COP 23: Au fond de l’eau
Nov16

COP 23: Au fond de l’eau

COP 23: Au fond de l’eau   La conférence des Nations Unies sur les Changements  Climatiques présidée par les îles Fidji se poursuit. Les demandes restent les mêmes et sont discutées à travers le Dialogue  de Talanoa ( terme signifiant conversation) initié par les îles Fidji et organisé par des consultations informelles, alors que les chefs d’Etats et de gouvernement  s’expriment à Bonn. Résumé des travaux. Par Houmi Ahamed-Mikidache Ce que pensent  les îles Fidji Face au dialogue de Talanoa toujours en cours, les îles Fidji, premier Etat insulaire à présider la conférence des Nations Unies sur les Changements climatiques  reste positives. Mais, elles ont rappelé que  la question de la finance et le rôle du fonds d’adaptation font  l’objet de 12 articles à l’ordre du jour des  travaux de la mise en œuvre de l’Accord de Paris. «  Nous, en tant que présidence des Fidji, exprimons notre intérêt spécial de voir comment le fonds d’adaptation va servir l’Accord de Paris et des dialogues sont en cours sur le financement des 100 milliards de dollars par an ( à partir de 2020), a déclaré lors d’une conférence de presse Nazhat Shameem Khan, l’ambassadeur des Fidji auprès des Nations Unies. Le président de la COP 23, le premier ministre Frank Bainimarama,  à quant à lui souligné que  l’Allemagne a  annoncé, à l’ouverture de la COP,  un financement de 50 millions d’euros à destination du fonds d’adaptation pour les pays les moins avancés. Quel est la position de l’Union Européenne? Cette semaine, l’Union Européenne se donne trois objectifs à atteindre  : accomplir les progrès sur l’atténuation, centrés les points mandatés du programme de travail de l’Accord de Paris et maintenir l’équilibre imprimés à l’accord. Mais quelles ont été les demandes de la société civile? A l’ouverture des négociations sur le climat, la société civile, au nom d’un groupe d’ONGs,  Third World Network, s’est manifestée lors de plusieurs conférences de presse pour une prise en compte des actions pré-2020  dans le cadre du protocole de Kyoto mis en application il y a vingt ans mais non ratifié par de nombreux pays dont les Etats-Unis d’Amérique. « On ne peut parler des actions post-2020, sans traiter des actions pré-2020 » à déclaré Mohammed Ado, de Christian Aids. Mardi, le Réseau Climat et Développement, représenté par Aissatou Diouf a exprimé ses inquiétudes face au déséquilibre des contributions nationales africaines. « La plupart des pays africains ont mis l’accent sur l’atténuation dans leur Contribution Prévue Déterminée Nationale, le volet adaptation ne doit pas être occulté : Il y a des soucis sur le financement aussi bien pour le fonds d’adaptation que pour le fonds vert. Le WWF international, quant à...

Read More
COP 23: “no time to waste”
Nov07

COP 23: “no time to waste”

