul, les larmes aux yeux. Des faits prouvés par la science L’érosion côtière  devrait se poursuivre...

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COP 23- Afrique- Pacifique : le Fonds vert  en quelques chiffres
Juil27

COP 23- Afrique- Pacifique : le Fonds vert  en quelques chiffres

COP 23- Afrique- Pacifique : le Fonds vert  en quelques chiffres Quelques années après son opérationnalisation, le fonds vert s’exprime sur ses actions liées à la mise en œuvre de la finance climatique en Afrique et dans le pacifique. Les chiffres. Par Houmi Ahamed-Mikidache 27-07-2017   En Afrique Le Fonds vert des Nations Unies pour le Climat vient d’attribuer  700 000 dollars au Ministère des Ressources Naturelles du Rwanda, une des agences accréditées par le fonds vert qui bénéficient  d’un accès direct . Ces 700 000  dollars  permettent au Rwanda de soutenir ses projets climat, à travers l’instrument de préparation de projet du fonds vert ( Project Preparation Facility en anglais), d’après un récent communiqué de presse venant du Fonds Vert pour le Climat. Le Project Preparation Facility peut financer des projets jusqu’à 1,5 million de dollars sous forme de dons ou de subventions remboursables, précise le communiqué de presse du fonds. Le Fonds vert pour le Climat  a aussi alloué 120 000 dollars à la Mauritanie pour ses activités liées au programme de préparation d’accès au fonds. Ce programme de préparation ( Readiness Programme en anglais) vise à renforcer les capacités des institutions ou des points focaux pour assister les pays dans leur stratégie de planification d’adaptation et d’accès au fonds. Le Pacifique Dans le pacifique, le fonds vient d’attribuer  130 000 dollars au Secrétariat de la Communauté  du Pacifique (Secretariat of the Pacific Community en anglais),  une organisation gouvernée par 26 petites Etats Insulaires en développement (SIDS) qui coordonne la mise en application des projets d’adaptation et d’atténuation de lutte contre les changements climatiques dans le pacifique. Cette somme dédiée à l’assistance de préparation ( Readiness Programme) d’accès au fonds s’intègre dans le financement de 300 000 dollars de dons annoncé par le fonds vert pour  le Secrétariat de la Communauté du Pacifique. Les avancées A travers un partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, le fonds verts a aussi débloqué environ 1,4 millions de dollars pour renforcer les capacités des programmes climatiques en Egypte, au Ghana, en Jordanie, aux Maldives, au Népal et aux îles Tonga. A ce jour, le fonds vert a débloqué plus de 9 millions de dollars pour les activités de préparation d’accès au fonds dans les pays en de développement. D’après les directives générales  du Fonds Vert pour le Climat, les autorités nationales désignées ou entités accréditées peuvent demander le soutien pour la préparation d’accès au fonds ainsi que  pour le renforcement des capacités du genre. Les femmes peuvent obtenir des formations et des renforcements de capacités à travers des partenariats avec des organisations, bilatérales, multilatérales et internationales, mais aussi avec des ONG. Le fonds peut aussi...

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Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC
Juil22

