COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes
Oct27

COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes

COY12: Renforcer l’autonomisation des jeunes A la veille  de la 12ème Conférence de la jeunesse ( COY12) prévue du 4 au  6 novembre ,  quelques jours avant la  COP 22  à Marrakech, la jeunesse se mobilise et contribue à la lutte contre les changements climatiques. Eraenvironnement.com vous décrit quelques  initiatives. Présentation. Par Houmi Ahamed-Mikidache Que signifie la  COY 12 ? La COY 12, en anglais, ” the conference of youth” ( la conférence des jeunes) existe depuis 2005. Organisée chaque année en amont de la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ( CCNUCC), elle contribue au débat sur l’action climatique par les jeunes. La jeunesse souhaite être parmi les acteurs de  la mise en application de l’Accord de Paris qui entrera en vigueur le 4 novembre prochain. Elle milite pour renforcer son rôle dans la lutte contre les changements climatiques, par l’éducation, le renforcement des capacités et l’autonomisation. “Ce n’est qu’en autonomisant les jeunes dans les différents processus de prise de décision que nécessite la transition vers le bas carbone et une plus grande résilience que la protection du climat est possible. Nous nous réjouissons de fournir une plate-forme pour les jeunes dans la ville de la COP22 pour démontrer l’importance qu’ils ont dans l’action climatique et pour renforcer les réseaux de jeunes africains qui travaillent sur la durabilité et le développement bas carbone”, a déclaré à la CCNUCC récemment Fadoua Brour, membre de l’organisation de la jeunesse marocaine chargée de la conférence de la jeunesse. Dans l’Océan Indien et dans le monde ,  la jeunesse  se mobilise du 28 au 30 octobre . Les travaux effectués serviront de base et seront présentés sous forme de déclaration  lors de la COP22. Mobilisation mondiale Fadoua Brour Présidente et Fondatrice de la Moroccan Youth Climate Movement ( MYCM), Fadoua Brour se définit comme ambitieuse, énergique et positive. Mais cette jeune femme est aussi altruiste. Son combat :  les droits humains. Elle coordonne ainsi le réseau des actions climatiques et des femmes de la planète (WECAN sigle anglais) pour la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord.  Elle dispose d’ un MBA spécialisé en droits des Affaires.  Fadoua Brour organise des conférences, des caravanes, des campagnes de sensibilisation ainsi que des ateliers en faveur des jeunes et des femmes. Elle fait partie des membres actifs de la douzième édition de la conférence de la Jeunesse ( COY 12).   Le Réseau Climat Océan Indien (RCOI) Comores  composé  de jeunes leaders issus de différents mouvements associatifs accueille  aujourd’hui  la COY12 Océan Indien.  Après Madagascar, l’an dernier, c’est au tour de la jeunesse comorienne d’accueillir 200 jeunes...

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COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions
Oct27

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions

COP 22: Congo-Brazzaville- Le Vétiver : une protection contre les érosions   A Brazzaville, les congolais découvrent  une  arme pour lutter contre les érosions : le Vétiver. Reportage. Par Marien NZIKOU-MASSALA   Nkombo   « Ce quartier n’a pas été loti par les services de cadastre. C’est un terrien (propriétaire foncier) qui vendait les parcelles aux gens ici, c’est pourquoi il manque la canalisation pour la conduite des eaux de pluies, conséquence : les érosions que vous constatez çà et là », confie Fred, un habitant  de Nkombo. Une partie de son habitation a été emportée par l’érosion récemment.   Nkombo, un quartier du nord de Brazzaville  en hauteur,  subit depuis de  nombreux années des pluies incessantes. Celles  de 2008 et de  2014 ont marqué les esprits. La peur de voir tout un quartier englouti par les érosions domine les discussions. La République du Congo est régulièrement exposée à d’incessantes pluies. D’après les experts, ce  pays d’Afrique centrale est  victime d’une urbanisation  désorganisée et ses sols sableux s’effondrent souvent. A Nkombo, la Direction Générale des Grands Travaux travaille avec une société brésilienne pour construire une canalisation. Mais cela ne rassure pas  la population. Cette dernière vient de faire appelle à la Société Jardéco, spécialisée dans l’espace vert et l’agriculture.Cette société utilise le vétiver pour freiner l’évolution des glissements de terrain. De quoi s’agit-il ? Le vétiver est une plante avec des tiges fortes, droites, unies et très nombreuses, mesurant 1 à 3 m de hauteur.  Ces tiges  poussent rapidement avec une capacité de verdure de 3 semaines. Ses racines s’enfoncent jusqu’à 3 m de profondeur et sur un rayon de 25 m. «Ce sont ses racines qui préviennent l’érosion des sols et retiennent la terre dans leur champs le long des fossés et sur les berges des canaux ou sur les flancs des collines. Le vétiver stabilise des terrains et empêche la destruction des sols par ravinement lors des fortes pluies, ce qui constitue une arme de choix dans la lutte contre les érosions », explique Sophe OKONGA YOKA, ingénieur agronome et responsable de Jardeco. Cette pratique simple et peu coûteuse. « J’achète le sac de vétiver à 1000FCfa (1,52€) et le prix c’est moi qui le fixe car les gens ne connaissent pas l’importance de la plante, ils se limitent au fait de clôturer leur parcelles alors que dans d’autres pays on fait des campagnes sur les vertus du vétiver, explique M. OKONGA YOKA .Mais il est souvent confronté à un problème d’approvisionnement. Pour se ravitailler, le responsable de Jardéco est contraint de se rendre à Goma Tsétsé, à une cinquantaine de kilomètres (km) sud de Brazzaville, ou à Kinkala, chef-lieu...