 The 2017 UN Climate Change Conference opened on Monday, with the aim of launching nations towards the next level of ambition needed to tackle global warming and put the world on a safer and more prosperous development path, recalled the UNFCCC Secretariat at the opening ceremony. Explanations. By Houmi AHAMED-MIKIDACHE in Bonn   Two years after the adoption of the Paris Climate Change Agreement, this conference held in Bonn and presided by Fiji, the first small island developing state to have this role. “The human suffering caused by intensifying hurricanes, wildfires, droughts, floods and threats to food security caused by climate change means there is no time to waste,” said Mr Frank Bainimarama, the Prime Minister of Fiji and president of COP 23. Critical According to the World Meteorological Organization, 2017 will be one of the three hottest years on records with many high-impact events including catastrophic hurricanes and floods, debilating heatwaves and drought. “The past three years have all been in the top three years in terms of temperature records. This is part of a long term warming trend,” said WMO Secretary-General Petteri Taalas. And he added:  “We have witnessed extraordinary weather, including temperatures topping 50 degrees Celsius in Asia, record-breaking hurricanes in rapid succession in the Caribbean and Atlantic reaching as far as Ireland, devastating monsoon flooding affecting many millions of people and a relentless drought in East Africa. One of the consequences of climate change is food insecurity in developing countries especially. A review of the Food and Agriculture Organization (FAO) found that, in developing countries, agriculture (crops, livestock, fisheries, aquaculture and forestry) accounted for 26% of all the damage and loss associated with medium to large-scale storms, floods and drought. For Patricia Espinosa, Executive Secretary of UN Climate Change, it is urgent to act. “The thermometer of risk is rising; the pulse of the planet is racing; people are hurting; the window of opportunity is closing and we must go Further and Faster Together to lift ambition and action to the next defining level, “she said. According to the World Health Organisation (WHO), the global health impacts of heatwaves depend not only on the overall warming trend, but on how heatwaves are distributed across where people live. Recent research shows that the overall risk of heat-related illness or death has climbed steadily since 1980, with around 30% of the world’s population now living in climatic conditions that deliver prolonged extreme heatwaves. Between 2000 and 2016, the number of vulnerable people exposed to heatwave events has increased by approximately 125 million. The negotiations According to UNFCCC secretariat, COP23 negotiators are keen to move forward on other...

Read More
COP 23- Action climatique: “Nous sommes au début d’une nouvelle ère” – Hakima El Haité
Sep11

COP 23- Action climatique: “Nous sommes au début d’une nouvelle ère” – Hakima El Haité

COP 23- Action climatique: “Nous sommes au début d’une nouvelle ère” – Hakima El Haité Ancienne Ministre de l’Environnement du Maroc, Hakima El Haité est actuellement l’envoyée spéciale du Royaume chérifien pour la COP 22. Nommée il y a un an championne de haut niveau pour le climat, elle décrit ses différentes actions, notamment celles sur le sommet des territoires  à Agadir  (Maroc) qui s’ouvre aujourd’hui. Entretien.    Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache Vous êtes l’une des actrices principales du sommet des territoires Climate Chance à Agadir. Qu’attendez-vous de cet événement ? Mobiliser, mobiliser et mobiliser. Ce rendez-vous est comme lors de ses éditions précédentes, destiné à rassembler, à partager ensemble les expériences, les bonnes pratiques, les espoirs et puiser l’énergie pour aller plus vite et plus loin. A Marrakech, les acteurs non étatiques ont d’une certaine manière créé l’événement. Rappelez-vous, la Cop 22 s’était ouverte sur l’annonce de l’élection de Donald Trump et les craintes qu’elle suscitait.  Depuis, ces craintes se sont concrétisées par l’annonce au printemps de la volonté de retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris. Contrairement à ce que nous aurions pu craindre, les acteurs non étatiques ont été plutôt galvanisés par cette difficulté politique. C’est grâce à eux que l’on peut parler désormais des nouvelles Conférences des Nations Unies sur le climat “duales” crées par l’Accord de Paris : celle de la négociation entre Etats, et celle de tous les autres acteurs qui agissent sur le terrain. Mais attention, leur efficacité est extrêmement tributaire de la capacité des Etats à mettre en place des politiques de long terme cohérentes avec la transition énergétique. A Agadir, nous sommes là pour construire des points entre le Sud et le Nord, encourager les acteurs non étatiques africains à rejoindre les coalitions mondiales. Nous avons par ailleurs suscité à Agadir un sommet des coalitions, les 13 et le 14 septembre pour nous assurer de la cohérence de ce que nous présenterons lors des journées thématiques de la COP 23, qu’il s’agisse des forêts, d’industrie, de l’océan et du yearbook. Ce sera une étape de travail essentielle pour réussir cette nouvelle COP. Avec un accent particulier sur la diffusion au-delà de l’enceinte onusienne de notre travail. Le grand public doit connaître notre action. Les décideurs économiques aussi. Les médias également. Cette connexion est une des clés de l’accélération de l’action climatique. C’est pour cela qu’à Bonn, nous allons insister sur deux points : le yearbook comme nouvel outil de travail pour les Parties et boussole des acteurs non étatiques et la diffusion du travail des coalitions sur tous les canaux, médias et réseaux sociaux compris. Vous avez récemment à Paris examiné le processus...