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC La Communauté de Développement d’Afrique Australe* vient d’accepter la demande d’intégration des Comores au sein de son institution. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement approuvée, lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Cette entrée dans le développement économique de l’Afrique Australe est perçue comme une réelle opportunité. Analyse.   Par Houmi Ahamed-Mikidache   La Communauté de développement d’Afrique Australe ( en anglais Southern African Development Community)  vient d’accepter la demande des Comores d’entrée dans l’organisation. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement acceptée lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Que signifie cette intégration ? Les programmes et projets liés à la protection de l’environnement et au développement  font partie des priorités de la SADC et les Comores peuvent intégrer leur stratégie de développement durable notamment la promotion de la pêche durable, et l’utilisation des énergies renouvelables, mais aussi le développement d’une agriculture plus saine. L’économie bleue : un enjeu considérable D’après le manuel sur l’économie bleue, publié l’an dernier  par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), il est nécessaire d’impliquer les femmes dans le développement de l’économie bleue. Les Comores, dont la jeune population est composée plus de 50% par les femmes ont la possibilité à travers l’intégration dans la SADC de rebondir sur les recommandations et actions  de  la première conférence continentale sur l’emploi des femmes africaines organisée à Luanda (Angola) en 2015. En effet, depuis cette conférence, l’Union Africaine a établi l’Agenda 2063 qui appelle à renforcer la formation technique et professionnelle ainsi que la formation continue des femmes. L’accès à la connaissance sur l’économie bleue doit passer par l’école maternelle, primaire et secondaire, précise l’agenda 2063. Le développement de l’économie bleue peut aussi permettre aux Comores et à d’autres pays d’Afrique de renforcer des partenariats. D’après le rapport sur l’économie bleue publié par la CEA, les partenariats peuvent favoriser le développement économique des pays impliqués et peuvent aussi aider ces pays à « combler leur lacunes financières et techniques ou l’insuffisance des infrastructures , qui les empêchent d’exploiter pleinement le potentiel de leurs ressources aquatiques ou marines. »   L’économie bleue peut aussi encourager les Etats à résoudre leur contentieux devant les tribunaux.  La CEA cite dans son rapport le cas de Maurice et des Seychelles. En 2008, ces deux états insulaires ont saisi en commun la Commission des limites du plateau continental du dossier des Mascareignes, un plateau d’environ 396 000 km2, situé à l’est de Madagascar. En 2012, les deux pays conclurent un accord de gestion conjointe pour exploiter ensemble les ressources marines , pêche,...

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L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles
Juil21

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles

L’Océan Indien : Le défi énergétique des îles   Les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien, formés récemment  sur les questions d’énergie, dans le cadre du programme COI-ENERGIES sont dorénavant en mesure de mieux élaborer, dans leur pays respectif,  un cadre réglementaire favorisant la production d’électricité d’origine renouvelable, aussi bien dans le secteur privé que dans  le secteur public, d’après un communiqué récent publié par la Commission de l’Océan Indien ( COI). Mais tout dépend de la volonté politique  et des paramètres spécifiques aux îles. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   L’intégration des énergies propres dans la  stratégie politique « Les Etats membres de la COI sont à des stades de développement très différents : les problématiques [liées à l’énergie] ne sont pas les mêmes entre les Seychelles et Madagascar et les réponses à apporter sont de différents ordres »  a déclaré Hamada Madi, Secrétaire général de la COI.Pour Jean Michel Glachant, professeur d’économie  à la Sorbonne et directeur de l’Ecole de régulation de Florence, « les îles-Etats ne peuvent pas compter sur l’appui de leurs voisins en matière énergétique, et ne peuvent donc pas combiner au mieux leurs points forts et leurs points faibles. ». Les raisons : les îles ont une petite superficie et le réseau n’est pas stable.  « L’Indianocéanie est faite d’îles avec une plus faible stabilité énergétique et des ressources limitées. Il faut donc mettre en place des solutions adaptées, » précise-t-il. Dépendant à 80% d’énergies fossiles importées, les pays de l’Indianocéanie possèdent pourtant un fort potentiel de développement des énergies renouvelables, mais insuffisamment exploité, estime la Commission de l’Océan Indien . Ce  secteur, selon la COI,  peut très concrètement contribuer à la croissance, à l’emploi, à l’innovation ou encore à l’atténuation des effets du changement climatique. Pour la Commission de l’Océan Indien,  la diffusion de bonnes pratiques d’efficacité énergétique pourrait apporter une réponse globale à l’enjeu énergétique. D’après la COI, ses Etats Membres   ne sont pas au même stade concernant la politique et la stratégie énergétiques, ainsi que sur le cadre dans lequel le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Quelques exemples : Aux Comores La récente  réforme du secteur de l’énergie par  l’Union des Comores met en exergue la volonté du gouvernement  de faire de la gestion de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, une composante importante d’une nouvelle politique énergétique. Plusieurs études financées par des institutions internationales évoquent l’utilisation de la géothermie en Grande Comore et l’hydraulique à Mohéli et Anjouan. Quant au solaire et la biomasse, les études sont toujours en cours. La Réunion ( France) D’après le professeur Glachan,  La Réunion  teste un dispositif de batterie de 1Megawatt se substituant à la consommation...

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