Seyni Nafo: Nouveau directeur de l’Initiative d’Accès à l’Energie en Afrique
Juil02

Seyni Nafo: Nouveau directeur de l’Initiative d’Accès à l’Energie en Afrique

Seyni Nafo: Nouveau directeur de l’Initiative d’Accès à l’Energie en Afrique Par Houmi Ahamed-Mikidache Le Conseil d’administration de l’Initiative d’Accès à l’Energie en Afrique ( AREI en anglais)  vient juste d’entériner la nomination de Seyni Nafo* comme directeur du service exécutif de l’initiative . M. Nafo, actuel président du Groupe des Négociateurs Africains, a dorénavant la charge de reprendre les fonctions du scientifique malien Youba Sokona, qui a été quitté ce poste récemment.   Lire l’interview  récente ci-dessous. Climat- Afrique: “Il faut qu’il y ait une cohérence”- Seyni Nafo * Seyni Nafo est ambassadeur du Mali et a été nommé directeur intérimaire...

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Climat- Afrique: “Il faut qu’il y ait une cohérence”- Seyni Nafo
Juil02

Climat- Afrique: “Il faut qu’il y ait une cohérence”- Seyni Nafo

  Climat- Afrique: “Il faut qu’il y ait une cohérence”- Seyni Nafo Propos recueillis par Houmi Ahamed-Mikidache 02-07-2017 A quelques mois de la conférence des Nations sur le climat, prévue à Bonn ( Allemagne), mais organisée par les Iles Fidji, le président du groupe des négociateurs africains, Seyni Nafo se confie sur plusieurs sujets brûlants. Entretien.   Eraenvironnement.com: Vous sillonnez actuellement le monde dans le cadre de vos activités.  Vous avez notamment participé à la première réunion sur le bilan de la COP 22 au Maroc. Il y a une polémique autour des projets issus de l’initiative d’accès à l’énergie. La société civile dénonce une mainmise de l’Union Européenne et de la France. Qu’en pensez-vous ?   Seyni Nafo: Non, il n’y a pas de mainmise de l’Union Européenne et de la France. Il y a un peut-être un déficit de communication.  Ce n’est pas un conseil d’administration classique. Le conseil d’administration est un conseil africain de sept africains des régions du nord, de l’ ouest, de l’ est, et du sud avec en plus le président de la Banque Africaine de Développement et celui de l’Union Africaine, avec en plus deux membres non régionaux, l’Union Européenne et la France, au nom de l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à Paris en 2015. Le président Condé, en tant que coordinateur des énergies pour l’Afrique et président en exercice de l’Union Africaine a demandé aux français et aux européens sur la base de ce qu’il y a comme pipeline, sur la base des projets  de pipeline, de préparer une liste initiale qu’ils seraient certain de  financer. La polémique est liée à un problème de communication. Une décision prise par les chefs d’Etat lors d’un conseil d’administration peut être critiquée. Mais l’énergie est une urgence. L’approbation des projets est une décision des chefs d’Etats, ce n’est pas la France, ni le commissaire de l’Union Européenne qui vont les manipuler et les influencer. Que voulez-vous dire ? Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un chef d’Etat ce n’est  pas un ministre et un ministre, ce n’est pas un négociateur, un négociateur ce n’est pas la société civile. Je pense que pour  le président Alpha Condé et un certain nombre de chefs d’Etat, plus de deux ans après le lancement de l’initiative, annoncée pendant la COP 21 en 2015,  il est temps de montrer que l’initiative est en marche. Pour eux, La manière de le faire ce sont les projets. Il y a eu des négociations en ce sens. Pourquoi  le scientifique  Youba Sokona a-t-il démissionné de ses fonctions de directeur du service d’exécution de l’initiative d’accès à l’énergie en Afrique ? Il y a eu...

