Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves
Août09

Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves

Le Congo-Brazzaville au secours des mangroves Menacées par des pressions industrielles et humaines, dans le département de Pointe-Noire, les mangroves tendent à disparaître. Face à cette destruction massive, les autorités ont décidé de mettre en œuvre le plan stratégique d’actions de protection sur cinq ans annoncé en 2016. Explications.   Par Marien Nzikou-Massala Durant les  vingt dernières années, la capitale économique de la République du Congo,  Pointe Noire, a vu se succéder de nombreux changements : urbanisation, explosion démographique et surtout développement technologique. Sans réelle protection des espaces naturels. D’après des experts, la forte présente humaine et son expansion a favorisé la destruction quasi-totale des écosystèmes de mangroves des sites de la Loya et de Mazra qui jadis faisaient la beauté des lieux et attiraient des visiteurs. Dans ses sites, tout a été presque détruit malgré quelques expériences timides de reboisement à Mazra. Une perte considérable Aujourd’hui, le département de Pointe-Noire a perdu presque la quasi-totalité de sa superficie de mangroves en deux décennies. En 2000 cette superficie s’étendait à 13 hectares au Nord de Pointe-Noire et à 506 hectares au Sud de Pointe-Noire. En 2014, elle a régressé de 449 hectares, d’après les études cartographiques du Centre National des Inventaires et d’Aménagement des Forets (CNIAF) au sud de Pointe-Noire. Principales raisons de cette dégradation avancées par des techniciens  de l’environnement : l’incohérence des  stratégies  politiques  institutionnelles et juridiques en matière de conversation et de conservation et de gestion de ces écosystèmes de mangroves, et exploitations massive du bois de chauffage. Pour freiner cette dégradation,  en 2016, le département de Pointe-Noire a annoncé la  mise en place d’un « plan d’action stratégique de restauration et d’utilisation durable des écosystèmes de mangroves et des zones humides associées » sur cinq ans. Mais, ce n’est que récemment que les autorités ont manifesté leur volonté  de mieux gérer les mangroves, forêts et zones côtières de ce pays d’Afrique Centrale, à ce plan d’Action En quoi consiste ce plan ? Ce plan est présenté comme un document de planification stratégique, avec   un programme d’actions à mener sur cinq ans  en vue d’assurer la gestion intégrée et durable des mangroves et d’autres zones humides associées et des forets côtières dans l’espace urbain. Principales mesures de prévention : le rétablissement des journées « «retroussons les manches ». Dans le cadre de ces journées, des activités de salubrité seront organisées pour améliorer la qualité de vie des populations dans la commune urbaine et prévenir les inondations. Pour les administrateurs de la ville de Pointe-Noire, ce plan est un outil opérationnel qui est mis à la disposition de la mairie afin de renforcer ses capacités dans les différents secteurs : assainissement urbain , lutte contre les différentes pollutions...

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Africa: Practising sustainable development with youth
Juil30