Read More
COP 23- G20 committed to climate finance- Report
Juil18

COP 23- G20 committed to climate finance- Report

COP 23- G20 committed to climate finance- UNEP Report A new UN Environment research released recently explained that the G20 and other nations have taken huge strides over the last year towards mobilizing the trillions of dollars of public and private capital needed to make sustainable development and climate action a reality. Explanations. By Houmi Ahamed-Mikidache 18-07-2017   A new UN Environment research released recently explained that the G20 and other nations have taken huge strides over the last year towards mobilizing the trillions of dollars of public and private capital needed to make sustainable development and climate action a reality. “The world has committed to creating a better future for people and planet. But we will not be able to achieve our sustainable vision without the global financial system using its capital to fuel the transformation,” said Erik Solheim, head of UN Environment.   The investment required to bring sustainable development in developing countries was short US$2.5 trillion each year, with as much as ten times that needed globally in the years to come – mainly from private sources, UN Conference on Trade and Development research from 2015 showed, explained the study. The UN Environment Inquiry into the Design of a Sustainable Financial System’s Green Finance Progress Report – a contribution to the G20’s Green Finance Study Group (GFSG) – finds dozens of encouraging policies and financial product developments that show the public and private sectors are committed to find solutions, recalled the experts of the report. “This new research from UN Environment, a contribution to the G20 Green Finance Study Group, shows encouraging progress in this regard. From a record number of new green finance measures to ambitious plans for green finance hubs, we are seeing the smart money move to green financing, ” said Mr Solheim. Highlights from the report Based on the G20 Green Finance Synthesis Report, adopted at the G20 Leaders’ Summit in Hangzhou in September 2016, leaders are committed to accelerate and set out seven options identified to  mobilize  green finance. Over the last year, considerable progress has been made against these seven options by all G20 members, and the international community, in increasingly systemic national action, greater international cooperation, and increased market leadership, according to the research. More measures related to green finance have been introduced since June 2016 compared with any other one-year period since 2000. The trends and measures have resulted in increased flows of green finance, most notably in the issuance of green bonds, which grew by around 100 per cent to US$81 billion in 2016. Examples of specific country action include: ·         India: The Securities and Exchange Board of India (SEBI) issued disclosure...

Read More
G20- Climat- La Turquie menace de ne pas ratifier l’Accord de Paris
Juil09

G20- Climat- La Turquie menace de ne pas ratifier l’Accord de Paris

G20- Climat- La Turquie menace de ne pas ratifier l’Accord de Paris Quelques heures après la fin du G20, la Turquie menace de ne pas ratifier l’accord de Paris. La question financière, plus précisément l’accès au fonds vert pour le climat destiné aux pays en voie de développement?  serait la principale cause. Mais le président Recep Tayyip Erdogan a évoqué un autre point. Explications. 09-07-2017 Par Houmi Ahamed-Mikidache « Après la décision prise par les Etats-Unis, notre position va dans la direction d’une non ratification par le parlement”, a déclaré le président de la République de Turquie,  M. Recep Tayyip Erdogan lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet du G20. Toutefois la Turquie ne serait pas  climatosceptique dans l’ensemble. ” Il n’y a pas de voix unifiée sur le climat,” avait répondu  Mme Semra Cerit Mazlum,  professeure associée à l’Université de Marmara à Istanbul, lors d’une interview publiée au mois de novembre 2015, par le journal Hurriyet Dailynews. Le communiqué final du G20 affirmant que les Etats-Unis vont continuer à avoir recours aux énergies fossiles est-il le leitmotiv de la Turquie ? «  Certains ministres pensent  que la réduction des émissions va baisser la croissance économique et pensent que la demande internationale est injuste, » avait-elle fait remarquer Mme Cerit Mazlum durant son interview . A Hambourg, lors du G20, les dirigeants de la planète ont pris note des conclusions du rapport de l’OCDE , publié au mois de mai dernier, intitulé “Investing in Climate, Investing in Growth” (Agir contre le changement climatique peut stimuler la croissance économique) et s’engagent à respecter le principe de responsabilités communes et différentiées. Le rapport de l’OCDE montre que les mesures de lutte contre les changements climatiques pourraient accroître le PIB des pays du G20 de 1% d’ici 2021 et de 2,8% d’ici 2050. Les mesures d’élimination de certains effets des changements climatiques tels que les inondations côtières pourraient augmenter le PIB des pays du G20 de 5% net. Selon Mme Cerit Mazlum, la Turquie est consciente des problèmes causés par le changement climatique. « C’est une certitude, des mesures sont nécessaires: mais le discours officiel est basé sur le fait que le niveau de développement n’est pas suffisant pour répondre aux attentes, »  avait-elle expliqué. Ce professeure, directrice du centre de recherche et de relations internationales (MURCIR en anglais) d’Istanbul,  rappelle que la Turquie n’est  devenue membre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qu’ en 2005. D’après la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatique, la Turquie, membre de deux catégories de pays développés, se devait de répondre à l’assistance financière et technologique aux pays en voie de développement. Mais...