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COP 22: 150 jeunes pour un Climat sous Surveillance
Oct27

COP 22: 150 jeunes pour un Climat sous Surveillance

COP 22: 150 jeunes pour un Climat sous Surveillance   Durant  la COP 22, l’Institut de Recherche et de Développement ( IRD) convie 150 jeunes collégiens et lycéens  de  France,  d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord et de l’Ouest à participer à la réflexion sur le rôle de la science dans le développement. Présentation Par Houmi Ahamed-Mikidache   Jeunesse et  sciences L’Afrique a besoin de jeunes chercheurs scientifiques. C’est  l’une des conclusions de la  récente conférence sur les changements climatiques en Afrique,  récemment tenue   à Addis Abeba  par l’Union Africaine, la Banque Africaine de Développement la Commission Economique pour l’Afrique.  La recherche scientifique est la base de l’accord de Paris.  Le 12 décembre  2015, 195 pays ont adopté le texte de Paris, un accord de 12 pages ratifié récemment qui entrera en vigueur le 4 novembre prochain. Ce texte prévoit de limiter l’augmentation de la température en dessous de 2 degrès voire  d’atteindre 1,5 degrès Celsius. Durant   la COP 22, l’Institut de Recherche et de Développement ( IRD) ainsi que ses partenaires invitent 150 jeunes collégiens et lycéens  de  France,  d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord et de l’Ouest. Objectif : permettre à ses jeunes de réfléchir sur les changements climatiques et leurs impacts sur les sociétés et l’environnement Le 11 novembre, ils  participeront à un événement parallèle dans l’espace société civile de la COP 22.  Ils dialogueront avec des chercheurs, interpelleront un panel de personnalités, et porteront publiquement la parole des jeunes face aux changements climatiques. A l’issue de l’événement de Marrakech, ils poursuivront  le programme  pédagogique et scientifique de l’IRD.  Ces jeunes  bénéficient du  dispositif Climat sous surveillance coordonné par l’institution française  depuis septembre 2015. Leur instrument commun : une station météo appelée «  Stacy Météo ». «  Stacy Météo » est un personnage fictif. C’est la « mascotte »  du dispositif Climat Sous Surveillance. Mis en scène dans différents supports de communication, Stacy Météo est l’élément de sensibilisation des jeunes. Les jeunes la côtoient à travers  une vidéo humoristique, par courrier éléctronique,  et sur les réseaux sociaux (facebook). Mais Stacy Météo est aussi le nom donné à la station météo d’appoint du chercheur en Hydrosciences de Montpellier, Jean-Philippe Charazin. Que mesure Stacy Météo ? Stacy météo mesure la température de l’air, l’humidité de l’air, la vitesse et la direction du vent, la pression atmosphérique locale, la luminosité et enfin la quantité de pluie qui tombe.   A propos de  l’IRD : Depuis, plus de 20 ans, l’Institut de Recherche et de Développement  priorise  les  publics jeunes  dans son  programme d’actions . Sa vision : rapprocher les sciences et les sociétés par la jeunesse et promouvoir les métiers de la recherche, essentiels...

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COP 22- Economie Bleue-IORA COMORES- Abdillah Imam: “Nos axes prioritaires sont multiples”
Oct26

COP 22- Economie Bleue-IORA COMORES- Abdillah Imam: “Nos axes prioritaires sont multiples”