Africa: Practising sustainable development with youth

Africa: Practising sustainable development with youth   The African youth wants to take advantage to the ongoing  sustainable development opportunities in the continent. Introduction.   By Houmi Ahamed-Mikidache 07-30-2017   Recently, the African youth elected the Interim Executive Board members of the Comprehensive Africa Agriculture Development Programme CAADP) Youth Network in Uganda. The Comprehensive Africa Agriculture Development Programme is an  African Union’s policy framework for agricultural transformation, food security and nutrition, economic growth launched in 2003.   The Comprehensive Africa Agriculture Development Programme youth network is a youth ( 18 to 35) platform for farmers, Agroentrepreneurs, Nutritionists, and Agricultural practitioners. Their Goal: Create one million jobs for youth in the Agriculture Value Chain by 2025 and supported Agroentrepreneurs by 2020. Their Focus Areas: Agribusiness, Food Security and Nutrition, Climate Smart Agriculture, Green and Blue Economy. The official launched of this youth network is expected to be held in Dakar ( Sénégal) in September 2017.   What has been done so far?   In October  2016, two African organizations,  the African Youth Initiative on Climate Change (AYICC) and  the Comprehensive Africa Agriculture Development Programme CAADP Youth Network supported the publication of a book which aims  to establish and promote at least 10,000 youth-led farms and agribusinesses across Africa by 2020. This publication named as “Youth Eco-Smart Projects” was developed by   Fresh & Young Brains Development Initiative. Fresh & Young Brains Development Initiative is a Nigerian youth Non Governmental Organization and the founder is a young Nigerian lawyer, Nkiruka Nnaemego. She is also an agroentrepreneur and development practitioner. Nkiruka and her colleagues from Africa (Ibraheem Ceesay from the Gambia, Mariam Allam from Egypt…) are engaging and  integrating  African youth in the implementation of the Nationally Determined Contributions (NDCs) and  Comprehensive Africa Agriculture Development Programme (CAADP) processes.   NDCs: “The heart of the Paris Agreement” Hakima El Haite   About the Youth Eco-Smart Projects book   The book has been launched during the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) Conference of Parties (COP22) in Morocco   November 10, 2016,  at the Youth Side Event on “ Integrating Youth in the Implementation of the Nationally Determined Contributions  (NDCs) across Africa. This event was indeed  organized by the African Youth Initiative on Climate Change ( AYICC), an African Union initiative launched in 2006 with the aim of mobilizing young people to have one voice on the issues of climate change. The book intends to promote selected youth-led ecologically smart projects and initiatives. It encourages African Governments and Partners to support the selected projects. It finally advocates for more financial support to ensure active youth engagement in sustainable agriculture.   Some Excepts from the...

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Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC
Juil22

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC

Comores- Développement Economique: Les îles  vont intégrer la SADC La Communauté de Développement d’Afrique Australe* vient d’accepter la demande d’intégration des Comores au sein de son institution. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement approuvée, lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Cette entrée dans le développement économique de l’Afrique Australe est perçue comme une réelle opportunité. Analyse.   Par Houmi Ahamed-Mikidache   La Communauté de développement d’Afrique Australe ( en anglais Southern African Development Community)  vient d’accepter la demande des Comores d’entrée dans l’organisation. Au mois d’août prochain, cette demande sera officiellement acceptée lors du Sommet des Chefs d’Etat à Prétoria en Afrique du Sud. Que signifie cette intégration ? Les programmes et projets liés à la protection de l’environnement et au développement  font partie des priorités de la SADC et les Comores peuvent intégrer leur stratégie de développement durable notamment la promotion de la pêche durable, et l’utilisation des énergies renouvelables, mais aussi le développement d’une agriculture plus saine. L’économie bleue : un enjeu considérable D’après le manuel sur l’économie bleue, publié l’an dernier  par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), il est nécessaire d’impliquer les femmes dans le développement de l’économie bleue. Les Comores, dont la jeune population est composée plus de 50% par les femmes ont la possibilité à travers l’intégration dans la SADC de rebondir sur les recommandations et actions  de  la première conférence continentale sur l’emploi des femmes africaines organisée à Luanda (Angola) en 2015. En effet, depuis cette conférence, l’Union Africaine a établi l’Agenda 2063 qui appelle à renforcer la formation technique et professionnelle ainsi que la formation continue des femmes. L’accès à la connaissance sur l’économie bleue doit passer par l’école maternelle, primaire et secondaire, précise l’agenda 2063. Le développement de l’économie bleue peut aussi permettre aux Comores et à d’autres pays d’Afrique de renforcer des partenariats. D’après le rapport sur l’économie bleue publié par la CEA, les partenariats peuvent favoriser le développement économique des pays impliqués et peuvent aussi aider ces pays à « combler leur lacunes financières et techniques ou l’insuffisance des infrastructures , qui les empêchent d’exploiter pleinement le potentiel de leurs ressources aquatiques ou marines. »   L’économie bleue peut aussi encourager les Etats à résoudre leur contentieux devant les tribunaux.  La CEA cite dans son rapport le cas de Maurice et des Seychelles. En 2008, ces deux états insulaires ont saisi en commun la Commission des limites du plateau continental du dossier des Mascareignes, un plateau d’environ 396 000 km2, situé à l’est de Madagascar. En 2012, les deux pays conclurent un accord de gestion conjointe pour exploiter ensemble les ressources marines , pêche,...