Read More
G20-Hambourg : Face au compromis,  la France se positionne en leader du climat
Juil08

G20-Hambourg : Face au compromis, la France se positionne en leader du climat

G20-Hambourg : Face au compromis,  la France se positionne en leader du climat Par Houmi Ahamed-Mikidache 08-07-2017 Les annonces françaises Le président français Emmanuel Macron a annoncé ce samedi la tenue d’un sommet international sur le climat au mois de décembre prochain à Paris, un mois après la COP 23 et deux ans après la conférence des Nations Unies sur la climat organisée en France.« Deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, je réunirai un sommet afin de prendre de nouvelles actions pour le climat, notamment sur le plan financier :  », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, à l’issue de la clôture du sommet du G20. Ce sommet permettra  d’identifier les projets à financer, a-t-il poursuivi. Cette annonce française est présentée quelques jours après la présentation du plan climat par Nicolas Hulot,  son ministre de l’environnement. Un plan climat dont les objectifs sont de rendre irréversible la mise en œuvre de l’Accord de Paris ( respecter entre autres le droit de l’environnement), d’améliorer le quotidien de tous les Français, d’en finir  avec les énergies fossiles et d’engager la France dans la neutralité carbone. L’ hexagone ambitionne aussi de devenir  n°1 de l’économie verte, d’encourager le potentiel des écosystèmes et de l’agriculture et d’intensifier la mobiliser internationale sur la diplomatie climatique. Au début du mois de juin, suite à l’annonce du président américain, Donald Trump, de se retirer de l’accord de Paris, le président Macron a lancé un appel international vidéo en français et en anglais, aux chercheurs, aux enseignants, aux entrepreneurs, aux associations et aux ONG, aux étudiants et à toute la société civile à se mobiliser et à rejoindre la France pour mener la lutte contre le réchauffement climatique. Un appel qui s’est concrétisé  récemment par une plateforme internet “Make Our Planet Great Again”, un slogan détourné de la phrase de campagne du candidat Trump, pendant l’élection présidentielle américaine: “Make America Great Again”. L’ appel du président français vise à fédérer les énergies autour de la protection de la planète et  illustre la volonté de la France d’être à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique, précise un communiqué de l’Elysée adressé à eraenvironnement.com. Le compromis du G20 A Hambourg, en Allemagne, les 20 dirigeants de la planète et représentants d’institutions internationales  se sont mis d’accord pour relever des défis communs globaux : le terrorisme, les déplacements, la pauvreté, la famine, les menaces sur la santé, la création d’emploi, la sécurité énergétique, les inégalités notamment l’inégalité de genre et le changement climatique. Même si les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de cesser la mise en application de leur plan national lié à l’Accord de Paris. Malgré la volonté des Etats-Unis de se retirer...

Read More

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer