Arlette, aux jardins de Gaïa ! 1/3

Les Comores font parties des 20 îles dans le monde caractérisées pour leur biodiversité. Elles regorgent entre autres d’écorce de cannelle, de gingembre, de feuilles de citronnelle. Peu valorisées, ces plantes pourraient permettre aux Comoriens de développer l’agriculture biologique.

En France, en Alsace, à Wittisheim, une femme se pose en fervente défenseuse du bio à travers la vente de thé venant des quatre coins du monde. Regard sur Arlette Rohmer et ses Jardins : les Jardins de Gaïa.  

L’inspiration japonaise

Le Rooibos finement coupé. Crédit photo: les Jardins de Gaïa

Le Rooibos
finement coupé.
Crédit photo:
les Jardins de
Gaïa

Aux Jardins de Gaïa, les visiteurs peuvent déguster des thés aux saveurs venant des quatre coins du monde. Arlette Rohmer, élégante, raffinée est la chef d’entreprise. Pas comme les autres, c’est une militante du bio. De la première heure. Aujourd’hui, comme tous les samedis, elle ouvre les portes de son univers : les Jardins de Gaïa.

A la tête d’une PME de plus de 50 employés, cet aînée de cinq filles, née à Wittisheim, a toujours été éprise de nature. Dans sa petite entreprise originale par ses décors et par l’ambiance, le visiteur est inspiré . Il voyage à travers les senteurs. Près du sol, de Gaïa, de la Terre en grecque. Tout le monde le sait, l’eau est source de la vie. Le thé, lui, vient en seconde position. C’est la deuxième boisson la plus bue au monde.

Cachés au fond d’une zone industrielle, à Wittisheim, dans le Bas- Rhin en Alsace, les Jardins de Gaïa rappellent l’ambiance Zen de l’Asie, du Japon. Un havre de paix. A l’entrée, l’essence de plusieurs parfums s’évaporent dans l’espace. Une machine à thé est à disposition. « Vous pouvez vous servir, » propose Arlette en souriant. Plusieurs petites tasses de type asiatique entourent la machine à thé. Décor ocre et silence… Le thé est apprécié. Ce thé est au gingembre et à la citronnelle. Un parfum d’Asie…ce thé vient de la péninsule sud Coréenne. Seogwang Ginger Lemonar « CoThé Jardins », « un thé aux feuilles d’un beau vert brillant, généreusement agrémenté de morceaux de citronnelle et de gingembre, libère un bouquet frais qui associe saveurs acidulées et iodées… »

Ces explications viennent du site internet de l’entreprise. Les Jardins de Gaïa disposent d’une boutique en ligne où thés et produits dérivés sont en vente. Au dessus de la machine se trouvent, sur plusieurs petites étagères, des dépliants colorés expliquant l’art du thé bio. Passer l’entrée, à gauche, cette femme distinguée présente le lieu de cérémonie du thé. Calme. Silencieux Le Gong fu cha et le Chanoyu dédiés respectivement à la Chine et au Japon.

Une fois par mois, les jardins de Gaïa organisent des cérémonies du thé. Sur rendez-vous, un maître fait découvrir l’art et la gestuelle de la dégustation du thé. Aujourd’hui, les visiteurs apprennent l’art du thé japonais. Depuis la création des jardins de Gaïa, une femme en Kimono travaille tous les mois avec Arlette et son équipe.

Depuis 9 ans. Elle ne quitte jamais sa tenue traditionnelle. Sauf lorsqu’elle doit prendre l’avion. A ce moment là, elle le retire. Encore que… « Quand on est retard, elle le porte. Elle n’a pas le temps de se changer. Même si c’est difficile de courir avec ce vêtement, » explique Arlette. A l’extérieur du lieu de cette cérémonie atypique, en allant tout droit, à droite, la chef d’entreprise continue la visite et se dirige vers la pièce principale, coupée en deux par une terrasse. Dans ce décor au mobilier en rotin et en bois, petits, grands, initiés et novices peuvent déguster, voire découvrir l’univers du thé. Cette grande pièce est entourée de cinq jardins japonais, 1800m2 dédiés à l’art ancestral du thé. Difficile de les analyser en une visite. Il faut maîtriser l’art des jardins zen en plus de l’art des thés. En faisant le chemin inverse, tout droit à gauche, près de l’entrée, plusieurs séries de boîtes de thé multicolores sont disposées en rangée dans une pièce. Le conditionnement intrigue. Les senteurs reviennent. Un parfum de gourmandise entraîne le visiteur. Arlette poursuit la visite et longe les couloirs. Il y a des bureaux fermés de tous les côtés. Les jardins de Gaïa sont ouverts tous les jours sauf le dimanche. Mais, le personnel des « coulisses » ne travaille pas le week end. Cette femme, au contact facile, s’arrête un moment entre deux bureaux et discute de ses rencontres. Parce qu’elle voyage énormément, l’Inde, la Chine, le Viêt-Nam, l’Afrique du Sud, le Brésil…

Jardin Zen entourant la maison de thé à Wittisheim Crédit photo: les Jardins de Gaïa

Jardin Zen entourant la
maison de thé à Wittisheim
Crédit photo: les Jardins de Gaïa

Reportage de Houmi Ahamed-Mikidache

( Ce reportage a été réalisé dans le cadre d’un voyage de presse organisé par les JNE en Alsace au mois de Septembre 2013, lors d’un salon régional sur l’agriculture biologique)

Source: L’Inquisiteur- Comores

Author: houmi

I’ve started my career as a student in journalism in South Africa in 2001 at Rhodes University in Grahamstown ( Eastern Cape). With a bachelor degree in Communication and Information obtained in France, my native country, I’ve decided to learn investigative journalism in South Africa. So I followed a one year intensive course, studiying journalism specialized on TV, but also Writing and Editing and New Media. During my studies, I followed two internships in Johannesburg. One with Business Day ,a well known South African economic media and the other with Agence France Presse (AFP).

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