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L’environnement : « source d’opportunités » – Ibrahim Thiaw
Juil20

L’environnement : « source d’opportunités » – Ibrahim Thiaw

L’environnement : « source d’opportunités » – Ibrahim Thiaw La combinaison de la technologie et de l’environnement peut créer d’énormes opportunités, non seulement en Afrique, mais aussi à travers le monde, selon Ibrahim, Thiaw, Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Démonstration. Par Houmi Ahamed-Mikidache Le numérique : un atout considérable « Beaucoup de jeunes bien formés entrent sur le marché du travail et découvrent à travers l’environnement une opportunité d’innover, de créer des emplois et de faire des affaires », a souligné récemment  Ibrahim Thiaw ,  Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), lors d’un Forum politique de haut-niveau sur le développement durable à l’ONU. « La semaine dernière, 15 start-ups africaines ont été récompensées par le PNUE pour leurs innovations respectueuses de la planète, démontrant que  l’environnement n’est pas un fardeau, que c’est du business et qu’il y a des opportunités pour créer des emplois et de la richesse, » a-t-il affirmé à l’ONU. Pour le Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies Pour le Développement, la combinaison de la technologie et de l’environnement peut créer d’énormes opportunités, non seulement en Afrique, mais aussi à travers le monde. « D’ici 10 ans, vous n’aurez plus de compte bancaire, votre compte sera sur votre téléphone mobile. » Et d’ajouter : C’est au Kenya que la première transaction financière s’est faite sur un téléphone mobile  : l’Afrique est un continent qui est particulièrement ouvert aux technologies. » Quel pourrait être le rôle de la finance durable ? Pour le Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, investir sans tenir compte des conséquences sur le plan climatique est extrêmement risqué. « Les risques pour les investisseurs aujourd’hui sont d’ignorer le climat et d’investir dans des industries qui ne soient pas respectueuses du climat, qui ne soient pas résilientes face au climat et qui ne répondent pas aux tests du climat », a-t-il prévenu. Récemment 11 banques d’envergures mondiales se sont engagées à travailler avec le PNUE sur la transparence climatique  et sur les marchés financiers.  M. Thiaw s’est  ainsi félicité de la réaction « très positive » du secteur de la finance, y compris de la part des compagnies d’assurances, et a salué ce début d’éveil et de prise de conscience. « Les banques les plus intelligentes comprennent qu’il y a une dynamique mondiale, que le financement de l’action climatique est essentiel et qu’en tant que banques, elles ne peuvent pas continuer à fermer les yeux et à continuer à financer des projets qui ne sont pas adaptés au climat », a-t-il déclaré. L’alimentation : un enjeu majeur M. Thiaw s’est prononcé en faveur de la mise en place de...

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COP 23- G20 committed to climate finance- Report
Juil18