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L’initiative d’accès à l’Energie en Afrique sous contrôle – Analyse
Juil01

L’initiative d’accès à l’Energie en Afrique sous contrôle – Analyse

L’initiative d’accès à l’Energie en Afrique sous contrôle – Analyse Par Houmi Ahamed-Mikidache Paris-01/07/2017 La polémique Le conseil d’administration de l’initiative d’Accès à l’énergie en Afrique (AREI en anglais) devrait avoir lieu prochainement pour décider entre autres de la nomination du directeur en charge de la mise en œuvre des projets, suite à la démission récente de Youba Sokona,  scientifique malien de haut niveau. Une polémique  autour de cette initiative  est de plus en  plus prononcée et diffusée dans les médias. La France et l’Union Européenne sont accusés d’ingérence. Annoncée lors de la COP 21 en 2015 à Paris pour un financement de de 10 milliards de dollars, l’initiative d’accès à l’énergie en Afrique pose question au sein de la société civile. Le réseau panafricain pour la justice climatique PACJA, soutenu récemment par un collectif représentant plus de 100 Organisations Non Gouvernementales ont manifesté récemment leur mécontentement.“ Nous nous opposons particulièrement à ce que la France et l’Union Européenne prennent avantage sur la gouvernance et l’approbation de 19 projets, qui pour certains ne sont pas alignés aux critères de l’AREI et le financement sont fondés sur des hypothèses peu réalistes,” a affirmé ce groupe d’ONG dans une déclaration visible sur internet. Pour PACJA, les projets ont été adoptés par le conseil d’administration, malgré l’opposition de certains pays africains et iinstitutions. Mais d’après Seyni Nafo,   président du groupe africain des négociateurs à la Convention Cadre des Nations Unies sur les  Changements Climatiques,”Il n’y a pas de main mise de l’Union Européenne et de la France,” et  la démission de  M.  Sokona s’explique par un déficit de cadre de gouvernance. M. Nafo recommande un encadrement africain plus structuré pour une meilleure transmission de l’information.”Avec un cadre de gouvernance adopté suivi d’un programme de travail établi et des ressources disponibles, cela permettra une meilleure  communication entre les différents acteurs, ONG y compris,” a-t-il précisé. Les investisseurs Au mois de mars dernier, lors d’une réunion du conseil d’administration de l’Initiative d’Accès à l’Energie en Guinée Conakry,   l’Union Européenne a présenté une série d’investissement sur 19 projets d’accès à l’énergie en Afrique, d’une capacité de 1,7 Gigawatts. D’après un communiqué de l’Union Européenne, ces investissements répondent aux défaillances et échecs de développement et de financement de projets dans l’énergie en Afrique. Ces projets ont été préparés et proposés à l’Union Européenne pour être co-financés par l’Agence Française de développement, la Banque Africaine de développement, la Banque d’Investissement Européenne, le groupe KfW, le Group de développement privé des infrastructures (PIDG), ElectriFI/European Development Finance Institutions (EDFIs) Management Company, Proparco, et la Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelinglanden N.W ( FMO). Vers le développement durable La majorité de ces investissements seront centrés...

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Benin- African Carbon Forum: African countries must work closer together
Juin30

Benin- African Carbon Forum: African countries must work closer together

Benin- African Carbon Forum: African countries must work closer together Cotonou-Benin- 30 June 2017 By Houmi Ahamed-Mikidache African countries must work closer together when implementing national climate action plans under the Paris Climate Change Agreement and mobilizing climate finance, whilst better integrating climate action into sustainable development planning, concluded ministers and key delegates who convened for the Africa Carbon Forum which ended today in Cotonou, Benin. Over 600 practitioners, experts and policy makers, including ministers from governments across Africa and other high level participants, met in Cotonou to take stock and align strategies on how financial resources should be mobilized to ensure sustainable development and emissions reduction on a continent-wide scale. “Africa is the continent most affected by climate change: two thirds of Africans make their living off the land, consequently, it is critical that the continent secures a climate-resilient economic and development path, said Abdoulaye Bio Tchane, Senior Minister in charge of Planning and Development of Benin, a western african country which host the Africa Carbon Forum. Foster economic growth With ambitious commitments already made by countries under the Paris Agreement, and with more commitments expected, African ministers and other leaders stressed the importance of building momentum that will enable the transformational shift towards low carbon and greater resilience to climate change. Patnerships are needed to develop and spur sustainable development, participants also highlighted. “Africa is one of the most important engines for growth worldwide in the coming years. African people are at the core of this growth. But the growth needs to be shaped on the basis of related climate and sustainable development criteria,” explained the Executive Secretary of the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), Patricia Espinosa. And she added: “Africa’s nationally determined contributions to the agreement are blueprints for attracting private sector investment and pushing forward. Implementation of the Paris Agreement is the foundation for stability, for security and prosperity as the population grows to 9 billion people or more by 2050.”With food, water, renewable energy, jobs, African can build sustainable, resilient communities, she emphasized. The non State Actors Delegates at this year’s Africa Carbon Forum confirmed that non-Party stakeholders, including private sector and cities, stand ready to enhance ambition on climate action and welcomed the event as a unique regional event, which facilitates knowledge and new partnerships which are key to allowing Africa to realize its potential and meet the ambitions goals set in the Paris agreement and the Sustainable Development Goals (SDGs). Delegates discussed crucial themes ranging from climate policy options to the future of the existing and widely use mechanisms that are suitable to the different domestic context and can be...

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Forum Africain du carbone : pour une Afrique cohérente
Juin30

Forum Africain du carbone : pour une Afrique cohérente

Forum Africain du carbone : pour une Afrique cohérente Par Houmi Ahamed-Mikidache       Cotonou-  Bénin- 30 juin 2017   Mobilisation L’Afrique doit travailler en coordination pour la mobilisation des financements et la mise en œuvre des plans d’action climat nationaux, sous l’accord de Paris, ont déclaré les ministres et experts réunis au forum africain du carbone, qui s’est terminé aujourd’hui. Plus de  600 professionnels, des ministres, des  experts et  des décideurs politiques de toute l’Afrique ont fait  le bilan des actions du continent  pour aligner les stratégies de mobilisation de ressources financières et assurer un développement durable et une réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du continent. ” L’Afrique est le continent le plus touché par les Changements Climatiques. Deux tiers des Africains vivent de la terre et il est donc primordial que le continent emprunte une voie économique et développementale résiliente au climat, » a déclaré Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du plan et du développement du Bénin. Les pays africains se sont engagés à Cotonou à créer un élan autour de la transition énergétique et souhaitent établir de nouveaux partenariats pour renforcer et stimuler le développement durable. Stimuler la croissance ” L’Afrique est l’un des moteurs les plus importants de la croissance mondiale pour les prochaines années, » a affirmé  la Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, lors de son allocution adressée aux délégués. Et d’ajouter : «  Les contributions déterminées au niveau national de l’Afrique sont des plans permettant d’attirer les investissements du secteur privé ». Mme Espinosa a rappelé que  la mise en œuvre de l’Accord de Paris permettra au continent africain, qui devrait atteindre 9 milliards de personnes ou plus d’ici 2050,  d’avoir  accès à l’alimentation, l’eau, l’énergie, aux emplois, ainsi qu’à la stabilité, la sécurité et la prospérité. L’implication des acteurs non étatiques Présents au Forum africain du carbone, les acteurs non étatiques, notamment les villes et le secteur privé, ont réaffirmé leur ambition en terme d’action climatique. Le forum de Cotonou leur a permis d’échanger des connaissances et de développer de nouveaux partenariats, «  essentiels pour permettre à l’Afrique d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris ainsi que les objectifs du développement durable   », précise un communiqué de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Tout au long des discussions, les participants au forum ont abordé plusieurs thèmes allant des options en matière de politique climatique, à l’avenir des mécanismes existants et largement utilisés, adaptés aux divers contextes nationaux  et qui peuvent être élevés au niveau régional en Afrique. Autre élément important: les participants se sont prononcés pour le renforcement...

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