COP 22- Economie Bleue-IORA COMORES- Abdillah Imam: “Nos axes prioritaires sont multiples” Après avoir organisé, au mois de Septembre dernier, un atelier au sur la pêche durable au Comores, Abdillah Imam ,  point  focal national  de l’ Indian Ocean Rim Association  et Président du Comité comorien  Economie bleue,  souhaite poursuivre la dynamique de compréhension de ce concept. Analysée, aux Comores, autour du traitement des fruits de mer, la transformation et le stockage des produits de la pêche et de l’aquaculture, l’Economie bleue comporte plusieurs volets méconnus par la population comorienne, souligne-t-il. Actuellement, il  participe  à la seizième session du conseil des ministres de l’Indian Ocean Rim Association à Bali en Indonésie jusqu’au 27 octobre prochain.Entretien.     Eraenvironnement.com : Que ressort-il de l’ atelier de septembre tenu aux Comores  ? Abdallih Imam :   L’atelier de septembre est le fruit des recommandations émises à la Première Conférence ministérielle sur l’économie bleue pour les pays membres de l’IORA, en septembre 2015 à Maurice. Son objectif :  partager les expertises et les expériences de la région dans la gestion des Pêches, pour mieux répondre aux besoins de notre population et pouvoir pénétrer le marché international des produits de la Pêche. La principale recommandation est la mise en place d’un laboratoire répondant aux normes internationales de qualité et de sûreté des produits halieutiques. La  volonté d’établir un renforcement des capacités de la Société nationale de Pêche a été aussi soulevée. Certains pays membres ont déjà manifesté leur disponibilité à accompagner les Comores dans ces deux projets :  le Bangladesh et  le Sri Lanka.   Les Comoriens ont-ils compris les enjeux de l’Economie Bleue? L’économie bleue est un nouveau concept pour tout le monde. Ce volet a été  introduit,  au sein de  l’IORA il y a seulement  deux  ans,  par  la Ministre australienne des Affaires étrangères. Le peuple comorien va s’approprier le concept progressivement, à travers les  actions de l’IORA dans notre pays. La semaine prochaine, une brochure sera distribuée au niveau national. Les journalistes locaux seront formés sur le concept, lors d’un événement programmé par le Ministère des Affaires étrangères. Nos axes prioritaires sont multiples:  les échanges commerciaux et l’investissement, la gestion de la pêche, les énergies renouvelables, la gestion des catastrophes naturelles et la sécurité maritime et la sûreté. L’entrepreneuriat féminin et la coopération académique et scientifique ne font pas partie de l’économie bleue, mais sont parmi les priorités de l’IORA. Aux Comores, la coordination des actions de l’IORA est assurée par le Ministère des Affaires étrangères, qui n’est pas forcément expert en la matière. Un comité national incluant toutes les différentes parties prenantes du pays a été mis en place. Sa mission :  faciliter les échanges ...

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COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté
Oct25

COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté

  COP 22- Bénin : Journée Mondiale de lutte contre la pauvreté Le 17 octobre dernier, les Nations Unies  ont célébré la journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Notre correspond Hippolyte Agossou analyse la situation économique et environnementale du Bénin.   Situation D’après la Banque Mondiale,  le Bénin reste un   pays pauvre  malgré des de taux de croissance annuels modérés, situés entre 4 et 5 % depuis deux décennies.  Le taux de pauvreté de ce pays était de 37,5 % en 2006 ; 35,2 % en 2009 ; 36,2 % en 2011 et de 40,1 % en 2015. Les ménages dirigés par des femmes se portent mieux que ceux dirigés par des hommes, même si elles n’ont pas les mêmes opportunités économiques. . Que représente le plan d’action national du Bénin ( présenté à la COP 21) ? Basée sur  ses programmes nationaux de Réduction de la Pauvreté et de Gestion des Changements climatiques , la contribution nationale du Bénin souhaite promouvoir le développement durable et la résilience au changement climatique.  Objectifs du Bénin: limiter la température en dessous de 2°C ,  mettre en application ses projets d’adaptation et d’atténuation,  obtenir un financement, le renforcement des capacités, le transfert des technologies, et bénéficier de la transparence de l’action. Quels sont les ambitions du Bénin ? Pour élaborer tous les programmes et projets présentés dans sa contribution nationale, le Bénin sollicite 30 milliards de dollars. Mais, il se dit prêt à contribuer à hauteur de 2 milliards de dollars, entre 2016 et 2030. Les émissions du Gaz à effet de Serre du Bénin ne s’élevaient qu’à environ 1 tonne de CO2 par habitant en 2000, relève la contribution. Consciente que ses absorptions de Gaz à effet de Serre sont  supérieures aux émissions, le Bénin s’est tout de même   prononcé pour  réduire ses GES  de 120 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les émissions évitées et de 163 mégatonnes de dioxyde de carbone pour les séquestrations ,  dans les secteurs de productions, de  transport,  de la foresterie, de l’ agriculture et de la consommation d’Energie entre 2020 et 2030. Cela tient aussi compte du programme national de reboisement du pays.  Avec une population de plus de 10 millions d’habitants, l’ancienne République de Danhomè, située en Afrique Occidentale dans le Golfe de Guinée, s’est en effet  fixée plusieurs priorités notamment  la lutte contre la pauvreté, le maintien de la croissance économique élevée et l’intégration de la politique d’environnement dans les stratégies de développement, de ce pays faible émetteur de Gaz à effet de Serre.  Le Bénin souhaite orienter sa politique énergétique dans le secteur des énergies renouvelables pour pallier à l’utilisation massive actuelle du bois et du...

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