COP 23- G20 committed to climate finance- Report

COP 23- G20 committed to climate finance- UNEP Report A new UN Environment research released recently explained that the G20 and other nations have taken huge strides over the last year towards mobilizing the trillions of dollars of public and private capital needed to make sustainable development and climate action a reality. Explanations. By Houmi Ahamed-Mikidache 18-07-2017   A new UN Environment research released recently explained that the G20 and other nations have taken huge strides over the last year towards mobilizing the trillions of dollars of public and private capital needed to make sustainable development and climate action a reality. “The world has committed to creating a better future for people and planet. But we will not be able to achieve our sustainable vision without the global financial system using its capital to fuel the transformation,” said Erik Solheim, head of UN Environment.   The investment required to bring sustainable development in developing countries was short US$2.5 trillion each year, with as much as ten times that needed globally in the years to come – mainly from private sources, UN Conference on Trade and Development research from 2015 showed, explained the study. The UN Environment Inquiry into the Design of a Sustainable Financial System’s Green Finance Progress Report – a contribution to the G20’s Green Finance Study Group (GFSG) – finds dozens of encouraging policies and financial product developments that show the public and private sectors are committed to find solutions, recalled the experts of the report. “This new research from UN Environment, a contribution to the G20 Green Finance Study Group, shows encouraging progress in this regard. From a record number of new green finance measures to ambitious plans for green finance hubs, we are seeing the smart money move to green financing, ” said Mr Solheim. Highlights from the report Based on the G20 Green Finance Synthesis Report, adopted at the G20 Leaders’ Summit in Hangzhou in September 2016, leaders are committed to accelerate and set out seven options identified to  mobilize  green finance. Over the last year, considerable progress has been made against these seven options by all G20 members, and the international community, in increasingly systemic national action, greater international cooperation, and increased market leadership, according to the research. More measures related to green finance have been introduced since June 2016 compared with any other one-year period since 2000. The trends and measures have resulted in increased flows of green finance, most notably in the issuance of green bonds, which grew by around 100 per cent to US$81 billion in 2016. Examples of specific country action include: ·         India: The Securities and Exchange Board of India (SEBI) issued disclosure...

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Accord de Paris : Les Etats-Unis pourraient revenir sur leur décision
Juil16

Accord de Paris : Les Etats-Unis pourraient revenir sur leur décision

Accord de Paris : Les Etats-Unis pourraient revenir sur leur décision En visite à Paris pendant plus de trente heures, le président des Etats-Unis d’Amérique a récemment sous entendu qu’il pourrait revenir sur sa décision de retrait de l’Accord de Paris. Explications. Par Houmi Ahamed-Mikidache   Un éventuel  fléchissement Le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump pourrait revenir sur sa décision de se retirer de l’Accord de Paris.  «  Quelque chose peut se passer », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée à l’Elysée, la veille du défilé du 14 juillet. Le président américain et son épouse étaient invités en France pour assister à la fête nationale française, qui marquait aussi le centenaire de l’entrée officielle des Etats-Unis dans la première guerre mondiale. Cette visite de plus de 30 heures  aurait été bénéfique dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Pour le président français,  Donald Trump serait réceptif à la volonté d’une partie des américains  de rester dans l’Accord de Paris. L’approche  française sur l’établissement d’un lien entre réchauffement climatique et terrorisme serait aussi une des raisons de l’éventuel fléchissement du président Trump. «  Il m’a dit qu’il allait essayer de trouver une solution dans les prochains mois : on a parlé dans le détail de ce qui pourrait lui permettre de revenir dans l’Accord de Paris  » a affirmé le président Macron dans une interview exclusive au Journal du Dimanche. Et de poursuivre : «  je pense qu’il a vu aussi [Chez lui] la mobilisation des villes, des Etats, du Monde des affaires et de son propre entourage. Le financement Mais, concrètement,  les Etats-Unis continuent  à financer des programmes de développement en lien direct avec le climat. Même si l’administration américaine a décidé de ne plus abonder le fonds vert pour le climat destiné aux pays en voie de développement. Le 22 juin dernier, le gouvernement américain a effectué un don de 375 millions de dollars dans le secteur de l’énergie au Bénin, dans le cadre du Millenium Challenge Corporation (MCC), une agence américaine  innovante et indépendante créée par le Congrès en 2004 pour lutter contre la pauvreté dans le monde.« Nous restons le plus important donateur d’aide humanitaire en Afrique, incluant le Soudan du Sud, la Corne de l’Afrique, et le lac Tchad, » a récemment affirmé, lors d’un point de presse téléphonique Robert Jenkis, administrateur adjoint du bureau en charge de la démocratie, des conflits et de l’aide humanitaire de l’’Agence Américaine Pour le Développement International (USAID). Les États-Unis ont récemment annoncé une contribution d’un montant de presque 639 millions de dollars en aide humanitaire aux millions de personnes affectées par la précarité alimentaire et la violence au...

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